Au pied du sapin de ce Noël 2006 ont été déposés nombre d’ordinateurs portables. Tous ont la particularité de pouvoir se connecter à internet sans fil via les ondes Wifi. Tous les fournisseurs d’accès à internet proposant dans leurs offres l’option Wifi, il est aisé de surfer sur le net dans sa maison ou au fond de son jardin. Mais quid lorsque l’on quitte son domicile? Certes, il y a bien dans les hôtels et les aéroports des points d’accès (les hotspots). Certains sont gratuits (voir la liste sur www.jiwire.com) mais la plupart demandent un paiement assez élevé.
La solution? En attendant que les villes choisissent de s’équiper de réseaux sans fil pour offrir le net à leurs administrés, comme à San Francisco, elle pourrait venir de réseaux communautaires gratuits comme celui de Fon (www.fon.com). Cette jeune société hispano-argentine invite chaque internaute, partout dans le monde, à partager un peu de la bande passante de sa connexion internet à domicile. Les membres du réseau peuvent ainsi profiter de la connexion des autres lorsqu’ils sont en déplacement selon des conditions tarifaires prédéterminées (lire ci-contre). Fon dispose aujourd’hui de la plus grande communauté Wifi dans le monde avec 50000 hotspots dont 5000 en France.
Les opérateurs de télécoms qui se sont engagés pour certains dans la convergence entre téléphones mobiles et téléphonie via internet (VoIP) s’intéressent vivement à cette initiative. En France le téléphone hybride Twin (GSM-Wifi) de Neuf-Cégétel permet d’utiliser les bornes Fon et donc de profiter des très avantageux tarifs de la VoIP (gratuité des appels). Mieux, Fon va lancer le Skype Fon, un téléphone Wifi qui permettra de téléphoner gratuitement à partir de n’importe quel point d’accès du réseau… Et c’est à Blanquefort, une ville de 15000 habitants près de Bordeaux, que Fon et Skype viennent de lancer une expérience pour créer le premier réseau communautaire gratuit sans fil couvrant une ville en France.
Philippe Rioux

Le réseau Fon : comment ça marche
Le principe du réseau Fon est basé un principe simple: chaque adhérent partage sa connexion Wifi et en échange peut se connecter sur le point d’accès d’un autre membre. Trois niveaux sont possibles.
> selon le modèle Linus: on partage sa connexion chez soi et on peut utiliser gratuitement celles des autres adhérents.
> selon le modèle Bill: on partage sa connexion et Fon reverse 50 % des bénéfices à l’adhérent, qui ne peut pas en revanche accéder gratuitement à l’ensemble du réseau.
> selon le modèle Alien: on ne partage pas sa connexion mais on paye 3 €/jour pour se connecter sur l’un des points d’accès du réseau Fon.
Le partage de sa connexion se fait grâce à la Fonera (photo), une borne Wifi qu’on achète 29,95 € et qu’on connecte à son modem ou sa box ADSL. La Fonera émet alors deux canaux: un privé, crypté, réservé à l’utilisateur pour son réseau local; un public ouvert aux autres membres de Fon.
Le site de Fon répertorie toutes les Fonera actives dans le monde. Pour accroître son réseau, Fon réalise régulièrement des opérations promotionnelles.
À noter qu’il existe une alternative gratuite à Fon, baptisée KillBills (www.wireless-fr.org)
A tous les lecteurs je souhaite un très joyeux Noël 2006.
J'ai eu le plaisir d'intervenir ce lundi 18 décembre sur l'une des tables rondes organisées par la Mêlée Numérique, à Entiore, citée de l'entreprise de la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) de Midi-Pyrénées, pour y présenter le site de journalisme citoyen Madepeche.com, lancé par La Dépêche du Midi le 26 septembre et dont je suis le modérateur.
Au cours de cette "Journée du web 2.0" plusieurs intervenants et ateliers étaient mis en place.
J'ai participé à l'atelier "le Web dans ses usages et impacts économiques", animé par Martin Vinzal et présenté par les organisateurs comme suit :
Plus précisément, cette table ronde permettra d'en explorer deux aspects principaux : l'entreprise étendue et les impacts micro et macro économiques du Web 2.0. L'entreprise étendue, car aujourd'hui, la majorité des grands groupes, notamment industriels, ont "webisé" leurs applications métier, d'autant plus lorsque les équipes sont géographiquement éclatées voire mondialisées. Alors que le nombre d'utilisateurs explose, les usages collaboratifs se généralisent dans tous les processus. Un phénomène qui touche aussi de plus en plus les PME, qu'elles soient sous-traitantes ou regroupées en petits écosystèmes. Quant à l'impact économique du Web2.0, il sera analysé notamment dans le cadre du commerce électronique dans ses relations avec la distribution et le commerce classiques. Avec l'apparition d'entreprises Web-plate-formes et de communautés d'acheteurs, la chaine de valeur se transforme. Le phénomène de la longue traîne devrait être un point de départ aux échanges.

A mes côtés se trouvaient :
- Maggy Gorse, fondatrice de GORSE ANALYSTS, Cabinet de Conseil en Gestion et de Formation de Dirigeants.
- Bruno Salama, animateur du HUB BUSINESS 31, un hub du site Viadeo (ex-Viaduc).

Les personnes intéressées par le diaporama que j'ai présenté peuvent me le demander par e-mail : philippe.rioux@ladepeche.fr

Au pied du sapin, Noël 2006 sera résolument un Noël techno.Ordinateurs, baladeurs MP3, téléphones mobiles, GPS (lire page «Vie Quotidienne») et, surtout, consoles de jeux. Alors que le lancement de la dernière console de Nintendo, la Wii, a pulvérisé des records de vente (voir encadré), une nouvelle polémique vient secouer le monde des jeux vidéo à propos des titres les plus violents.Faut-il ou non les interdire? Telle est la question qui se pose désormais au niveau européen après un drame survenu en Allemagne le mois dernier.
Le 22 novembre, Sébastien Bosse, un jeune homme de 18 ans, ouvre le feu sur 37 personnes, ses camarades et des personnels du lycée d’Emsdettent. L’enquête révèle, entre autres, que ce solitaire, amateur de Death Metal, jouait à des jeux vidéo violents, notamment des «simulateurs de meurtres.» Aussitôt, plusieurs ministres régionaux allemands réclament l’interdiction de ces jeux.Un projet de loi du gouvernement Merkel prévoit ainsi d’ici mars 2008 de renforcer la législation allemande, pourtant l’une des plus strictes en la matière, qui a déjà banni du territoire plusieurs jeux en vente ailleurs en Europe, notamment en France.
massacre à l’école en téléchargement
Aux États-Unis, marqués par des affaires similaires à celle du lycée allemand, plusieurs États ont pris des mesures: interdiction de vente de jeux vidéo violents aux mineurs, taxation à 100 % de ces jeux, etc. Sauf qu’une simple recherche sur internet permet de trouver, gratuitement, des jeux violents. Nous en avons fait l’expérience hier. Une fois validé un simple message confirmant que nous sommes bien majeurs, il nous a été proposé des jeux comme: massacre à l’école présenté comme «Un petit jeu d’aventure gore», dixit le site, ou encore Lame Hunter, dont le but est «de tirer sur un boîteux, une vraie tronche de blaireau et un vrai plaisir de le dégommer.» Ambiance…
pictogrammes
Face à ce phénomène des jeux violents, les industriels réagissent. Aux États-Unis, l’Entertainment software association défend la liberté d’expression. En France l’association des producteurs d’œuvres multimédia (Apom) met en avant l’information donnée au consommateur. «Notre industrie dispose d’ores et déjà d’un système d’information des plus stricts sur la classification de ses œuvres», explique l’Apom, qui fait notamment référence à PEGI («Pan European Game Information»). Il s’agit d’un système européen de classification par catégorie d’âge avec des pictogrammes très clairs sur le contenu des jeux (violence, gros mots, teneur sexuelle, stupéfiants, discriminations, etc.). Seul problème, ces normes n’ont aucun caractère impératif pour les éditeurs, ce ne sont que des recommandations.
Pour autant, si les jeux violents existent, il faut en relativiser l’ampleur. «Seuls 12 % des jeux vidéo sont interdits aux moins de 16 ans dont moins de 3 % destinés à un public exclusivement adulte», assure l’Apom. «Chaque année, un ou deux jeux sur plus de 2000 nouveautés défraient la chronique parce que leur contenu apparaît trop violent», explique Guillaume de Fondaumière, président de l’Apom, qui rappelle la présence des pictogrammes mais aussi le rôle que doivent jouer les parents pour surveiller ce à quoi jouent leurs enfants.

