Le groupe La Dépêche du Midi vient d’entrer en négociations exclusives pour devenir le principal actionnaire du groupe des Journaux du Midi. Ce dernier contrôle les titres du Midi Libre, basé à Montpellier, L’Indépendant à Perpignan, Centre Presse à Rodez et l’hebdomadaire Le journal de Millau. Il est détenu aujourd’hui par le groupe Sud-Ouest. « À l’issue de cette opération, le groupe La Dépêche du Midi, présidé par Jean-Michel Baylet, deviendrait l’opérateur du groupe Midi Libre en qualité de premier actionnaire, tandis que le groupe Centre France et des investisseurs locaux seraient partenaires associés à cette opération. De son côté, le groupe Sud Ouest resterait actionnaire significatif du groupe Midi Libre à hauteur de 33,4 % » ont indiqué hier les trois groupes de presse concernés.
Ces négociations exclusives, annoncées officiellement ce jeudi, devront être closes avant la fin décembre prochain.

Naissance d’un acteur majeur de la presse quotidienne régionale
Si cette opération de rachat aboutit, le nouvel ensemble deviendra l’un des acteurs majeurs de la presse quotidienne régionale (PQR) en France. Il couvrira deux régions, Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon, et un total de quatorze départements, en incluant le Lot-et-Garonne (Aquitaine). Dans un contexte économique difficile pour les médias et en particulier pour les journaux, cette opération permettrait de consolider les positions des différents titres de presse constituant cet ensemble. Elle offrirait aussi des possibilités nouvelles de développement sur les supports traditionnels comme sur le numérique en additionnant les savoir-faire et les audiences de chacun. L’évolution des modes de consommation des médias a profondément évolué ces dernières années. Pour y répondre, les groupes de presse se doivent de développer de nouvelles stratégies éditoriales sur tous les supports.
Le groupe La Dépêche du Midi s’est inscrit dans cette démarche depuis plusieurs années en élargissant son offre au travers de ses différents titres de presse et des sites internet de La Dépêche (www.ladepeche.fr et www.premium.ladepeche.fr) et du Midi Olympique (www.rugbyrama.fr).
Il a également mené une politique de diversification de ses activités y compris dans le hors média en prenant des positions sur le marché de l’événementiel, notamment.
Le nouveau groupe de presse du Midi qui se dessine sera en capacité d’inventer la presse de demain, une presse indépendante, moderne, actrice de la vie de sa région et plus que jamais au cœur du quotidien de ses lecteurs et de ses annonceurs.

Le Groupe La Dépêche comprend La Dépêche du Midi (17 éditions quotidiennes sur papier et en ligne), deux quotidiens départementaux (Le Petit Bleu, la Nouvelle République des Pyrénées), Midi Olympique, des hebdomadaires départementaux (Le Villefranchois, la Gazette du Comminges), un opérateur multimédia (La Dépêche Interactive) et une agence de presse (Dépêche News). Ainsi qu’un pôle événementiel, un centre d’impression multiclients et une régie publicitaire multititres O2Pub.


La rédaction de La Dépêche du Midi en partenariat avec le CNRS de Midi-Pyrénées et le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse vous propose une nouvelle édition numérique multimédia pour tablettes : « Bestiaires et chimères. »

«Les bestiaires ornent les grottes préhistoriques, des animaux réels ou imaginaires, basilics, dragons, sirènes ou centaures, remplissent les manuscrits enluminés et des chimères extravagantes peuplent certaines de nos BD. Entre précision incroyable et imagination débordante, le régal des yeux est garanti.»

Alors plongez dans cette nouvelle édition poiur tablettes pour en savoir plus. Des scientifiques vous accompagnent pour aller plus loin dans vos observations et vous faire aussi découvrir que notre corps, les cellules qui le constituent et notre ADN sont de véritables chimères.»

Pour lire cette édition sur tablettes (iPad, Android), téléchargez gratuitement notre application La Dépêche du Midi sur l’AppStore ou le Google Play, puis rendez-vous dans l’onglet « Hors séries offerts ».

