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L’intelligence artificielle, le nouvel eldorado du marché des caméras de surveillance

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Par Gérard Figols, Président de I-Pro EMEA

Il y a fort à parier que l’année 2022 sera le théâtre de nouvelles tendances propres au marché des caméras de surveillance. Bonnes ou mauvaises, elles auront comme socle principal une technologie largement plébiscitée dans l’industrie, à savoir l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle au centre de l’attention

C’est l’attraction de ces prochains mois voire des prochaines années, l’intégration de l’intelligence artificielle au sein des caméras de surveillance implique non seulement des enjeux de conception inédits mais aussi des enjeux commerciaux énormes pour les acteurs de l’industrie. Il est difficile de savoir si la demande de caméras de surveillance augmentera de façon significative cette année, mais il est certain que leur usage et leur polyvalence peuvent intéresser de nombreux autres secteurs qui n’avaient pas éprouvé d’intérêt pour ce marché jusqu’ici.

C’est en effet l’un des points les plus excitants à retenir de l’arrivée de l’intelligence artificielle, les constructeurs pourront grandement diversifier leur clientèle et espérer sortir d’une logique de niche, jusqu’ici inhérente au marché des caméras de surveillance. La combinaison d'images de très bonne qualité et la capacité à analyser les données, parfois en temps réel, grâce aux techniques de deep learning, permet aux caméras d'être viables dans de nouveaux domaines ; de l'automatisation de certains processus dans l'industrie à l'approvisionnement des rayons dans les supermarchés, en passant par la surveillance de la sécurité et de la santé des clients dans les magasins en cette période de pandémie. Sans oublier le secteur du divertissement où de nombreux stades et salles de concerts, pour ne citer qu’eux, utilisent ces nouvelles caméras de surveillance à l’occasion de grands évènements.

Des critères d’attractivité qui changent

Jusqu’ici nous observions une forte tendance à tirer les prix vers le bas. Si cela permettait l’acquisition de caméras de surveillance en grands volumes à moindre prix, la commercialisation de caméras embarquant de l’intelligence artificielle conduira davantage à une stabilisation des prix. Un contexte inédit qu’il est possible d’attribuer à la qualité de la dernière génération de caméras de surveillance qui offrent bien plus de capacités que les précédentes. Disposant d’une technologie plus avancée, la valeur de ces nouvelles caméras ne peut qu’augmenter et avec elle leur prix. Un constat qu’il faut également corréler à l’augmentation des coûts des matériaux ainsi que des coûts au sein de la chaîne d’approvisionnement. Le prix ne sera donc plus nécessairement le critère d’attractivité principal de la demande même si certains industriels auront la volonté de ne pas les augmenter excessivement pour rester au contact de leurs concurrents.

Au-delà du prix, les questions relatives à la qualité des produits et notamment à leur sécurité vont rapidement devenir centrales. On le sait, l’implémentation de l’intelligence artificielle ouvre la porte aux cyberattaques dont le nombre et la complexité ne cessent de s’aggraver. Ces menaces sont à prendre au sérieux tant les conséquences peuvent être désastreuses pour une entreprise et son activité. Le marché des caméras de surveillance est particulièrement attentif à ces enjeux du fait des nombreuses missions, parfois sensibles, que les caméras assurent chaque jour au sein de divers contextes.

Si la sécurité est un enjeu majeur des constructeurs, la fiabilité de leurs produits est tout aussi importante et à plus forte raison avec des caméras dotées d’une intelligence artificielle. En effet, la réduction de l’intervention humaine dans de nombreuses tâches implique un niveau de fiabilité très élevé des technologies présentes au sein des caméras. Un besoin d’autant plus pressant dès lors qu’elles sont utilisées dans le cadre d’une alerte attentat ou de la surveillance de grands évènements par exemple. Une très bonne réactivité est ici essentielle pour intervenir à temps voire éviter une situation grave. De nouvelles exigences que les constructeurs doivent donc prendre en compte pour rentrer pleinement dans une nouvelle ère, celle de l’industrie 4.0.

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