La rançon du succès pour la Wii
À côté de Sony et de sa Playstation et de Microsoft avec sa XBox, Nintendo a joué un joli coup cette année avec la Wii. Plutôt que sur la puissance, le constructeur japonais a misé sur un prix plus doux que ses concurrents (249 €) et, surtout, sur une manette de jeu sans fil révolutionnaire, qui permet de reconnaître les mouvements que le joueur fait devant sa télé! Résultat: 325000 consoles Wii vendues en Europe en deux jours. Aux États-Unis il s’en est écoulé 600000 en huit jours et au Japon 400000 en 24 heures… Seul hic, la dragonne ne serait pas assez solide et certains joueurs trop enthousiastes auraient lancé leur télécommande dans leur salon par accident… Du coup Nintendo propose de changer 3,2 millions de dragonnes.

Familles de France interpelle les pouvoirs publics
Alors qu’une étude américaine publiée tout récemment démontre que les jeux violents entraînent une certaine propension à des comportements émotionnels exacerbés, en France, l’association Familles de France s’est inquiétée, dès juin 2006, de certains jeux vidéo qui, selon elle, ont «dépassé certaines limites» dans l’ultraviolence, la pornographie, la prostitution et les stupéfiants. L’association a décortiqué de nombreux jeux où massacres, prise de drogue, meurtres sont monnaie courante. Reconnaissant cependant l’effort fait par les éditeurs pour la majorité de leurs titres, Familles de France entend partir en guerre contre les jeux vidéo qui «enfreignent la loi» ou «ont dépassé les limites de l’acceptable et du raisonnable.» L’association interpelle donc les pouvoirs publics et le ministère de l’Intérieur pour «protéger les mineurs, réviser la classification, mieux informer les familles et créer une autorité de régulation» sur le modèle du conseil supérieur de l’audiovisuel.

Les terminaux de guidage GPS constituent véritablement LE cadeau de cette fin d’année 2006 qui devrait afficher un million d’exemplaires vendus.Même le Président de la République qui, on s’en rappelle, avait découvert l’informatique sur le tard – avec le désormais culte «mulot» – a reçu un terminal GPS pour son 74e anniversaire, le 29 novembre dernier. En l’occurrence, il s’agissait du modèle innovant de l’Institut géographique national (IGN), baptisé «Evadeo.»
En un an le prix des appareils GPS portatifs a connu une chute vertigineuse et le premier prix s’établit désormais à 169 € – le Medion PNA 210 – soit presque dix fois moins que les systèmes de guidage commercialisés en option par les constructeurs automobiles! À cette démocratisation des prix s’est ajoutée une segmentation du marché: premiers prix, milieu de gamme et haut de gamme. Enfin, ce marché en plein boom a vu se multiplier les acteurs. Aux spécialistes historiques du secteur (Garmin, Tomtom, Navman) se sont ajoutés les acteurs de l’internet comme Viamichelin, filiale de Michelin, Mappy, filiale des Pages Jaunes, ou encore l’IGN, qui, après Géoportail, a donc lancé Evaneo. Les acteurs de l’informatique et de l’électronique grand public sont aussi entrés en piste: Acer, Sony, Philips et Thomson.
Difficile dans ce marché encombré de se distinguer. Les constructeurs mettent alors au second plan la technique pour insister sur les services innovants: l’infotrafic (une fonction qui permet le recalcul de l’itinéraire en fonction de l’état du trafic routier communiqué par ondes radio); les services (le jumelage du terminal avec un site internet pour télécharger des points d’intérêts). Thomson s’est décalé en lançant un film publicitaire «la course à l’Elysée», parodiant le duel Ségolène-Sarkozy. Un joli coup de marketing: le film a fait un tabac sur internet.


Les points à vérifier
L’écran. 3,5’’ (8,89cm) de diagonale en général, de nouveaux modèles proposent 4,3’’ panoramique (10,92cm) et d’autres 2,8’’ (7,12cm). La taille influera alors sur le confort d’affichage 2D ou 3D, la lisibilité des menus. Le dernier Viamichelin à large écran permet d’afficher plus d’informations.
Les cartes.Chaque constructeur à son fournisseur. Il faut veiller à avoir des cartes récentes. On peut choisir France ou Europe, mais le prix s’en ressent.
Radars.Certains GPS ne proposent leur emplacement qu’en option payante.La liste est actualisable par internet.
Points d’intérêts. Restaurants, hôtels, parkings, lieux remarquables, etc. Les GPS peuvent être de vrais guides de voyage. Certains disposent de boutons pour localiser parkings ou stations essence.
Infotrafic. À côté du guidage vocal (parfois la voix d’une personnalité qu’on aura téléchargée sur son ordinateur), certains GPS proposent de série ou en option payante l’info trafic: l’appareil collecte via la bande FM des données sur le trafic routier fournies par les centres d’information routière et les sociétés d’autoroute afin de corriger l’itinéraire en fonction des bouchons ou des accidents.
Multimédia. Les plus perfectionnés proposent de visualiser photos ou vidéos, d’écouter de la musique MP3 voire de servir de kit bluetooth sans fil pour pouvoir utiliser son téléphone portable au volant.