L’innovation connecting show (ICS), le grand salon de l’innovation qui tiendra sa première édition à Toulouse du 16 au 18 septembre prochain au parc des expositions, aborde sa dernière ligne droite. A quatre semaine du coup d’envoi, toutes l’équipe réunie autour du commissaire général Denis Le Meur a entamé ce jeudi le compte à rebours d’un rendez-vous qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand succès.

287 exposants dont 68 % d’entreprises ont, en effet, déjà réservé leur place pour un salon qui ambitionne de se distinguer des autres grands messes high-tech. « Ce salon sera une première à Toulouse, en France et en Europe dans le sens où ce sont les acteurs de l’innovation en recherche de marchés – exposants, partenaires et visiteurs – qui le feront vivre », explique Denis Le Meur.

De fait, les organisateurs ont conçu un véritable parcours de découverte des meilleures pratiques, des meilleurs produits déjà créés ou en passe de l’être avec l’idée de susciter du lien entre tous les participants et plus particulièrement les start-up.

Qu’elles viennent de la région toulousaine qui candidate au label French Tech, d’Italie ou d’Israël, ces dernières – 37 % des exposants – seront au cœur du salon dans un vaste espace où elles pourront présenter leur innovation dans des domaines aussi divers que l’énergie, les biotechnologies, la mobilité, la santé ou la robotique.

Surtout ces jeunes sociétés, champions industriels de demain, pourront profiter de la vision prospective de nombreux intervenants venus des quatre coins du monde ou présents par visioconférence du Chili, d’Australie et bien sûr de la Silicon Valley.



Wieland Alge est vice-président et directeur général EMEA chez Barracuda Networks.

Aujourd'hui, la cybercriminalité est de plus en plus importante et organisée. Nous sommes loin de l'époque du pirate solitaire qui envoyait des malware du fond de sa chambre. Le phishing, par exemple, a prospéré au cours des dernières années. Les cybercriminels utilisent des méthodes de plus en plus sophistiquées de phishing pour cibler les entr eprises, ce qui entraîne non seulement une perte de crédibilité des entreprises mais aussi et par conséquent une perte de clients et de bénéfices. La priorité première pour entreprise, cible d'une attaque via le phishing devrait être la protection de ses clients. 
Mais de nos jours, ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît. 
La disponibilité des informations personnelles via les réseaux sociaux a rendu la tâche plus facile pour les cybercriminels. Il est maintenant aisé pour eux de produire des messages de phishing de plus en plus convaincants avec les informations qu'ils arrivent à trouver sur Internet. Des informations mises en ligne par des utilisateurs qui deviennent des proies faciles. Dans le même temps, les entreprises de toutes tailles ne parviennent pas à éduquer leurs utilisateurs sur le fait d'être constamment vigilants, en particulier dans leurs activités personnelles en ligne.
 
L'exemple de LinkedIn
Au cours de ces derniers mois, plusieurs articles ont mentionné un nouveau mode d'attaque phishing via LinkedIn. En fait, l'une des meilleures méthodes pour toucher une entreprise avec une attaque ciblée consiste à envoyer un simple email LinkedIn. Une enquête récemment réalisée a révélé que les attaques dissimulées dans les invitations LinkedIn avaient un taux de clics deux fois plus élevé.
 
Il y a un nombre toujours croissant de faux profils sur LinkedIn, et c'est l'un des plus gros problèmes de ce réseau social. Ces comptes peuvent être utilisés pour espionner les entreprises, phénomène que nous appelons le « Social Klepto ». D'après une enquête menée récemment : par rapport à des sites tels que Facebook ou Twitter, LinkedIn est le réseau social le moins bloqué (20%); et c'est aussi le réseau social qui comprend le moins d'utilisateurs se sentant en danger sur le site (14%).
 
