Conçu autour d’un scénario de conflit en Europe opposant un État expansionniste à un voisin menacé dans sa souveraineté, ORION 26 est le plus vaste exercice militaire conduit par la France depuis la guerre froide. Il s’achève ce jeudi en présence du président de la République, Emmanuel Macron. Ce jeudi, Emmanuel Macron, se rend à Mailly-le-Camp pour observer la quatrième et ultime phase de l’exercice militaire ORION 26, point d’orgue de la séquence de préparation opérationnelle engagée par les armées françaises depuis l’automne 2025 et qui s’est déroulée dans 15 départements dont l’Aude et le Lot. Pensé dès 2021 puis profondément révisé après l’invasion de l’Ukraine, cet exercice constitue le plus ambitieux conduit par la France depuis la fin de la guerre froide. Il repose sur un scénario fictif, opposant Mercure à Arnland, mais conçu pour refléter les dynamiques actuelles de déstabilisation en Europe et le retour des conflits entre États. Organisé en quatre phases, ORION 26 a succes...
Elle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.