Guide numérique 2008 - À côté des ordinateurs, appareils photos ou consoles, peut-on faire un Noël numérique plus abordable? La réponse est oui avec la multitude de gadgets en vente sur internet. Et le choix est vaste entre toutes les clés USB fantaisie ou tous les gadgets que l'on peut connecter à son PC, du chauffe tasse au lanceur de minimissiles… Mais certains gadgets sont plus ingénieux que d'autres. C'est le cas du Nabaztag (www.nabaztag.com), que propose le français Violet, pionnier des objets connectés à internet. Ce petit lapin se connecte en Wifi au réseau de la maison. Paramétrable sur le site internet du constructeur, le lapin, qu'il faut baptiser, hérite d'un profil à partir duquel on programme une multitude d'actions. Le lapin peut vous servir de réveil, puis vous donner la météo du jour avec ses lumières LED ou en parlant. Il peut vous lire les dernières informations ou diffuser n'importe quel podcast. Il peut diffuser les messages et musiques que vos amis vous envoient par internet et il peut être jumelé avec un autre lapin. Si vous faites bouger les oreilles de l'un, celles de l'autre bougeront aussi. Depuis la 2e version, baptisée Nabaztag/Tag (130 €), le lapin réagit aux puces RFID. Par exemple, si vous agitez devant le lapin votre porte-clés muni d'un autocollant RFID, le Nabaztag/tag peut envoyer un e-mail à vos proches les informant que vous êtes rentré. Et pour ceux qui sont allergiques aux lapins, Violet va commercialiser Mirror, un élégant petit plateau vide-poches livré avec des étiquettes RFID. Du lapin électronique au lapin en peluche, il n'y a qu'un pas que franchit WebKinz (www.webkinz-france.com).

En achetant l'un des animaux proposés (chien, grenouille, etc.) on obtient un code secret qui permet d'accéder, sur internet, à la version électronique de la peluche. Cette dernière évolue alors sur une plateforme analogue au monde virtuel SecondLife. Créées par Ganz, les peluches Webkinz ont déjà conquis l'Amérique en étant élues meilleur jouet aux États-Unis et au Canada.

Plusieurs grands constructeurs d'électronique grand public ont déjà tenté l'expérience, comme Samsung, de réunir dans une maison tous leurs produits en les mettant en scène, mais SFR est le premier opérateur télécom à avoir fait de même. En effet, ce vendredi, le 2e opérateur de téléphonie mobile ferme les portes d'un espace provisoire de 300 m², situé 9 rue Tronchet à Paris au-dessus du Studio SFR ; un appartement dans lequel SFR a présenté sa vision des nouveaux usages.

En 15 jours, quelque 3000 personnes ont pu découvrir et prendre en main les services de demain ; et un site internet dédié (www.appartsfr.com) a été ouvert le 21 novembre.

Cinq espaces étaient agencés : home studio, salle à manger, salon, chambre et bureau. Outre des services qui sont déjà en place et accessibles aux abonnés SFR comme MaSfère (convergence de l'internet de la maison et du mobile), options Services à la personne, SFR a présenté plusieurs services innovants.
Un coach sur le téléphone portable

Citons notamment un e-book (livre électronique), un e-pense-bête (un écran tactile sur lequel la famille crée des notes électroniques), une robe communicante (on prend un appel en approchant sa main de son oreille, le vêtement comportant micro et haut parleur), un pico-projecteur (un vidéoprojecteur de la taille d'un téléphone mobile), le robot Rovio (piloté à distance avec le téléphone portable, sa webcam permet de surveiller son appartement), ou encore Spurty (un coach sportif sur le téléphone mobile fonctionnant avec un cardiofréquencemètre et une ceinture GPS.)

Autant d'innovations qui quitteront bientôt, espérons-le, le champ de l'expérimentation pour passer au stade de la commercialisation active.

Guide numérique 2008 - Le marché des écrans plats, en cette fin d'année, sera marqué par trois faits saillants : l'accélération de la concentration des constructeurs - Hitachi, Thomson ont par exemple disparu - ; la montée en puissance de la haute définition (HD) ; et l'émergence d'un nouveau type de télés qui, connectées à internet, constituent un véritable centre multimédia dans le salon. La concentration tout d'abord a permis de poursuivre la baisse des prix engagée depuis plusieurs années. Aux alentours de 400 €, on trouve facilement des téléviseurs 32'' (82 cm) de grande marque, HD-Ready et embarquant un tuner TNT (obligatoire depuis le 1er décembre 2007). Les modèles Full -HD, toujours en 32'', se trouvent dès 550€. Pour se différencier de la concurrence, les constructeurs jouent sur le nombre de prises Hdmi (la remplaçante de la vieille Péritel), l'épaisseur de l'écran et bien sûr le design. La montée en puissance de la haute définition devrait s'accélérer avec de nouvelles normes.

