Par Tanguy Duthion, CEO d’Avanoo Le navigateur web est devenu l’interface centrale du travail numérique. Messagerie, collaboration, applications SaaS : une grande partie de l’activité professionnelle passe désormais par cet environnement. L’intelligence artificielle y fait aujourd’hui une entrée rapide, notamment sous la forme d’extensions capables de résumer des pages, analyser des documents ou automatiser certaines tâches. Ces outils promettent des gains de productivité considérables. Mais leur adoption rapide soulève également des questions de sécurité. Car pour fonctionner, ces extensions demandent souvent des autorisations étendues : accès aux pages consultées, au contenu copié, voire aux documents ouverts dans le navigateur. En pratique, cela signifie que certaines extensions peuvent potentiellement analyser une grande partie de l’activité numérique d’un utilisateur. Une surface de risque souvent sous-estimée Les extensions de navigateur constituent depuis longtemps u...
Le Règlement Général sur la Protection des Données est entré en application il y a un an, le 25 mai 2018. Il y a quelques semaines, lors de la présentation du rapport d’activité 2018 de la CNIL, la nouvelle présidente de la Commission, Marie-Laure Denis, a annoncé « la fin d'une certaine forme de tolérance liée à la transition en matière de RGPD ». La CNIL s’est en effet volontairement montrée « tolérante » vis à vis des entreprises, afin de leur laisser le temps de finaliser leurs projets et de se mettre en conformité. Qu’en est-il aujourd’hui ? Après un an, quels constats font les entreprises spécialisées sur de la protection des données et de la cybersécurité, du niveau de préparation et de conformité des entreprises françaises ? Deux spécialistes des sociétés Zscaler et Varonis livrent leur point de vue. « La première année du RGPD a été marquée par un renforcement de la gestion des données » Par Rainer Rehm, Responsable Data Privacy EMEA de Zscaler ...