Réunis à New Delhi, dirigeants politiques et géants de la tech ont appelé à un accès universel et à un encadrement de l’intelligence artificielle. Existe-t-il (encore) une autre voix pour l’intelligence artificielle que celle, libérale et dominée par les géants privés américains, ou celle, étroitement contrôlée par l’État chinois ? À New Delhi, jeudi 19 février, la question a traversé les échanges du sommet consacré à l’IA, quatrième du genre, organisé par l’Inde. Autour du Premier ministre indien Narendra Modi, des chefs d’État, des responsables de l’ONU et les principaux dirigeants de la tech ont affiché un message commun : l’IA ne peut rester l’apanage de quelques acteurs. « L’IA doit appartenir à tout le monde », a ainsi déclaré le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, estimant que son avenir ne saurait être laissé « aux caprices de quelques milliardaires ». Dans le même esprit, Narendra Modi a plaidé pour une technologie « acce...
L’étude annuelle 2026 de Lecko met en évidence un décalage persistant entre l’ambition affichée de souveraineté numérique et la réalité des usages dans les organisations publiques. Massivement dépendantes de Microsoft, elles peinent à construire des trajectoires crédibles de sortie, faute de priorisation, de maturité de l’offre alternative et de vision opérationnelle. La souveraineté numérique demeure un mot d’ordre stratégique largement partagé dans le débat public, notamment depuis le retour de Donald Trump, défenseur des GAFAM, à la Maison Blanche il y a un an. Pourtant, dans les faits, elle reste un sujet secondaire pour les utilisateurs des administrations. Selon l’étude annuelle 2026 sur la transformation interne des organisations réalisée par Lecko , seuls 12 % des agents interrogés attendent explicitement que leur administration privilégie ce critère dans l’évolution de leurs outils numériques de travail. Un chiffre faible, qui contraste avec l’intensité des disco...