Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
Le Parlement européen a adopté ce 30 janvier une résolution sur le chargeur universel pour les équipements radio-électriques. « Un chargeur unique peu importe votre téléphone portable. C’est ce qu’a voté ce midi le Parlement européen. Nous voulons contraindre les fabricants à rendre leurs téléphones compatibles afin que ce chargeur unique simplifie la vie du citoyen mais aussi réduise les coûts liés à l’achat du téléphone et diminue le volume des déchets » a annoncé l’Eurodéputé socialiste Eric Andrieu en charge des questions de l’environnement.
Après l’apparition de premiers accords avec l’industrie qui avaient permis de réduire le nombre et la variété des chargeurs, on constate aujourd’hui que ceux-ci ont bel et bien été enterrés et que la situation se dégrade, estime le parlementaire.
« C’est un scandale pour les consommateurs, confrontés à la nécessité de devoir s’équiper de nouveaux chargeurs à chaque nouvel appareil, poussant à la consommation et à la dépense sans compter l’encombrement et la confusion générée par tant d’accumulation de ces dispositifs de base » déplore Sylvie Guillaume, en charge de la Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs. « Les constructeurs devraient rendre compatible, grâce à un chargeur universel les chargeurs pour téléphones mais aussi les smartphones, tablettes, appareils photos numériques et lecteurs de musique portables : il faut en finir avec les tiroirs remplis de 1001 câbles et chargeurs différents » rajoute encore l’Eurodéputé Eric Andrieu.
Moins chers et moins de déchets
Les eurodéputés Andrieu et Guillaume s’expliquent sur les avantages d’une telle mesure. « Moins cher : cela devrait avoir une incidence sur le prix à partir du moment où il ne sera plus utile d’acheter l’appareil avec son chargeur. » « Moins de déchets : le volume de déchets diminuera sensiblement car il n’y aura plus de chargeurs obsolètes. Rappelons que 47% des téléphones portables has been trainent au fond du tiroir, 25% sont donnés à des proches, 16% sont revendus et seulement 3% sont recyclés. »Prochaines étapes
« Il est grand temps, que la Commission adopte un acte délégué permettant de définir les standards d’un chargeur unique universel d’ici juillet 2020 ou si nécessaire qu’elle adopte des mesures législatives d’ici là afin d’introduire un tel chargeur sans délai. », appelle Sylvie Guillaume.La proposition s'est déjà attirée les foudres d'Apple qui dispose de son propre port propriétaire (le port lighning). La firme de Cupertino est opposée à cette mesure car cela obligerait les utilisateurs de l'écosystème très vaste construit autour du port lighning de racheter des adaptateurs ou de changer de matériel et donc de contribuer à l'augmentation des déchets.
