Virginie Rozière salue la décision de Barack Obama de commuer la peine de Chelsea Manning



Barack Obama a annoncé mardi 16 janvier que la peine de Chelsea Manning serait commuée. Condamnée à 35 ans de prison par une cour martiale, après avoir fait fuiter 700 000 documents confidentiels à Wikileaks, la militaire transsexuelle était retenue dans des conditions particulièrement sévères à la prison militaire de Fort Leavenworth, comme l'a récemment relaté Vice News.

"Les documents fournis par Chelsea Manning avait notamment permis de révéler au grand public l’ampleur des victimes civiles liées à l’occupation américaine en Irak. Véritable lanceuse d’alerte, sa détention dans des conditions jugées proches de la torture par le rapporteur des Nations Unies, était un symbole de plus de la pression injuste placée sur ceux qui agissent pour l’intérêt général. Chelsea Manning sera libéré en mai prochain", rappelle dans un communiqué l'eurodéputée PRG du Sud-Ouest Virginie Rozière (groupe S&D), co-rapporteure d’un texte d’initiative consacré à la protection des lanceurs d’alerte au Parlement européen.

"La décision de Barack Obama, à trois jours de la fin de sa présidence, est une décision historique qu’il faut saluer. Le président a fait preuve d’humanisme, face à la fragilité psychologique de Chelsea Manning. Mais je veux surtout y voir une possible inflexion de l’attitude des États-Unis vis-à-vis des lanceurs d’alerte. Chelsea Manning, comme Edward Snowden, ont révélé des scandales d’ampleur mondiale et permis des avancées majeures, en ce sens ce sont des citoyens d’exception. Je souhaite vivement que l’Europe avance elle aussi sur cette question, pour jouer son rôle de leader dans la défense de la démocratie dans le monde" a déclaré Virginie Rozière, qui avait apporté son soutien aux deux lanceurs d’alerte de l'affaire LuxLeaks, ainsi qu’à Édouard Perrin, journaliste lui aussi sur le banc des prévenus lors du procès qui s'est déroulé en décembre.

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