À partir du 1er décembre prochain, toutes les télés vendues en France devront avoir un tuner TNT HD. L'étiquette HD-Ready sera alors remplacée par HD-TV. L'étiquette Full-HD (qui n'avait rien d'officiel) sera remplacée par HD-TV 1080p. Seuls ces deux logos garantiront la présence du tuner TNT HD et la capacité d'afficher des contenus en HD (chaînes télé, DVD Blu-Ray, etc.). Enfin, les plus récentes télés de la catégorie haut de gamme (1000€ et plus) sont de vrais centres multimédia. Elles savent se connecter au réseau domestique pour, par exemple, diffuser les photos, films ou musiques stockés sur l'ordinateur de la maison ; ou encore afficher sur l'écran même des informations venant d'internet (guide des programmes, actualités, météo, bourse, etc.), comme le propose Samsung avec sa fonctionnalité InfoLine

Guide numérique 2008 - Pour la première fois depuis dix ans, les ventes de téléphones mobiles vont baisser, selon une étude de l'institut Gartner dévoilée ce mardi. Le recul pour 2008 devrait s'échelonner entre 1 et 4% ; une situation due notamment à la crise internationale. Pour sortir de l'ornière, les constructeurs de mobiles misent de plus en plus sur les smartphones, ces téléphones intelligents dont la figure emblématique reste l'iPhone d'Apple. Le mobile à écran tactile est d'ailleurs disponible chez Orange à partir de 99€ (avec un abonnent de 24 mois à partir de 45€/mois). Téléphone, accès à internet, GPS, appareil photo-vidéo, etc. Pour Noël 2008, la tendance est au tout-en-un. Samsung et son Player Addict, HTC et sa gamme Touch, Sony et son Xpéria, Nokia et sa série N, sans oublier les Blackberry dont les derniers modèles visent professionnels et grand public. Les prix vont de 99 à 300€ avec lasouscription d'un abonnement. Mieux vait faire des essai en boutique avant de craquer pour ces bijoux de technologie.

Guide numérique 2008 - Les jeux vidéo se sont résolument départis de leur image d'activité de loisir pour enfants et adolescents. Ils touchent désormais toutes les tranches d'âges de la population. Selon une étude commandée en 2008 par l'ISFE (Interactive Software Federation of Europe) menée dans 15 pays, 40 % des Européens jouent entre 6 et 14 heures par semaine aux jeux vidéo et la France arrive en 2e position. 37 % des Français de 15 ans et plus se déclarent joueurs (+10 points depuis 2004). Enfin en 2007, l'industrie du jeu a vu son chiffre d'affaire croître de +52 % ! Cette progression spectaculaire est à mettre au crédit, notamment des consoles de nouvelle génération qui sont désormais de véritables outils multimédias. Ainsi, selon l'institut GfK, la PlayStation portable (PSP, 198 €) de Sony a battu ses records de vente dans l'Hexagone. Depuis son lancement en septembre 2005, il s'en est vendu 2 millions d'exemplaires. Cette séduisante console à écran tactile a également développé tout un écosystème de jeux et d'accessoires : 8 millions de références. Manettes, volant, GPS, etc. Mais Sony continue le développement de la PlayStation classique, en version 3 (440 €). Ce modèle fixe, branché sur la télé et à internet, est un vrai centre multimédia avec son lecteur Blu-Ray et ses possibilités de vidéo à la demande et d'enregistrement TV.

Du côté de Nintendo, le succès se bâtit aussi avec un modèle portable, la Nintendo DS à double écran tactile (143 €) dont une nouvelle version va sortir, et la désormais célèbre Wii (257 €) avec ses commandes à détecteur de mouvement et ses très nombreux accessoires (dont une planche fitness) qui séduisent ados, familles et même les seniors. Quant à Microsoft, troisième larron du secteur, il continue à développer sa XBox 360 (175 €). Enfin, outre les trois grands constructeurs de consoles, les créateurs de jeux s'intéressent de plus en plus aux téléphones mobiles dont les capacités multimédias de cessent d'augmenter.

Guide numérique 2008 - La photo numérique arrive en cette fin d'année à un tournant. Les Français sont désormais massivement équipés en appareils photo numériques (APN). Tant et si bien que le marché des APN accuse une baisse de -4,6 % sur les neuf premiers mois de l'année selon l'institut GfK. En contrepartie, ce vaste marché de la photo numérique - 5 millions d'appareils par an - évolue avec une montée en gamme. Les Français ont envie d'aller plus loin dans leur façon de faire des photos. Un engouement qui profite aux appareils reflex à objectif interchangeables. GfK chiffre à +20 % en volume et +25 % en valeur la vente de tels appareils. Les constructeurs l'ont bien compris, qui tous ont sorti des modèles grand public de leurs reflex jusqu'à présent réservés aux photographes professionnels. Pour ce Noël 2008, les rayons vont donc accueillir des modèles plus compacts, plus légers, souvent fournis en pack avec un ou deux objectifs, permettant la visée sur l'écran LCD arrière comme un compact et, surtout, plus abordables. Ainsi Pentax mise gros sur son K-m. Pour 475 €, on obtient un reflex de 10,2 Megapixels, pesant 525 grammes avec un objectif 18-55 mm. Chez Canon, l'EOS450D, appareil similaire s'affiche à 570€ et chez Nikon, le D60 dans un pack similaire s'emporte à 470€. Sony, Fuji, Olympus disposent aussi de beaux modèles. Cette baisse des prix sur les reflex permet de faire de belles affaires du côté des compacts, notamment ceux qui permettent de filmer en HD comme le Samsung NV100HD (300€). Et pour ceux qui hésitent entre compact et reflex, pourquoi ne pas tenter les bridges ? À mi-chemin, entre 250 et 750€, ils offrent la compacité, les réglages tout automatique et des amplitudes de zoom stabilisés du grand-angle au téléobjectif.

