La réforme du droit d’auteur, qui crée notamment un « droit voisin » pour les éditeurs de presse, arrive dans sa dernière ligne droite.

Après l’adoption du texte devant la commission des Affaires juridiques du Parlement européen, le 20 juin, malgré la vive opposition des géants du net, les fameux GAFA (Google Amazon, Facebook, Apple), c’est au Parlement européen de se prononcer la semaine prochaine en séance plénière.

La bataille se poursuit entre éditeurs et GAFA


La bataille se poursuit entre les GAFA, qui ne veulent pas être contraints de rémunérer les éditeurs de presse et les créateurs pour leurs productions en ligne, et les éditeurs, qui voient leurs contenus largement utilisés par les géants du net sans contreparties suffisantes.

Les organisations européennes EMMA (Association Européenne des Magazines), ENPA, (Association européenne des Editeurs de Journaux), EPC (Conseil des Editeurs européens) et NME (News Media Europe) ont rappelé la pertinence du droit voisin qui leur donnera un statut juridique dont jouissent déjà la musique ou le cinéma.

"Le droit voisin des éditeurs de presse confère aux éditeurs le statut juridique dont jouissent déjà la musique, le cinéma et les radiodiffuseurs, permettant à la presse de faire valoir son droit d'auteur en ligne ; encourage les entreprises qui souhaitent réutiliser et monétiser les contenus des éditeurs à négocier des licences ; exclut les particuliers de la portée du droit – leur droit de partager des liens restera intact ; garantit aux journalistes une part équitable de tout revenu de licence supplémentaire accordé par le droit voisin ; exclut spécifiquement les hyperliens du champ d’application du droit ; est essentiel pour les petits journaux et magazines, y compris leurs nombreuses startups à travers toute l'Europe, qui éprouvent encore plus de difficultés que les grands groupes d’édition quand ils veulent faire valoir leurs droits auprès des entreprises américaines", expliquent les organismes professionnels qui dénoncent par ailleurs le lobbying des GAFA et des plateformes.


Les eurodéputés bombardés par 35000 courriels !



"Les eurodéputés ont été littéralement bombardés de plus de 35 000 courriels et messages téléphoniques automatisés par des entreprises désireuses d'empêcher que les droits d'auteur soient adaptés à l'ère numérique", dénoncent les organismes.

De leur côté, les organisations françaises dont l’Union de la presse en région (UPREG) présidée par Jean-Michel Baylet, PDG du Groupe La Dépêche, ont interpellé les eurodéputés français pour qu’ils votent en faveur d’un texte rééquilibrant le partage de valeur entre éditeurs et plateformes. Le SPQN (Syndicat de la presse quotidienne nationale), l'UPREG, la PHR (Presse hebdomadaire régionale), le SEPM (syndicat des éditeurs de la presse magazine) et la FNPS (fédération nationale de la presse d'information spécialisée) ont aussi mis en avant l'importance du droit voisin à l'heure des fakenews.

"Face à la prolifération des fausses informations, autant attentatoires aux droits des personnes qu'aux fondements de nos sociétés, nos médias constituent un repère fiable en permettant à chacun d'accéder à une information de métier", écrivent les organisations professionnelle françaises. Et de rappeler que "le droit voisin ne porte pas atteinte à la liberté des citoyens sur internet. Il ne changera pas la manière dont les lecteurs partagent librement des liens ou diffusent des articles sur les réseaux sociaux."
echo amazon
La famille d'enceinte Echo d'Amazon


Par Johan Benoualid, VP Sales Akeneo

30% des recherches internet se feront par assistants vocaux à l’horizon 2020, selon les projections de Gartner. Que ce soit sur tablettes, smartphones ou ordinateurs, le consommateur a aujourd’hui pleinement adopté les assistants vocaux. Il suffit de regarder les chiffres pour le croire : une étude réalisée par Mindshare en mars 2018 indique que 35% des sondés n’utilisent déjà plus le clavier pour appeler un proche et demandent simplement à Bixby ou Siri de le faire pour eux.

Les modes de recherche des consommateurs migrent progressivement de la saisie sur clavier aux commandes vocales, au point où effectuer des achats à l’aide des assistants va devenir la norme. C’est une nouvelle ère pour les entreprises. Elles doivent adapter leurs données produits aux recherches effectuées par l’intermédiaire de ces assistants vocaux. A l’instar des distributeurs qui ont appris à créer des métadonnées afin d’optimiser leur référencement, il leur faut maintenant organiser leurs données efficacement pour faciliter les recherches vocales. Comment préparer son entreprise ? Comment adapter ses informations produits ? Pour ce faire, les acteurs de la distribution doivent prêter une attention particulière à un certain nombre de critères :

Comprendre le contexte

Gardons à l’esprit que les consommateurs utilisant des assistants vocaux effectuent leurs commandes en multitâche. Contrairement à la saisie manuelle, qui nécessite d’avoir les mains sur le clavier et les yeux rivés sur l’écran, la recherche vocale permet de faire autre chose, comme de cuisiner.

Imaginons un instant un individu préparant un dîner, qui demanderait à un assistant vocal : « Quel est le meilleur vin rouge pour accompagner un faux-filet ? ». Il suffirait à un distributeur astucieux d’inclure dans les descriptions de ses vins des renseignements sur les types d’aliments se mariant idéalement avec leurs produits pour se distinguer des autres.

Les possibilités sont sans limite : le consommateur pourrait tout aussi bien être en train de conduire, de faire du sport ou une lessive. Autre exemple : en triant des vêtements, ce même individu pourrait demander à son assistant vocal : « Quels sont les meilleurs produits pour enlever des tâches de gras d’un jean ? ». Les fournisseurs de détergents auront donc tout intérêt à rendre cette information disponible dans les détails de leurs produits. La démocratisation des assistants vocaux impose un degré d’imagination supérieur des distributeurs. Ils doivent alors anticiper les requêtes susceptibles d’être formulées dans des commandes vocales pour rédiger des détails de produits couvrant spécifiquement les scénarios imaginés.

Utiliser un langage familier

Les individus s’adressent à leurs assistants vocaux dans un langage familier, comme ils le feraient avec un ami. La logique n’a rien à voir avec les formulations concises, voire aporiques  saisies au clavier. Sur Google à l’aide de mots clés, il suffit de taper « meilleurs restaurants à Los Angeles ». Mais avec Amazon Alexa, l’utilisateur dirait plutôt : « Alexa, quels sont les meilleurs restaurants à Los Angeles ? ».

Le rapport à la technologie évolue. Le contenu des sites web et les données produits doivent donc être structurés pour respecter les exigences des systèmes d’apprentissage automatique de la langue. Ces mises à jour permettront aux acheteurs de poser des questions normales avec un ton naturel, en utilisant des mots et des phrases bien plus longues qu’avec des recherches textuelles. À l’inverse de ces dernières, les requêtes vocales contiennent 10 mots, et commencent généralement par « qui », « comment », « quoi », « où », « pourquoi » et « quand ».

Optimiser les descriptions de produits en fonction des différentes étapes du processus d’achat

Le choix des mots utilisés dans les questions posées à des assistants vocaux offre de formidables indices sur les intentions d’achat des clients. Si un consommateur demande « Quelle est la différence entre l’iPhone X et le Samsung Galaxy S9 ? », cela signifie probablement qu’il est encore au stade de la recherche, et veut comparer les attributs et spécifications techniques de deux modèles. En revanche, s’il demande « Où puis-je acheter un iPhone X ? », cela indique qu’il est prêt à passer à l’acte d’achat.

Les distributeurs peuvent utiliser ces types de nuances linguistiques pour créer des descriptions de produits hautement ciblées et toucher les consommateurs à chaque stade du processus de prise de décision. Ils ont même la possibilité d’ajouter des arguments dans une section de leurs listes de produits afin de convaincre ceux qui ne se sont pas encore décidés.

L’avènement des assistants vocaux offre aux distributeurs un nouveau canal de vente, qui nécessite des informations produits complètes, à jour et optimisées. C’est là qu’un outil PIM (gestion de l’information produit) dédié peut s’avérer particulièrement utile. Ces derniers adaptent et optimisent les informations produits selon les canaux, à l’image des sites web ou des catalogues papier. Ces outils permettent aux entreprises de s’assurer que les consommateurs effectuant des recherches à l’aide d’assistants vocaux obtiennent les informations dont ils ont besoin au moment opportun.

Ne pas prendre en compte le bouleversement du rapport entre consommateur et marque, amené par la technologie des assistants vocaux, serait une erreur. En effet, selon les estimations de Comscore, 50 % des recherches sur Internet seront effectuées par la voix d’ici 2020. Il est alors urgent pour les entreprises de s’assurer que leurs données soient adaptées à cette nouvelle technologie.

startup



Par Nick Gaubitch, directeur de recherche de Pindrop pour l’EMEA


Aujourd’hui, l’algorithme est le point de départ de la majorité des startups dans le domaine des nouvelles technologies. Cependant, il ne s’agit que d’un des éléments à prendre en compte pour les entreprises cherchant à se faire un nom dans une industrie de plus en plus concurrentielle.

Avoir un algorithme unique est un bon début pour une startup, mais ce n’est pas suffisant pour rivaliser contre des mastodontes tels que Facebook et Amazon, qui disposent de suffisamment de ressources pour écraser leurs concurrents de moindre envergure et monopoliser le marché. Dorénavant, il est essentiel de faciliter et de favoriser le développement de vastes ensemble de données pour alimenter et compléter ces algorithmes. Ces données doivent également être analysées et traitées à l’aide de technologies d’autoapprentissage, comme le Machine Learning, afin de produire des résultats pertinents. Sans cela, l’entreprise sera rapidement bridée dans sa capacité à se développer et à innover.

