Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
Tribune de Bernardo Cabrera, Directeur de la BU Objenious (Bouygues Telecom). La e-santé fait parler d’elle depuis de nombreuses années. Déjà en 2018, la France s’est dotée d’une stratégie ambitieuse à travers la loi Ma Santé 2022 , visant à rassembler les soignants en ville et à l’hôpital autour de projets de santé plus adaptés à l’ensemble du territoire. La pandémie a considérablement accéléré l’adoption des soins à distance. Malgré un marché déjà bien structuré, le personnel de santé et la patientèle restent toujours en attente d’outils pour faciliter les tâches, et surtout la prise en charge ainsi que le suivi des patients. 2022 sera-t-elle l’année de l’e-santé ? Faciliter la prise en charge et le suivi à distance des patients : le leitmotiv Ces dernières années, les objets connectés dédiés au domaine médical n’ont cessé de se développer. Selon un rapport réalisé en juin dernier par l’Institut Montaigne, associé au cabinet McKinsey, le marché annuel potentiel de l’e-santé en Fr...