Guide numérique 2008 - L'informatique se réinvente sans cesse. La preuve ? Le duel classique entre ordinateur portable et ordinateur fixe s'est vu bousculé par l'arrivé d'un troisième larron : le mini-PC. La mode a été lancée par le Taïwanais Asus avec son EEE. Ce qui ne devait être qu'un marché de niche réservé aux étudiants ou aux seniors s'est révélé un vrai succès dans lequel se sont engouffrés tous les constructeurs d'ordinateurs. Le mini-PC ou netbook est un mini-ordinateur de moins de 1 kg fonctionnant sous Windows XP ou Linux. Dépourvu de lecteur-graveur de DVD, il dispose néanmoins d'une webcam, d'un disque dur ou d'un disque flash, d'un écran de 7 à 10 pouces, de connexions sans fil Bluetooth et Wifi et, surtout d'un prix très doux : de 180 à 580 € (pour un modèle luxueux). Mieux, certains modèles sont sponsorisés par Orange ou SFR qui les livrent avec une clé USB 3G, afin d'être connecté à internet où que l'on soit. À côté de ces netbooks qui s'annoncent comme les stars de Noël, la baisse des prix des portables se poursuit. Les modèles à écran de 17 pouces ont le vent en poupe avec d'excellentes machines autour de 500€. Les ultraportables (dont les netbooks sont des versions très allégées) jadis si chers ont également vu leur prix baisser. Et les machines fixes ? La mode est à l'intégration de l'ordinateur dans le moniteur qui sert aussi de télé. Apple propose ainsi de magnifiques iMac avec des écrans de 24 pouces (1 600 €) permettant l'affichage de contenus en haute définition. Mais l'innovation vient de Hewlett-Packard. Ce dernier vient de commercialiser un tout-en-un à écran tactile. En attendant Windows 7, le Touchmart sous Vista se pilote entièrement au doigt. Une belle expérience à partir de 1 500€.

Invité à s'exprimer en clôture du DigiWorld Summit 2008, le sommet mondial sur l'internet du futur organisé à Montpellier par l'Idate, Paul Champsaur, président de l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) a détaillé jeudi les grands chantiers du secteur des technologies de l'information et des télécommunications : la fibre optique et l'internet mobile.

Sur la fibre optique dont il a beaucoup été question durant le sommet - avec l'exemple de la Corée du Sud, pays invité - Paul Champsaur estime que "la France est dans une situation confortable." "Chaque pays européen est un cas particulier. La boucle locale de France Télécom est d'excellente qualité, ce qui permet de faire de la FTTH (fiber to the home)", assure le président de l'Arcep.

Le gendarme des télécoms intervient sur une régulation horizontale et verticale. Sur la première, cela concerne la possibilité de permettre à chaque opérateur (Free, Orange, SFR...) de déployer sa fibre. "Il y a de la place pour plusieurs opérateurs" estime Paul Champsaur. Sur la partie verticale (les immeubles), c'est une régulation symétrique qui s'applique. C'est-à-dire qu'entre l'entrée de l'immeuble et votre appartement, il doit y avoir un seul tuyau mutualisé. "Cela est plus compliqué que prévu car il y a des choix technologiques dfférents", explique le président de l'Arcep, faisant allusion aux choix divergents de Free et d'Orange.

Reste que pour que la France se dote, comme la Corée, de l'accès généralisé à l'internet à ultra haut débit, il va falloir des investissements. En pleine crise financière, Paul Champsaur estime toutefois que ces investissements ne doivent pas être faits par l'Etat pour éviter tout risque d'un mauvais choix technologique.
Internet mobile européen

Sur l'internet mobile, Paul Champsaur se réjouit de voir arriver une harmonisation européenne. En effet, les fréquences télé hertziennes qui se libèrent avec l'arrivée de la télé numérique (ce qu'on appelle le dividende numérique) pourront être utilisées pour l'internet mobile. Et cette situation va toucher plusieurs pays européens.

L'Arcep va également lancer l'an prochain une consultation publique pour l'attribution des fréquences du dividende et celles d'expansion. Objectif : permettre l'émergence de la 4G, la téléphonie mobile de 4e génération qui offrira un vrai haut débit mobile.

Le Digiworld Summit 2008, sommet mondial sur le futur d'internet, qui se tient à Montpellier depuis mercredi 19 novembre à l'initiative de l'Idate, ne traite pas seulement des usages nouveaux mais aussi des infrastructures.

Ces dernières sont mises à l'épreuve particulièrement avec le boom de la vidéo sur internet. Le succès de Youtube ou de Dailymotion est là pour le démontrer. "Il va falloir répondre aux nouveaux besoins en bande passante" estime Vincent Bonneau, de l'Idate. La dernière enquête Use-IT de cet institut montre que la consommation vidéo va tendre vers 4 heures par jour.

