À l’image de l’Australie, qui a fixé une majorité numérique à 16 ans, Emmanuel Macron a récemment évoqué la possibilité d’interdire l’accès aux plateformes sociales aux moins de 15 ans. En attendant une éventuelle évolution législative, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a dévoilé ce mois-ci FantomApp, une application gratuite destinée aux 10-15 ans, déjà disponible sur les magasins d’applications et en version web . Son objectif est de permettre aux plus jeunes de mieux protéger leurs comptes, leurs données personnelles et d’identifier les bons réflexes en cas de difficulté en ligne. Conçue à partir d’ateliers menés dans plusieurs collèges, FantomApp a été développée en associant directement des adolescents au projet. Cette démarche collaborative a permis d’identifier des attentes fortes : comprendre les paramètres de visibilité, sécuriser ses comptes sans expertise technique et savoir vers qui se tourner en cas de problème. Selon une étude ...

Loin des clichés d'une administration complexe et vieillotte retranchée derrière des guichets peu accueillants, l'État fait lentement mais sûrement sa révolution numérique pour être plus proche de ses administrés. Ainsi, en France, près de 70 % des démarches administratives sont d'ores et déjà réalisables en ligne et la tendance n'est pas près de s'arrêter. Hier, Éric Woerth, ministre du Budget, et Nathalie Kociusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique, ont présenté 15 nouvelles démarches administratives qui seront bientôt réalisables de chez soi sur internet, pour les particuliers, les associations et les entreprises.
L'inscription sur les listes électorales, le renouvellement des papiers en cas de perte, la demande d'extrait d'acte de naissance, les demandes de subventions associatives, le changement de siège social, etc. Ces nouvelles démarches pourront être réalisées à partir d'un nouveau site internet « mon.service-public.fr » Adossé au site web de l'administration, ce nouveau site permettra à tous les Français de « bénéficier d'un compte unique sécurisé pour effectuer en toute confiance leurs démarches administratives sur internet, conserver les pièces justificatives dématérialisées nécessaires à la réalisation de leurs démarches, mais aussi enregistrer leurs données usuelles (nom, prénom, adresse, etc.) afin de simplifier la saisie des formulaires administratifs en ligne. » Les usagers disposeront d'un espace de stockage de 20 Mo.
Les deux ministres ont par ailleurs créé « un groupe d'experts de la relation numérique à l'usager », piloté par le député UMP Frank Riester, qui fut rapporteur de la loi Hadopi. Composé de sept experts issus des secteurs publics et privés des nouvelles technologies, ce groupe devra engager le dialogue avec les usagers et leurs représentants pour faire des propositions d'ici la fin de l'année.
e-administration : la Région agit
Si l'administration nationale investit fortement internet, les administrations locales accusent un certain retard ; ayant rarement développé des services en ligne. Toutefois, les collectivités locales ne cessent d'améliorer leur présence sur le web. Forte de son programme régional d'actions innovatrices (PRAI), la Région Midi-Pyrénées a engagé depuis longtemps une réflexion, notamment sur l'e-administration, qui a donné lieu l'an passé à un colloque et à la publication d'un livre blanc sur le sujet. L'objectif est notamment « la mise en réseau des services publics en Midi-Pyrénées. » En cours de réflexion, le développement d'une plateforme souple et personnalisable qui pourrait être intégrée sur les sites web des communes pour proposer aux Midi-Pyrénéens de télécharger par exemple des formulaires, payer la crèche, etc. De plus, l'agence régionale Ardesi a créé en juin dernier un « Club régional e-administration » regroupant des relais départementaux qui auront pour but de sensibiliser et d'aider les communes.