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La France peut interdire les réseaux aux moins de 15 ans selon Bruxelles

  Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...

Intelligence artificielle et architecture d’entreprise : mariage par consentement mutuel !

IA

Tribune d'Eva JAIDAN, Ph.D.- Responsable Data Analytics & IA - MEGA International

Lancée à pleine vitesse, la transformation digitale pose un grand nombre de défis aux entreprises, qui veulent à tout prix rester dans la course pour ne pas se faire distancer sur leurs marchés. Parmi les réponses à ces défis, l’architecture d’entreprise d’une part, et l’intelligence artificielle (IA) d’autre part, figurent en bonne place. Ensemble, les deux interagissent et s’enrichissent mutuellement au bénéfice d’une transformation digitale accélérée et consolidée.

Le numérique est, depuis plusieurs années déjà, perçu comme un moteur de la croissance des entreprises. Déjà en 2021, 63 % des entreprises de plus de 20 salariés considéraient la transformation numérique comme une opportunité, selon le Baromètre Croissance et Digital de l’ACSEL. 41 % estimaient même que le digital contribuait directement à leur chiffre d’affaires.

Pour autant, la plupart d’entre elles sont lucides, et savent que le digital apportent avec lui un certain nombre de défis à relever, tant au niveau organisationnel que du point de vue des systèmes d’information sous-jacents. C’est en tout cas ce qui ressort du rapport Digital Trends 2022 d’Adobe. Or, relever ces défis est justement l’un des rôles de l’architecte d’entreprise. Lequel peut compter sur l’IA pour l’aider dans ses missions, tandis que les projets d’IA pourront également se nourrir des activités d’architecture d’entreprise pour sécuriser leur réussite.

Des outils d’IA au service de l’architecture d’entreprise

L’intelligence artificielle peut être un atout précieux pour l’architecture d’entreprise. Avec des systèmes d’information de plus en plus complexes, évolutifs et au périmètre toujours plus élastique (Cloud, Edge, etc.), maintenir à jour la cartographie IT de l’entreprise peut être une tâche ardue. Cette tâche comprend la classification des applications ainsi que des processus techniques et humains, ce qui peut être non seulement chronophage et fastidieux, mais aussi extrêmement répétitif en raison de l’évolution rapide du système d’information des entreprises.

Dans ce contexte, l’IA peut faciliter et sécuriser ces tâches. Mais c’est à condition de disposer d’outils expressément développés à cet effet - pour en garantir la valeur ajoutée. Les solutions d’IA générative sont tout à fait capables de construire et mettre à jour automatiquement les diagrammes de description des processus. Le défi est donc d’adapter ces outils au mieux aux besoins spécifiques.

À l’autre bout de la chaîne de valeur de l’architecture d’entreprise, l’IA peut aussi jouer un rôle clé dans la communication de l’architecte d’entreprise vers le reste de l’organisation. C’est un fait, la mission de l’architecte d’entreprise n’est pas toujours comprise par les autres départements, ce qui peut affecter la visibilité de sa valeur ajoutée. Dans ce cadre, l’IA peut participer à diffuser la connaissance de l’architecte d’entreprise vers ses collègues, libérant ainsi du temps pour des échanges directs avec l’ensemble des équipes.

En s’aidant de solutions d’intelligence artificielle comme d’un véritable assistant, l’architecte d’entreprise remplira d’autant mieux son rôle d’accélérateur de business en privilégiant les interactions humaines avec les différentes équipes.

Sécuriser les modèles d’IA grâce à l’architecture d’entreprise

Bien sûr, l’architecte d’entreprise n’est pas le seul dans l’organisation à s’intéresser à l’intelligence artificielle et ses apports en termes d’automatisation. Pour autant, on estime aujourd’hui à 80 % le taux d’échec des projets d’intelligence artificielle dans les organisations. Des échecs très souvent liés à l’utilisation de données manquant de contexte ou de richesse, ou plus globalement en raison de projets non alignés sur la stratégie de l’entreprise.

Et c’est en ce sens que l’architecture d’entreprise peut, à son tour, aider à améliorer le taux de réussite des projets d’IA. Car parmi les missions de l’architecte d’entreprise, figurent l’enrichissement, la contextualisation et l’amélioration du partage (circulation) des données dans toutes les strates de l’entreprise.

De fait, en travaillant main dans la main avec l’architecte d’entreprise, les porteurs de projets d’IA peuvent compter sur des données de meilleure qualité et ainsi développer des projets réellement créateurs de valeur, sur des bases de données saines et solides.

Architecture d’entreprise et IA : des données de qualité et une orientation business

Parler d’intelligence artificielle, c’est aussi parler de son entraînement. C’est l’un de ses fondamentaux. Or, Cet entraînement repose sur des données, et si ces données sont partielles, obsolètes, manquent de contexte ou de richesse, ou sont même incorrectes, il y a un risque significatif d’introduire des biais cognitifs dans l’algorithme de l’IA. Cela peut fausser ses réponses

Le travail de fond de l’architecte d’entreprise - par son implication dans les projets d’IA - va pouvoir atténuer ce risque. Outre une meilleure qualité et un contrôle renforcé des données à jour, l’architecte d’entreprise va fournir une certification des données utilisables. Ce qui assure aux créateurs et utilisateurs futurs du projet d’IA des réponses précises et pertinentes basées sur des données fiables.

Enfin, dans son rôle de gouvernance des actifs numériques de l’entreprise, l’architecte d’entreprise participera activement au développement et à la sécurisation des modèles d’IA (algorithmes). Car au même titre que n’importe quelle application du système d’information, ces algorithmes entraînés doivent désormais être considérés comme des valeurs actives (assets) de l’entreprise, qu’il s’agit de protéger, maintenir et faire évoluer, pour assurer le succès, dans le temps, des projets IA, et par ricochet la réussite de toute l’organisation.

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