Nouveaux usages à venir
Comme le bluetooth, le GPS s’immisce dans de plus en plus d’objets.Les téléphones et les organiseurs PDA: HP, HTC, Mio, Nokia proposent des téléphones haut de gamme qui font office de GPS. Bluffant. Autres usages à venir: des puces GPS… dans les doudous. Sensible aux drames familiaux de la perte des doudous, l’entreprise française Vert baudet s’est proposée de créer des doudous GPS.Une idée pas encore réalisée toutefois.En revanche, le GPS pour chien (combiné à un téléphone GSM) existe bel et bien.Il est commercialisé notamment par Petcell ou RoamEO. Le GPS concerne aussi la géolocalisation de personnes, notamment les salariés des entreprises.
«A quoi serviraient les nouvelles technologies si vous n’en profitez pas?» C’est avec cette interrogation que se tient aujourd’hui à Toulouse à l’Hôtel de Région un colloque intitulé «La société de l’information en Midi-Pyrénées: diagnostic 2006.»
A l’heure où la France compte quelque 28,6 millions d’internautes, et où l’Hexagone est le pays européens qui héberge le plus de blogs, l’Agence régionale pour le développement de la société de l’information (Ardesi) a voulu établir un diagnostic des usages en Midi-Pyrénées. Ce document, qui est présenté aujourd’hui, permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une région qui a pris à bras le corps la lutte contre la fracture numérique. Depuis 2001 avec l’adoption du Programme d’actions régionales pour la société de l’information (Parsi), la Région a mené de nombreuses actions : cyberbases ; réseau Aster reliant 450 lycées, CFA, IUT, universités ; sites pyramides ; administration électronique ; etc. Le budget est de 45M€.
L’Ardesi a construit son diagnostic sur huit thèmes : les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les foyers, le haut débit, les entreprises, le tourisme et internet, les collectivités et internet, les TIC dans l’éducation, l’accès public à internet, le réseau Télémédecine régional.
ADSL : Midi-Pyrénées 20e
Par rapport à la moyenne nationale de connexion à internet des foyers, la région dépasse la moyenne nationale (38,8%) : 46% des foyers sont, en effet, connectés.«En deux ans, le nombre de foyers connectés a augmenté de 10 points. Plus de 2 foyers sur 3 le sont en haut débit. Et le taux d’utilisation à domicile a progressé de 13 points», observe l’Ardesi.
Mais seuls 34% des foyers midi-pyrénéens reliés à internet disposent du haut débit ADSL contre 85,3% au niveau national. Pour y remédier, la région a dépensé 12M€ pour son plan Midi-Pyrénées à haut débit, qui a permis de résorber des zones blanches de l’ADSL. La couverture ADSL a ainsi progressé de 6% mais la région reste classée à la 20e place... Les entreprises sont cependant bien connectées mais les infrastructures, et un dégroupage circonscrit seulement à Toulouse et quelques préfectures, leur imposent de l’ADSL «à petit débit»...
Côté tourisme, 20% des offices n’ont toujours aucune présence sur internet, mais la progression est fulgurante : 55% des structures d’hébergement sont connectés (+20% en deux ans).
Les collectivités progressent elles aussi : 15% des communes (6,6% en 2002) et 29% des intercommunalités ont un site web. Le défi : passer d’un site vitrine à un site dynamique d’actualités.
Pour l’éducation si collèges et lycées snot connectés à 85% ,le primaire reste encore en retrait (56%).

Pour aller plus loin
Le site de l'Agence régionale pour le développement de la société de l’information.
Le blog de l'Ardesi
L'équipement haute débit en France sur le Journal du Net
L'observatoire du haut débit sur le site de l'Autorité de régulation des communications électronique et des postes (Arcep)
Le site de la Fondation internet nouvelle génération (FING) dont le délégué général, Daniel Kaplan donne une conférence "Vers une Société de l'information 2.0."
Le réseau cyber-base de la région Midi-Pyrénées
B2i, le site des TICE de l'Académie de Toulouse
Quelques sites de collectivités : Les Cabannes (09), Auvillar (12), Grand Rodez (12), Paulhac (31), Coeur de Gascogne (32), Tarbes (65), Saix (81).
Si le succès de la télévision numérique terrestre (TNT) n’est plus à démontrer en France, la télévision sur téléphone mobile accuse en revanche un certain retard par rapport à nos voisins européens.L’Italie, l’Allemagne ont déjà ouvert leurs réseaux DVB-H (Digital Video Broadcasting-Handhelds, la norme de la télé mobile) alors que la France attendait un cadre législatif. Les choses semblent toutefois s’accélérer. Le projet de loi «Télévision du futur: modernisation de la diffusion audiovisuelle» a été adopté le 22 novembre par le Sénat et transmis à l’Assemblée nationale pour adoption définitive fin janvier
Dans une rame de métro
C’est que la télé sur mobile est promise à un bel avenir. Selon une étude publiée par le cabinet OC & C Strategy Consultants, 6 millions d’utilisateurs devraien en profiter en 2013.Le marché, susceptible d’être dopé par la coupe du monde de rugby en 2007, devrait représenter 500M€ en 2013, le double en 2017. Le cabinet préconise toutefois une coopération entre tous les acteurs (opérateurs, sociétés de télévision, gestionnaires des réseaux).
Cette semaine, une expérimentation s’est déroulée dans le métro parisien – la 2e du genre – dans une rame en mouvement entre la station Assemblée Nationale et la station Concorde. Effectuée sur un smartphone Sagem My Mobile TV, l’expérience conduite par la RATP et TDF a permis de voir avec succès les chaînes Eurosport, France 2, I-télé, M6 Musique et Europe 2.
TDF vise une couverture de son réseau DVB-H pour 70 à 80 % de la population des 100 plus grosses zones urbaines ce qui représente seulement 30 % de la population française. François Loos, ministre de l’Industrie, a assuré vouloir lever les obstacles. Il plébiscite l’utilisation d’un format de réseau DVB-H par pays européen et anticipe sur les prochaines solutions de «télévision mobile sans limite «, la norme DVB-SH qui permet une diffusion terrestre et satellite.
En portant son choix, lundi dernier, sur l’américain Thom Mayne pour la construction d’un gratte-ciel de 300 mètres de hauteur baptisé la tour «Phare» à La Défense (lire ci-dessous), Unibail vient de remettre Paris dans le rang des capitales qui, toutes, n’ont pas hésité à faire le choix de construire des buildings. De Londres à Amsterdam, de Shangaï à New York, de Tokyo à Kuala-Lumpur, les métropoles misent sur des gratte-ciel. Des gratte-ciel plus nombreux donc, plus hauts aussi avec une course vers le kilomètre de hauteur et, surtout, plus écolos.
Plus que jamais, les cabinets d’architectes prennent en compte la dimension écologique et de développement durable, que ce soit dans le process de construction, la nature des matériaux utilisés et le fonctionnement de ces immeubles géants une fois achevés. La future tour parisienne qualifiée par son architecte de «green building» (immeuble vert) sera par exemple couronnée d’éoliennes qui participeront à l’alimentation électrique du bâtiment. La façade sera à double peau pour assurer une ventilation naturelle afin de réduire les consommations énergétiques. Prouesses du génie civil pour résister aux vents comme aux séismes, ces buildings géants deviendront ainsi de véritables villes dans la ville.La tour Burj Dubaï aux Émirats arabes Unis, actuellement en cours de construction (photo ci-contre) atteindra, en 2008, 805 mètres de hauteur avec ses antennes pour 162 étages. La Millenium tower, un projet que Norman Foster – l’architecte du viaduc de Millau – caresse depuis 1989, sera le plus haut immeuble du monde au large de Tokyo. 840 mètres, 170 étages, divisée en six «Skycenters», la Millenium tower accueillera 52000 personnes.
Villes du futur
Logements, bureaux, commerces, hôtels, école, etc. Tout sera à portée dans ces immeubles-villes dont on pourra ne pas sortir si l’on veut. Ces concentrations de population dans des villes truffées de réseaux de télécommunication et de caméras de surveillance soulèvent aussi des questions d’organisation que l’on peut d’ores et déjà se poser sans attendre ces grands buildings.Ainsi à Paris début novembre s’est tenu le colloque «Ville 2.0» en référence au Web 2.0 (ce concept qui recentre l’information et les services internet autour de la personne).
Mobilité, réseau social de proximité, Wifi, nouveaux services, etc. «L’internet et le numérique ne sont évidemment pas à l’origine de toutes les transformations de la Ville, ni les seules solutions à ses difficultés. Mais on les rencontrera à l’intérieur de presque toutes les nouvelles pratiques urbaines, et de presque toutes les réponses innovantes aux défis que rencontrent les villes. Cette ville 2.0 n’existe encore pas tout à fait, mais partout, elle se prépare», concluait le colloque. Innovation dans les bâtiments et dans l’organisation de la cité, telles seront les villes du futur.