Aujourd’hui, il est quasiment impossible pour une startup dans la high tech de réussir sans les technologies d’autoapprentissage nécessaires à l’analyse de vastes quantités de données, et ce pour différentes raisons.

Toujours plus de données 

L’utilisation de capacités d’autoapprentissage sur les grands ensembles de données existants peut fournir de précieux résultats, notamment pour créer des expériences clients uniques et personnalisées, ou rationaliser une chaîne d’approvisionnement grâce à l’automatisation ou à l’aide d’alertes anticipant les problèmes potentiels. Ces deux éléments, le Machine Learning et les vastes quantités de données toujours plus riches, sont essentielles pour les startups d’aujourd’hui.

Chez Pindrop, nous avons analysé plus de 400 millions d’appels rien que l’an dernier. Nos clients ont ainsi l’assurance d’accéder à un ensemble de données immensément riche. Notre technologie brevetée Phoneprinting™ distingue les escrocs des appelants légitimes, enregistre ces informations dans une base de données des criminels récidivistes, catégorise les cas de fraude et dresse les profils de leurs auteurs. Les fraudeurs s’attaquant aux consommateurs du monde entier peuvent ainsi être identifiés et dénoncés.

L’accès à une telle quantité de données permet de signaler rapidement les comportements suspects, et même d’identifier les modes opératoires les plus sophistiqués afin d’obtenir une vision plus globale, et d’informer les clients en temps réels des fraudes détectées et de la méthode employée. Les données ont également une multitude d’utilisations au-delà de la simple détection des fraudes : elles peuvent aider les entreprises à éviter les fuites d’informations, et servir de Proof-of-concept lors d’échanges avec des prospects.

L’omniprésence des données
Dans un monde toujours plus connecté, il apparaît de plus en plus que la valeur des entreprises n’a d’égale que celle des données auxquelles elles ont accès ou qu’elles collectent. Pour les petites entreprises, la gestion des quantités importantes d’informations peut faire toute la différence entre réussite et faillite. Tout se joue sur leur capacité à utiliser ces données afin d’ajuster leur approche client en fonction de leurs objectifs, et pour rivaliser avec les startups concurrentes sur le marché, saturé, des nouvelles technologies.

Proposer une solution ou un algorithme unique est une chose ; mais sans données, comment créer des produits répondant aux besoins spécifiques des clients et s’adapter à l’évolution constante des exigences du marché ? Les startups cherchant à soutenir leur croissance doivent gérer une multitude de problématiques, et notamment :


  • Comment s’assurer que les consommateurs soient au courant de leurs nouveaux produits et innovations ? 
  • Comment assurer un suivi idéal des clients ayant effectué un achat initial ou avec qui il y a eu des interactions ? 
  • Comment entretenir la fidélité des clients ? 


Toutes ces questions ont un point en commun : le fait que l’on puisse y répondre en exploitant les données, volontairement partagées par les clients (lors de leur enregistrement sur un site web, ou lors d’un achat), afin de leur fournir des expériences sur mesure. Les startups capables de consigner des données sur le profil de leurs clients existants et de leurs prospects, et d’utiliser ces informations dans leurs algorithmes afin de créer des services personnalisés sont assurément sur la voie du succès.

Ces données peuvent ensuite être examinées et enrichies par des programmes d’autoapprentissage afin de fournir des résultats riches d’enseignements. Et c’est précisément cela qui va permettre à une startup de prendre l’ascendant sur la concurrence : ni l’algorithme de base, ni le volume de données collectées et stockées, mais le type de données et la capacité à les traiter et à les utiliser efficacement.

De l’importance de la protection des données
Tandis qu’elles commencent à accumuler des tonnes de données en provenance de leurs clients, les entreprises doivent bien évidemment absolument tenir compte de la mise en conformité avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Depuis l’entrée en vigueur de cette loi, le 25 mai 2018, la protection des données personnelles doit être au cœur de l’ensemble des procédures, produits et services des entreprises sur tous les canaux. Les employés devront également tous être conscients de leurs obligations afin de protéger les données des consommateurs sur tous les canaux, y compris en ligne et par téléphone.

Le RGPD doit donc être vu comme une opportunité – en particulier les petites entreprises et les startups – de mettre en place une stratégie de protection de qualité couvrant les appels, la voix, ainsi que toute autre donnée transitant sur des canaux numériques.

De plus en plus d’objets sont connectés, ce qui donne naissance à toujours plus de données enrichies. Les startups doivent donc regarder au-delà de leurs algorithmes et s’intéresser aux données existantes et aux connaissances à leur disposition afin de mettre leurs idées en avant. Elles pourront ainsi séduire des investisseurs et faire face à l’hégémonie croissante des géants de la high tech.
vacances


Si en Europe, la situation s'est clarifiée depuis un an, téléphoner depuis le reste du monde ou consulter ses courriels sur internet peut coûter une petite fortune.

Vous avez la chance d'être parti en vacances en Thaïlande ou en Tunisie et vous brûlez d'envie de donner de vos nouvelles à vos proches en leur passant un petit coup de fil ? Ou alors vous décidez de leur envoyer depuis votre smartphone quelques photos ? Mieux vaut dans ce cas vous être minutieusement renseigné sur votre forfait mobile pour éviter de revoir à votre retour de congés une facture salée.

Car si en Europe, la situation s'est grandement améliorée depuis un an (lire ci-dessous), en dehors des pays de l'Union européenne, les tarifs des télécommunications peuvent flamber. Par exemple, une minute de téléphone depuis la Thaïlande vers la France est facturée 2,90 €. Et le prix d'un mégaoctet de données – soit le poids d'une photo de qualité moyenne – s'affiche à 13,20 €. Depuis la Tunisie, les tarifs sont respectivement de 7,92 € et de 16 € !

La prudence est donc de mise. Pour pouvoir communiquer ou se connecter sur internet sans se ruiner lorsque l'on est hors d'Europe, plusieurs solutions existent.

Trois solutions

La première est de se renseigner auprès de son opérateur français pour voir quelles options il propose. En effet, tous les opérateurs disposent d'une gamme de packs à ajouter à son forfait. Par exemple chez Orange, on peut avoir «3 Go et 30 minutes tes d'appels ou 2 heures d'appel valables 31 jours dans 30 pays» pour 29 € ou encore «400 Mo et 50 SMS ou 2 heures d'appel et 50 SMS valables 31 jours dans 30 pays» pour 29 €. Si on part aux États-Unis ou Canada on a des packs à des prix plus doux comme «1 heure d'appels et les SMS illimités valable 7 jours» pour 12 €. L'important est de bien identifier ses besoins entre appels, internet et SMS.

La seconde solution pour ne pas avoir une facture salée est tout simplement d'acheter dans le pays visité un pack comprenant une carte SIM qu'on installera dans son smartphone à la place de sa carte SIM française. Dans plusieurs pays comme au Vietnam, les opérateurs télécoms ont imaginé des forfaits spéciaux pour les touristes. Pour 20 €, ils offrent tout le confort des forfaits français, 3G ou 4G comprise. Mieux vaut éviter en revanche d'acheter en France auprès de sociétés spécialisées des cartes SIM avec forfaits «internationaux» qui s'avèrent au final bien plus chères.

Risque de piratage

Enfin, la 3e solution concernera surtout ceux qui veulent se connecter à internet, avec leur ordinateur ou leur smartphone. Il suffit de se connecter au wifi de son hôtel ou d'un restaurant dans lequel on vient déjeuner. Attention toutefois à vérifier que le réseau wifi est sécurisé (présence du petit cadenas). Mieux vaut éviter les hot spot publics pour éviter tout risque de piratage.

Par ailleurs, pour éviter tout dépassement de forfait, votre opérateur peut vous alerter via SMS au-delà d'un certain montant.

En Europe, c'est inclus, mais..
Depuis le 15 juin 2017, les surtaxes sur les appels et les données à l'intérieur de l'Europe ont été abolies. Ces frais d'itinérance (roaming en anglais) étaient dans le viseur de la Commission européenne depuis des années mais les arguments des opérateurs arguant qu'ils devaient faire de lourds investissements et qu'il pouvait y avoir des abus, avaient réussi à freiner le projet. Depuis un an, on peut donc utiliser son forfait mobile dans les pays de l'Union européenne comme si l'on était en France. Pratique lorsqu'il s'agit de consulter son itinéraire sur Google Maps, publier une photo sur Facebook ou consulter la fiche Tripadvisor d'un restaurant. Envoyer un SMS/MMS ou passer un coup de fil à ses proches.
En revanche, les appels et les SMS/MMS effectués depuis la France métropolitaine vers l'Europe ne sont pas inclus, sauf si vous disposez d'une offre adaptée. Vérifiez également quelles sont les dispositions prises par votre opérateur concernant l'Andorre, la Suisse et les DOM.
Méfiez-vous également des télécommunications que vous pourriez passer depuis des bateaux, notamment des ferries. Ces navires disposent de réseaux de télécommunications spécifiques qui ne rentrent peut-être pas dans votre forfait.
Explosion des usages
Un an après la fin des frais d'itinérance, l'Europe a décidé au début du mois de limiter le coût des appels et SMS d'un pays membre à l'autre. Les appels émis d'un État membre de l'UE vers un autre seront limités à 19 centimes d'euro par minute et l'envoi de SMS sera plafonné à six centimes d'euro. Une bonne chose, car l'organisation européenne de défense des consommateurs BEUC a noté que le prix d'un appel entre pays de l'UE est actuellement compris entre 5 et 80 centimes d'euro par minute...
En tout cas la fin des frais d'itinérance entrée en vigueur l'an dernier a boosté les usages. Avant la mesure, 75 % des Français déclaraient se restreindre sur les SMS et l'internet mobile et 28 % déclaraient ne pas du tout utiliser leur internet mobile. «Au deuxième semestre 2017, le trafic de téléphonie comme le nombre de SMS émis en itinérance a augmenté d'environ 40 % par rapport à au deuxième semestre 2016, et la consommation de données a été pratiquement multipliée par quatre», souligne l'Arcep, le gendarme des télécoms.
instagram


C'est le réseau social qui se développe le plus dans le monde et dont l'influence ne cesse de croître : Instagram. Racheté par Facebook en 2012, il vient de passer le cap du milliard d'utilisateurs dans le monde. Mark Zuckerberg est donc désormais à la tête de quatre plateformes de plus d'un milliard d'utilisateurs : le réseau social Facebook et ses 2,2 milliards de membres, la messagerie mobile WhatsApp qui affiche plus d'un milliard d'utilisateurs, et la messagerie Messenger qui totalise 1,3 milliard de membres.

