Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...

Une nouvelle poule aux œufs d'or des opérateurs télécoms va-t-elle être sacrifiée pour alléger le budget des Français ? C'est en tout cas la volonté affichée par le gouvernement qui souhaite voir intégrer dans les forfaits mobile et internet le coût élevé des numéros surtaxés.
Le ministre du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, ont écrit en ce sens le 11 mars à la Fédération française des télécoms (FFT), qui regroupe tous les opérateurs.
Prix multiplié par 28 !
«Alors que les services publics et les entreprises font des efforts financiers importants pour diminuer le coût des appels en faveur des usagers et consommateurs, ils sont actuellement détournés par certains opérateurs de communications électroniques fixes et mobiles», écrivent les deux ministres, qui soulignent que «la tarification de ces appels suscite l'incompréhension et le mécontentement de la majorité des Français.»
A l'appui de leur demande, les ministres citent l'exemple du Pôle Emploi qui a indigné de nombreux chômeurs. Téléphoner à son numéro d'appel unique, le 39 49, coûte en principe 11 centimes d'euro TTC par appel... mais 28 à 29 fois plus cher depuis certains mobiles. La faute au système de tarification du mobile puisque ces numéros spéciaux sont facturés au prix fort, hors forfait. Avec une carte prépayée l'appel peut coûter jusqu'à 3,11 euros TTC. Pire, une surtaxe baptisée «airtime» et correspondant au coût d'acheminement de l'appel par l'opérateur, peut également être appliquée.
Côté téléphone fixe, ce n'est guère mieux puisque les Français qui passent leurs appels via leur box internet voient les numéros surtaxés facturés, là aussi, au prix fort, hors forfait.
Les deux ministre ont fixé un «délais restreint» pour que les numéros spéciaux soient inclus dans les forfaits et qu'un message vocal diffusé en début d'appel indique clairement les tarifs applicables.
La FFT a indiqué qu'elle allait «monter un groupe de travail sur le sujet» mais d'ores et déjà Orange a déclaré hier qu'une telle mesure aurait «des impacts financiers sur l'économie globale des services à valeur ajoutée.»
La fin des numéros surtaxés a toutefois de bonnes chances d'être mise en place rapidement. Déjà, en janvier 2008, Luc Chatel avait imposé le numéro d'appel local pour joindre les hotlines (services d'assistances) et la gratuité des souvent très longs temps d'attente.