Pour Akamai, qui gère un quart du trafic internet mondial, les perspectives sont vertigineuses. "Aujourd'hui, nous avons 400 millions de vidéos encodées à 300 kbp ce qui représente 1 Tbps. Dans dix ans, il y aura 2 milliards de vidéos encodées à 7,5 Mbps ce qui représentera 1000 Tbps", explique Julien Coulon, directeur général d'Akamai, qui pointe un réel problème d'engorgement : le "middle mile", c'est-à-dire la partie du réseau entre les serveurs et les consommateurs. D'un côté les capacités de serveurs pour contenir des vidéos en haute définition sont prêts (les capacités ont été multipliées par 20) et de l'autre, les internautes sont prêts aussi à visionner ces vidéos (les connexions sont 50 fois plus rapides).

Au centre, la croissance de 6% des capacités ne suivent pas. Akamai propose de se situer sous le goulet d'engorgement pour déployer des centaines de serveurs. Ainsi, les internautes disposent d'un serveur près de chez eux, ce qui leur garanti une bonne bande passante.

Une bonne solution pour désengorger les tuyaux, mais le problème reste entier, surtout que personne ne veut payer ce désengorgement. Dès lors, on pourrait assister à une monétisation des vidéos, notamment de nouvelles formes de publicités greffées avant, après ou pendant les vidéos qui font le bonheur de millions d'internautes.

L'invitée d'honneur du sommet mondial sur l'internet du futur, le DigiWorld Summit 2008, organisé à Montpellier par l'Idate depuis mercredi, est la Corée du Sud. Un invité particulièrement approprié car ce pays est, pour parodier un slogan publicitaire, l'autre pays d'internet.

Les infrastructures coréennes sont, en effet, sans communes mesures avec ce que nous connaissons en France. Alors que Francis Lorentz, président de l'Idate déplore que les lignes ADSL de l'Hexagone peinent à dépasser des débits de 10 Mbits/s, en Corée on dépasse allègrement les 100 Mbits/s. 15 millions de personnes sont abonnées au haut débit sur un total de 48 millions d'habitants. 13 millions de personnes disposent de la télé numérique sur leur mobile et 41 millions de Coréens disposent de l'internet sur leur mobile. Des chiffres vertigineux. D'autant plus que le très haut débit en mobilité est déjà une réalité avec la norme Wibro.

Avec un tel débit, les usages d'internet dont nous ne connaissons que les débuts se sont accelérés. Ainsi le site participatifs OhMyNews, dont Madepeche.com est la petite soeur, rassemble 60000 journalistes citoyens qui écrivent plus de 70% des textes de ce site d'actualité réputé fondé en 2000 sur internet... et qui se décline en édition papier !

A partir de OhMyNews et de bien d'autres sites participatifs (comme Afreeca), les Coréens inventent de nouvelles formes de démocratie comme l'a raconté ce mercredi à Montpellier Yong-Kyung Lee, député coréen. Par exemple, pour refuser l'entrée en Corée du boeuf hormoné américiain, les Coréen se sont mobilisés via internet. Des images des manifestations monstres ont été diffusées en direct sur internet grâce aux centaines de photophones dont raffolent les Coréens, le débat a irrigué de nombreux forums et vivifié la démocratie sur une question de santé.

Pour Do Kyun Song, de l'opérateur KCC, la Corée est en train de vivre réellement la convergence numérique qui est "moteur de la croissance économique". Les Coréens doivent alors maintenant non plus développer l'accès au net mais inventer des formes de régulation pour faire face aux problèmes de sécurité mais aussi à ceux de la fracture numérique.
Le Digiworld Summit 2008 s'est ouvert mercredi matin à Montpellier en présence de centaines d'experts du monde entier qui planchent sur l'internet du futur. Organisé par l'Idate (Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe) qui fête là sa 30e conférence internationale, ce sommet mondial a fait le point, mercredi matin, sur la situation du secteur des technologies de l'information et de la communication.

Pour Francis Lorentz, président de l'Idate, la crise financière actuelle peut être une menace et une opportunité pour le secteur. "Après l'éclatement de la bulle internet en 2001, le secteur est mieux préparé", estime M. Lorentz, qui voit de nombreuses raisons d'espérer.

Le marché du premier équipement n'est pas satisfait partout, notamment dans les pays en voie de développement, internet apparaît de plus en plus comme indispensable, la génération Y (celle dont les membres ont toujours connu internet) passe du statut de consommateur à celui de producteur, etc. "Les TIC sont un gisement de création de valeur. L'internet est au coeur du monde qui se construit", analyse M. Lorentz, qui estime qu'il faut "transformer la croissance informationnelle en croissance économique"

Les conférences suivantes qui se tiennent jusqu'à jeudi vont détailler les nouveaux concepts qui vont se développer dans les années à venir : l'internet mobile, le cloud computing, l'accès à très haut débit par fibre optique.