Le réseau social, lancé en octobre 2010 par Kevin Systrom et Mike Krieger, a vu bondir son nombre d'utilisateurs ces derniers mois : de 800 millions en septembre, il a gagné 200 millions de nouveaux utilisateurs en dix mois. Un succès qui s'explique par l'innovation et les nouvelles fonctionnalités régulièrement mises en place par Instagram et dont certaines ont été copiées sur le réseau concurrent Snapchat (comme les filtres de photos ou les stories, ces courts diaporamas d'une durée de vie de 24 heures).

La force d'Instagram vient aussi du fait qu'il est utilisé par de grandes stars de la chanson ou du sport mais aussi par une kyrielle d'influenceurs. Ces derniers, très suivis par les jeunes, sont de véritables prescripteurs de tendance dans la mode et tout ce qui touche au style de vie. Les marques l'ont bien compris et multiplient avec eux les partenariats. À telle enseigne que le réseau indique désormais si l'internaute visualise du «contenu sponsorisé».

Vidéos verticales avec IGTV
Ayant désormais distancé Snapchat (que Facebook avait tenté de racheter en 2013, en vain), Instagram va s'attaquer à YouTube, la plateforme de vidéos de Google. En même temps qu'Instagram annonçait son milliard d'utilisateurs, le réseau dévoilait sa nouvelle application IGTV (Instagram TV) qui permet de poster des vidéos d'une heure avec une nouveauté de taille. Les vidéos seront au format vertical et non plus paysage, tout simplement pour que les utilisateurs n'aient pas à faire pivoter leurs smartphones. Malin.

La nouvelle application a déjà séduit l'équipe de France de foot, Kim Kardashian, Enjoy Phœnix ou le DJ DAvod Guetta. Avec IGTV, Instagram devrait voir gonfler ses revenus publicitaires. Selon eMarketer, la pépite de Mark Zuckerberg devrait générer près de 5,5 milliards de dollars en 2018, en hausse de 70 % par rapport à 2017.
Pogba
Paul Pogba./ Instagram


A l'occasion de la Coupe du Monde de football en Russie, une étude menée par Socialbakers, spécialiste de l’analyse des médias sociaux, s'est intéressée à la popularité numérique des joueurs.

Les Français dominent le Top 20

Parmi toutes les nationalités, les footballeurs français dominent le top 20 des joueurs les plus populaires sur Facebook, Twitter et Instagram. Dans le top 10, les joueurs stars des réseaux sociaux sont dans l’ordre  : Paul Pogba à la deuxième place, Antoine Griezmann (6e), Raphaël Varane (8e), et enfin Ngolo Kanté (10e).

Toutefois, malgré la popularité de ses joueurs, la France n’occupe que la troisième place du podium dans le top 20 des équipes les plus populaires sur les médias sociaux après le Mexique (1er) et l’Espagne (2ème). 

Pogba devant Ronaldo



Afin de réaliser ce classement, Socialbakers a cumulé le volume d’interactions des joueurs sur Facebook, Twitter et Instagram. Les résultats de cette étude démontrent que l’argentin, Lionel Messi, arrive à la tête du classement avec 7 336 001 interactions, Paul Pogba (6 353 314 interactions) et enfin le portugais, Christiano Ronaldo, arrive seulement à la troisième position de ce classement avec 3 302 208 interactions soit près de la moitié de celles de Paul Pogba.


iphone


Par Perry Krug, principal architecte, Couchbase

La « transformation numérique », l' « économie numérique », la « numérisation », et la liste continue. Il ne manque pas de mots à la mode qui résument les changements qui touchent presque toutes les organisations, et bien que bon nombre d'entre eux soient un peu clichés à ce stade, leur impact sur l'industrie du voyage a été énorme.

Nous vivons maintenant dans « l'ère du client ». Grâce à une décennie de progrès au cours de laquelle un flux constant d'innovations a émergé pour faciliter la vie du client, la barre a été placée haute. Dans l'environnement actuel, chaque innovation définit une nouvelle norme à suivre pour les autres, alors que le public devient de plus en plus exigeant. Ainsi, lorsqu'une entreprise comme Emirates, par exemple, modernise son système de divertissement en vol avec une offre plus personnalisée, nous attendons bientôt le même service dans tous les domaines.

Parallèlement à cette orientation client, le progrès numérique rapide a créé un monde dans lequel la plus grande société de taxis ne possède pas un seul taxi, le plus grand hôtelier ne possède aucun hôtel et les plus grandes voyagistes ne possèdent guère plus qu'un bureau et une URL. La leçon de « se préparer à innover, ou se préparer à échouer » a ouvert une brèche au sein de l'industrie du voyage, et il existe un certain nombre de tendances que les dirigeants doivent prendre en compte s'ils veulent s'y adapter.

Aller vers le « big » 

Le « Big Data » n'est qu'un concept associé à la tendance vers le numérique, et à ce stade, toutes les industries essaient de l'analyser pour les aider à prendre des décisions éclairées.

L'industrie du voyage ne fait pas exception. Les plus grands noms de l'industrie effectuent un nombre impressionnant de transactions chaque jour, couvrant les réservations de compagnies aériennes, les réservations d'hôtels et les achats de billets de train, chacune laissant derrière elle une trace de données. Pourtant, alors que ces entreprises comptaient auparavant sur le suivi de données démographiques détaillées, ainsi que sur les taux de rebond et de conversion, elles ont maintenant accès à une multitude de nouvelles sources de données comme les médias sociaux ou même les conditions météorologiques.

Étant donné que les clients sont déjà habitués à un haut niveau de personnalisation grâce aux services de divertissement qu'ils utilisent, aux détaillants chez qui ils font des achats et aux restaurants qu'ils fréquentent, le jour où les agences de voyages pourront personnaliser le service offert à leurs clients grâce à la compréhension de leurs habitudes de vacances et leurs modèles de dépenses est visible à l'horizon.

Retirer la conduite au conducteur 

L'intelligence artificielle, communément appelée IA, reste pour le moment sur le bord d'une adoption de masse. Pourtant, il existe déjà plusieurs cas d'utilisation, des systèmes de reconnaissance vocale quotidiens aux comptoirs d'enregistrement automatisés plus sophistiqués. Encouragé par des technologies comme l'accès internet haut débit bon marché, le stockage dans le cloud sécurisé, des solutions de mobilité et des appareils à bas prix, l'IA commence à devenir une réalité cette année.

Rolls-Royce, par exemple, a dévoilé sa « voiture de demain », tandis qu'Elon Musk et Tesla ont gagné en prestige pour leurs innovations dans la technologie sans conducteur - en dépit de certains revers précoces autour de sa sécurité. Il est clair que la conduite autonome est en marche, tout cela étant renforcé par les innovations en IA. L'impact de la technologie sur certaines entreprises de transport a déjà été énorme - il suffit de demander à n'importe quel chauffeur de taxi londonien - mais l'adoption généralisée de la conduite autonome va bouleverser l'industrie encore plus loin.

L'économie des applications 

Les applications mobiles sont une autre caractéristique importante dans le paysage numérique d'aujourd'hui et sont téléchargées à un rythme remarquable - la plupart d'entre nous en possédons entre 20 et 30 sur nos téléphones. Cet écosystème mobile, avec une multitude d'applications nous permettant de dialoguer avec nos fournisseurs selon nos propres termes, nous a amené à nous attendre de plus en plus à ce que les entreprises avec lesquelles nous interagissons interagissent.

Pourtant, cette attente grandissante a rajouté de la pression à de nombreuses entreprises. Dès qu'une entreprise offre un service plus convivial, les clients s'attendent à ce que toutes les entreprises avec lesquelles elles interagissent répondent à cette nouvelle norme. Par exemple, Ryanair a récemment mis à jour son application pour permettre aux utilisateurs d'y accéder à tout moment et en tout lieu, que l'appareil soit en ligne ou non, tout en réduisant le temps de réservation de cinq minutes à moins de deux. Avec ce type de capacité offerte aux clients, l'attente pour la même expérience à travers le conseil se développe.

Réalité augmentée 

Malgré ses connotations futuristes, la réalité augmentée existe depuis un certain temps. Pourtant, ce n'est qu'en 2016 qu'elle est devenue populaire grâce à la sortie de Pokémon GO. Le cousin moins glamour de la réalité virtuelle semble maintenant être là pour rester. Il a même le potentiel de transformer l'industrie du voyage.

Les voyages nous amènent souvent à des endroits que nous ne connaissons pas, donc l'accès à toutes les informations dont nous avons besoin au cours de nos voyages est crucial. Puisque la réalité augmentée est maintenant (si ce n'est pas largement) disponible à partir d'appareils mobiles, il rend l'accès à l'information à la fois mobile et simple. Cela signifie que lorsque nous sommes en déplacement, nous pouvons trouver des informations et des commentaires sur les lieux à proximité, localiser les hotspots wi-fi, et même vérifier les prévisions météo en temps réel.

