Par Mohamed Ourdane, Chief Security Officer POST Luxembourg, Head of DEEP CyberForce À l’occasion du Safer Internet Day, la cybersécurité apparaît comme un enjeu structurant pour la confiance et la performance des systèmes numériques. Le Safer Internet Day, qui se déroule le 10 février 2026, invite à porter un regard lucide sur la place qu’occupe aujourd’hui la sécurité numérique. Longtemps abordée comme une fonction de protection minimale ou comme une réponse aux incidents, la cybersécurité se heurte désormais à la complexité croissante des environnements numériques et à la dispersion des systèmes d’information. La sécurité devient un pilier à part entière de la transformation digitale. Elle conditionne la fiabilité des services, la continuité des activités et la capacité des organisations à faire évoluer leurs infrastructures sans compromettre la confiance. Un espace numérique devenu critique Les usages numériques soutiennent aujourd’hui des fonctions essentielles. Systèmes d’informa...
Elle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.