Si pour certains observateurs, l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis ouvre une nouvelle ère dans les relations internationales, elle marque également, dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), une nouvelle étape. Jamais auparavant un candidat n'avait autant utilisé internet dans sa campagne électorale, jamais auparavant les citoyens ne s'étaient autant informé, n'avaient autant interagi avec le candidat. A bien des égards, cette campagne exceptionnelle démontre qu'internet est pleinement entré dans nos vies et que le réseau militaire né au début des années 60 est devenu LE réseau qui sous-tend de plus en plus nos activités.
Mais demain ? Comment va évoluer internet ? Après le web 2.0 qui a remis au centre du jeu l'utilisateur, quelles seront les applications qui vont émerger ? L'internet des objets ? La connexion permanente par fibre optique à très haut débit ? De nouvelles pratiques politiques, économiques, technologiques ? Qu’est-ce qui va avoir le plus d’impact dans les transformations de l’écosystème d'internet ? Et la gouvernance de l'internet va-t-elle réellement émerger ?

C'est pour répondre à ces questions sur l'internet du futur qu'est organisé à partir de ce mardi soir et jusqu'à jeudi à Montpellier le DigiWorld Summit, un sommet mondial sur le monde numérique dont le maître d'oeuvre est l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe). Cette entreprise française, créée en 1977 et qui fête donc là sa 30 conférence internationale, est spécialisée dans l'analyse stratégique concernant l'industrie des média, de l'informatique et des télécommunications.

L'exemple de la Corée du Sud

Durant trois jours, des experts du monde entier vont débattre sur le futur d'internet. "Le DigiWorld Summit, conçu comme une véritable plate-forme internationale de débats et de discussions,
sera l'occasion de revenir sur les principaux évènements qui ont marqué l'année 2008 ou qui constituent des enjeux-clés pour les années à venir", expose l'Idate, qui a pour invité d'honneur la Corée du Sud. "C'est l'un des pays les plus avancés dans les domaines de l’Internet fixe et mobile, avec un marché très innovant, des acteurs industriels de taille mondiale et une politique publique active et ambitieuse", assure les organisateurs. Il est vrai que les Sud-coréens ont une longueur d'avance, eux qui surfent en ultra haut débit et dont les mobiles, connectés à internet de longue date, fourmillent d'applications (télé, paiement, etc.). Et de grands acteurs de l'électronique grand public (Salsung, LG), apparaissent comme moteur dans l'innovation.

Le sommet mondial va proposer de nombreux rendez-vous génériques et thématiques (jeux vidos, fibre optique, mobiles, médias) mais aussi économique puisque la région Languedoc-Roussillon organise en parallèle le 1er Forum International d'Affaires DigiWorld Summit.

Enfin, Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, sera présent à l'inauguration du sommet. Gageons que le ministre et ses équipes trouveront dans les nombreuses interventions des participants matière à compléter le plan France numérique 2012 dont les 154 mesures ont laissé sur leur faim les acteurs du secteur des TIC.
Avant de partir en vacances ou pour un week-end, 44 % des Français (soit 13,4 millions de personnes) ont eu le réflexe internet en 2007. Pour acheter leur séjour, à bon prix bien sûr, sur les sites des voyagistes. Mais aussi pour se renseigner sur leur destination. Dans ce cas, ils se connectent sur les sites web institutionnels que sont ceux des offices de tourisme, des municipalités, des départements ou des régions. Ce cyber-tourisme qui vient en prélude au tourisme réel est devenu un enjeu capital pour les collectivités territoriales.
Mieux répondre à la demande des futurs touristes internautes : tel est tout le sens des 4es rencontres nationales du e-tourisme institutionnel qui s’ouvrent ce lundi à Labège, près de Toulouse. Organisées par l’Agence régionale pour le développement de la société de l’information (Ardesi), une structure de la Région Midi-Pyrénées, ces rencontres vont réunir quelque 500 participants.
Carrefour très attendu par les professionnels, ces rencontres vont se décliner sur deux jours en plusieurs rendez-vous et ateliers dont la remise de trophées. Il sera notamment question de la façon dont on peut tirer parti du web 2.0 : présence sur les réseaux sociaux comme Facebook, utilisation des applications de cartographie comme GoogleMaps, mise en œuvre de bornes internet innovantes comme celles, tactiles, de la société toulousaine Intuiface.
Le comité régional du tourisme du Nord-Pas de Calais expliquera comment il a intégré le succès de « Bienvenue chez les Ch’tis » et deux invités d’honneur étrangers feront part de leur expérience et de leur stratégie : le Québec et la Belgique.
Si l’international et l’innovation sont au cœur de ces rencontres, les initiatives de la Région Midi-Pyrénées seront aussi mises en avant. Martin Malvy a d’ores et déjà lancé une action particulière en direction des Offices de tourisme pour renforcer leur présence sur internet. Mais c’est la numérisation progressive de l’ensemble du patrimoine régional qui retient l’attention. D’ici dix ans, les images et l’histoire de la région seront accessibles à tous sur le web et constitueront un formidable outil de promotion.


Pour suivre les rencontres en direct
L'Ardesi a mis en place tout un dispositif :

Quel est le comportement des jeunes européens âgés de 18 à 25 ans face aux technologies de l'information et de la communication (TIC) ? C'est sur cette question qu'ont planché Sophie Pernet-Lubrano et ses équipes de l'Idate (Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe) dans le cadre du programme Use-IT. "Depuis plus de cinq ans déjà, l’Idate a mis en place et développé une analyse originale des nouveaux usages des applications convergentes", commente Sophie Pernet-Lubrano. "Nous avons souhaité cette année mieux connaitre les modèles de consommation des jeunes européens afin de comprendre comment leurs nouveaux comportements se diffuseront à l’ensemble du marché."