Paris aura sa tour en 2012
Architecte déconstructiviste et lauréat du prix Ptrizker 2005 (le Nobel de l‘architecture), choisi parmi dix candidats, Thom Mayne, 62 ans, et son agence Morphosis, pour leur premier projet en France, vont donc transformer la physionomie de La Défense, le quartier d’affaires de Paris. À côté de la Grande Arche et du CNIT, s’élèvera donc en 2012 la tour Phare presque aussi haute que la tour Eiffel. D’un coût de 800000 €, elle offrira 130000 m2 de bureaux mais aussi des espaces publics (belvédère, restaurant). «Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan de renouveau qui prévoit de nouvelles constructions pour un total de 450000 m2 d’ici 2013», indique Bernard Bled, directeur de l’EPAD, qui gère l’aménagement de La Défense.

100000 habitants, 1,22 km de haut
Le record mondial de hauteur de 504 m, établi à Taïwan par la tour Taï-Peï 101 ne mettra pas longtemps à tomber. Dans cette course à la hauteur, la Freedom Tower de New York affichera près de l’emplacement de l’ex-World Trade Center 524 mètres. La tour Burj Dubaï sera à 705 m (805 en comptant les antennes) en 2008. Le projet de Norman Foster à Tokyo atteindra 840 m. Mais c’est bien à Shangaï que le kilomètre de hauteur sera dépassé avec la Bionic Tower. Prévue pour être construite entre 2015 et 2020, cette tour mesurera 1228 m et offrira 300 étages… Cette cité verticale construite sur une île artificielle accueillera 100000 habitants sur 2 millions de km2.
Alors que le parc total de téléphones portables a atteint 49,819 millions d'unités en France en septembre dernier selon les chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), une nouvelle pomme de discorde vient s'installer entre les consommateurs et les opérateurs : la portabilité du numéro. Derrière cette terminologie barbare se cache tout simplement la possibilité pour chaque abonné de changer d'opérateur tout en conservant son numéro de téléphone.
Depuis juin 2003, la portabilité des numéros est certes effective, mais en l'absence d'un guichet unique et avec des délais variant entre un et deux mois, les candidats au déménagement ont été peu nombreux : 750 900 en trois ans. Pressé par les abonnés et des associations de consommateurs très pugnaces, François Loos, ministre de l'Industrie, a pris un décret en janvier pour accélérer la procédure : ainsi au 1er janvier 2007, il était prévu de pouvoir migrer en dix jours.
Las, ce lundi, Jean-Noël Tronc, président du groupement d'intérêt économique « Entité de gestion de la portabilité », qui regroupe tous les opérateurs français, a annoncé un « plein fonctionnement du système au printemps. »
Raison invoquée pour ce retard : les opérateurs ne sont pas encore prêts, qui doivent interconnecter leurs systèmes d'information respectifs et réaliser des tests en décembre et janvier prochain. Si le ministre s'est dit « déçu », l'Arcep s'est voulue rassurante sur le délai annoncé, qui sera précisé en février.
En revanche, le député UMP Luc Chatel, auteur de l'amendement sur la portabilité ne décolère pas, dénonçant « l'attitude des trois opérateurs historiques qui freinent volontairement l'application [d'un] dispositif » présent depuis longtemps chez nos voisins européens. Ce nouvel épisode place encore les opérateurs sur le gril. Ces dernières années, seule la pression de l'Arcep et des associations de consommateurs les a contraints à infléchir des pratiques tarifaires aussi complexes qu'opaques. En novembre 2005, l'Arcep avait ainsi imposé une baisse de 20 % du prix des SMS, véritable vache à lait des opérateurs. En mars dernier, c'est Bruxelles qui a tapé du poing sur la table pour les tarifs d'itinérance (roaming) qui font bondir les factures des vacanciers ayant le malheur de téléphoner avec leur portable à l'étranger. Auparavant en décembre 2005, après une action de l'UFC-Que choisir, le conseil de la concurrence condamnait les trois opérateurs pour entente illicite avec une amende record de 534M€, actuellement en appel… Bref, entre usagers et opérateurs, le bras de fer se poursuit.
Lors de l’élection présidentielle américaine de 2004, jamais les blogs n’avaient autant fonctionné, utilisés tant par les partis démocrate et républicain que par les commentateurs de la vie politique qui suivaient en temps réel les résultats parfois mieux que les grands networks. L’année prochaine en France, l’élection du Président de la République sera sans nul doute marquée par une frénésie de blogs dont les prémices avaient été observées lors du débat sur le traité constitutionnel européen.
Alors que l’Hexagone est le pays européen qui blogue le plus, les partis politiques qui boudaient jadis un peu le web se sont jetés à corps perdus dans internet.
Blogs, podcasts audios et vidéos, marketing viral, webTV, etc. Nos partis politiques, et a fortiori les candidats à l’élection suprême, ont bien compris que, cette fois, l’internet est partie intégrante de la campagne électorale. Chacun garde en mémoire les 200000 petites voix manquantes à Lionel Jospin pour accéder au 2e tour en 2002…
De l’UDF au PS en passant par l’UMP ou le FN, tous les partis ont mis en place des équipes dédiées. L’UMP peut se targuer de compter dans son comité stratégique Loïc Le Meur, l’un des plus influents blogueurs et patron de Six-Apart, une plateforme de blogs.
Le parti de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs pris une longueur d’avance. Chacun se souvient que l’UMP avait acheté sur Google de nombreux mots-clés – dont le fameux «racaille» – afin que les publicités contextuelles proposent à l’internaute effectuant une recherche sur ledit mot, un lien vers le site de l’UMP.Inutile de dire que les autres partis ont suivi le même chemin.
coups bas
Car sur internet comme dans la vraie vie, les coups bas seront aussi de mise.Ségolène Royal vient d’en faire l’amère expérience avec l’apparition d’outre tombe d’une vidéo du sociologue Pierre Bourdieu qui estimait qu’elle était de droite…

Tour d'horizon
La présence sur internet du PS (www.parti-socialiste.fr) est à l’image du parti: avec des courants. Si le parti a bien un site internet, chaque courant dispose de sites et de blogs de militants ou d’élus.Les trois candidats à l’investiture pour la présidentielle sont bien évidemment sur le net. DSK (www.blogdsk.net) a son blog depuis belle lurette, qui utilise toutes les technologies du moment. Ségolène Royal s’appuie sur celui de l’association Désirs d’avenir (www.desirsdavenir.org) qui mise sur l’interactivité ave les lecteurs (par exemple pour la rédaction du livre de la candidate. Laurent Fabius (www.laurent-fabius.net) a lui aussi son blog dont les débuts furent un peu plus laborieux. A l’UDF (www.udf.fr), on connaît internet depuis longtemps puisque le premier site remonte à 1995. Si François Bayrou n’aura son blog que début 2007, le président e l’UDF maîtrise parfaitement clavier et mulot comme il l’a montré lors du chat réalisé à La Dépêche du Midi. Chez les Verts (http://lesverts.fr), c’est un peu les vaches maigres… et le site de Dominique Voynet (http://dominiquevoynet.net) ne reflète pas tous les débats dont nous habituent les militants écologistes. A l’UMP (www.u-m-p.org), c’est la grosse artillerie.Au site principal sont ratachés quelque 600 blogs d’élus et de militants; ces derniers étant vivement encouragés à répandre la bonne parole dans le cyberespace. Le site des Jeunes populaires (http://jeunespopulaires.com) présente lui aussi de nombreux blogs.Résultats: 15000 adhésions à l’UMPvia le net…
Au PCF (www.pcf.fr), le site est une vitrine un peu terne et pas vraiment interactive.Comme chez les Verts, on est loin des dynamiques affichées hors du net. Enfin, pas de surprise, au Front national (www.frontnational.com) on a le culte du «chef.» Mais le site propose tous les outils du moment et a même lancé une webTV pour l’actualité du parti. Et aussi… A voir aussi le MRC (www.mrc-france.org) de Jean-Pierre Chevènement (www.chevenement2007.fr), la LCR (www.lcr-rouge.org) et Lutte ouvrière (www.lutte-ouvriere.org). Il n’a pas de candidat mais le site du PRG (www.planeteradicale.org) est riche de ses nombreuses rubriques et de ses flashs infos.

