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Le prochain DigiWorld Summit, sous le thème « Mobility reloaded », propose de lancer un large débat sur les nouveaux bouleversements auxquels doit faire face l’économie numérique dans son ensemble, au moment où les technologies et les usages mobiles entre dans une nouvelle phase de leur développement.

Comme tous les ans, l'IDATE vous propose de débattre des grandes tendances des marchés Telecom, IT, Internet, et Media. « Cette année, nous avons retenu un angle d'analyse particulier en choisissant de mettre l'accent sur la concentration extraordinaire des enjeux autour des innovations mobiles. C'est vrai pour les opérateurs télécoms et leurs fournisseurs, pour les leaders des smart devices, pour les grandes plateformes de l'Internet et les acteurs de l'OTT, comme pour les éditeurs de chaînes TV et de contenus numériques. Le mobile a plus de 20 ans mais nous n'avons encore rien vu ! »  estime Yves Gassot, Directeur général de l’IDATE.

Le DigiWorld Summit, pour sa 36ème édition, réunira à Montpellier du 18 au 20 novembre 2014, un panel international de 150 intervenants de très haut niveau venant partager leur vision avec plus de 1 200 participants de plus de 30 nationalités différentes.


Cartographier internet, cela a été longtemps le rêve des utilisateurs et cela l'est encore. Mais comment faire pour matérialiser un système sans frontière ? Dès lors, les seules cartes qui ont émergés sont celles rendant compte de l'activité du réseau du réseau (les connexios entre les DNS) ou encore les statuts posté par les membres de Facebook.

L'éditeur de logiciel antivirus Kaspersky Lab propose une carte du côté sombre d'internet : celle de la cyberguerre. "Que ce soit le simple ralentissement d’un ordinateur ou un vol de données plus important, les conséquences d’une infection de malware sont très concrètes pour les victimes. Pourtant, ces petits programmes sont difficiles à se représenter, cachés et invisibles au regard. Et ce n’est que l’une des nombreuses menaces qui existent aujourd’hui et nourrissent la cybercriminalité", explique la société.

Afin d’illustrer l’ampleur du phénomène, Kaspersky Lab a donc créé une carte interactive des cyber menaces dans le monde, qui met en lumière les flux en temps réel :
-          Quel pays reçoit le plus de spam le matin : l’Allemagne ou les Etats-Unis ?
-          Qui clique le plus souvent sur des liens infectés : La France ou le Japon ?
-          Quel pays est le plus touché par les malwares ?

Cette cyber carte très impressionnante est disponible ici : http://cyberwar.kaspersky.com/ (optimisée pour Chrome et Firefox).

C'est l'une des plus belles start-up du grand sud qui franchit ce mercredi une étape supplémentaire dans son histoire : la société montpelliéraine Awox, spécialiste des objets connectés est introduite en bourse sur le marché Euronext.

Forte de 42 collaborateurs, dont 20 dédiés à la Recherche et développement, Awox bénéficie d’une organisation mondiale établie avec des bureaux commerciaux aux Etats-Unis (Palo Alto), en Europe (Montpellier), en Chine (Shenzen), à Taiwan (Taipei), ainsi qu'une filiale dédiée à l’industrialisation, la production et le sourcing à Singapour, et des plateformes logistiques sur les trois continents.

Awox a réalisé un chiffre d’affaires de 7 M€ en 2013, en croissance de 48% portée par la gamme Striim, une marge brute élevée représentant 63% du chiffre d’affaires et un résultat d’exploitation (intégrant le crédit d’impôt recherche) de 0,3 M€.

L'introduction en bourse se traduira par une augmentation de capital de 17 M€.



Vous êtes-vous déjà intéressé aux conditions générales d’utilisation des réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Google plus ou d’autres ? Certainement pas et ceux d’entre nous qui l’ont fait se sont perdus dans les méandres de pages interminables, parfois en anglais, au langage technique ou aux formulations absconses. Et pourtant, ces textes encadrent l’utilisation que font les géants d’internet des données collectées auprès de leurs utilisateurs. Une utilisation peut-être conforme au droit américain mais certainement pas à la vision que s’en font les Européens.