Un mobile plus un portable

Parmi les nombreux enseignements de cette étude émerge une certitude : le téléphone mobile est au coeur des nouveaux usages. Pour l'Idate, la configuration standard de ces jeunes Europées est : un mobile plus un portable. Deux tiers des répondants possèdent, en effet, un ordinateur portable. Autre tendance : le succès rapide des nouveaux terminaux que sont les mobiles tactiles (de type iPhone) et les net-books (les mini-PC).

La voix reste en tête des usages

En dépit de ces nouveaux terminaux multimédias, "la voix reste le mode de communication dominant", constate l'Idate. Mieux, le taux de croissance de la voix est d'environ 4% en France et touche tous les types d'usagers, adolescents, fans des messageries instantanées comme des réseaux sociaux.
Mais cette croissance de la voix s'accompagne de deux mutations : on se parle davantage avec un mobile qu'avec une ligne fixe ; et si on utilise une ligne fixe, il y a de plus en plus de chance pour que cela soit de la voix sur internet (VoIP). On voit là l'influence des forfaits de téléphonie illimitée proposés par les box internet (Freebox, Livebox, etc.).

L'email et les SMS

Un autre basculement repéré par l'Idate se produit au moment de l'entrée dans la vie active. Ce passage "stimule les communications asynchrones." Ainsi l'email et les SMS prennent le pas sur la messagerie instantanée et les réseaux sociaux, ces derniers demandant effectivement d'avoir plus de temps disponible.

Les réseaux sociaux ont cependant profondément modifié la communication en y apportant de nouvelles formes.

Ainsi, les outils de messagerie instantanée (Microsoft Live Messenger, Yahoo messenger, AIM) sont en perte de vitesse au profit des réseaux sociaux qui, tous, se sont dotés de modules de tchat performants. Dernier en date Google qui propose de la vidéoconférence à l'intérieur même de sa messagerie Gmail...

De nouvelles formes de communication

Autre forme nouvelle de communication : le "mur à mur." Initié par Facebook, il s'agit d'offrir sur son profil un espace sur lequel ses contacts viennent "taguer" des messages, des photos, des vidéos. Microsoft l'a bien compris et Steve Ballmer a d'ores et déjà annoncé que les prochaines évolutions des outils Live comprendraient une page de profil aux caractéristiques similaires à celle de Facebook.

Enfin, pour les nouvelles formes de communication, le micro-blogging a fait une réelle percée avec Twitter. Ce nouvel outil qui permet d'envoyer des sortes de SMS sur le web se développe à vitesse grand V. Très utilisé lors de la dernière présidentielle américaine, il a suscité un écosystème et des applications permettent d'ores et déjà de mixer ce qui vient de twitter,de son blog, de sa messagerie instantanée, etc.

Ce besoin d'être en permanence connecté à sa communauté a été parfaitement mis en évidence par l'étude de l'Idate qui prévoit logiquement un développement de l'usage des mobiles et notamment des emails mobiles

Le moins que l'on puisse dire est que pour la livraison de son A380, Airbus ne fait pas les choses à moitié. Ainsi, l'avionneur a créé un site web special entièrement dédié à la livraison de son appareil vedette : www.a380delivery.com. Après Singapore airlines, ce site a mis à l'honneur la compagnie australienne Quantas qui a reçu fin septembre dernier son premier appareil.

De nombreuses photos et pas moins de 16 vidéos constituant un vrai feuilleton ont été mises en ligne sur le site web d'Airbus. Mais le plus spectaculaire reste pour l'internaute la possibilité de découvrir un A380 comme il ne l'a jamais vu. En effet, le site propose des photos panoramiques sphériques époustouflantes réalisées par un photographe toulousain, Benjamin Ziegler. On peut ainsi découvrir l'extérieur de l'A380 de Quantas, la cabine de première classe, celle de la classe affaire, celles des deux classes économiques et le cockpit. On navigue dans ces photos prises à 360° en utilisant la souris de son ordinateur.

Infographiste 3D et photographe freelance, Benjamin Ziegler s'est fait, entre autres, une spécialité de ces photos panoramiques sphériques. Ce n'est pas la première fois qu'il saisit l'intérieur d'un Airbus puisqu'il a déjà traité la cabine d'un A320 et celle d'un A340. La méthode s'applique aussi parfaitement aux paysages (Corse, Ariège, etc.).

"Pour réaliser ces photos panoramiques sphériques, il n'y a pas d'appareil photo miracle, même s'il en existe qui coûtent très cher", s'amuse Benjamin Ziegler. Le Toulousain utilise donc un reflex classique. "Je prends une dizaine de photos sous divers angles puis je les assemble par informatique", explique le photographe. "Finalement, ce n'est pas la prise de vue qui demande le plus de temps mais le traitement", explique Benjamin Ziegler, qui s'intéresse à ce type de photos depuis 7 à 8 ans. Pour le travail sur l'A380 de Quantas, i laura fallu 4 à 5 jours de travail.



