Par Tanguy Duthion, CEO d’Avanoo Le navigateur web est devenu l’interface centrale du travail numérique. Messagerie, collaboration, applications SaaS : une grande partie de l’activité professionnelle passe désormais par cet environnement. L’intelligence artificielle y fait aujourd’hui une entrée rapide, notamment sous la forme d’extensions capables de résumer des pages, analyser des documents ou automatiser certaines tâches. Ces outils promettent des gains de productivité considérables. Mais leur adoption rapide soulève également des questions de sécurité. Car pour fonctionner, ces extensions demandent souvent des autorisations étendues : accès aux pages consultées, au contenu copié, voire aux documents ouverts dans le navigateur. En pratique, cela signifie que certaines extensions peuvent potentiellement analyser une grande partie de l’activité numérique d’un utilisateur. Une surface de risque souvent sous-estimée Les extensions de navigateur constituent depuis longtemps u...

C'était le 8 mars 1979. Philips, l'inventeur de la cassette audio qui avait rendu la musique vraiment nomade, présente le prototype d'un futur support révolutionnaire : le compact disc. Une galette dorée de polycarbonate de 115 mm de diamètre pour 1,2 mm d'épaisseur, lisible par un rayon laser, et dont la qualité sonore doit surpasser tout ce qui était connu jusqu'alors. Associé aux japonais Sony et Hitachi, Philips peaufine son concept l'année suivante.
A lui de concevoir le disque proprement dit et les lentilles de lecture. À Sony de définir le format de numérisation de la musique et la méthode pour corriger les erreurs. Dans cette période de cogitation, la légende veut que Sony, qui voulait un encodage en 16 bits avec une durée de 74 minutes, a fait augmenter la taille du disque à 120 mm pour y loger la 9e symphonie de Beethoven…
Les amateurs de musique classique restaient d'ailleurs le cœur de cible des premiers albums commercialisés à l'été 1982 même si le groupe Abba a été le premier à inaugurer le CD. Très vite le support réservé aux mélomanes fortunés s'est démocratisé pour gagner toutes les couches de la société.
Depuis 1982, il s'est ainsi vendu 3,5 milliards de platines et quelque 240 milliards de disques.
Une vraie success-story. Mais une histoire qui semble vivre ses dernières années. À 30 ans, le CD pourrait bien prendre sa retraite. En cause : la croissance exponentielle des fichiers MP3.
Une dématérialisation de la musique qui a fait le succès d'Apple et de son iPod et qui est aujourd'hui plébiscitée par les jeunes. Une étude de Jonathan Berger, professeur de musique à l'université de Stanford, en Californie, a d'ailleurs démontré qu'entre l'écoute d'un CD ou du fichier MP3 d'un même morceau, les jeunes préfèrent le MP3…
Ironie du sort, le CD doit également faire face à la concurrence de celui qu'il avait terrassé et qui pourrait lui survivre : le disque vinyle. Des bourses d'échange pour les aficionados du microsillon aux éditions collectors des plus récents albums en passant par les besoins des DJ, les 33 tours ont retrouvé une belle cote d'amour. Le presseur français MPO sort ainsi 8 millions de disques vinyle par an dont 1,2 pour la France.