Le premier Forum sur la gouvernance d’internet (FGI), qui a réuni cette semaine près d’Athènes sous l’égide de l’ONU quelque 1200 délégués représentants 90 États, les principales entreprises du Net et des dizaines d’associations, s’est achevé sur un bilan en demi-teinte. D’un côté, aucune décision concrète n’a été prise, ce qui est logique compte tenu du statut uniquement consultatif de la nouvelle instance. De l’autre, le Forum a permis d’évoquer les grands enjeux d’internet: censure, liberté d’expression, multilinguisme, cybercriminalité, fracture numérique nord-sud, etc.
L’impossibilité pour le Forum de prendre des décisions n’a pu que réjouir les États-Unis qui sortent une nouvelle fois vainqueurs de la bataille pour le contrôle d’internet dont l’ancêtre Arpanet émanait – ne l’oublions pas – de l’armée américaine.
Domination des États-Unis
La domination des États-Unis sur la gestion technique du réseau avait été évoquée entre gouvernements lors du Sommet sur la société de l’information de Tunis, en novembre 2005, mais avait accouché d’une souris. Il s’agissait alors de déterminer quel était le statut de l’Icann (voir infographie), cet organisme américain qui supervise l’attribution des noms de domaines, c’est-à-dire les suffixes. fr ou. com des adresses de sites web (comme dans www.madepeche.com). L’Icann est en théorie indépendante mais, dans les faits, elle est liée au Département du Commerce américain. L’an passé, Washington avait tenu tête au reste du monde sur le statut de l’Icann et avait obtenu gain de cause. L’administration de George Bush avait alors concédé la création du FGI. Si certains rêvent d’un internet gouverné par une instance internationale de type ONU, d’autres font toutefois remarquer, avec raison, que la domination des États-Unis permet d’éviter une balkanisation du réseau et garantit la liberté d’expression dans des pays où la censure est reine.
La censure justement a cristallisé les débats durant les quatre jours du Forum. Google, Microsoft ou Cisco ont, en effet, dû défendre leur «collaboration» avec la Chine. En contrepartie de leur présence dans ce pays aux débouchés immenses – qui ne compte que 130 millions d’internautes sur 1,4 milliard d’habitants – ces sociétés ont censuré certaines informations. Ainsi en tapant «Tien an men» sur Google Chine, aucune photo de la répression de 1989 n’est accessible… L’argumentaire du «moindre mal» n’a pas convaincu Amnesty international qui a réuni 50000 signatures sur une pétition proclamant «J’appelle les gouvernements à cesser de restreindre la liberté d’expression sur internet, ainsi que les compagnies qui les y aident.»
Diversité culturelle
Autre débat: le multilinguisme de la toile. Au nom de la préservation de la diversité culturelle, plusieurs participants ont dénoncé la domination de l’anglais et celle de l’alphabet latin.L’écriture des adresses web, la création de pages nécessitent de connaître la langue de Shakespeare.A contrario, le fait d’avoir un langage unique permet à Internet de présenter une architecture unique plutôt que d’être fragmenté en pôles linguistiques. Enfin, les moteurs de recherches présentent tous des versions multilingues.
Au terme de quatre jours de débats très riches auxquels ont même participé ceux qui s’ignorent à l’ONU (comme les Cubains et les Américains), le forum est assuré de sa pérennité. Après Rio de Janeiro l’an prochain, le FGI aura lieu en Inde puis en Égypte.
Rares sont les entreprises qui peuvent se targuer d’avoir bouleversé leur secteur d’activité par deux fois. Apple est de celles-là. Après son Macintosh en 1984, la firme de Cupertino a créé un nouveau phénomène de société avec son lecteur de musique numérique iPod dont on vient de fêter le 5e anniversaire. Grâce à son très design baladeur, plusieurs fois renouvelé et sans cesse amélioré (cf. ci-dessous), et son logiciel et magasin internet iTune, Apple s’est installé au sommet de la musique numérique. Depuis 2001 ce sont 67,6 millions d’iPod qui ont été écoulés.Un succès qui a même fait démentir les analystes lorsque ceux-ci tablaient sur une accalmie, l’été dernier. Aujourd’hui l’iPod et dans une moindre mesure les nouveaux ordinateurs iMac assurent la stabilité financière d’Apple.
Même s’il accepte les banals fichiers MP3, l’iPod fonctionne avec des fichiers maison au format AAC, capables de gérer les fameux droits DRM anticopie. Fermé, le système iPod + iTunes fait enrager la concurrence qui, malgré quelques idées novatrices, reste loin derrière. Plus que les autres géants de l’électronique grand public et acteurs de l’internet, Philips et Real Networks doivent d’autant plus enrager qu’ils auraient pu réaliser l’iPod. En 2001, les deux firmes avaient, en effet, rejeté le concept que leur avait présenté l’ingénieur Tony Fadell. Ce dernier a trouvé une oreille attentive auprès de Steve Jobs.
Le flair de Steve jobs
Flairant comme personne les aspirations du marché et le devenir des technologies (musique dématérialisée, podcast, etc.)Jobs, le «gourou» d’Apple a tôt fait de comprendre les potentialités d’un tel appareil avec sa roulette magique.
Alors que la 5e génération du baladeur vedette a été récemment présentée, l’iPod peut s’enorgueillir d’avoir suscité une véritable économie autour de lui. Du transmetteur sans fil pour utiliser sa chaîne hifi ou son autoradio comme haut-parleurs en passant par le déroule-papier toilette avec station d’accueil; la station d’accueil radio-réveil, les innombrables casques filaires ou non, les étuis, etc.les accessoires sont légion (plus de 3000). Et que dire des autres constructeurs qui imitent la forme de l’iPod pour espérer survivre face à celui qui capte 72 % du marché US…
Mieux, comme tout objet culte, l’iPod a suscité le développement de très nombreux logiciels le transformant en agenda, lecteur de fil RSS, etc. Et la communauté des fans ne cesse de bruire de rumeurs sur les futurs iPod comme celui, très attendu qui disposera d’un écran géant tactile ou qui fera téléphone. Alors qu’est attendu le minuscule iPod Shuffle (photo) à la fin du mois, l’iPod-mania a de beaux jours devant elle.

Qu’il semble loin le temps où certains se gaussaient du retard technologique de la France, notamment par rapport aux Etats-Unis. Depuis quelques années, l’engouement des Français pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ne cesse de croître: explosion de la téléphonie mobile qui a dépassé le fixe; envolée de la télévision numérique terrestre (TNT) et ses déjà 4 millions de récepteurs vendus; développement fulgurant de l’internet (26 millions d’internautes) qui classe la France au premier rang européen en terme de tarifs – l’abonnement est parmi les plus bas – et d’usages – la France compte le plus de blogueurs en Europe et les ventes sur internet ont bondi de 31 % fin 2006, etc...
Mais comme tout succès, celui des technologies s’accompagne de zones d’ombres… ou plutôt de zones blanches. Celles de territoires entiers où l’ADSL est au mieux au débit minimal, au pire absent. Celles où les téléphones mobiles, tous opérateurs confondus, restent irrémédiablement muets. Celles où les chaînes de TNT ne sont pas toutes reçues ou carrément absentes.
A ces oubliés des TIC s’ajoutent ceux d’entre nous qui s’arrachent les cheveux devant la jungle des tarifs des mobiles, devant ces «box» internet aussi complexes que leurs services d’assistance sont injoignables et onéreux, devant le coût du passage à la TNT, bien loin d’être «gratuit.» Ces déboires, dont nous font part nombre de nos lecteurs, notamment sur www.madepeche.com, touchent aussi les entreprises, les artisans et commerçants du Grand Sud qui se sentent, à juste raison, pénalisés par rapport à leurs voisins.
Heureusement, ici et là, à l’initiative d’associations de consommateurs, d’élus, de collectivités ou de simples particuliers courageux et pugnaces, les situations finissent par se débloquer pour que chacun, où qu’il soit, ait droit aux technologies aujourd’hui plutôt que demain.