L’UFC dénonce des centaines de clauses abusives ou illicites

En juin dernier, l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir avait alors mis en demeure les trois principaux réseaux sociaux de modifier leurs conditions générales. En vain. Hier l’association est passée à l’étape supérieure en les assignant devant le tribunal de grande instance de Paris, pointant des clauses jugées « abusives ou illicites » et très nombreuses (180 pour l’un des réseaux). « Les conditions sont toujours aussi inaccessibles, illisibles, remplies de liens hypertextes. Pire, les réseaux persistent à s’autoriser très largement la collecte, la modification, la conservation et l’exploitation des données des utilisateurs et même de leur entourage. Ils s’octroient toujours, sans l’accord particulier des utilisateurs, une licence mondiale, illimitée et sans rémunération, d’exploitation et de communication des données à des partenaires économiques. Bref, non seulement vous êtes l’objet de publicité ciblée mais en outre vos données peuvent faire l’objet d’une exploitation commerciale (publicité, ouvrages, etc.) sans votre accord exprès et sans le moindre centime », dénonce l’association.
Saluant le travail du Parlement européen qui vient d’adopter un règlement et une directive, l’UFC demande à l’Union et aux États membres de mettre en œuvre rapidement ces nouveaux textes. Ce qu’ils ne feraient pas assez vite, déplore l’association. Car le débat pose aussi la question de trouver un subtil et difficile équilibre entre, d’un côté, la légitime protection des données personnelles et, de l’autre, la libre circulation des informations en tant que moteur commercial.

Des milliards de dollars en jeu

Les enjeux, il est vrai, sont colossaux. « La valeur des données personnelles est évaluée à 300 milliards de dollars aujourd’hui, 1 000 en 2020 », rappelait l’eurodéputée Françoise Castex lors d’un débat sur la protection des données organisé récemment à l’université Toulouse I-Capitole. Les intérêts économiques se heurtent aussi à la différence d’approche de part et d’autre de l’Atlantique. « En dehors des données sensibles, l’utilisation des données aux USA fait partie de la liberté du commerce » confirme Me Winston Maxwell, avocat chez Hogan Lovells, qui se veut toutefois optimiste.
En effet, les choses pourraient évoluer. Les affaires des écoutes de la NSA interrogent outre-Atlantique jusqu’à la Maison Blanche, où Barack Obama est conscient de la nécessité de faire des gestes envers ses alliés européens. « Aujourd’hui, beaucoup d’Américains veulent se rapprocher des positions européennes », assure Me Maxwell.

« Je garde la main sur mes données » 

85 % des Français sont préoccupés par la protection de leurs données personnelles, mais restent impuissants à les contrôler : seuls 24 % disent être parvenus totalement à les effacer. Forte de ce constat, l’UFC a lancé une campagne de sensibilisation doublée par une pétition « Je garde la main sur mes données » pour exiger des pouvoirs publics « une réelle protection de la vie privée et la non-utilisation de nos données à notre insu. » L’association a mis en ligne sur son site quechoisir.org des didacticiels pour sécuriser un profil, activer les options antitraçage de l’ordinateur ou encore effacer des données à distance sur les terminaux mobiles. 


La soirée électorale du premier tour des élections muncipales, dimanche soir, a été un succès d'audience pour les sites internet du Groupe Dépêche. Vous avez été des milliers à nous rejoindre pour découvrir en temps réel les résultats de votre commune, de votre région et du pays, mais aussi les premières réactions, ainsi que nos analyses et décryptages de ce scrutin.

L'OJD en charge du contrôle de la fréquentation des supports numériques a enregistré lors de ce premier tour un pic exceptionnel de la consultation des Sites Web d'Actualités et d’Informations.

Ladepeche.fr est dans le Top 20 des sites français, à la 15e  place, avec 580109 visites soit une hausse de +60% par rapport au dimanche précédent.  La Dépêche Premium, le site internet de notre offre numérique Premium, a quant a lui connu un bond de +225% avec 6435 visites selon AT Internet.