Ces chiffres nous montrent que la population a plus confiance en LinkedIn qu'en d'autres medias sociaux.  Il n'est donc pas surprenant que les invitations LinkedIn aient un taux de clics plus important que les demandes d'ajout en ami de Facebook ou les invitations aux cercles de Google+. Afin de vous assurer que vous utilisez LinkedIn de la manière la plus sûre possible, lisez bien les points suivants.
 
Vérifiez vos paramètres de confidentialité LinkedIn
Tout comme la plupart des services gratuits, le site LinkedIn peut utiliser les informations de votre profil pour des recherches ou à des fins marketing à savoir pour de la publicité ciblée (comme Gmail et Facebook). Plusieurs paramètres par défaut et concernant la confidentialité du compte ont été choisis de sorte à ce que les utilisateurs reçoivent des emails marketing de la part de LinkedIn. La plupart des utilisateurs ne pensent pas à vérifier ces paramètres. Cependant, c'est en ne contrôlant pas ces paramètres qu'ils peuvent recevoir des courriers indésirables (spam). Il est donc essentiel pour les utilisateurs de vérifier leur profil, leurs paramètres de confidentialité et d'envoi d'emails sur leur compte LinkedIn afin de s'assurer que leurs données ne soient pas partagées avec des tierces personnes ou que leurs informations ne soient pas trop publiques. Globalement, décocher toutes les cases de la page 'Préférences & Confidentialité' est la meilleure des solutions, à moins de vouloir recevoir les emails de certains groupes LinkedIn spécifiques.
 
Prenez garde aux emails suspicieux d'invitation LinkedIn
Étant donné la nature de l'utilisation des réseaux sociaux dans un contexte professionnel et le fait que la population ait pris confiance en des noms tels que LinkedIn, cette méthode d'attaque est de plus en plus utilisée ces derniers temps. Comme toujours donc, évitez de cliquer sur les liens à l'intérieur de vos emails. Si vous recevez un email envoyé par LinkedIn, le mieux est d'aller visiter le site directement pour confirmer ces demandes plutôt que de cliquer sur le lien de l'email, et ce, même si vous connaissez la personne émettrice de la prétendue invitation.
 
En suivant ces instructions, il y a de grandes chances pour que vous ne deveniez pas la dernière victime d'une fausse invitation LinkedIn.



Dominique Loiselet est Directeur Général de Blue Coat pour la France

Google a annoncé il y a quelques jours qu’il va privilégier le référencement des sites utilisant un chiffrement. (1)
Cette méthode basée sur le cryptage et censée renforcer la protection des sites et des navigateurs est en pleine explosion.

Elle pourrait pourtant remettre en question les stratégies de sécurité des entreprises ; en effet, les employés seront de plus en plus amenés à naviguer sur sites chiffrés (et donc opaques), leur entreprise ayant peu de moyens d’évaluer leur niveau de malveillance.

Si aujourd’hui la volumétrie moyenne de flux chiffrés est souvent comprise entre 20 et 40% de la totalité trafic de surf, il est fort à parier qu’une telle initiative fera rapidement croître ce pourcentage de manière significatif.

Voici un premier constat : PLUS le surf chiffré est important, MOINS les solutions mises en place dans les entreprises contre les menaces provenant du web seront efficaces.

Conséquence : Les solutions de sécurité  et les investissements liés seront de moins en moins pertinents. C’est d’autant plus vrai que selon le dernier rapport du NSS Lab, déchiffrer les flux fait chuter les performances des équipements de sécurité  de près de 74%.

Les entreprises doivent-elles se préparer à être aveugle sur plus de la moitié des trafics de surf de leurs collaborateurs ?

Des solutions existent et permettent aux entreprises de bénéficier de technologies dédiées au déchiffrement et de :

  • Gérer la volumétrie croissante et les besoins en termes de bande passante
  • Préserver la performance sans générer de latence
  • D’alimenter plusieurs solutions de sécurité en simultanée (Un déchiffrement unique pour   plusieurs technologies)
  • Mettre en place une politique de déchiffrement adaptée aux réglementations locales.


