Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...
Téléphonie et internet fixe et mobile : l'association AFUTT a constaté une baisse des plaintes en 2018
L'Afutt (Association Française des Utilisateurs de Télécommunications) vient de publier ce lundi 15 avril son 15e Observatoire des plaintes et insatisfactions dans le secteur des télécommunications (téléphonie, accès internet fixe et mobile).
Moins de plaintes en 2018
"L’année 2018 est marquée par un reflux du volume des plaintes dans le secteur, qui nous ramène sur les niveaux de 2015, après 2 années de hausse, en particulier celle de 2016", explique l'Afutt. "L’amélioration du traitement des plaintes chez SFR (groupe Altice) est pour une bonne part dans ce reflux même si l’opérateur demeure sur l’année plus générateur de plaintes que ses concurrents. À noter que la baisse dans le secteur du mobile est plus marquée que dans le secteur de l’internet fixe de sorte que le fixe repasse devant le mobile en volume", poursuit l'association qui précise que "seule une faible part de l’ensemble des plaintes que génère [le] secteur arrive jusqu’à l’Afutt."Les pannes au centre des litiges
"L’interruption de service arrive en tête des problèmes rencontrés par les utilisateurs de l’internet fixe et les litiges de facturation sont en tête dans le secteur du mobile", a constaté l'Afutt. "Les abus du démarchage téléphonique et la fraude aux numéros surtaxés restent des pratiques inadmissibles qui génèrent beaucoup de mécontentements au point que le gouvernement envisage à nouveau de légiférer sur le premier point et que des alertes ont été lancées au cours de l’année 2008 par la DGCCRF sur le deuxième", précise l'association.Le démarchage abusif dans le collimateur du Parlement
Il est vrai que le service Bloctel, liste d'opposition au démarchage téléphonique sur laquelle tout consommateur peut s'inscrire gratuitement afin de ne plus être démarché, est particulièrement perfectible depuis son lancement le 1er juin 2016. Un sondage publié le 20 juin 2018 par l'UFC-Que choisir révélait que 92% des Français trouvaient toujours les appels par démarchage commercial «trop fréquents».Une proposition de loi de Pierre Cordier, député LR des Ardennes, a été adopté par le Sénat en février et prévoit de multiplier les sanctions par cinq à l'encontre des démarcheurs ne respectant pas la loi de mars 2014 ayant institué Bloctel.
Les délais de mise en service à l'index
Cette année l’Afutt complète son Observatoire par la publication d’une analyse portant sur les délais de mise en service, les délais de réparation et les taux de pannes signalées dans le secteur de la téléphonie et de l’accès internet fixe."Les graphiques sont pleins d’enseignements et montrent par exemple, toutes technologies confondues, que les délais d’installation avec rendez-vous sont élevés, de 5 à 6 semaines, que les taux de pannes au cours du premier mois après l’installation sont importants, autour de 15% en moyenne, et que les temps de réparation dépassent allègrement les 15 jours dans beaucoup de cas", estime l'association.
