Fuites de données en cascade, attaques de plus en plus discrètes et industrialisation du cybercrime : la France apparaît comme l’un des pays les plus exposés au monde. Derrière la multiplication des incidents touchant l’État comme les entreprises, se dessine une menace durable, à la fois criminelle et géopolitique, à laquelle les pouvoirs publics tentent d’apporter une réponse. L’incident de sécurité chez France Titres, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), survenu le 15 mars dernier, avec lequel 11,7 millions de comptes se sont trouvés exposés, est-il l’incident de trop ? En tout cas, il intervient après de nombreuses intrusions et fuites de données concernant des services publics dont on aurait pu penser qu’ils étaient beaucoup mieux protégés que les bases de données d’entreprises privées. Ce nouvel épisode montre en tout cas combien la France est une cible de choix pour les cyberpirates de tout poil. Car l’ANTS s’inscrit dans une série d’incidents réce...
L’institut Viavoice et le média Usbek&Rica qui explore le futur, réalisent chacun dans leur métier des analyses prospectives permettant de mieux appréhender l’avenir et ses enjeux. Ainsi, Viavoice et Usbek&rica ont décidé de réunir leurs expertises dans le cadre d’un partenariat d’étude pour analyser ensemble les perceptions des Français sur leur rapport au numérique.
Une grande enquête a été réalisée conjointement abordant le sujet sous 4 angles différents. Chacun de ces angles sera révélé sur le site d’Usbek&Rica chaque lundi à venir.
Le premier volet de cette étude sur les français et le numérique est à découvrir aujourd’hui en ligne, il a pour thème : Réseaux sociaux, le grand désenchantement ?
Plusieurs enseignements, parfois surprenant, en ressortent :
• Seulement 64% des Français estiment que les réseaux sociaux permettent de développer la liberté d’expression. « Un score médiocre, une véritable déception », juge Arnaud Zegierman, directeur associé de Viavoice. « Nous pourrions en théorie être à 100 % ou presque, puisque ces réseaux sont accessibles à tous et permettent à tout le monde de s’exprimer librement dans un pays comme la France ».
• 48% estiment qu’ils améliorent le niveau d’information des individus. Pour Amandine Messina, directrice d’études au sein de Viavoice : « Il s’agit aussi d’une forme de maturité. Les gens sont revenus du mythe initial et n’attendent plus des réseaux davantage qu’ils ne peuvent leur donner. »
• 63% déclarent qu’ils dégradent la qualité des échanges.
• Et seuls 23% estiment qu’ils contribuent à renforcer la démocratie. « Le sondage a été réalisé avant l’élection de Trump, précise Arnaud Zegierman. Mais le mythe des réseaux sociaux avait déjà été cassé par l’utilisation massive d'informations politiques totalement grotesques, non vérifiées, partagées entre amis et connaissances, ce qui amplifie le sentiment de fiabilité de l'information. Cela devient une véritable question pour la gestion des élections démocratiques. Parallèlement au développement du fact-checking des journalistes, qui sont de plus en plus perçus comme des représentants de l’establishment, se développe la diffusion sur les réseaux sociaux de rumeurs diffusées à des fins politiques. Et leur partage délivre l’illusion de leur bien-fondé ! »
L’ensemble des résultats est disponible sur demande et sur usbeketrica.com :