C’est donc un enjeu crucial auquel sont confrontées les entreprises et qui doit désormais être pris en considération afin de garantir un niveau élevé de protection contre les menaces tout en respectant les obligations de traçabilité imposées par les différentes réglementations.

Le mois de juillet confirme la tendance observée au mois de juin, avec une hausse sensible des spams : 78,3 % en juillet 2014, contre 75,6 % en juin 2014. « L’augmentation du nombre de spams s’est poursuivie au mois de juillet avec l’expansion des botnets. De plus, le volume de mails étant plus faible en été, les mails légitimes sont également moins nombreux et donc les spams gagnent du terrain » explique Régis Bénard, consultant technique Vade Retro.
« Le phénomène des spams US a été particulièrement marqué en juillet. Il s’agit de messages de spams ciblés dont les domaines expéditeurs sont souvent en .us -­- difficiles à détecter par leur ressemblance avec une publicité classique, ceux-­- ci se distinguent par de gros volumes mais restent peu dangereux, car il s'agit de promouvoir des produits illicites ».


Des pirates informatiques Russes viennent de réaliser « le casse du siècle » en récoltant 1,2 milliard de comptes utilisateurs (identifiants et mots de passe associés) et plus de 500 millions d’adresses e-mail, provenant de 4200 000 site Internet d’entreprises de toute taille. NetIQ, fournisseur mondial de solutions de sécurité informatique, ne s’étonne pas de la multiplication de ce type de hack. Geoff Webb, Senior Director, Solution Strategy chez NetIQ, explique pourquoi le vol de données personnelles devient de plus en plus commun.


« Dans ce type de cas, la faute ne repose pas uniquement sur les hackers. Il faut aussi prendre en compte le comportement des entreprises et celui des utilisateurs finaux face à la sécurisation des accès.

Commençons par les hackers. De nos jours, il n’est pas nécessaire d’avoir un groupe sophistiqué et étendu de pirates informatiques expérimentés pour perpétrer les plus gros cyber-crimes. Aujourd’hui une simple recherche Internet permet à quiconque de rapidement trouver toutes les informations nécessaires pour pénétrer les systèmes informatiques vulnérables. Les pirates informatiques ont même cartographié toutes les vulnérabilités de la toile, et le tout est disponible en ligne. De plus, avec l’avènement du cloud, les hackers ont une porte d’entrée supplémentaire pour accéder aux données des entreprises. On entend régulièrement parler dans nos médias de la sécurité, ou plutôt du manque de sécurité lié au cloud.

Continuons avec les entreprises. Le cloud n’est pas le cœur du problème. Le problème de fond est que les entreprises ne mettent pas assez l’accent sur la sécurité des accès, que ça soit au niveau des accès cloud, aux applications d’entreprise, ou aux applications Web. Tant que les entreprises n’auront pas assimilé le caractère critique de la protection des mots de passe, ce type de hack continuera de se multiplier.

Enfin, il faut s’intéresser au comportement des utilisateurs finaux, qui ne facilitent pas la tâche des entreprises en matière de sécurité des mots de passe. En effet, de nombreuses études l’ont révélé récemment, par souci de facilité, les mots de passe utilisés sont souvent très (trop) simples. Les utilisateurs utilisent les mêmes mots de passe pour accéder à leurs comptes bancaires, messagerie électronique qu’elle soit personnelle ou professionnelle, et compte Facebook, par exemple. Ce comportement est une aubaine pour les cybercriminels. En laissant aux utilisateurs finaux le choix de leurs mots de passe, nous confions tout simplement une étape cruciale dans le processus de sécurisation des données à ceux qui sont les moins qualifiés et surtout les moins préoccupés par la sécurité informatique. Vous comme moi, nous n’avons pas envie d’avoir à nous souvenir de mots de passe compliqués et différents pour chaque compte que nous devons utiliser au quotidien. C’est donc bien notre propre comportement en tant qu’utilisateur qui constitue le plus gros risque.