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On savait depuis les révélations d'Edward Snowden, cet ex-employé de la NSA, que l'agence de renseignement américaine procédait à des écoutes de masse sur les réseaux informatiques, y compris ceux des alliés des Etats-Unis (Allemagne, France, Italie...). On savait aussi que les Britanniques, via leurs services secrets (GCHQ) étaient sur le Vieux continent le fidèle relai des demandes des Etats-Unis. Mais on n'était peut-être pas prêts à entendre qu'en France, la DGSE et Orange (dont l'Etat est actionnaire à hauteur de 27%) orchestraient une surveillance aussi pointue qu'efficace depuis de nombreuses années.

Selon un document interne du GCHQ, la DGSE entretient une coopération étroite avec "un opérateur de télécommunication français" ; opérateur identifié comme étant Orange par le journal Le Monde qui a eu accès à la note, issue des documents emportés par Edward Snowden dans sa fuite.

"L'une des forces de la DGSE résiderait dans le fait qu'elle ne se contente pas des autorisations accordées par le législateur pour accéder aux données des clients de France Télécom-Orange. Elle dispose surtout, à l'insu de tout contrôle, d'un accès libre et total à ses réseaux et aux flux de données qui y transitent", expliquent nos confrères, détaillant les différents paliers de contrôle de ces données.

"Pas une surprise"

"Vu de Bruxelles, ces révélations ne sont malheureusement qu'une demi-surprise! Le Parlement européen a pointé du doigt, la semaine dernière, dans son rapport sur le programme d'espionnage massif de la NSA, certains États membres, à commencer par la France", a réagit cet après-midi l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex, spécialiste des questions numériques.

Des questions du Parlement européen restées sans réponses

Le rapport évoqué par Mme Castex est celui de son collègue britannique travailliste Claude Moraes, qui s'est penché sur les écoutes de la NSA. Ce rapport (lien PDF) édifiant, fruit de six mois d'enquête au cours desquels ont été entendus de multiples intervenants (dont pour la France le directeur général de la sécurité extérieure et le directeur central de la sécurité intérieure), a été adopté par le Parlement européen le 12 mars dernier, date anniversaire des 25 ans du web. Dans ses conclusions, il prenait acte des nouvelles orientations voulues par Barack Obama en matière de respect de ses alliés, mais surtout, demandait à six pays dont la France de clarifier les éventuels accords existants entre leurs services de renseignements et des opérateurs de télécommunications et leur compatibilité avec la législation européenne en matière de protection des données personnelles.

Revoir la législatif française

"A la lumière de ces révélations, on comprend mieux le manque d'empressement du gouvernement français à dénoncer le scandale de la NSA, et qu'il ait mis plus d'un an et demi à transmettre aux eurodéputés français un semblant de position sur le paquet données personnelles en cours de négociation au niveau européen", estime Françoise Castex, qui réclame une révision de la législation française "afin de garantir que la DGSE soit soumise à une vraie surveillance publique par le biais d'un contrôle parlementaire et judiciaire effectif."

Cette demande de révision de la législation va remettre en tout cas sur le devant de la scène le très controversé article 20 de la loi de programmation militaire adoptée fin 2013. Celui-ci autorise en effet la surveillance des communications téléphoniques et internet en temps réel, sans intervention d’un juge, dans des domaines dépasse la sécurité.


Le Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse organise ce jeudi 20 mars à 18 heures à l'Auditorium du centre culturel Bellegarde, un débat sur les objets connectés

L’Internet des Objets et les communications machines-à-machines (M2M) sont-ils de nouveaux « buzz words », de la science-fiction, un avenir très lointain ou notre avenir proche dans les villes et les entreprises ? Démocratisation des tablettes et smartphones, fiabilité des technologies sans fil, amélioration des logiciels de traitement des données et émergence des objets connectés en réseau sans fil : toutes les conditions sont enfin réunies pour faire de la maison et des bâtiments intelligents un véritable marché de masse. Le nouveau paysage technologique permet en effet de proposer des solutions domotiques moins chères, plus évolutives et plus intuitives et surtout adaptées aux besoins des consommateurs (afin de leur assurer des services de confort au sein du logement, d’économie d’énergie, de sécurisation des biens, d’autonomie des personnes dépendantes, etc.).

