Accéder au contenu principal

La France parmi les pays les mieux préparés à intégrer l’intelligence artificielle dans la finance

Malgré la domination américaine et britannique, l’Hexagone s’impose dans le top 5 grâce à ses investissements, son cadre législatif et son potentiel académique. Alors que les institutions financières et les cabinets comptables considèrent de plus en plus l’intelligence artificielle comme un levier majeur de transformation, le cabinet Archimedia Accounts publie une analyse comparative des pays les mieux préparés à intégrer l’IA dans le secteur financier. Si les États-Unis et le Royaume-Uni dominent le classement, la France parvient à se hisser au cinquième rang mondial, confirmant une trajectoire ascendante mais mesurée. L’étude repose sur quatre piliers : la demande sur le marché du travail, l’offre académique en enseignement supérieur, les investissements privés en IA et l’adoption de cadres législatifs dédiés. Ces indicateurs offrent une cartographie de la capacité des grands centres financiers à absorber l’IA, non seulement comme outil technologique, mais aussi comme levier structu...

A qui les citoyens européens confient-ils leurs données ?



Blue Coat Systems fournisseur leader de solutions avancées de sécurité du Web pour les entreprises et administrations publiques du monde entier, présente les résultats d’une enquête en ligne menée auprès de 3 130 professionnels d’une variété de secteurs au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.
À l’aube du référendum de cette semaine sur le Brexit, l’enquête s’est intéressée au niveau de confiance des professionnels vis-à-vis d’États faisant ou non partie de l’Union européenne pour le stockage ou l’hébergement d’informations professionnelles sur des services cloud tels que Gmail, Dropbox et Box. Les résultats indiquent qu’ils préfèrent confier leurs données à leurs voisins européens plutôt qu’à des pays en dehors de l’UE.
Des citoyens du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne ont été interrogés quant aux pays auxquels ils font confiance pour stocker ou héberger des informations professionnelles dans le cloud en toute sécurité. Avec le vote sur le « Brexit » prévu cette semaine et avec l’entrée en vigueur le 25 mai 2018 de la réglementation GDPR (General Data Protection Regulations), la question de l’emplacement de stockage/d’hébergement des données est un sujet brûlant pour les organisations au service du demi-milliard de citoyens résidant actuellement dans l’UE.

L’enquête révèle que 46 % des personnes interrogées seraient disposés à confier leurs données professionnelles à un pays de l’UE. Seuls 18 % accorderaient cette confiance à un pays en dehors de l’UE. En outre, plus d’un tiers des répondants (36 %) ne confieraient le stockage ou l’hébergement de leurs données dans le cloud à aucun pays en particulier. Les principaux enseignements de l’enquête :


La France championne de l’usage des applications cloud
Les résultats montrent que 53 % des salariés britanniques, allemands et français utilisent des applications cloud au travail. Et c’est en France que celles-ci sont le plus populaires avec 64 % des répondants, soit plus qu’au Royaume-Uni (49 %) ou en Allemagne (47 %).

L’utilisation du cloud stimulée par la génération Y
L’utilisation du cloud au travail se fait principalement sous l’impulsion de la génération Y : 63 % des 18-24 ans s’en servent au travail, contre 59 % des 25-34 ans, 55 % des 35-44 ans, 48 % des 45-54 ans et 47 % des 55 ans et plus.

Moins de méfiance de la part des jeunes salariés
L’enquête révèle que les salariés les plus jeunes font davantage confiance aux pays de l’Union européenne pour le stockage d’informations dans le cloud, ce qui confirme les résultats d’autres sondages suggérant que les jeunes sont plus enclins à voter pour rester dans l’UE. Les 18-24 ans sont en effet ceux qui font le plus confiance aux États de l’UE (55 %, contre 36 % des individus âgés d’au moins 55 ans). Les employés d’au moins 55 ans se montrent par ailleurs plus méfiants en général : 47 % d’entre eux ne confieraient le stockage de leurs données cloud à aucun pays, contre 24 % des 18-24 ans.

Les Britanniques font davantage confiance aux pays de l’UE
On a parfois du mal à confier ses données cloud à un autre pays :
Alors que seuls 22 % des salariés de pays en dehors de l’Union européenne seraient prêts à héberger leurs données dans des pays de l’UE, ce pourcentage est presque deux fois plus important pour les salariés du Royaume-Uni (40 %).
Le pourcentage de Britanniques prêts à faire confiance à un État de l’UE est ainsi plus élevé que celui des citoyens enclins à faire confiance au Royaume-Uni (38 %) pour stocker leurs données dans le cloud.
L’Allemagne représente le pays d’UE préféré de l’ensemble des personnes interrogées avec 26 % de répondants satisfaits du fait que leurs données y résident. S’ensuivent la France avec 21 % des répondants et le Royaume-Uni à 20 %.
De l’autre côté, le pays d’Union européenne suscitant le plus de méfiance est l’Espagne. Seuls 6 % des personnes interrogées sont disposées à y stocker leurs données.
Outre leur propre pays, il apparaît que les répondants britanniques font davantage confiance à l’Allemagne (18 %) et à la Suède (18 %) qu’à n’importe quel autre pays d’Union européenne.

Les Allemands sont les plus méfiants envers les autres pays
Les salariés allemands font davantage confiance à leur pays qu’aux autres (43 %). La Suède apparaît pour eux comme le deuxième le plus sûr (14 % des répondants). En contrepartie, seuls 7 % et 3 % d’entre eux respectivement font confiance au Royaume-Uni et à l’Espagne.
Les salariés français préfèrent eux aussi garder leurs données dans leur pays (45 %). Leurs autres choix préférentiels sont l’Allemagne (16 %) et la Suède (14 %).