On ne peut empêcher un hacker d’agir, mais on peut le stopper aux portes de l’entreprise en ayant des solutions de sécurité globale prenant en compte toutes les potentielles portes d’entrée. C’est pourquoi il est impératif que des solutions de gestion des identités et des accès soient intégrées dans les projets de sécurité  des entreprises, au même titre que peut l’être la sécurisation des réseaux, ou des terminaux. »

Le mouvement était diffus, parfois désorganisé, en tout cas en ordre dispersé et avec une visibilité et une lisibilité insuffisantes. Nombreux sont ceux pourtant qui, depuis plusieurs années maintenant, ont pressenti le développement d’une économie numérique innovante et ambitieuse dans la région. Mais cette année 2014 pourrait bien être la bonne et consacrer Toulouse et sa région comme un eldorado pour les start-up.
S’il fallait une preuve de ce décollage, deux actualités récentes viennent de l’apporter. La première est l’arrivée à la tête du conseil de surveillance de la start-up toulousaine Sigfox, spécialisée dans le secteur en plein boom de l’internet des objets, d’Anne Lauvergeon, l’ancien sherpa du Président Mitterrand. Que l’ex-patronne du géant Areva qui aurait pu prétendre à la direction de grandes entreprises bien installées, choisisse de soutenir l’entreprise prometteuse de Ludovic Le Moan, en dit long sur le changement d’état d’esprit des élites économiques du pays.

Foisonnement d’idées innovantes

La seconde actualité qui atteste de la vitalité numérique de Midi-Pyrénées s’est tenue au centre de congrès Diagora de Labège fin mai, où se déroulait la 18e Mêlée numérique.
Dans un vaste espace, durant deux jours, tables rondes, conférences-débats, démonstrations, échanges ont montré toute l’étendue des talents locaux. Étudiants, entrepreneurs, scientifiques, laboratoires privées et publics, acteurs institutionnels ou associatifs : tous se sont retrouvés avec l’envie de bâtir le monde de demain.
Le monde de « l’homo numericus » pour reprendre l’intitulé astucieux de la Mêlée, l’association organisatrice qui fédère quelque 500 acteurs du numérique en région. « ça fourmille d’idées » résumait Olivier Gonzalez, directeur général de Twitter France, séduit par la communauté numérique régionale.
De cette grand-messe, les visiteurs sont ressortis gonflés à bloc, tellement loin du marasme économique ambiant. Oui la crise est là et affecte de nombreux domaines économiques, l’industrie en tête. Mais oui, il existe chez nous une volonté d’aller de l’avant, d’innover, de développer dans tous les domaines.

L’union autour de French Tech Toulouse

Le palmarès de Trophées de l’économie numérique remis lors de la Mêlée numérique illustrait d’ailleurs ce foisonnement. Naïo Technologies (Grand Prix) propose ainsi des solutions robotiques pour permettre aux agriculteurs de désherber leurs cultures sans produits chimiques ; Telegraphik a inventé un système d’alerte pour personnes âgées ; Datarmine permet de protéger sa vie privée sur les réseaux sociaux tout en aidant des associations caritatives ; ou encore Naebox, qui permet d’optimiser la consommation énergétique des bâtiments ; etc. Les exemples ne manquent pas.

Mais pour que Midi-Pyrénées devienne véritablement un eldorado à start-up, il fallait encore surmonter un ultime obstacle : celui du cadre de développement pour faire travailler ensemble des structures, sinon concurrentes, du moins séparées. Avec French Tech Toulouse, c’est désormais chose faite. Cette initiative est née autour de l’ambition commune de voir Toulouse être l’une des premières métropoles à recevoir le label national « french tech » lancé par l’ancienne ministre de l’Économie numérique Fleur Pellerin pour distinguer le savoir-faire français.
Pour la première fois, tous les acteurs du numériques se retrouvent ensemble (Tic Valley, Camping Toulouse, La Cantine, Digital Place, l’incubateur Midi-Pyrénées, Toulouse Tech Transfer…) soutenus par de grandes entreprises (Airbus, La Poste, Orange, SFR...), des institutionnels (CRCI, Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole...) et les universités. Cette impressionnante task force est, d’évidence, en mesure de bâtir une Silicon valley à la française au pied des Pyrénées.