> Le site de Benjamin Ziegler : www.bziegler.com

> Le site d'Airbus pour la livraison de l'A380 : www.a380delivery.com

> L'A380 de Quantas sous toutes ses coutures : www.a380delivery.com/qantas/panos/tour/tour/index.html

Dans les années 80, l'engouement pour la domotique - la gestion informatisée de la maison - laissait espérer une entrée majeure des ordinateurs dans les familles. Las ! La complexité des systèmes et leur coût ont mis à mal ces projets. Depuis ont émergé de nouvelles normes (X10, etc.), des matériels plus abordables et plus facilement connectables aux réseaux informatiques domestiques bâtis sur les box (Freebox, Livebox, Neufbox, etc.). Mais on attendait encore l'outil simple autour duquel toute la famille se réunirait. La société française MyDay apporte une première réponse originale avec un cadre numérique intelligent.

Alors que ces petits écrans qui permettent d'afficher les photos numériques ont le vent en poupe, MyDay innove en proposant un cadre numérique survitaminé. L'écran de 10,2 pouces est ainsi tactile. Doté d'une mémoire interne de 1Go, il se connecte par Wifi au réseau de la maison et s'il affiche bien sûr le contenu multimédia habituiel (photo, vidéo, musique), il va beaucoup plus loin en proposant des applications inédites. Le cadre MyDay dispose ainsi d'un agenda familial partagé, d'une liste des courses transmissible par SMS et permet de se connecter avec d'autres cadres MyDay.

"MyDay se verra agrémenté de constantes évolutions comme la météo, l'horoscope ou l’affichage de l'info trafic par flux RSS et intégrera bientôt un véritable navigateur internet", explique la société qui lancera son appareil le 27 novembre 2008 à la Fnac Digitale Odéon à Paris.

Pour l'heure, le prix du cadre n'a pas encore été communiqué mais avec un tel appareil, MyDay offre sans nul doute une alternative ludique, pratique et abordable à l'installmation d'un PC qui aurait les mêmes fonctions.

Payer sa baguette de pain, son ticket de parcmètre, sa boisson à la machine à café, son ticket de métro avec son téléphone mobile est déjà une réalité dans plusieurs pays, notamment asiatique. Cette technologie de paiement sans contacts dite NFC (comme les cartes de métro) doit bientôt arriver en France au début de l'année prochaine. Les terminaux mobiles et les lecteurs de puce sont fin prêts; les banques et les opérateurs télécoms aussi et les Français qui ont participé, ces derniers mois, aux diverses expérimentations plébiscitent le procédé.

Le 26 mai dernier le Forum des services mobiles sans contact a été lancé par le gouvernement et en ce début novembre une nouvelle étape vient d'être franchie au point de vue technique. En effet, SFR, la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), Trusted Logic et Trusted Labs viennent de démontrer la faisabilité industrielle de l'hébergement d'applications de type bancaire dans la carte SIM. Autrement dit, la carte SIM devient aussi sûre que la carte bancaire que nous connaissons ; ce qui ouvre aux portables la voie de paiements sécurisés.

"Cette avancée technologique confirme la pertinence de la carte SIM en tant que support sécurisé pour l’hébergement en toute confiance de tout type d'applications et permet notamment d'envisager sereinement la poursuite des pilotes NFC sur le paiement mobile", expliquent les acteurs qui ont réalisé une démontration dans le cadre du salon Cartes 2008.
Vers la carte universelle ?

Jean-Louis Mounier, Directeur Général Innovation et Service Factory de SFR, confie être satisfait du travail réalisé en à peine 4 mois en collaboration avec Trusted Logic et Trusted Labs. « Ceci démontre la viabilité industrielle de la carte SIM comme support de tout type de services dématérialisés dont les services bancaires."

"La carte et l'application sont évaluées conformément au profil de protection par composition proposé dans le cadre du groupe de travail « Payez Mobile » en réponse aux exigences de sécurité émises par les banques et les autorités de certification compétentes. Le principe de composition, adopté par le profil de protection, permet de préserver la validité des certificats obtenus lors du chargement de nouvelles applications certifiées. Il permet également d’héberger des applications non certifiées, comme les applications liées à la billettique transport ou à des programmes de fidélité. Celles-ci sont validées par un laboratoire tiers indépendant et téléchargées sur une plate-forme Java Card™ certifiée, sans remettre en cause les certifications obtenues." détaillent les quatre acteurs de cette évolution qui préfigure une carte universelle, à la fois de paiement, de téléphonie, de fidélité.

La télé n'en finit pas de se conjuguer au numérique. Après le lancement, en 2005, de la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites plébiscitées par les Français ; après le lancement, le 30 octobre dernier de la TNT haute définition (HD) avec les premiers programmes dans ce format sur TF1, France2, Canal +, Arte et M6, voilà que la télévision franchit une nouvelle étape ce samedi.