Une méfiance vis-à-vis des États-Unis
Les résultats de l’enquête révèlent que la majorité des salariés d’Union européenne interrogés ne font pas confiance aux États-Unis pour stocker ou héberger leurs données. Cet élément tend à démontrer que les décisions de la Cour de justice de l’Union européenne invalidant l’accord Safe Harbour bénéficient du soutien des citoyens européens.
Seuls 9 % des répondants pourraient stocker ou héberger leurs données aux USA.
Les Britanniques sont plus confiants envers les États-Unis (13 %) que les Français et les Allemands ; ces derniers ne sont que 3 % à ne pas se montrer méfiants envers les clouds américains.
En dehors de l’Union européenne, le pays suscitant le plus de méfiance est la Chine (1 % des répondants). L’Afrique du Sud (2 %), la Russie (2 %) et le Brésil (2 %) sont également retenus par une minorité de répondants.

Pour Robert Arandjelovic, directeur du marketing produit pour l’EMEA chez Blue Coat Systems « Le contexte réglementaire en Europe est amené à changer radicalement avec l’introduction de la législation GDPR. Cette enquête montre clairement toute la méfiance actuelle envers les pays en dehors de l’Union européenne. Les répondants préfèrent conserver leurs données au sein de l’UE, ce qui confirme la pertinence de la nouvelle législation européenne pour la protection des données. Le fait que près de la moitié des personnes interrogées feraient confiance à n’importe quel pays est plus inquiétant. Cela indique en effet que trop d’employés ne font tout simplement pas assez attention à l’emplacement où sont conservées leurs données, une négligence qui représente un risque pour les entreprises. »

Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté...

Quelle technologie choisir pour connecter les objets ?

Par Frédéric Salles, Président et co-fondateur de Matooma   En 2021, le nombre total d'objets connectés utilisés atteindra les 25 milliards selon Gartner. Il est ainsi légitime de se demander quelles sont les technologies principales permettant de connecter les objets, et quelle pourrait être celle la plus adaptée pour sa solution. Un projet de vidéosurveillance par exemple n'aura absolument pas les mêmes besoins qu'un projet basé sur le relevé de température au milieu du désert. Ainsi pour trouver la meilleure connectivité pour son objet, de nombreuses questions peuvent se poser : mon objet fonctionne-t-il sur batterie ou est-il alimenté ? Mon objet restera-t-il statique ou sera-t-il mobile ?  Mon objet est-il susceptible d'être dans un endroit difficile d'accès ou enterré ? A quelle fréquence mes données doivent-elles remonter ? Etc. Voici les différentes solutions actuellement disponibles sur le marché. Courte distance : RFID/Bluetooth/WiFi La RFID (Ra...

La fin du VHS

La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré). Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006. Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans pl...

6 questions sur Zone-telechargement

Quel était ce site ? Zone-telechargement.com était jusqu'à lundi soir l'un des plus gros sites web français proposant de télécharger des contenus numériques illégaux. En grande majorité des films parfois très récents ; des séries télé notamment américaines qui n'étaient pas diffusées en France ; de la musique ; des logiciels et des jeux vidéo. Les séries et les films étaient disponibles en différentes qualités et ceux en langue anglaise étaient sous-titrés grâce à des communautés d'utilisateurs capables de sous-titrer des épisodes de série 24 heures après leur diffusion aux États-Unis. Le site comptabilisait, selon la gendarmerie, en moyenne 140 millions de pages vues par mois et 11 000 téléchargements par jour. La société Alexa affichait Zone-Telechargement à la 11e place des sites les plus visités de France… devant Twitter ! Zone-Telechargement proposait 18 000 films, 2 500 séries télé ; 11 000 documentaires ; 20 943 émissions télé ; plus de 150 000 MP3 mais aus...

Comment savoir si je suis touché par un logiciel espion ?

Par Allan Camps, Senior Enterprise Account Executive chez Keeper Security Les logiciels espions sont des logiciels malveillants qui, installés à votre insu sur votre appareil, permettent aux cybercriminels de vous espionner et de voler vos informations privées. Ces informations peuvent ensuite être utilisées par des cybercriminels ou vendues sur le dark web pour commettre des fraudes ou des usurpations d'identité. Il est possible de repérer ces logiciels malveillants sur votre appareil en observant des signes particuliers tels que l'épuisement rapide de la batterie, la surchauffe, l'augmentation du nombre de fenêtres pop-up ou de l'utilisation des données, et la présence d'applications inconnues. Comment détecter un logiciel espion sur votre smartphone Android ou votre iPhone ? Recherchez les applications que vous n'avez pas téléchargées. Les applications que vous n'avez pas téléchargées peuvent se cacher dans votre bibliothèque et contenir des logiciels ...

Deepfakes, vidéos truquées, n’en croyez ni vos yeux ni vos oreilles !

Par  Divina Frau-Meigs , Auteurs historiques The Conversation France Les spécialistes en fact-checking et en éducation aux médias pensaient avoir trouvé les moyens de lutter contre les « deepfakes » , ou hypertrucages , ces manipulations de vidéos fondées sur l’intelligence artificielle, avec des outils de vérification comme Invid-Werify et le travail des compétences d’analyse d’images (littératie visuelle), avec des programmes comme Youverify.eu . Mais quelques cas récents montrent qu’une nouvelle forme de cyberattaque vient de s’ajouter à la panoplie des acteurs de la désinformation, le deepfake audio. Aux États-Unis, en janvier 2024, un robocall généré par une intelligence artificielle et prétendant être la voix de Joe Biden a touché les habitants du New Hampshire, les exhortant à ne pas voter, et ce, quelques jours avant les primaires démocrates dans cet État. Derrière l’attaque, Steve Kramer, un consultant travaillant pour un adversaire de Biden, Dean ...