Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
Qui a dit que le numérique allait tuer le papier ? Sûrement pas l’étude annuelle One du cabinet Audipresse, qui a analysé l’audience de la presse en France métropolitaine sur la période allant du 1er juillet 2012 au 30 juin 2013 auprès d’un échantillon de 35 508 individus. Rendue publique hier, cette étude indique, en effet, que 54 % des personnes qui lisent un titre en version numérique, lisent le même dans sa version papier d’origine. 45 % des Français, soit 23,1 millions, lisent aujourd’hui au moins un titre de presse en numérique que ce soit au travers d’un site internet, d’un site mobile, d’une application pour mobile ou tablette ou d’une version PDF téléchargée quel qu’en soit le support. Le virage du numérique est donc bel et bien pris par le secteur de la presse qu’on dit parfois rétif à tout changement. Et pourtant, avec 49,8 millions de lecteurs chaque mois, soit 97 % de la population, la presse est un média puissant, très diversifié et apprécié de ses lecteurs. 67 % de la population âgée de 15 ans et plus, lisent au moins un titre de presse et pour 43 %, il s’agit d’un quotidien.
L’étude One a aussi mis en évidence l’engouement pour les tablettes numériques. Si au global, le volume de lectures numériques progresse de +14 % sur un an, les lectures via mobiles et tablettes sont en hausse de +24 %. Désormais 33 % des lectures numériques s’effectuent sur un smartphone ou une tablette.
La Dépêche du Midi, dont l’audience enregistre une nouvelle hausse pour atteindre 787 000 à 847 000 personnes suivant les jours, s’inscrit pleinement dans ce mouvement avec son offre numérique Dépêche Premium (voir page 2) qui combine le journal numérique enrichi, un fil d’infos 24 heures/24 et, justement, des éditions spéciales tablettes.
