La fermeture du réseau cuivre s’accélère en France. Après une première vague début 2025, l’arrêt du réseau cuivre d’Orange s’étend à grande échelle. Le 27 janvier 2026, 763 nouvelles communes verront disparaître définitivement l’ADSL. Une bascule technologique majeure, portée par la généralisation de la fibre, mais qui pose encore des questions concrètes dans certains territoires. Le calendrier s’accélère. Après la fermeture technique du réseau cuivre dans 162 communes au 31 janvier 2025, Orange passe un nouveau cap ce mardi 27 janvier avec l’arrêt définitif du cuivre dans 763 communes supplémentaires. Cette étape marque l’entrée du plan national de fermeture dans une phase beaucoup plus perceptible pour les particuliers, avec la disparition effective de l’ADSL et des services associés. Ce mouvement s’inscrit dans un processus engagé de longue date. Propriétaire du réseau cuivre historique, Orange a transmis dès 2022 à Arcep, le gendarme des télécoms, un plan détaillé...
Le matin, à midi ou le soir, le téléphone sonne et au bout du fil un commercial pour de l’isolation, des enquêtes, des lots que l’on aurait gagnés, des services divers et variés, etc. Et la situation se répète jour après jour. Le démarchage téléphonique est ainsi devenu pour certains Français un véritable calvaire. Un calvaire qui ne date pourtant pas d’hier puisqu’il y a quatre ans déjà, le gouvernement lançait le service Bloctel pour empêcher ces pratiques commerciales si agaçantes via une simple inscription gratuite. Las ! La situation ne s’est guère améliorée, ce qui vient de conduire pas moins de dix associations de défense des consommateurs à taper du poing sur la table et à réclamer, via une pétition en ligne, l’interdiction "du fléau".
"Les pouvoirs publics doivent rompre avec la complaisance et interdire les appels non désirés. Véritable harcèlement commercial, le démarchage téléphonique n’a pas été limité par Bloctel. 4 ans après sa mise en place, le dispositif s’avère inefficace en raison de dérogations bien trop extensives et de sanctions insuffisamment dissuasives", estiment les associations "La prospection téléphonique, particulièrement intrusive, est le seul système de démarchage individualisé où le consentement par défaut du consommateur est admis. Pour les courriels et les SMS, c’est le système de l’opt-in qui est retenu (le consommateur doit expressément accepter de recevoir des sollicitations). Cette interdiction des appels non désirés s’étend en Europe où après l’Allemagne, le Royaume-Uni a basculé vers l’opt-in face à l’échec de la liste d’opposition. Face au fléau que représente le démarchage téléphonique non désiré pour les consommateurs, nous demandons aux pouvoirs publics d’interdire purement et simplement cette pratique."
Durcir la réglementation
Ll’objectif affiché par le collectif de réunir 175 000 signataires a été très rapiidement atteint , en moins d’un jour, preuve si besoin de l’importance du sujet pour les Français. Mi-2018, l’UFC, qui avait déjà lancé une pétition pour réclamer un cadre législatif plus restrictif avait sondé les Français : plus de 9 sur 10 jugeaient les appels de démarchage téléphonique "agaçants" et "trop fréquents" (92 %) et, déjà, 88 % d’entre eux se prononçaient en faveur de l’opt-in, le consentement avant. Une mesure qui avait été retirée par la Commission des Affaires économiques au moment de la création de Bloctel.En attendant une modification réglementaire, l’Etat a toutefois durci l’exercice du démarchage téléphonique. Depuis le 1er août, les entreprises françaises qui avaient pris l’habitude de pratiquer le démarchage téléphonique depuis l’étranger (moins cher), n’ont plus le droit de le faire, du moins en faisant croire qu’elles appellent depuis la France avec un numéro français qui s’affichait sur le téléphone des personnes démarchées.
Autre mesure plus complexe, qui pourrait prendre deux ans : le blocage par les opérateurs des appels depuis des systèmes de démarchage robotisés à partir de numéros en 06 ou 07.
Bloctel : le fiasco d’une bonne idée
Le principe d’une liste d’opposition au démarchage téléphonique généralisée a été introduit par la loi relative à la consommation du 17 mars 2014. Baptisée Bloctel, elle est en place depuis le 1er juin 2016 par la société Opposetel. Blotel a remplacé le service Pacitel, qui n’était pas soumis à obligation réglementaire. Pour bénéficier du service, il suffit d’entrer son (ou ses) numéro(s) de téléphone (huit numéros maximum) sur le site www.bloctel.gouv.fr. Au bout de 3 ans, l’inscription à Bloctel arrive à échéance et doit être renouvelée.