ADSL. Un observatoire des zones blanches
Dans sa dernière lettre, l’Arcep indique qu’à la fin de l’année 98 % de la population sera couverte. En Midi-Pyrénées, le conseil régional a calculé que le taux de couverture sera de 93 % d’ici fin 2006 et vraisemblablement 99 % d’ici 2008. La géographie de la région mais aussi les limites de la technologie ADSL (le débit diminue au fur et à mesure qu’on s’éloigne du central) expliquent que des zones blanches vont perdurer.Le remède? De nouvelles technologies et le système D. Par exemple à Saint-Jean-d’Alcapiès en Aveyron, une liaison internet satellite a été installée sur la mairie, qui arrose ensuite en WiFi les maisons du village (20Mbits pour 23 € par mois).L’essor du WiMax dont les licences régionales ont été attribuées l’été dernier devrait permettre de n’avoir en France que 1 % de zones blanches pour lesquelles l’Arcep table sur l’engagement financier des collectivités afin de financer des réseaux d’initiatives publique. L’Arcep et la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (Diact, ex-Datar) vont lancer en 2007 un Observatoire des zones blanches du haut débit pour mieux identifier les territoires. Reste le dégroupage des centraux téléphoniques. La pression combinée de la concurrence et de l’Arcep a permis d’ouvrir les centraux de France Télécom aux opérateurs alternatifs. Mais il reste beaucoup à faire et, même à Toulouse centre, d’un quartier à l’autre, les internautes ne sont pas égaux quant aux services qu’ils peuvent avoir.

Dans le Tarn, qui va payer
(Contribution d'Emmanuel Da Costa sur www.madepeche.com)
Je regrette que le texte de loi définissant le service universel et pour lequel France Telecom a été mandatée après candidature, n’inclue pas le droit à l’accès haut débit pour tous. La mutualisation des FAI aurait pu paraître comme la solution, mais en pratique les investissements ne concernent que les parties du réseau qui sont économiquement les plus intéressantes. Dans cette cacophonie où chacun se renvoie la balle, une intervention de l’état redéfinissant ce service universel serait salutaire, il est peu probable qu’il le fasse au vu des enjeux et des pressions. Devant la multitude des solutions alternatives, WIMAX, CPL, les plus petites communes sont désarmées et hésitantes, des élus locaux ignorant tout de ces nouvelles technologies restent souvent passifs en espérant… Le département me parait être le candidat idéal au tissage du dernier fil de la toile. En effet, il est le plus proche et il dispose des connaissances juridiques et techniques adéquates. Son rôle sera de trouver de vraies solutions évolutives comprenant des taux de transfert de qualité, afin de résorber pleinement et justement la fracture numérique.


TNT. 2011 en ligne de mire
L’engouement pour la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites ne se dément pas depuis son lancement en mars 2005 puisque 4,047 millions de récepteurs ont été vendus ou loués.Un chiffre qui tient compte des récepteurs internet ADSL (les fameuses box). Mi-octobre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a ouvert la 4e phase de déploiement des relais TNT. Une phase qui donnera un peu plus d’aisance au Grand Sud et en Midi-Pyrénées, assez mal lotis au départ.Ainsi depuis le 19 octobre Albi, Montpellier et Perpignan sont couverts.Au niveau national, 65 % de la population sont couverts. Un nombre qui passera à 70 % au printemps 2007.
Au quotidien, nombre de Français ont dû, en plus d’acquérir un décodeur, revoir leur antenne rateau et effectuer de nombreux réglages.Alors que l’Aveyron pétitionne pour recevoir la TNT, certains téléspectateurs, à Toulouse, ne captent qu’une partie des 18 chaînes. La fin de la télé analogique prévue le 31 décembre 2010 ne laisse pas d’inquiéter les zones blanches.«Rien n’est prévu», pestent certains maires, qui s’interrogent sur le «bouquet satellitaire» promis par le gouvernement et surtout son coût final pour l’usager.

Qualité du service et rentabilité
On peut constater que selon la densité de population des zones de la région, la qualité de la réception des chaînes de la TNT est très variable. Robert, dirigeant de l’entreprise «SR Bastide» spécialisée dans la vente et la réparation de matériel numérique à Castres témoigne de ces disparités: «A Albi, où les émetteurs TNT se vendent en grandes quantités, il n’y a eu aucun problème depuis le lancement. Sur le versant nord de la Montagne Noire par contre, seules 13 chaînes sur 18 sont visibles actuellement. Les antennes relais ne sont pas encore réglées, nous attendons une solution dans un mois». Et il ajoute: «Bien que nous vendions des récepteurs, nous sommes contrariés d’avoir été lésés pour une question de rentabilité. Nous effectuons des déplacements chez des particuliers souvent âgés, et cette période d’attente bloque nos activités. Pour éviter plusieurs interventions successives, il faut attendre les bons réglages».
Marc de Boni


Téléphone mobile. Prévu pour tous fin 2007
Avec un taux de pénétration de près de 80 %, le succès du téléphone portable dépasse celui du fixe.Une raison de plus pour ne plus supporter les zones blanches. Sur la pression de l’Arcep et, surtout, celles des élus des communes et départements ruraux, l’État a très tôt compris l’urgence qu’il y avait à agir. Certes, lorsque l’on regarde les cartes des trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom, le Grand Sud souffre toujours mais les choses bougent. Le 15 juillet 2003, l’État, l’Arcep, l’association des maires de France, l’assemblée des départements de France et les trois opérateurs de téléphonie mobile ont signé un accord pour résorber d’ici fin 2007 toutes les zones privées de portables. Ce plan prévoit l’édification de pylônes qui, ensuite, de façon mutualisée ou non y installent leurs équipements. Problème: le plan concerne la technologie mobile de 2e génération (GSM et GPRS)… et non pas la 3e génération (le haut débit UMTS) qui reste réservé aux villes. Dès lors s’ouvre une nouvelle fracture… Quant à la facture, les consommateurs pourraient enfin y trouver leur compte.La condamnation des trois opérateurs pour entente sur les tarifs et l’apparition des opérateurs mobiles virtuels (MVNO) devraient contribuer, sinon à une baisse global des tarifs, du moins à un élargissement du marché avec des offres plus pointues et, espérons-le, plus claires.