A 10 heures, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, et Éric Besson, secrétaire d'État au développement de l'économie numérique déclencheront à Coulommiers (Seine-et-Marne) le compte à rebours pour le passage à la télévision 100 % numérique.
Aide financière

Concrètement, depuis les débuts de la télévision, les chaînes hertziennes diffusent leurs programmes par un signal analogique. Les ondes arrivent directement sur les antennes râteaux. Avec la TNT, le signal est numérisé, il est toujours capté par les antennes râteaux mais est ensuite décodé par un décodeur TNT (chaque téléviseur vendu depuis le 5 mars 2008 en est obligatoirement équipé). Les chaînes qui diffusent selon les deux méthodes vont progressivement abandonner la diffusion analogique. Décidée en 2007 par la loi Télévision du futur, cette petite révolution va s'étaler dans le temps et dans l'espace. L'extinction de la diffusion analogique se fera ainsi progressivement jusqu'au 30 novembre 2011 et elle se fera par région (celles de France 3).

Pour organiser ce passage de l'analogique au numérique un Groupement d'Intérêt Public dont les membres sont l'État et les chaînes historiques, a été créé. France télé numérique (FTM) a pour mission, d'informer le téléspectateur, de lui expliquer les procédures, de l'assister techniquement, de l'aider financièrement (un fonds de 83M€ a été prévu pour les ménages modestes).


L'État va aider les Français à passer au tout numérique

L'État a prévu 218 M€ et les chaînes historiques devraient apporter 120M€ de plus pour un « dispositif national d'accompagnement du public vers le tout numérique. » À partir du 31 mai 2009, une campagne nationale d'information débutera dans les médias et dans les rayons TV de la grande distribution. Un site internet (www.matelenumerique.fr) répond d'ores et déjà aux questions des Français, qui auront également à leur disposition un numéro de téléphone. Enfin des ambassadeurs du numérique (antennistes, etc.) accompagneront les personnes âgées ou handicapées. L'État a prévu 100M€ pour cela.

Si vous captez déjà la TNT, l'abandon de l'analogique ne changera rien pour vous. Si le 30 novembre 2011, votre zone n'est toujours pas couverte par la TNT, vous pourrez quand même en bénéficier, soit avec votre fournisseur d'accès à internet par ADSL, soit avec la solution TNTSat, qui se compose d'une parabole pointée sur le satellite Astra à 19.2°Est et d'un décodeur dédié).

Chaque année, le magazine hebdomadaire américain Time distingue cinquante inventions qui apportent des avancées significatives dans les domaines de la sciences et des technologies. Cette année, le top 50 met en avant de grandes inventions comme le grand collisionneur de hadrons (LHC) du Cern de Genève ou l’ «arche de Noé» qui va conserver les espèces végétales au pôle nord.

L’internet des étoiles, la prothèse de main bionique ou l’ordinateur le plus rapide du monde font bien sûr partie du palmarès. Mais la première place échoit à l’entreprise 23andMe cofondée par Anne Wojcicki, la femme du cofondateur de Google Sergey Brin, pour son test ADN personnel.

Celui-ci offre une série de tests génétiques qui permettent notamment de savoir si l’on risque de développer certaines maladies héréditaires au cours de sa vie, comme certains cancers, l’arthrite, la maladie de Parkinson, etc. En plus des données médicales, 23andMe offre des informations sur ses ancêtres, sur certains traits génétiques etc. Le test coûte 399$ (308€).

Les réseaux sociaux prennent de plus en plus d'importance dans la vie de tous les jours et dépassent largement leur objectif d'origine qui était de garder le lien entre amis. Aujourd'hui, ils constituent de véritables outils pour les profesionnels qui y constituent leur réseaux relationnels ou y recrutent leurs employés. Et lors de la toute récente campagne électorale américaine, Barack Obama a beaucoup misé dessus, créant son propre réseau social.

Après la SNCF qui a déjà lancé iDTGVandCo et Train D’union, AirFrance KLM lance vendredi 7 novembre un Facebook des airs, le premier réseau social de voyageurs aériens. Baptisé Bluenity (contraction de Fly Blue, le programme de fidélité de la compagnie et de community pour "communauté), ce réseau, disponible en français, anglais et néerlandais vise à permettre aux passagers d'un vol de savoir avec qui ils vont voyager.

Une fois le billet émis par la compagnie, "le passager peut, s'il le souhaite, rendre visible sa présence sur un vol et connaître pareillement le profil des voyageurs sur le même avion", explique la compagnie. Préalablement, il se sera inscrit, gratuitement, sur le site Bluenity. IL complète son profil en indiquant son aéroport préféré, sa compagnie préférée, les pays où il est déjà allé, son métier, etc.


Ce site est organisée en cinq rubriques : voyages, profils, messagerie, communautés et bons plans. Le site permet de "s’informer en profitant des informations, des connaissances et conseils des autres voyageurs, des clients, mais aussi des collaborateurs d’Air France et de KLM (à titre privé) ; de rencontrer et communiquer avec d’autres voyageurs sur l’ensemble de son parcours de voyage ; et de rester en contact avec les membres de ses communautés personnelles", détaille la compagnie.







L'élection présidentielle aux Etats-Unis. Vivez ce grand moment historique en suivant les résultats sur ces cartes interactives.

Vous pouvez également vous rendre sur la page spéciale de la rédaction de La Dépêche en cliquant ici. Vous suivrez alors la soirée électorale mardi 4 novembre en partenariat avec Public Sénat et l'Institut d'études politiques de Toulouse.

La campagne en vidéos