C'est aussi un bonus pour ceux qui se retrouvent souvent perdus dans une ville ou un pays inconnu. En ajoutant des éléments numériques tels que des flèches et d'autres directions utiles, la réalité augmentée accroit les cartes de navigation typiques en leur donnant plus de clarté. Des services tels que ceux de Geo Travel, par exemple, peuvent aider les utilisateurs à trouver les attractions et les événements qui leur conviennent sans avoir à chercher sur une carte. Avec cette capacité à portée de main, on peut pardonner aux clients de se demander pourquoi chaque service qu'ils utilisent ne sélectionne pas les meilleures options pour eux, de la même manière.

Un cercle vicieux ou une vaste opportunité ? 

Chacune de ces tendances démontre la façon dont la technologie a un impact sur l'industrie du voyage et soulève des questions sur la façon dont les organisations peuvent y répondre. Prises ensemble, elles représentent un vaste transfert de pouvoir des organisations vers le consommateur. Mais tandis que la réalité augmentée, l'écosystème des applications, l'intelligence artificielle et le big data visent à donner plus de personnalisation, de choix et de contrôle au consommateur, ils réécrivent constamment les attentes des clients et placent la barre plus haute dans toute l'industrie. Que ce cercle vicieux sonne le glas pour les organisations de l'industrie du voyage, ou qu'il soit une opportunité de conquérir des clients à travers des expériences toujours plus agréables, tout dépend de la façon dont ces organisations sont préparées pour l'économie numérique.
PhotoRésistants
Démonstration d'un pistolet mitrailleur Sten dans le maquis de Haute-Loire./ Photo ministère des Armées.

Respecter et transmettre le devoir de mémoire, c'est aussi donner les moyens et déployer les outils qui peuvent y concourir. Ainsi, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA) du ministère des Armées vient de mettre en ligne, sur le site internet Mémoire des hommes, une nouvelle base documentaire offrant un accès facilité aux archives de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.

"Cette base de données recense des dossiers individuels établis par différentes administrations chargées, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, d’identifier, d’homologuer ou de reconnaître les services rendus pour faits de résistance", explique le ministère.

Plus de 600000 dossiers consultables

Les internautes pourront désormais identifier plus facilement des individus ayant servi dans la Résistance, avec la possibilité de croiser les données en interrogeant plusieurs champs documentaires à la fois, parmi les 600 000 dossiers produits par le bureau « Résistance » du service historique de la Défense (SHD), les 15 00 dossiers provenant des services secrets de contre-espionnage et les 70 000 demandes de titres de déportés et internés résistants.Parmi les dossiers inédits, une recherche portant sur les individus nés après 1935 aboutit, par exemple,à vingt-trois noms d’enfants de moins de 10 ans.

Le site Mémoire des hommes, créé en 2003, permet désormais des recherches à travers 3,3 millions de noms et cinq millions d’images. En 2017, 1,8 million de visites sur le site ont été enregistrées.
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Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing, Valtech


Nous assistons actuellement à une révolution marketing, sans qu'il soit possible d'en définir précisément les contours. La publicité traditionnelle est remise en cause. Les médias sociaux deviennent des plates-formes d'ultra-ciblage, sur lesquelles des influenceurs émergent et dictent de nouvelles règles du jeu. Les marques, confrontées à cet environnement, doivent repenser leur stratégie marketing et leurs investissements. Plutôt que de cibler uniquement les stars du Net, certaines préfèrent parier sur la micro-influence, avec raison…

Quand l'influence réinvente la communication des marques

On comprendra aisément que pour les marques habituées jusqu'alors à diffuser leurs messages via des publicités télévisées, l'avènement des influenceurs s'apparente à une véritable révolution. Les voici soudainement obligées d'entretenir un dialogue permanent avec des dizaines, voire des centaines de personnes, qui elles-mêmes ont un avis à donner. Les marques entrent ainsi dans une sorte de co-construction de leur communication. Elles doivent repenser la structure de leur gestion marketing, leur mode d'organisation et être en mesure de produire des contenus en permanence, toujours plus visuels et expérientiels. Nous sommes là face à une profonde mutation.
Des marques se construisent aujourd'hui entièrement sur ce modèle pyramidal, comme Fenty Beauty de la chanteuse Rihanna, véritable exemple en matière de marketing d'influence. L'objectif : augmenter le rich media, c'est-à-dire accroître, par la diffusion de contenus (sons, vidéos, photos…), l'interactivité avec ses publics.

Des contenus ciblés et plus audacieux

Dans cette profusion de personnalités, les micro-influenceurs apparaissent comme un contact à privilégier. Suivis par 5 000 à 25 000 abonnés, ils présentent l'intérêt d'avoir une très forte proximité avec leurs cibles et, donc, un taux d'engagement 4 à 8 fois supérieur à celui d'une star du Net, revendiquant plusieurs millions de followers. Véritables prescripteurs de terrain, ils effectuent pour la marque un travail de granularité essentiel. En s'adressant à une audience restreinte, mais captive, ils parviennent à tisser des liens étroits, qui engagent.

Travailler avec ces pépites nécessite tout d'abord de les trouver, puis de créer avec elles un partenariat sur la durée, afin de co-créer des contenus de valeur et authentiques, qui seront ensuite partagés. Pour cela, la marque doit être capable de s'organiser de manière très rationnelle et systématisée.

Intégrer à sa pyramide d'influence ces micro-influenceurs représente, en effet, un travail de longue haleine. Il faut identifier les nouveaux KPI, qui permettront de bien les sélectionner (par catégories de produits, par typologies de métiers…). Mais aussi adopter une stratégie en fonction de ses objectifs opérationnels : des célébrités pour augmenter sa notoriété et des micro-influenceurs pour diffuser des contenus hyper ciblés.  Avec ces derniers, les marques peuvent se permettre d'être plus audacieuses dans leur approche, leur contenu, leur créativité. Car, même si elles commettent une erreur, elles toucheront des micro-segments d'audience. La répercussion sur leur réputation sera donc très faible.

Derrière, elles doivent disposer des outils leur permettant d'extraire de la donnée et de la faire parler, afin d'être en mesure de prouver l'impact, positif ou négatif, de la gestion de ces nouveaux partenaires. Ainsi, elles pourront faire ressortir et systématiser de bonnes pratiques, désormais rationnalisées par la data et non plus drivées par l'intuition.

Ces exemples, dont les marques doivent s'inspirer

Certains acteurs utilisent ces micro-influenceurs comme des « aspirateurs » pour les aider à mieux vendre leurs produits. On pense à Amazon, qui les intègre dans ses revues consommateurs pour créer du trafic sur son site. Ils deviennent des porte-voix, amplifiant les messages de ces plates-formes. On applique sur eux des méthodologies de marketing digital connues, comme le search, en utilisant les mots clés qui forment le champ sémantique du micro-influenceur pour générer des ventes.

Ainsi, de puissants industriels, comme Airbus, s'appuient sur les stratégies de micro-influence des compagnies aériennes. En partageant leurs expériences de voyages, les blogueurs et instagrameurs impactent alors la prescription d'un avion.

Sephora, de son côté, construit avec des micro-influenceurs des contenus beauté pour les utilisateurs de Google Home. Enfin, Asos les intègre dans sa team de community managers Instagram, au sein de laquelle ils s'expriment au nom de la marque. Autant de belles initiatives, qui doivent devenir des best practices inspirantes pour de nombreuses marques.
drone
Le dernier-né de Delair, le drone UX11

La société toulousaine Delair, pionnière des solutions de drones pour l’industrie, vient d'être certifiée par le gouvernement Canadien pour opérer l’ensemble de sa gamme de drones sur sonterritoire.

Présent dans 70 pays

Les solutions drone de Delair (drones à voilure fixe et plateforme d'analyse de données reposant sur des techniques d’IA et des algorithmes d’apprentissage automatique), sont désormais commercialisées dans 70 pays, à travers un réseau de plus de 80 distributeurs. Construit en seulement 2 ans, ce réseau mondial a permis à la société d’enregistrer une croissance de son chiffres d’affaires à l’international de +80%.

A cette occasion Delair annonce également la signature d’un accord de distribution avec la société canadienne Cansel, qui devient le premier distributeur de l’UX11 sur le territoire.

Le dernier-né de Delair, le drone UX11


IA


L'Occitanie est la première région de France qui va accueillir la première Ecole IA Microsoft régionale, pour former des développeurs et développeuses en Intelligence Artificielle. La présentation du projet sera faite ce 22 juin 2018 à Castelnau-le-Lez (Hérault) par Carole Delga, présidente de la Région, Frédéric Lafforgue, maire de la commune d'accueil, et Laurent Schlosser, directeur Secteur Public et membre du Comité Exécutif de Microsoft.

Expérimenté sur le campus Microsoft

"Ce projet de création d'Ecole d'Intelligence Artificielle prévoit l'ouverture à l'automne 2018 d'une formation « Développeur / Développeuse Data IA » destinée aux personnes éloignées de l'emploi. Expérimentée sur le Campus Microsoft, à Issy-les-Moulineaux, cette formation proposera en collaboration avec l'entreprise sociale et solidaire de formation au numérique Simplon, un cursus de 7 mois en centre, complétée par 12 mois en alternance au sein d'entreprises partenaires. Elle sera financée à parité par la Région Occitanie et Microsoft", expliquent les partenaires.

Dans le sillage de la Cité de l'Economie et des Métiers de demain

"L'ouverture de cette nouvelle école s'inscrit parfaitement dans le projet de création de la future Cité de l'Economie et des Métiers de demain, portée par la Région afin d'accompagner les mutations économiques et aider les entreprises régionales à gagner en compétitivité en anticipant les métiers de demain", explique la Région.

Implantée à Montpellier, cette Cité deviendra un lieu d'anticipation et d'expérimentation de référence au service des entreprises, des laboratoires et des citoyens, avec l'ambition d'attirer en Occitanie de nouveaux talents.