La rédaction de La Dépêche du Midi rend hommage à l’un de ses illustres chroniqueurs, Jean Jaurès, à l’occasion du centenaire de son assassinat le 31 juillet 1914.
Dans cette publication numérique pour tablettes (Apple et Android), nous vous proposons de découvrir le parcours exceptionnel de ce grand tribun. Des photos d’archives, une biographie et même le téléfilm de France 2 « Naissance d’un géant » vous permettront de mieux cerner le personnage et ses combats.

Plongeant dans les archives de « La Dépêche », Jean-Claude Souléry, rédacteur en chef, et Rémy Pech, historien, universitaire, vous feront revivre les trois derniers jours de Jaurès jusqu’au soir du 31 juillet où il fut assassiné au café du Croissant.
Vous pourrez lire son dernier article publié dans « La Dépêche » et comprendre pourquoi aujourd’hui, gauche et droite se disputent son héritage…

Pour lire cette édition numérique, installez gratuitement l’application La Dépêche du Midi puis rendez-vous dans l’onglet « hors séries offerts. »

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Iliad a déposé une offre à 15 milliards de dollars pour prendre le contrôle à 56,6% de T-Mobile US. Yves Gassot, Directeur général de l'IDATE, donne son point de vue.

Quel est le 'rationale' derrière une telle opération ?
On n'est pas dans le cas typique des synergies associées à une consolidation sur un même marché national. Difficile de tabler sur des synergies rapides et considérables entre un opérateur fixe-mobile en France et un opérateur aux Etats-Unis;
En revanche, le marché US apparaît comme nettement plus attractif que le marché français (sauf à réussir une opération de 'consolidation' en France, mais là le jeu apparaît dans la période bloqué) et même plus attractif que le marché européen (même si on ne peut pas totalement écarter qu'Iliad soit amené à se reporter sur une opportunité en Europe). Quoiqu'il en soit, le secteur est en Europe en net recul: -9% sur 5 ans pour les revenus mobiles sur les 5 principaux marchés européens, versus +29% aux Etats-Unis (cf. graphique). Au-delà du CA, le gap transatlantique existe aussi au niveau des marges (même si elles sont accaparées par les deux leaders aux US) du fait d'une concurrence plus intense en Europe et probablement des effets de taille: les 5 grands marchés européens ont également 4 opérateurs mobiles mais qui sont en moyenne en concurrence sur un marché de 63 millions d'habitants vs. 315 millions. L'opération projetée illustre donc d'abord l'échec actuel de l'Europe des télécommunications et le dynamisme du marché US des télécoms (mais qui se fait sans doute aussi pour une part au détriment du consommateur US)…
Il existe par ailleurs une certaine similitude de profil entre T-Mobile, le plus petit des 4 opérateurs US et Free le dernier arrivé sur le marché français: il faut rattraper un retard de déploiement et notamment de couverture LTE, renforcer son portefeuille de fréquences. Il faut avoir les coûts les plus bas pour garder le maximum d'agilité pour en permanence faire bouger les lignes des tarifs et du positionnement marketing. Sur ce plan la filiale US de Deutsche Telekom rejoint parfaitement le positionnement de Free.
Enfin, Free/Iliad étant plus petit que sa cible tant en taille ($1.6 milliard d'EBITDA vs. $5.7milliards selon les estimations de Bank of America pour 2014), qu'en terme de valorisation ($ 16 milliards vs. $25 milliards), l'opération confirme la disponibilité impressionnante de capitaux comme l'opération de Altice/Numéricable sur SFR l'avait déjà révélée.