La dernière publication du chercheur biélorusse Evgueny Morozov, récemment parue dans le Wall Street Journal, s'intitule "les objets intelligents nous rendent-ils bêtes ?" Une vraie question ?
Si les objets connectés et les idées qui vont avec sont nombreux, il est indispensable de se demander pour quels usages et quels objectifs nous souhaitons les utiliser.
C’est pourquoi, le Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse propose une table ronde suivie d’un débat avec le public sur le thème ‘Aujourd’hui et demain, les objets connectés’.
Nous ferons un tour d’horizon sur le développement de ces technologies, sur le « progrès » que ces objets connectés est susceptible de nous apporter et sur leur impact dans notre quotidien.

Les invités :

- Michel Diaz, Directeur de Recherches au LAAS/CNRS
- Laurent Marchadier, Président de la société BEENETIC
- Maître Stanley Claisse, avocat à la Cour
- Marc Menou, Maitre de Conférences Sciences Economiques Université de Toulouse 1 Capitole

Le débat sera animé André Bourricaud, président du Club Audiovisuel et Multimédia du Grand Toulouse et par Eric Castex, Chef de service Atelier de Développement Informatique Multimédia Université Toulouse Le Mirail.

Le débat sur la protection des données personnelles a pris une ampleur toute particulière cette semaine. Alors que l'on célébrait ce mercredi 12 mars les 25 ans du web, le Parlement européen a adopté, après trois années de travail, deux textes historiques, un règlement et une directive, soit le "paquet" sur la protection des données personnelles collectées sur internet. Un vote historique qui est arrivé au moment où était rendu le rapport d'enquête sur les écoutes effectuées par la NSA. Enfin, la nouvelle étude « Les Français et le numérique » réalisée par l’Inria et TNS SOFRES, montrait que 72% de nos compatriotes pensent que le numérique a des effets négatifs sur leur vie privée.

D'évidence, on peut dire que la donne a changé et que le sujet des données personnelles, de confidentiel, est devenu un sujet de débat majeur dans nos société.

C'est dans ce contexte que l'université Toulouse 1-Capitole a organisé ce vendredi 14 mars un colloque "Quelle protection des données personnelles en Europe ?" Organisé par l'université, la région Midi-Pyrénées et Airbus, en collaboration avec l'Associaton des étudiants du Master 2 Droit et Informatique et en partenariat avec, entre autres, l'institut fédératif de recherche, la faculté de droit, l'IRDEIC, le centre d'excellence Jean-Monnet, ce colloque a balayé toutes les problématiques économiques, politiques, juridiques, sociétales que recouvre ce sujet.

"Protéger les données personnelles c'est protéger les libertés fondamentales"

En introduction des débats, le professeur Céline Castets-Renard a rappelé combien "protéger les données personnelles, c'est protéger les libertés fondamentales" et a listé les questions que soulève le cadre juridique. La protection des données en Europe peut-elle pénaliser les entreprises européennes dans le marché mondial ? La lutte contre le terrorisme peut-elle tout justifier en matière de surveillance des réseaux ? Quels peuvent être les accords entre les opérateurs et les agences de renseignements ? Les Européens sont-ils protégés lorsque leurs données sont hébergées par des sociétés domiciliées hors UE ? Enfin, sous le poids de puissants lobbies, les prochaines élections européennes peuvent-elles mettre un frein aux avancées acquises ces derniers mois ?

Concilier protection et libre circulation

Pour Annie Blandin-Obernesser, professeur à Telecom Bretagne, il faut trouver "un espace de conciliation entre la protection et la libre circulation ; entre les actions assurant la sécurité publique et le droit à la protection de ses données." Pour ce faire, l'émergence d'un "habeas corpus numérique", proposé par le Parlement européen, serait une bonne chose.

Un habeas corpus, un texte fondamental donc, serait, en effet, conforme à l'idée que se font les Européens du sujet. Une approche globale, soulignée par Alba Bosh, représentante du très méconnu Contrôleur européen des données personnelles. Abordant le contexte et les méthodes d'adoption de la proposition de règlement, Sylvaine Polliot-Peruetto, professeur à l'UT1-Capitole, a mis en exergue de son côté que l'on pouvait percevoir les données personnelles comme le fil rouge de la construction européenne.