L'IA : une opportunité pour tous

De son côté, Microsoft souligne son engagement en matière d'égalité des chances et se dit convaincue que ces opportunités d'emplois ne doivent pas être réservées à une élite. Pour cela Microsoft poursuit le déploiement de son Ecole IA en région. "A travers cette école orientée vers l'emploi et fondée sur l'inclusion, l'entreprise réaffirme son ambition de contribuer à la transformation numérique de la France, source de croissance, aux côtés de son écosystème de partenaires", explique Microsoft France.

Faire de la France, la nation de l'intelligence artificielle
L'entreprise s'est engagée, lors du sommet Tech for Good, à contribuer activement à "faire de la France la nation de l’Intelligence Artificielle." "Si le déploiement d’une Intelligence Artificielle éthique et de confiance est de nature à répondre aux grands enjeux de notre société, nous sommes convaincus qu’il favorise également une dynamique de croissance inédite. Dans ce cadre, la France dispose d’atouts uniques pour jouer un rôle prépondérant dans ce développement", expliquait en mai dernier Carlo Purassanta, président de Microsoft France. "C’est en ce sens que nous avons lancé Compétences IA et Impact IA en mars dernier et nous sommes heureux d’annoncer aujourd’hui une nouvelle initiative Innovation IA qui permettra de conjuguer technologie et talents de l’IA au service des entreprises."



Par David Remaud, Directeur Marketing DHATIM

Big Data et Intelligence Artificielle (IA) opèrent un changement dans nos manières de travailler et donnent naissance au collaborateur augmenté. Ce dernier, soutenu dans l’exécution de tâches complexes ou répétitives, peut alors acquérir de nouvelles compétences et/ou développer des services porteurs de valeur ajoutée. Oui, mais à condition que cette évolution induise une prise de conscience à la fois individuelle et collective, afin d’accompagner cette transformation dans toute la chaîne de valeur.

Une question de confiance avant tout

L’expérience d’apprentissage que vivent aujourd’hui certains collaborateurs avec l’arrivée de l’IA dans leur travail quotidien peut être rapprochée de celle rencontrée lors de l’apparition du tout premier smartphone. Aussi peut-on se demander quel impact elle aura sur leur vie professionnelle.
Le collaborateur doit-il craindre d’être un jour remplacé par une machine ? Pur fantasme, en réalité, puisqu’à ce stade et pour encore de nombreuses années, l’IA n’est pas techniquement en mesure d’effectuer la totalité du travail des cols blancs. D’ailleurs, les employés, s’ils perçoivent parfaitement la valeur de ces outils dans l’exécution de tâches pénibles, comme la saisie automatique de milliers de lignes Excel, sont aussi parfaitement conscients de leurs limites.
En revanche, ce qui peut freiner leur adoption, c’est que ces machines qui apprennent de manière intuitive fonctionnent à la manière d’une boîte noire. Si elles reproduisent parfaitement un processus pour atteindre le résultat attendu, elles sont cependant dans l’incapacité de l’expliquer. Dans ces conditions, comment leur faire confiance ? D’où la nécessité pour les collaborateurs d’apprendre à travailler avec ces nouveaux outils.

Une évolution incontournable

Cet apprentissage est d’autant plus important, que l’impact de ces outils apprenants sera différent d’un métier à l’autre. Certaines fonctions administratives, comme les gestionnaires de paie, les chargés de la conformité des données ou encore les employés de banque, par exemple, évoluent dans des environnements de plus en plus normalisés et contraignants. Un rythme qui s’intensifie, ainsi que des process qui se complexifient rendent difficile l’exercice quotidien de leurs métiers. Se pose donc une réelle question, doublée d’une très forte attente de leur part d’être augmentés pour continuer à fonctionner.
Cette réalité s’observe également dans les fonctions comptables ou de consulting, où la donnée joue désormais un rôle prépondérant. La compétition, toujours plus rude entre les cabinets, conduit à un besoin d’augmenter la productivité de manière significative. L’automatisation du traitement des dossiers est l’une des réponses, avec pour conséquence évidente de diminuer son coût. Mais que faire alors des collaborateurs à qui l’on retire une partie des tâches qui leur étaient dévolues ?

De nouvelles fonctions apparaissent

Le marché du travail, encore très segmenté par métiers, va devoir très vite se réorganiser avec l’arrivée de ses nouvelles technologies. En effet, l’intelligence artificielle et la robotisation vont non seulement permettre une évolution des tâches et compétences mais également laisser apparaitre de nouvelles professions les « cols neufs », une nouvelle catégorie de travailleurs capables de gérer des situations auparavant dévolues aux professions intellectuelles, comme l’indique la dernière étude McKinsey. Certaines entreprises l’ont déjà compris et ont mis en place une organisation dite « agiles », où les employés sont réunis en équipes autonomes et flexibles. Mais attention tous les employés ne sont pas « digital addict » c’est pourquoi il est important de développer les compétences correspondant aux besoins des employeurs et packager des outils simples à utiliser.

Une transformation métier, mais pas seulement…

La solution s’impose d’elle-même : les métiers doivent évoluer, se transformer. Seulement, cela nécessite pour l’entreprise de revoir dans certains cas son modèle économique. En effet, dans le cas des cabinets comptables par exemple, l’amélioration de sa productivité va entraîner une diminution du coût de la prestation pour ses clients et, donc, une perte de revenu pour elle. Il va donc lui falloir contrebalancer ce phénomène.
Tout l’enjeu consiste à travailler sur la donnée pour en extraire de la valeur. Celle-ci doit permettre aux collaborateurs de mieux accompagner leurs clients, de les aider à bien se positionner sur leurs marchés, d’anticiper des problèmes de trésorerie, de développer de nouveaux services…
Les entreprises doivent bien avoir conscience de cette chaîne de conséquences lorsqu’elles prennent la décision d’augmenter leurs salariés, afin de réduire la pénibilité de leur travail et d’améliorer leur productivité. Cela ne peut se faire sans la mise en place d’un accompagnement au changement solide, prenant en compte l’ensemble des aspects éthiques, sociaux et technologiques.



Ce lundi 18 juin sort en France l'enceinte connectée HomePod d'Apple. Elle fait suite aux lancements des Echo d'Amazon le 13 juin et des enceintes Google Home l'été dernier. Ces enceintes qui fonctionnent avec  des assistants virtuels inaugurent une nouvelle façon d'interagir avec les services web pour les particuliers et constituent pour les entreprises un formidable levier de développement.

Pindrop, spécialiste mondial de l'identification et de la sécurité dans le cadre des interactions vocales (pour les banques, assureurs distributeurs) vient de mener une grande enquête qui confirme le bomm du secteur.

85% des entreprises en 2019

85% des entreprises utiliseront la technologie vocale, telles que Amazon Alexa ou les assistants à commande vocale Cortana de Microsoft, pour communiquer avec leurs clients en 2019, contre 28% actuellement, selon Pindrop. Cela marque l’avènement de « l’économie conversationnelle » annoncée depuis quelques années déjà par l'industrie, c’est à dire un écosystème où la voix, et non plus le toucher, devient la principale interface pour les clients.

D'après les résultats de cette étude, le nombre d'entreprises qui prévoient d’utiliser la voix pour communiquer avec leurs clients va tripler. Plus des deux tiers (67%) prévoient d'utiliser des assistants à commande vocale pour la majorité des interactions avec leurs clients, tandis que près d'une entreprise sur quatre prévoit de les utiliser pour toutes les interactions, ce qui témoigne d'une confiance croissante dans les capacités de ces technologies.

De fortes attentes pour les technologies vocales 
• 94% des responsables en entreprises considèrent la technologie vocale comme un levier essentiel de la satisfaction client
• 88% estiment qu'elle représente un avantage concurrentiel
• 57% estiment qu'elle augmentera l'efficacité opérationnelle
• 57% déclarent que l’utilisation de la technologie vocale réduira le coût de chaque transaction client 

La France à l’avant-garde des technologies voix 

Dans l’adoption des technologies vocales, une fois n’est pas coutume, la France est pionnière en Europe : 30% des répondants ont déclarés avoir déjà implémenté un projet d’assistant vocal (UK : 26%, DE : 19%). Pour les intentions d’implémentations de cette technologie dans les 6 prochains mois, la France est même en tête du classement avec 37% (US : 34%, UK : 29%, DE : 33%). Ce résultat est très probablement lié au fait que 93% des répondants français (de nouveau en tête du classement) sont convaincus que la technologie vocale va leur apporter un avantage concurrentiel.

En France, la sécurité est la clé de l’engagement client 

Interrogés sur leurs choix en matière d’investissements pour améliorer l’engagement client, voilà leurs priorités :

  • Solution anti-fraude et de sécurité : 90% (devant les US, UK et DE) 
  • S'assurer que votre organisation est conforme à la réglementation : 79% 
  • Compétences des employés et formation technologique : 77% 
  • Technologies vocales : 76% 
  • Machine learning et analyse comportementale : 76% (devant les US, UK et DE) 
  • Reconnaissance faciale : 74% (devant les US, UK et DE) 
  • Intelligence Artificielle : 72% 
  • Reconnaissance via l’iris : 69% (devant les US, UK et DE) 
  • Empreinte digitale : 65% 



Les leaders d’aujourd’hui resteront les leaders de demain 

Alors qu’Alexa fait les gros titres autour de l'économie conversationnelle, les entreprises adoptent une approche plus réfléchie lorsqu'elles introduisent des assistants dans leurs processus opérationnels.
Les résultats de l’étude de Pindrop montrent que les technologies vocales sélectionnées par les entreprises pour développer des projets d’ici deux ans viendront principalement de Microsoft, de Google et d’Amazon.

