Par Sérgio Amadeu da Silveira , Universidade Federal do ABC (UFABC) La violence, les exagérations, la diffusion de fake news et les mensonges sont les bienvenus sur les plateformes numériques. Il s’agit de maximiser la visibilité des contenus et, ainsi, les profits des Big Tech. Soutenus par Donald Trump, les milliardaires qui détiennent les plateformes refusent tout contrôle au nom de la liberté d’expression. Jamais dans l’histoire un si petit groupe d’entreprises n’avait réussi à s’immiscer dans les relations des individus à une telle échelle – celle du monde. Les fameuses « Big Tech » sont devenues des médiateurs actifs des relations sociales grâce aux technologies numériques. Or il n’est pas inutile de rappeler que les médiateurs ne sont pas neutres. Les Big Tech influencent les opinions en modulant l’attention et en produisant des réactions chez leurs millions d’utilisateurs. Au sein des réseaux sociaux et de leurs variantes, leurs contrôl...
A l'occasion de sa 32e réunion internationale qui s'est ouverte hier à Paris, l'Icann - l'organisme international qui supervise le fonctionnement d'internet et les noms de domaines - a créé la suprise en annonçant vouloir libéraliser les extensions génériques dès le premier trimestre 2009. Une petite révolution qui ne va pas sans poser quelques problèmes.
Concrètement, chaque ordinateur connecté à internet reçoit une adresse IP de type 123.456.789.123. Difficile de retenir un tel numéro pour se conecter à l'ordinateur qui héberge son site web préféré. D'où la mise en place de noms de domaine (www.ladepeche.fr par exemple), beaucoup plus pratiques à mémoriser. Jusqu'à présent, les 162 millions de noms de domaines dans le monde avaient des suffixes génériques (. com, .net, .org...) ou nationaux (.fr pour la France). L'Icann, qui avait ouvert la voie il y a cinq ans en proposant de nouvelles extensions (.biz, .museum...), envisage pour 2009 de permettre le dépôt de noms de domaine dont les suffixes seraient .toulouse, .amour, .ville, ou carrément un nom de famille. Les possibilités seront alors infinies... et très lucratives pour l'organisation qui percevra un droit pour chaque extension déposée.
Mais la création de ces dernières n'ira pas sans problèmes et certains acteurs d'internet présents à Paris craignent une explosion du cybersquattage. Déjà l'an passé, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a constaté une hausse de 18% des plaintes pour des litiges sur les domaines... L'Icann promet toutefois un dispositif de contrôle en quatre point pour éviter ces problèmes.
internet multilingue
L'organisation internationale a ensuite fait une annonce moins polémique et très attendue : l'avènement du multilinguisme pour ces fameux noms de domaine. C'est-à-dire la possibilité d'avoir des adresses en caratères chinois, cyrilliques ou arabes. 15 langues ont été testées. «L'internationalisation de l'internet s'accélère et l'existence de
[ces] noms de domaine est essentielle pour permettre l'accès de chacun aux contenus dans sa langue», a souligné Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique. Mais les Français devront prendre leur mal en patience, les adresses accentuées (comme ladépêche.fr) ne sont pas à l'ordre du jour...
Concrètement, chaque ordinateur connecté à internet reçoit une adresse IP de type 123.456.789.123. Difficile de retenir un tel numéro pour se conecter à l'ordinateur qui héberge son site web préféré. D'où la mise en place de noms de domaine (www.ladepeche.fr par exemple), beaucoup plus pratiques à mémoriser. Jusqu'à présent, les 162 millions de noms de domaines dans le monde avaient des suffixes génériques (. com, .net, .org...) ou nationaux (.fr pour la France). L'Icann, qui avait ouvert la voie il y a cinq ans en proposant de nouvelles extensions (.biz, .museum...), envisage pour 2009 de permettre le dépôt de noms de domaine dont les suffixes seraient .toulouse, .amour, .ville, ou carrément un nom de famille. Les possibilités seront alors infinies... et très lucratives pour l'organisation qui percevra un droit pour chaque extension déposée.
Mais la création de ces dernières n'ira pas sans problèmes et certains acteurs d'internet présents à Paris craignent une explosion du cybersquattage. Déjà l'an passé, l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a constaté une hausse de 18% des plaintes pour des litiges sur les domaines... L'Icann promet toutefois un dispositif de contrôle en quatre point pour éviter ces problèmes.
internet multilingue
L'organisation internationale a ensuite fait une annonce moins polémique et très attendue : l'avènement du multilinguisme pour ces fameux noms de domaine. C'est-à-dire la possibilité d'avoir des adresses en caratères chinois, cyrilliques ou arabes. 15 langues ont été testées. «L'internationalisation de l'internet s'accélère et l'existence de
[ces] noms de domaine est essentielle pour permettre l'accès de chacun aux contenus dans sa langue», a souligné Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique. Mais les Français devront prendre leur mal en patience, les adresses accentuées (comme ladépêche.fr) ne sont pas à l'ordre du jour...