Les données personnelles : fil rouge de la construction européenne

Un fil rouge que les Etats ont bien du mal à mesurer à sa juste valeur si l'on en croit Esther Mitjans, professeur à l'université de Barcelone et ancienne directrice de l'autorité catalane de protection des données (2005-2012). "Les gouvernements ne pensent pas à la protection des données et ne respectent pas leur autorité de contrôle. Les autorités de protection de données ne sont pourtant pas là pour censurer mais pour aider", estime la spécialiste, qui assure que "le vote du Parlement européen va apporter plus de visibilité et plus de responsabilités sur les données personnelles."

Une question de dignité

Une analyse partagée par Cécile de Terwangne, professeur à l'université de Namur (Belgique), qui a décortiqué le Convention internationale 108 (que les Etats-Unis n'ont pas signée), le règlement et la directive européens. "Sur les données personnelles, tout se fait à l'insu des personnes. Il faut plus de transparence", estime-t-elle en démontrant que "la protection des données, c'est aussi une question de dignité."  D'où l'importance de "rééquilibrer les rapports entre ceux qui font du profilage et ceux qui sont profilés."

Europe-USA : mésentente cordiale ?

Le profilage, contre lequel s'est souvent élevée l'eurodéputée Françoise Castex, c'est bien l'une des caractéristiques des géants du net qui peuvent tout savoir des internautes au nom de la liberté d'entreprendre. "En dehors des données sensibles, l'utilisation des données aux USA fait partie de la liberté du commerce" confirme Me Winston Maxwell, avocat chez Hogan Lovells, l'un des plus grands cabinets actifs sur ces questions.
Me Maxwell détaille l'arsenal législatif américain, qui est bien plus important que ce que l'on pourrait imaginer. La protection des citoyens américains par rapport à l'utilisation de leurs données par le gouvernement est ainsi régie par un Privacy Act qui date de... 1974, quatre ans avant notre loi informatique et libertés en France. Pour Me Maxwell, Américains et Européens parlent du même sujet... mais avec des définition différentes.

Une différence d'approche que confirme Françoise Castex, qui souligne le poids des lobbies qui ont été à l'oeuvre durant ces trois dernières années pour infléchir la position du Parlement européen en faveur des intérêts économiques des grandes sociétés d'internet. "La construction du paquet données personnelles en Europe n'est pas technocratique mais démocratique. Les citoyens peuvent peser sur les décisions", assure l'eurodéputée, qui justifie la nécessité d'une nouvelle législation par l'explosion de l'échange des données (2% en 1995, 97% en 2013).
Françoise Castex reconnaît que les scandales des écoutes (affaires Prism, Snowden) "ont beaucoup pesé sur l'adoption du paquet."
Des affaires qui ont également interrogé outre-atlantique jusqu'à la Maison Blanche, où Barack Obama est conscient de la nécessité de faire des gestes envers ses alliés européens. "Aujourd'hui, beaucoup d'Américains veulent se rapprocher des positions européennes", confirme Me Maxwell.

25 ans après l'invention du web, une nouvelle page de l'Histoire est en train de s'écrire.

Une coïncidence comme un clin d'oeil de l'Histoire. Alors que l'on célèbre ce mercredi 12 mars les 25 ans du web, le Parlement européen vient d'adopter deux textes historiques, un règlement et une directive, soit le "paquet" sur la protection des données personnelles collectées sur internet.
Après trois ans de travail les eurodéputés ont adopté le nouveau réglement à une forte majorité :  621 voix pour, 10 voix contre et 22 abstentions. Ainsi que la directive, malgré l'opposition de la droite européenne, par 371 voix pour, 276 voix contre et 30 abstentions. Les  deux rapporteurs du Parlement européen,  Jan-Philippe Albrecht (Verts, Allemagne) et Dimitrios Droutsas (S&D, Grèce), dispose donc d'un large mandat de négociation avec le Conseil et la Commission européenne.