Technologies choisies pour un projet d’assistant vocal d’ici 2 ans :

  • Microsoft Cortana : 78 % 
  • Google Assistant : 78 % 
  • Amazon Echo : 77 % 
  • IBM Watson : 69 % 
  • Apple Siri : 68 % 
  • Samsung Bixby : 62 % 
  • SAP Co-pilot : 64 % 


Bien que les répondants estiment que la technologie vocale stimulera les ventes, ils sont aussi très inquiets (80%) à propos de la capacité des entreprises à conserver en toute sécurité les données acquises grâce à la technologie vocale.

"L'économie conversationnelle au sens large, incluant la sécurité et l'identité des personnes, devient un enjeu central à mesure que son utilisation augmente. Si les entreprises ont l'intention d'utiliser la technologie vocale pour la majorité des interactions avec leurs clients dans un avenir proche, elles doivent également s'assurer que cette méthode d'interaction est aussi sûre que n'importe quelle autre. Actuellement, les contrôles biométriques peuvent être facilement trompés par une voix synthétisée, tandis que les numéros de téléphone qui seront utilisés pour intercepter les assistants virtuels peuvent être usurpés. Au fur et à mesure que l'utilisation des assistants à commande vocale augmente, des attaques suivront. », explique Vijay Balasubramaniyan, CEO et co-fondateur de Pindrop.

Les craintes en matière de sécurité pourraient ralentir la croissance 

Les dirigeants ont clairement indiqué dans l’étude que les questions de sécurité pourraient freiner la croissance des interactions vocales :

  • La sécurité est l'un des facteurs les plus importants pour assurer le développement rapide de l'économie conversationnelle. 
  • Plus de huit répondants sur dix (85%) pensent que les craintes des clients au sujet de l'utilisation abusive de leurs données ralentiront l'introduction de la technologie. 
  • 82 % des entreprises prévoient que les consommateurs seront préoccupés par la fraude. 


"Alors que nous sommes habitués à l’utilisation de pavés tactiles et de claviers, la technologie vocale sera le moteur dominant pour transformer les vies et les entreprises. En ce qui concerne la sécurité et l'authentification, les technologies vocales ou d’empreintes digitales devraient avoir la priorité sur la reconnaissance faciale ou via l’iris. Cependant, afin d'éviter les craintes des consommateurs et l'utilisation abusive des données acquises via la technologie vocale, les entreprises sont contraintes d'accorder la priorité à la sécurité pour conserver la confiance des clients. Les entreprises qui mettent l'accent sur l'établissement d'une relation de confiance avec les consommateurs assureront l’épanouissement de l'industrie de la voix et ce qui créera un nouvel écosystème technologique, alimenté par le pouvoir de la voix humaine", explique Vijay Balasubramaniyan.
IA


OpenText, société spécialisée dans la gestion des informations d’entreprise, qui aide 100 000 entreprises à réaliser leur transformation numérique, a interrogé 2 000 citoyens Français dans un sondage pour savoir s'ils sont confiants, réservés, ou réfractaires au recours de l’intelligence artificielle (IA) dans leur environnement professionnel.

 1 Français sur 10 pense que son métier pourra être effectué par un robot

L’étude révèle que 25 % des Français se disent prêts à troquer leur collègue contre une intelligence artificielle si cela impliquait une réduction des tâches administratives. On note également que l’inquiétude de se voir remplacer par un robot est moindre en France : seul 1 Français sur 10 pense que son métier pourra être effectué par un robot d’ici 5 ans. Par ailleurs, 29 % des personnes interrogées craignent de se voir remplacer par une intelligence artificielle. Cela démontre une plus inclination à travailler aux côtés de robots, et non à être remplacés par eux.

La situation est radicalement différente en Allemagne où 80 % des personnes interrogées pensent que leur profession est en danger.

Etre Plus efficace et gagner du temps

"L’intelligence artificielle est là pour durer. Les entreprises opèrent leur transformation numérique et  l'IA s’insère dans tous les aspects de la vie quotidienne. De plus en plus de Français prennent conscience des avantages apportés par cette technologie. En effectuant une partie des tâches, les robots nous permettent d’être plus efficaces et de gagner du temps", commente Benoît Perriquet, Vice-Président Europe du Sud chez OpenText.

"Les films de science-fiction ont, encore aujourd’hui, tendance à déformer les conséquences de la technologie de l'IA, il est temps d'arrêter de considérer l'IA comme une menace existentielle pour notre vie et notre santé. L'IA va transformer le lieu de travail dans sa globalité, et certains emplois non routiniers seront numérisés par la robotique et l'automatisation des processus, mais elle ne pourra pas remplacer les personnes. La véritable valeur de l'IA réside dans sa capacité à travailler aux côtés des humains pour soulager la pression au travail, mais aussi dans le système de santé, dans l’objectif d’apporter du confort au quotidien."
robot


Par Javier Gonzalez Helly, codirigeant de Botfuel, qui propose une plateforme de développement de chatbots de 2ème  génération, et animateur de Chatbots Paris, la plus importante communauté française dédiée aux chatbots.


Que se passera-t-il le jour où nous ne saurons plus distinguer une machine d’un humain ? Ce jour sera celui où les ordinateurs auront atteint le niveau de l’intelligence humaine. Mais faut-il juger de l’intelligence des IA par leur capacité à nous imiter ? Et devons-nous continuer à les concevoir de façon anthropomorphique ?

Robot ou un humain : une vraie différence ?

Si vous n'avez pas encore parlé à une intelligence artificielle, cela ne saurait tarder, si l'on observe le rythme auquel fleurissent les chatbots et assistants vocaux... Ou plutôt est-ce arrivé sans même que vous le sachiez. Certains utilisateurs des applications de messagerie, plus prudents que la moyenne, ont pris désormais l'habitude de se renseigner avant d'entamer un dialogue plus approfondi : "Bonjour, suis-je en train de parler à un robot ou à un humain ?".
Car il y a dans nombre d'applications de l'intelligence artificielle au traitement du langage naturel un phénomène étrange : celles-ci semblent avoir été conçues avec le devoir d'imiter l'humain. On n'exige pourtant pas des voitures autonomes qu'elles klaxonnent compulsivement et insultent automatiquement par la fenêtre d'autres conducteurs indélicats ! Pourquoi demande-t-on aux agents virtuels d'avoir leur personnalité, d'être capables d'avoir des conversations mondaines, de faire preuve d'empathie ou d'avoir un peu d'humour ? Pourquoi faut-il qu'ils imitent le comportement humain ?

Ouvrir le champ de la « bêtise artificielle »

En 1950, Alan Turing conçoit un test d'intelligence artificielle qui consiste à mettre un humain averti en confrontation verbale à l'aveugle avec un ordinateur et un autre humain. Rapidement, le test est controversé, car il repose avant tout sur la capacité de la machine à imiter le comportement humain via le langage.
Le prix Loebner, une compétition annuelle qui depuis 1991 récompense les agents conversationnels qui remplissent le mieux les critères de Turing, subit les mêmes critiques : les IA lauréates semblent être celles qui trompent le mieux les juges et non les plus intelligentes. Par exemple, pour paraître plus humaines, les IA prennent le temps de réfléchir plutôt que de répondre immédiatement, elles évitent de répondre à des calculs, complexes pour un humain, mais triviaux pour les machines, elles font exprès de faire des fautes de frappe... On pourrait aller encore plus loin, et considérer que les intelligences artificielles les plus plausibles sont celles qui se trompent, se contredisent, mentent ou s'emportent sans raison. Dès lors, c'est un nouveau champ de recherche qui s'ouvrirait, immense, celui de la "bêtise artificielle" ("Artificial stupidity", c'est le titre qu'avait choisi The Economist à l'annonce des résultats des premiers prix Loebner).

En 2014 l'université de Reading affirme dans un communiqué qu'Eugène Goostman est la première intelligence artificielle à avoir passé le test de Turing, en convainquant 33 % des juges de son humanité au cours d'une conversation de 5 minutes. Seulement, pour y arriver, Eugène s'est présenté comme un garçon de 13 ans, ukrainien, et ne parlant pas vraiment bien l'anglais. En donnant à l'IA une personnalité aussi forte, cela rendait bien sûr beaucoup plus plausible qu'il connaisse peu de choses ou qu'il interprète mal certaines questions.

Une conception de l’intelligence à notre image

On pourrait ici conclure à une supercherie. Et pourtant, aussi vains que puissent sembler ces efforts d'imitation de l'humain, ils ne doivent pas être sous-estimés, ils ne peuvent pas tout à fait être considérés comme quantité négligeable.
Faites l'essai de parler avec un chatbot et vous verrez qu'il suffit généralement de quelques interactions pour débusquer une intelligence artificielle. Faire croire à un utilisateur averti que l'on est un humain pendant plusieurs minutes n'est pas une tâche facile, même en usant de subterfuges. Il faut que l'agent virtuel ait une certaine connaissance du monde (on pourrait dire une certaine "culture"), car la variété des sujets que peuvent aborder les évaluateurs est infinie. Il est d'ailleurs amusant de constater que les agents virtuels, qui initialement adoptaient des stratégies consistant à être capables de répondre à un maximum de questions, se sont au fil des années tournés vers des stratégies consistant à orienter la conversation vers un nombre limité de thématiques bien maîtrisées.
L'agent Eugène, par exemple, a tendance à beaucoup parler de son hamster. Mais il faut également que les agents conversationnels aient une compréhension fine du langage, non seulement des sujets, mais également des tournures. Il faut enfin qu'ils puissent répondre avec des phrases articulées de façon à la fois cohérente, naturelle et variée. On le voit, il y a de l'intelligence dans le fait de réussir à se faire passer pour un humain.