Lexique
ADSL. Asymmetric Digital Subscriber Line. L’accès le plus courant au haut débit pour internet.
WiFi. Technologie de réseau informatique sans fil.
WiMax. Comme le WiFi mais sur plusieurs kilomètres.
Dégroupage. Ouverture du réseau local de France Télécom à la concurrence.
FAI. Fournisseur d’accès à internet.
TNT. Télévision numérique terrestre.18 chaînes gratuites, 11 payantes.
MVNO. Mobile Virtual Network Operators, opérateur mobile virtuel.Il loue le réseau des 3 opérateurs (SFR, Orange, Bouygues)

Billet
L'autre fracture
Philippe Rioux
Au vu des taux élevés de couverture de la TNT, de l’ADSL ou de la téléphonie mobile, certains ont tôt fait de ranger la fracture numérique au rang des dossiers classés, estimant que les zones blanches, peu peuplées, finiraient par se résorber au fur et à mesure que les technologies progressent. Si cette analyse très jacobine est globalement vraieà long terme, elle reste inacceptable car elle bafoue à la fois le principe d’égalité de tous devant les nouvelles technologies et la conception d’un aménagement numérique du territoire harmonieux. Surtout, elle masque une autre fracture numérique : celle qui sépare, pour un même prix, ceux qui bénéficient de tous les services de ceux qui doivent se contenter de services au rabais...
François Bayrou, député des Pyrénées Atlantiques, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, était invité ce lundi à La Dépêche pour participer à un face aux lecteurs.
Pour écouter le podcast des échanges très riches entre nos six lecteurs et l'ancien ministre de l'Education nationale, utilisez le lecteur ci-dessous.



François Bayrou s'est ensuite mis au clavier pour entamer un chat.

Bonjour à toutes et à tous, nous avons le plaisir d'accueillir François Bayrou, président de l'UDF, à l'occasion de chat oragnisé par La Dépêche, en partenariat avec Canalchat.com !
Salut à tous

thom:Aujourd'hui, êtes-vous sûr et certain d'être candidat à l'élection présidentielle ?
à votre avis ?

lisa:Ne pensez-vous pas que l'on s'oriente vers un duel Sego-Sarko et que tous les autres candidats vont passer au second plan ?
Je pense exactement le contraire. Il y a une pression forte, médiatique et politique, pour qu'il en soit ainsi. Mais les Français ne se laisseront pas conduire par le bout du nez. Ils vont, comme à toutes les élections précédentes, changer le jeu et créer une surprise..

Quentin:Aujourd'hui, et malgré l'avertissement de 2002, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour reste encore et toujours possible.. Y a t'il un espoir que cela change d'ici les élections ?
Oui, s'il existe une autre alternative, crédible et républicaine : un candidat qui porte la certitude que les pratiques politiques peuvent changer.

eddy:Monsieur avez l'intention ,si vous arrivez aux responsabilites de toucher au regime speciaux

thom:Bonjour ! Sur la question de la réforme des régimes spéciaux de retraite, quelle est votre position en tant que candidat ?
Oui, je pense que la réforme des régimes spéciaux est nécessaire, ne serait-ce que pour des questions de justice. Cette réforme doit être juste, c'est-à-dire prendre en compte les engagements pris au moment de la signature du contrat à l'égard des salariés. Cela ne pourra se faire qu'en adoptant un régime de retraites par points.

Fabio: M. Bayrou, que pensez-vous de la nouvelle offensive contre les 35 heures? êtes-vous en faveur de leur suppression?
Je pense que la manière dont les 35 heures ont été mises en place a été une grave erreur.
Je pense que certains salariés ont trouvé une nouvelle organisation de leur vie avec les 35 heures et que d'autres en ont souffert.
Il faut donc permettre une souplesse nouvelle, par une organisation différente des heures supplémentaires, entre 35 et 39 heures, qui apportent un plus significatif au salarié qui fait cet effort sans pénaliser l'entreprise.

Séverine:Bonjour, sur le mariage gay, Ségolène a dit non puis oui. Sarko dit encore non. Et vous?
Le mariage signifie pour beaucoup de Français l'union d'un homme et d'une femme. Une union civile, y compris à la mairie, peut permettre l'égalité de droits, en particulier fiscaux et de transmission d'héritage.

EnkWill:Si vous êtes élu, que comptez vous faire des institutions qui régissent notre vie politique ? Vers une VIeme République ? Quel rôle souhaitez vous au Parlement ?
Je suis pour une sixième République qui donnera à tous les Français le droit d'être représentés au parlement et qui interdira au gouvernement de passer en force en méprisant le parlement qui représente les Français. Je suis pour que les élus ne puissent plus être absents à l'Assemblée nationale.
.

Fabio:Bonjour monsieur Bayrou. Comment vivez-vous avec l'image que donne de vous la marionnette des guignols de l'info?
Je ne peux pas dire que ça me fasse plaisir. .

Dv:Salut François, comptes tu te rallier à la droite au second tour ?
Je compte être présent au second tour et que les ralliements se fassent autour du projet que je porte.

Joel C.:Quelles sont vos relations avec Gilles de Robien ?

malouda:Pourriez-vous nous expliquer les raisons de votre désaccord avec Gilles de Robien ?
Gilles de Robien pense que nous devrions nous définir dans une relation exclusive avec l'uMP, donc forcément dans une relation de dépendance à l'égard de ce parti. Je pense le contraire : il faut que nous soyons indépendants, et capables de réunir des personnalités venant de droite et venant de gauche pour une majorité nouvelle, pas pour la majorité ancienne, d'un bord ou de l'autre.
.

pat64:allez- vous vous presentez a la 2ieme circonscription des pyrenées atlantiques?
Pas si je suis élu président de la République, c'est incompatible.

Toulousaiiin:M le Ministre, la recrue d'elus toulousains à l'UDF est-elle l'annonce d'une liste UDF aux municipales à Toulouse? Qu'en sera-t-il des législatives dans la ville "rose"?
Il y a à Toulouse un besoin de renouvellement profond. Ne pensez-vous pas ?.

Gilles:Etes vous favorable au mandat unique pour les hommes politiques ?
Oui, en tout cas pour les députés à l'Assemblée nationale.

KingBee:Petite question, à 6 mois des élections de très nombreux sujets sur la sécurité reviennent à la une des journaux comme lors de la précédente élection ? Une coincidence pour vous ?
Je crois assez peu aux coincidences.

sru14229:que pensez vous du temps choisi et qui serait votre premier ministre ?
Un premier ministre choisi.

Philippe:Bravo pour votre dénonciation des médias rattachés aux puissances de l'argent et qui favorisent Sarkozy ou Royal. Mais cela existe depuis longtemps : pourquoi ne pas l'avoir dénoncé plus tôt ?
Peut-être parce que c'était moins lourd, moins fort qu'aujourd'hui. Peut-être aussi parce que mon analyse était encore inachevée.

guest:pourquoi le candidat de l'UDF ferait-il un meilleur score en 2007 qu'en 2002 ?
Parce que vous allez voter pour lui.

Luis O.:Comment expliquez-vous le succès de Ségolène Royal dans les sondages ?
Parce que c'est pour l'instant un succès dans les sondages.

Centre:M Bayrou on parle bcp de M.Cavada à Toulouse. Qu'en est-il exactement. Info ou intox?
Je suis obligé de vous dire que l'on parle de Jean-Marie Cavada partout.

KingBee:Pour vous quels vont être les thèmes de campagne sur lesquels vont se jouer l'élection ?
1/ le gouffre entre le peuple et les pouvoirs (ce que j'appelle le tiers état) 2/ le modèle français, républicain,social, face à la mondialisation
.

john:Pensez-vous que Jacques Chirac se présentera ?
Ajout à la question précédente : pour moi, le thème prioritaire, ce sera l'éducation
Non, je ne crois pas. Mais je n'exclue jamais les surprises, surtout avec J. Chirac.

Gilles:Allez vous regarder le documentaire sur Chirac ce soir et demain ?
Je vais le regarder en DVD.