Bras de fer Europe-Etats-Unis

"C'est un signal politique fort envoyé aux citoyens européens, qui tranche avec le silence du Conseil!", se félicite l'eurodéputée du Sud-Ouest Françoise Castex. "Les données personnelles des Européens ne sont pas à vendre!" "Après le scandale de la NSA et alors que nous négocions un accord de libre-échange avec un État qui espionne nos concitoyens, il était fondamental de redéfinir les règles du jeu", souligne l'eurodéputée Nouvelle Donne.
"Nous souhaitions un encadrement plus strict des données pseudonymes, mais ce résultat est dans l’ensemble un bon résultat qui était encore impensable il y a quelques mois”, note Françoise Castex. "Le consentement explicite, l’encadrement des transferts de données vers un État tiers ou la possibilité de déréférencement sont des avancées réelles pour la protection de la vie privée des citoyens européens." Et de prévenir "Le Conseil ferait une grave erreur en écartant ce sujet à trois mois des élections européennes".
Car si le Parlement a pris clairement position, rien n'est encore joué et les négociations entre l'Europe et les Etats-Unis dont lon d'être terminées.

"Nous n’avons pas la même conception que les Etats-Unis sur ce qu’est une donnée personnelle : pour les Américains, c’est une donnée marketing monnayable ; pour nous cela touche à la vie privée et à nos libertés individuelles" explique Marc Tarabella, chef du groupe PS belge au Parlement européen, qui souhaite toutefois que l'Europe continue à travailler avec les Etats-Unis, "mais seulement sous certaines conditions."

"Nous ne devons en aucun cas accepter l’accord de libre-échange (TTIP) entre l’UE et les Etats-Unis si la question du transfert de données n’en est pas explicitement exclue. Il est indispensable qu’une solution adéquate soit trouvée sur la garantie de confidentialité des données des citoyens européens. Les européens devraient par exemple pouvoir déposer des recours devant la justice américaine quand leurs données sont exploitées abusivement.

Il faut suspendre l’accord SWIFT/TFTP sur le transfert de données interbancaires, et ce jusqu’à ce que soient vérifiées les allégations selon lesquelles les Etats-Unis ont eu accès à des données confidentielles non couvertes par l’accord.

Suspendre l’accord Safe Harbour qui permet aux entreprises US de traiter et transférer les données personnelles des citoyens européens tant qu’il n’est pas aménagé aux normes européennes de protection des données."



Une journée de débat ce vendredi à Toulouse
Le thème de la proctection des données personnelles qui intéresse de plus en plus le grand public va d'ailleurs faire l'objet d'une journée de débat, ce vendredi à l'uiniversité Toulouse1 Capitole.
Organisé par l'université, la région Midi-Pyrénées et Airbus, en collaboration avec l'Associaton des étudiants du Master 2 Droit et Informatique et en partenariat avec, entre autres, l'institut fédératif de recherche, la faculté de droit, l'IRDEIC, le centre d'excellence Jean-Monnet, le colloque "Quelle protection des données personnelles en Europe ?" va aborder toutes les problématiques économiques, politiques, juridiques, sociétales que recouvre ce sujet.

À l’occasion de la Semaine du Cerveau qui a débuté hier dans quelque 30 villes en France, la rédaction de « La Dépêche du Midi » vous propose de télécharger gratuitement sa nouvelle édition spéciale pour tablettes numériques « Cerveau et mouvement, quel remue-méninges ! » Cette édition, disponible pour les tablettes iPad et Android, a été réalisée en partenariat avec le CNRS Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse.
Au sommaire de ce numéro, l’étude du mouvement chez l’homme et l’animal, la complexité des mouvements, le rôle du cerveau et son fonctionnement, ou encore la plasticité et la réparation du cerveau. À travers des diaporamas, des infographies pédagogiques et des vidéos, plongez dans les mystères du cerveau.
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À l’occasion des dix ans de la disparition de Claude Nougaro, le 4 mars 2014, la rédaction de La Dépêche du Midi s’est mobilisée. Dès dimanche vous avez pu découvrir quatre pages spéciales dans notre édition dominicale. Nous vous proposons maintenant de télécharger gratuitement une édition inédite pour tablettes numériques sur notre application La Dépêche du Midi (iPad Android, onglet hors séries offerts).
En photos, vidéos et chansons, retrouvez le portrait de l’artiste, une interview de sa dernière épouse Hélène. Le regard de trois de ses enfants (Cécile, Théa et Pablo), mais aussi une sélection de disques, livres et DVD qui sortent à l’occasion de ces dix ans. Et bien sûr, la genèse de son hymne à la Ville Rose (Ô Toulouse).