Est-ce que l'opération va réussir ?
C'est au premier abord une question qui se pose en termes financiers. Deutsche Telekom (qui contrôle aujourd'hui 66% de T-Mobile) est vendeur d'un opérateur acquis en 2001 et qui lui aura coûté très cher. Mais un vendeur qui peut être retors comme l'a appris AT&T et comme est en train de l'apprendre Sprint… T-Mobile avait conclu en 2011 une vente à AT&T qui avait été finalement refusée par la FCC et la FTC, ce qui avait permis à la filiale de Deutsche Telekom d'empocher 3 milliards USD (plus des fréquences) et de reprendre l'initiative en fusionnant avec MetroPCS, en accélérant le déploiement d' un réseau national LTE et en engageant une stratégie marketing agressive mais coûteuse. Sitôt bouclé la prise de contrôle de Sprint (N°3), le japonais Softbank (qui lui aussi est souvent présenté comme le Free japonais) a lancé son dévolu sur T-Mobile et semble être parvenu à un accord de principe avec Deutsche Telekom. La valorisation que fait Masayoshi Son de T-Mobile est plus élevée et donc plus attractive pour son propriétaire. C'est normal car il s'agit d'une consolidation (N°3 +N°4) avec des effets immédiats sur le degré de concurrence et des économies évidentes dans le déploiement de la 4G et le réseau commercial.
Les Etats-Unis dominent très largement le marché mondial du LTE avec plus de 100 Millions d’abonnés, soit 3 fois plus qu’au Japon, deuxième du classement. La France se place en 6ème position par le nombre d’abonnés.
Mais il ne peut y avoir que l'argument financier qui joue, il y a aussi un contexte qui relève de l'interprétation par les autorités américaines des limites de la consolidation du marché des mobiles. Jusqu'à aujourd'hui SoftBank/Sprint n'a pas réussi à convaincre la FCC et l'antitrust US que revenir à 3 opérateurs nationaux aux Etats-Unis serait à l'avantage des consommateurs. Et ce malgré les nombreuses interventions de Masayoshi Son qui défend l'idée d'un 3ème opérateur 'consolidé', beaucoup mieux armé pour déstabiliser les positions extrêmement fortes de Verizon et AT&T. Si les autorités maintiennent leur réticence, Free a donc une opportunité sérieuse. Toutefois, il pourrait alors devoir affronter d'autres investisseurs, tels Dish Network qui a acquis des fréquences et qui –maintenant que DirecTV semble devoir être intégré par AT&T- doit trouver d'autres solutions en terme de relais de croissance.

Enfin, si l'opération se fait, Free devra réussir ce que T-Mobile a amorcé ces derniers mois, supporter un flux de trésorerie négatif, des investissements de plus de 4.5 milliards par an et une concurrence plus dure. Ce n'est pas partie gagnée surtout vis-à-vis d'acteurs à plus de 100 millions d'abonnés comme Verizon et AT&T qui alignent avec une grande régularité des résultats financiers impressionnants. Jusqu'alors et malgré son agressivité, T-Mobile n'a réussi qu'à les égratigner. Ce qui est particulièrement cuisant pour Masayoshi Son, c'est que c'est Sprint qui dans cette phase ambiguë d'annonce de fusion avec T-Mobile a le plus souffert de l'agressivité de… T-Mobile ! Free/T-Mobile pourrait certes poursuivre sa croissance au détriment de Sprint. Mais, 1/ d'une part, Sprint qui n'a pas versé dans la "guerre des prix" ces derniers mois pourrait jouer son va-tout en réagissant brutalement ; 2/ On pourrait aussi voir à cette occasion se concrétiser l'hypothèse d'un investissement de Dish (N°2 de la DBS) dans les mobiles, cette fois sur Sprint, ou bien encore s'opérer un rapprochement du géant du câble Comcast (en cours de fusion avec Time Warner Cable) avec Sprint (à travers un accord MVNO complétant l'impressionnant parc Wifi des leaders du câble). L'attribution à l'automne de fréquences (bandes AWS3), puis les enchères sur celles du second dividende numérique (bande des 600MHz) prévues pour 2015 constituent aussi des occasions de transformation du marché sans que l'on sache encore définitivement si la FCC va donner clairement l'avantage dans la procédure aux plus petits des opérateurs.