On objectera peut-être que c'est autant l'intelligence des concepteurs que l'intelligence artificielle qui est ici à l'oeuvre. Turing avait lui-même émis les principales objections que l'on pouvait opposer à son test et sans doute ne considérait-il pas lui-même qu'il s'agissait de mesurer l'intelligence des IA. La postérité lui a d'ailleurs donné raison, puisque les chercheurs se sont majoritairement tournés vers d'autres formes de mesure des succès de l'IA, plus simples à mettre en oeuvre et plus pertinentes.
Il reste que, pour nous, humains, la pensée est intrinsèquement associée au langage. Nous pouvons certes accepter que les voitures autonomes ou la victoire au jeu de go soient des progrès considérables de l'IA, mais nous sommes néanmoins fascinés par l'idée d'une intelligence artificielle à notre image. Il nous est pour ainsi dire difficile d'imaginer des intelligences évoluées qui prennent des formes non humaines. Il n'est donc pas étonnant que nous restions en quête d'avoir avec les machines des conversations "humaines", comme un horizon à la fois indépassable et un peu effrayant.
La famille d'enceintes connectées Amazon Echo

Dix mois après l’arrivée du Google Home en France et alors que les Français se tournent ou s’apprêtent à se tourner vers les enceintes Amazon Echo (commercialisées ce mercredi 13 juin en France) et HomePod d’Apple (le 18 juin), les experts Norton et Symantec alertent sur les risques en matière de sécurité et de confidentialité, et rappellent les bonnes pratiques à appliquer.

Hausse des attaques de 600% !

Ces derniers publiaient en novembre 2017 les résultats de leurs enquêtes et analyses portant sur ces nouveaux équipements. En complément, Symantec révélait en mars dernier une augmentation de 600% du nombre d’attaques envers les objets connectés entre 2016 et 2017 (rapport annuel sur les cyber menaces). Nul doute que les assistants vocaux et enceintes connectées sont devenus une cible de choix pour les cyber attaquants, faisant de notre réseau domestique un terrain de jeu idéal pour les esprits malveillants.

12 conseils 


  1. Réfléchir aux comptes liés à l’assistant vocal. Si vous n’avez pas besoin d’utiliser votre calendrier ou votre carnet d’adresses, la création d’un nouveau compte destiné à l’assistant vocal uniquement est une solution.
  2. Si vous possédez un Google Home, vous pouvez désactiver l’option d’affichage des « résultats personnels ».
  3. Vérifier et effacer régulièrement les enregistrements effectués par votre assistant vocal, surtout les plus sensibles. Bien que cela puisse impacter la qualité du service et gêner l’appareil dans l’apprentissage de votre langage.
  4. Mettre l’appareil en mute lorsque vous n’utilisez pas l’assistant vocal. Et n’oubliez pas de le réactiver lorsque vous faites appel à lui !
  5. Désactiver les achats lorsque vous n’utilisez pas cette option ou définissez un mot de passe dédié aux achats.
  6. Surveiller les notifications par e-mails, particulièrement lorsqu’elles concernent de nouvelles commandes de produits ou services.
  7. Protéger le compte lié à l’appareil à l’aide d’un mot de passe fort ou grâce à une double authentification lorsque cela est possible.
  8. Utiliser un réseau Wi-Fi crypté WPA2 et non un réseau ouvert.
  9. Créer un réseau Wi-Fi « invités » pour vos visiteurs et les appareils connectés non-sécurisés.
  10. Lorsque cela est possible, verrouiller l’assistant vocal sur votre modèle vocal personnel.
  11. Désactiver les services que vous n’utilisez pas.
  12. Ne pas utiliser un assistant vocal pour le stockage d’informations sensibles comme les mots de passe ou numéros de carte bancaire.

AmazonPrime

Moins de trois mois après l'annonce d'une alliance entre Monoprix et Amazon, Carrefour a annoncé s'être allié avec un autre géant d'internet : Google. Le partenariat stratégique va s'articuler autour de trois piliers : le déploiement de l’offre Carrefour sur une nouvelle interface du site de Google Shopping et sur l’Assistant Google en France, la création d’un Lab Ca
rrefour-Google et l’accélération de la digitalisation du groupe Carrefour.

Nouvelle expérience de commande vocale d'ici 2019

Si l'ouverture du Lab d’innovation cet été en partenariat avec Google Cloud et la formation de plus d’un millier de collaborateurs de Carrefour à la culture numérique n'ont rien d'extraordinaire, en revanche le déploiement de l'offre commerciale avec l'assistant Google est l'illustration d'une importante bataille qui fait rage autour des assistants vocaux et des enceintes connectées.

google home
Une enceinte Google Home


Carrefour et Google vont ainsi proposer une nouvelle expérience d'achat aux clients du roi des hypermarchés. "D’ici début 2019, les utilisateurs français pourront effectuer leurs courses - dont les achats alimentaires - que ce soit via l’enceinte connectée Google Home, ou via l'Assistant Google depuis leur téléphone portable, ou enfin sur le Web via la nouvelle interface du site Google Shopping en France, et ainsi se faire livrer à domicile ou récupérer les marchandises en magasin", explique Carrefour. Dicter ses courses sera donc une nouvelle façon de consommer.

Auchan allié à Alibaba en Chine

Carrefour s'engage donc dans les commandes vocales de la même manière que le géant américain Wallmart, qui donne souvent le "la" en matière d'innovations dasn la gradne distribution. Auchan s'est également allié avec un géant du numérique. Sun Art, co-entreprise détenue par Auchan Retail et Ruentex s'est, en effet, alliée avec Alibaba, l'Amazon chinois. Cette alliance entre les trois acteurs doit participer à la construction "du commerce phygital alimentaire en Chine", et "permettre à l'ensemble des activités de Sun Art de bénéficier de l'écosystème digital d'Alibaba" selon le communiqué commun publié lors de l'annonce de l'opération en novembre dernier.

Monoprix en patenariat avec Amazon

Le groupe Monoprix a scellé de son côté une alliance de ses magasins Monoprix avec Amazon fin mars. Certains des produits de l'enseigne française (Monoprix Gourmet ou Monoprix Bio) seront commercialisés sur la plateforme du géant américain et proposé à ses clients Amazon Prime Now, qui comprend une livraison en moins de deux heures à Paris et proche banlieue. Aux Etats-Unis, Amazon Prime Now peut d'ailleurs fonctionner avec Alexa, l'assistant vocal d'Amazon qui est présent dans les enceintes Echo commercialisées ce mercredi 13 juin en France.


teletravail


Par Alexandre Jennaoui, vice president & General Manager France chez Aurea

Est-il encore nécessaire de réunir une équipe au même endroit pour constituer une entreprise ? Si à l’ère industrielle la réponse était franchement « oui », elle est beaucoup plus nuancée de nos jours. En effet, nous sommes passés à une économie de services où, dans de nombreux métiers, les machines-outils ne sont plus requises et seuls un téléphone et un ordinateur suffisent pour mener à bien sa mission. Pour autant, le modèle d’entreprise traditionnel subsiste et le télétravail est encore perçu comme un caprice des salariés que refusent 60 % des entreprises de l’hexagone.

Pourtant, qui peut affirmer aujourd’hui que l’éloignement géographique des collaborateurs est problématique ? À l’heure de l’internationalisation, de la mobilité, de la révolution numérique… personne ! Et de nombreux exemples sont là pour en témoigner. Toutefois, si le télétravail nécessite des ajustements au niveau de l’entreprise, les salariés qui en bénéficient doivent eux aussi se soumettre à quelques principes élémentaires.

Voici trois conseils clés pour bien vivre et réussir à travailler chez soi.

1. Apprendre à gérer son temps
Lorsque les employés souhaitent travailler depuis chez eux, une règle d’or s’applique : la gestion du temps. Pour allier efficacité et télétravail, des compétences organisationnelles et gestionnaires sont des facteurs clés de réussite. Nombres d’outils tels que des listes de tâches (les « to-do lists ») ou des outils de gestion de projets s’avèrent être des aides précieuses pour la gestion et la planification de la charge de travail, et pour ainsi éviter toute distraction que peut susciter l’environnement familial.

2. S’accorder des périodes de répit
Dans le cadre du télétravail, les frontières entre vie privée et professionnelle s’estompent et il est possible que la distinction entre ces deux environnements s’annihile. Comme tout salarié qui quitte l’entreprise après une journée de labeur, il est important de fixer et de se conformer à ses horaires de travail. Le temps consacré à l’exercice de ses missions professionnelles doit être responsabilisé et défini, de manière à ce qu’il n’engendre pas de complications ou de contraintes personnelles. A l’inverse, le temps de travail, qu’il soit à la maison ou au bureau, reste le temps de travail. Tout comme le ferait un employé à son bureau, il est nécessaire de s’accorder un moment pour soi afin de s’adonner correctement, et productivement, à sa besogne.

3. Communiquer de manière claire et transparente
A défaut de ne pas être présent sur le lieu commun de travail et dans le but d’éviter tout malentendu ou rumeur, il est inéluctable de favoriser la communication et la collaboration avec ses supérieurs et ses collègues. La solution s’avère donc être la transparence professionnelle, sur la manière dont le temps de travail est organisé. Beaucoup d’entreprises utilisent d’ores et déjà des logiciels de collaboration sociale ou des systèmes de communication unifiée qui contribuent au bon échange, à la fluidité du partage de l’information et qui permettent de rendre compte des délais, des processus et des suivis des travaux.

Si la France semble être encore à la traine sur le sujet du télétravail, les récentes évolutions législatives devraient faire bouger les lignes et changer quelque peu la donne. En effet, les ordonnances récemment promulguées par le Président de la République encouragent le développement de cette forme d’organisation flexible des entreprises. Les entreprises ont tout intérêt à l’anticiper.
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Par William Culbert, Directeur Commercial Europe du Sud, Bomgar

Le vol d'identifiant est la première cause de compromission des données de l'entreprise. Mais comment ces vols peuvent-il se produire et surtout comment s'en prémunir alors que la moindre défaillance en matière de protection des données expose les organisations à des sanctions très lourdes ? En la matière, automatisation et agilité sont les deux mots d'ordre qui permettent de faciliter les missions des administrateurs et de renforcer l'intégrité du réseau informatique.

Le Data Breach Investigations Report (DBIR), réalisé en 2018 par Verizon, révèle que la première cause de compromission des données de l'entreprise est le vol d'identifiants. Ce document recense par ailleurs les failles de sécurité généralement constatées au sein des organisations. Il apporte également des éléments permettant d'y voir plus clair dans le comportement des cybercriminels.

La protection des identifiants : complexe mais fondamentale 
Quels sont les profils des auteurs du cybercrime et quelles sont leurs motivations ? Comment ces derniers s'y prennent-ils pour s'infiltrer au sein des réseaux d'entreprise et que visent-ils ? Les identifiants étant l'élément indispensable à la perpétration de leur forfait, diverses méthodes sont utilisées. Le phishing ou le social engineering figurent parmi les techniques habituelles. Par ce biais, les cybercriminels parviennent à obtenir identifiants et mots de passe. Ces derniers leur permettent de s'infiltrer dans un réseau, sans être détectés, puis d'obtenir des droits d'accès privilégiés. Ils sont ainsi en mesure de se déplacer latéralement sur l'ensemble des systèmes et d'exfiltrer les données. Ces dernières sont alors définitivement compromises.

Des brèches qui ouvrent des zones de vulnérabilité
A la lecture de ce rapport, il est surprenant de constater à quel point les systèmes informatiques des entreprises sont vulnérables. Quel que soit le secteur d'activité, au quotidien, et partout dans le monde, ceux-ci offrent des failles de vulnérabilité nombreuses et variées. Cette situation témoigne d'un manque de protection des identifiants pour le moins préoccupant. Pourquoi est-il aussi difficile d'assurer cette protection et comment garantir un niveau de sécurité maximum en la matière ? La complexité réside principalement dans le fait que ces identifiants sont liés à des comptes aussi nombreux qu'hétérogènes, notamment en matière de niveau d'habilitation. Par ailleurs, les utilisateurs de ces comptes sont également très variés. 

Une grande diversité en matière de comptes et d'utilisateurs
La gestion des identifiants est d'autant plus complexe que certains comptes sont détenus par des administrateurs, d'autres partagés ou encore plus du tout utilisés. De plus, tandis que certains identifiants sont codés dans des applications, au sein d'infrastructures standards, ils sont de plus en plus nombreux à être reliés à une infrastructure située dans le Cloud ou dans des applications Cloud disponibles en mode IaaS (Infrastructure as a Service). En outre, les comptes sont non seulement utilisés par des employés privilégiés mais aussi par des prestataires et parfois même, par les prestataires des prestataires. C'est dire à quel point la situation est lourde à gérer. 

Les administrateurs : automatisation et agilité pour une sécurité maximale
Du fait de cette complexité, il est essentiel pour les administrateurs de pouvoir disposer de solutions agiles et automatisées. En effet, ces derniers doivent pouvoir réagir rapidement en cas d'intrusion. Si une faille de sécurité se produit, ils pourront ainsi alerter le plus rapidement possible et disposer d'une trace de toutes les activités. Ils seront ainsi en conformité avec la réglementation en vigueur. Outre le fait de minimiser les risques sécuritaires, cette gestion automatisée et agile permet de ne pas impacter la productivité des équipes.

Une nouvelle génération de solutions de sécurité
De nouvelles solutions apportent désormais une sécurité accrue, sans pour autant ralentir la productivité des organisations. Elles permettent notamment d'effectuer un scan automatique, à intervalle défini, de tous les comptes, qu'il s'agisse de comptes de service, de comptes liés à des applications, d'identités cloud, de clés SSH etc… Cette automatisation, peu contraignante, a le mérite d'apporter une grande fiabilité aux administrateurs et aux équipes de sécurité. Ces solutions innovantes, intégrées à des outils SIEM, proposent également une authentification à deux facteurs. Elles permettent de bénéficier d'un répertoire LDAP et de fonctions d'Active Directory, entre autres, pour une facilité d'utilisation accrue. Des vérifications régulières sont effectuées pour garantir l'intégrité du réseau et s'assurer d'une conformité avec les politiques de sécurité en vigueur. En cas d'utilisations suspects, des alertes sont remontées et toute irrégularité peut être corrigée immédiatement.

Des solutions puissantes et intelligentes
Ces solutions innovantes sont puissantes. Elles sont capables d'analyser jusqu'à 12 000 comptes en quelques minutes, de renouveler et d'injecter jusqu'à 2000 mots de passe par minute et par nœud. Les administrateurs peuvent ainsi, en quelques clics, opérer un renouvellement des mots de passe sur l'ensemble du parc, en totale conformité avec les politiques de sécurité. Ces mots de passe ont l'avantage d'être cryptés et donc, de ne pas être vulnérables. Ces fonctionnalités sont totalement transparentes pour les utilisateurs. Les mots de passe générés sont limités dans le temps et uniques à chaque utilisateur privilégié. La rotation automatique offre un avantage majeur : si un cybercriminel parvient à compromettre un identifiant et à s'infiltrer sur un réseau, il lui sera impossible de se déplacer latéralement vers d'autres systèmes. En effet, tous les identifiants étant renouvelés automatiquement, les accès lui seront fermés. De plus, une alerte sera automatiquement générée en cas d'utilisation douteuse, avec l'émission d'un rapport d'activité et une traçabilité.

Les vols d'identifiants ne sont pas une fatalité. Des solutions agiles et automatisées existent désormais. N'hésitez pas à vous faire accompagner par des professionnels.
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David Grout, Directeur Technique Europe du Sud de FireEye

Chaque grand événement qu’il soit sportif, politique ou autre, est un catalyseur de risques. Que ce soient des risques en termes de sécurité, d’organisation mais de plus en plus en termes de risques Cyber. La coupe du monde 2018 qui se joue en Russie dans quelques jours ne fait pas et ne fera pas exception à la règle. D’ailleurs les premières salves d’attaques informatiques ont déjà lieu, majoritairement à travers le Spam et l’Hameçonnage mais pas que …

Il est possible de catégoriser les risques de ce type d’évènement et de les décrire. Un retour en arrière sur les campagnes d’attaques ayant eu lieu lors de l’édition précédente ou lors des jeux olympiques un peu plus récemment nous permettent aussi d’anticiper certains des risques encourus.

 Risque CyberCriminel avec un objectif financier

Le premier que l’on peut décrire est un risque CyberCriminel avec un objectif financier et une volonté de tromper les supporters du monde entier. Nous observons déjà depuis quelques semaines des campagnes d’hameçonnage massif. Ces campagnes utilisent plusieurs leviers comme des propositions de tickets à bas prix, des voyages en Russie à gagner, des promotions pour des objets en lien avec la coupe du monde (maillots d’équipes nationales, mugs à l’effigie de joueurs …). Afin d’accroître leur crédibilité les attaquants achètent la plupart du temps des domaines qui résonnent avec l’événement de la coupe du monde, on peut donc recevoir des mails de Spam ou d’hameçonnage avec des adresses contenant le mot Russia, Fifa , Russia2018, FIFA2018, worldcup très régulièrement utilisés dans des instance de domaine plus complète comme worldcup.monsite.site. L’objectif étant de tromper l’œil d’un utilisateur non avisé.

Un grand objectif dans ce type d’attaques, récupérer vos informations bancaires et vous forcer à aller au bout de la transaction pour avoir les informations de numéro de carte, date d’expiration et aussi CCV.

Il est intéressant de rappeler qu’il ne faut pas acheter les tickets ailleurs que sur les sites de la FIFA et nous conseillons aux utilisateurs de mettre en place une carte de paiement spécifique pour cet évènement avec un plafond de dépenses afin d’anticiper tout vol.

L'enjeu géopolitique

Le second risque que l’on observe aujourd’hui et qui risque de s’accélérer est lui associé à l’enjeu géopolitique de cet événement. Comme nous avons pu l’observer récemment nous anticipons des attaques de types deni de services, défacement de site web intervenant juste avant et pendant le match d’ouverture afin de décrédibiliser les organisateurs. Il est aussi fort probable que des groupes sponsorisés par des Etats mettent en place des tentatives de déstabilisation des infrastructures IT et OT utilisés lors de la coupe du monde. L’objectif principal étant d’exposer la Russie en la montrant vulnérable. D’un point de vue géopolitique nous observons aussi historiquement une accélération des attaques et des fuites d’informations tentant de décrédibiliser les actions de tels ou tels organisations, l’exemple le plus notoire étant la campagne APT28 à l’encontre de l’agence mondiale anti-dopage

Opérations de piratage contre les voyageurs

Enfin le dernier risque majeur que nous anticipons est le celui pour le voyageur qui va se rendre sur place en Russie. Nous anticipons des opérations de piratage localement. Lors de grands événements nous observons régulièrement des vols d’information à travers diverses méthodes incluant le vol physique de matériel, le détournement de hotspot wifi … Il est donc important pour le voyageur de prendre des précautions incluant le chiffrement de données, l’utilisation de terminaux sans information importante stockées, l’utilisation de VPN, la mise en place de multi facteurs authentifiant sur les applications sensibles, et la mise au coffre de son matériel lorsqu’il n’est pas avec lui.

 Finalement, la coupe du monde 2018 comme tout grand événement sera exposé aux risques cyber, qu’ils soient géopolitiques ou criminels ou par des actions ayant une résonnance internationale tels que des défacements qui pourront être utilisés par des groupes souhaitant véhiculer un message ou décrédibiliser le pays hôte de la coupe du monde.

Il est donc primordial de prendre un certain nombre de précautions limitant le risque et l’exposition de ses données avant et pendant l’événement.