Luis O.:Vos réponses sont courtes. Voici une question qui mérite un développement. En tant qu'ancien ministre de l'éducation, citez une ou deux réformes qui doivent abosulement et rapidement être entreprises ?
Vous lirez ma réponse demain matin dans la Dépêche. Nous venons d'y consacrer un long moment dans le face aux lecteurs. (Les lecteurs étaient très bien).

Daniel:Si Sarkozy devient président iriez vous dans son gouvernement ou bien serez vous dans l'opposition ?
Comme vous l'aurez compris, je ne suis pas candidat pour que d'autre soient élus -.

Lucas:Vous dites être prêt à être premier Ministre en 2007. Oui, mais de qui ?
Non. Ce n'est pas à Matignon que les choses essentielles se jouent : c'est à l'Elysée que l'on peut changer les choses.
.

julien:Que pensez-vous du mode désignation du candidat PS ? Ces débats devant les militants sont-ils positifs selon vous ?
Ce ne sont pas vraiment des débats, puisqu'ils ne peuvent pas parler entre eux.

Luis O.:Sarkozy a des idées très claires et très précises, un programme en rupture, un franc parlé, pourquoi ne le soutenez-vous pas ?
Je me demande si vous ne seriez pas un peu partisan de Sarkozy ?.

Daniel:Seriez vous pour l'abandon du rôle du premier ministre remplacé par l'action du président ?
C'est vrai que pour moi il faut que le président assume directement sa responsabilité devant le pays. Le premier ministre doit être le chef d'équipe, le capitaine du gouvernement.
.

EnkWill:Comment expliquez cette multiplication des candidats ? Est ce bon pour la démocratie ? Ne craignez vous pas avec votre candidature de faire perdre la droite ? De faire votre 21 avril ?
Je pense qu'il y aura beaucoup moins de candidats qu'en 2002. Le pluralisme est indispensable pour que le pouvoir ne soit pas confisqué, mais il doit être organisé. Autrement dit, c'est du bon sens.
.

EnkWill:Vous êtes vous fait taper sur les doigts par TF1 après vos propos sur la collusion des médias et de Sarkozy ?
Disons que nous avons eu une explication orageuse (très orageuse).

Merci beaucoup François Bayrou, le mot de la fin ?
Il reste beaucoup de questions, mais le chat s'achève. J'ai été très heureux de passer ce moment directement avec vous.

pat64:il doit y avoir des internautes pro-bayrou

Luis O.:Merci beaucoup. Dommage, les réponses sont un peu courtes !

Fabio:Bonne chance

sam:merci d'avoir répondu à nos questions !

luc:très intéressant, merci..

thierry:bonne journée !

gaudin:Merci de nous répondre directement !
La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré).
Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006.
Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans plats. Aujourd’hui, difficile de trouver un magnétoscope dans les rayons hi-fi des hypermarchés. Tout est fait pour franchir le pas. Entre l’appareil qui combine VHS et DVD, celui qui grave et celui qui peut enregistrer sur disque dur, le choix est vaste et complexe.
Outre une capacité d’enregistrement colossale (jusqu’à 700h) l’enregistreur à disque dur (personal video recorder [PVR] en anglais) présente de nombreux avantages: plus besoin de support vierge, enregistrements et effacements illimités, gravage sur DVD des enregistrements à conserver, etc. Mieux, beaucoup de ces PVR affichent à l’écran un guide des programmes télé et presque tous permettent le «time shifting» (on peut s’absenter un instant, revenir et reprendre là où on l’avait laissé le programme, enregistré en mémoire tampon).
Aux États-Unis, les PVR ont depuis longtemps le vente en poupe et ont fait frémir les chaînes de télé: en 1998, TiVo permettait de zapper… les écrans de pub! Les networks ont fait annuler en justice cette possibilité, mais le succès des PVR, qui permettent de consommer autrement la télé, s’est poursuivi. Aujourd’hui, il se vend 19 millions de PVR dans le monde. La France en compte 1,5 million dont 250000 inclus dans les décodeurs satellites ou ADSL.

Bataille de format
Comme il y a 30 ans pour le VHS et le Betamax, l’industrie électronique se déchire sur le format qui succédera au DVD. D’un côté le Blu-Ray soutenu par Sony, Apple, Philips, Samsung, Thomson, etc. et les studios Disney, MGM. De l’autre le HD-DVD mis en avant par Toshiba, Microsoft, Nec et les studios Warner, Paramount. Au centre, le consommateur qui ne sait que choisir. Mieux vaut donc attendre.
En rachetant mardi pour la somme colossale de 1,65 milliard de dollars le célèbre site internet de partage de vidéos You Tube, à peine vingt mois après sa création, le géant américain Google fait d’une pierre deux coups : il conforte sa position sur la vidéo, devenu l’eldorado d’internet ; et, plus globalement, il ouvre une nouvelle page de l’histoire de la télévision.
Malgré sa notoriété, le service de partage de vidéos de Google lancé en même temps que You Tube plafonnait à 11 % de parts de marché contre 46 % pour son concurrent. Avec ce rachat, Google passe ainsi de la 3e place à la première, devançant MySpace (21 %), propriété de New Corp.
Bien que You Tube ne dégage pour l’heure aucun bénéfice, l’opération de Google a été saluée par les analystes financiers qui y voient une bonne affaire. «Le marché de la publicité liée à la vidéo devrait atteindre 640 millions de dollars en 2007 et 1,5 milliard en 2009», explique la banque d’affaires Merrill Lynch. En 2010, l’on prévoit 2,3 milliards de dollars soit 10 % de la publicité totale sur internet.
Le rachat de You Tube par Google signe aussi la rencontre de deux success stories humaines et industrielles, comme l’Amérique en raffole. Google a été fondé dans un garage de la Silicon Valley le 7 septembre 1998 par deux étudiants, Larry Page et Sergey Brin. You Tube a été créé en février 2005, dans un garage également, par d’anciens employés de PayPal (un moyen de paiement sur Internet) : Chad Hurley, Steve Chen.
Zapping mondial
Le succès fulgurant de You Tube rappelle aussi celui de Google : la simplicité et la rapidité pour répondre à un besoin des internautes, en l’occurrence l’envie de partager des vidéos. Sous le slogan du site «Broadcast yourself» (diffusez vous-même) chacun y est allé de sa contribution. Du gag familial à l’anniversaire du petit dernier, du concert auquel on assiste à sa publicité préférée, You Tube, c’est le grand zapping mondial, une vraie télé-réalité du quotidien.
Mais le site s’est attiré les foudres des majors de l'audiovisuel qui l’ont accusé d’être complice de la diffusion d’œuvres protégées par les droits d’auteurs. Google et You Tube ont d’ailleurs, avant leur contrat, donné des gages de bonne conduite : détection et filtrage des contenus pirates. Face au succès sans précédent de You Tube et sa possibilité de faire de chacun d’entre nous un directeur de télé élaborant sa propre grille de programmes, les majors, finalement en position de faiblesse, ont dû négocier : des accords avec Google et You Tube ont été signés pour la diffusion légale d’extraits vidéos avec partage des revenus publicitaires. Car on n’arrête pas un raz-de-marée…

La vidéo bientôt sur madepeche.com
Le partage et la diffusion de vidéo à la demande (VOD) sont en plein boom. DailyMotion est un petit You Tube francophone ; TF1 a lancé WAT (vidéo et audioblogs). M6 a sa plateforme Wideo ; Canal+ a lancé, avec succès, Canalplay, un vidéoclub à domicile, et France Télévisions, TF1 , Arte ont toutes leur service de VOD. Sans compter des sociétés spécialisées (Francetvod, 24/24 video, etc.). Le nouveau site de www.madepeche.com ne sera pas en reste et très bientôt vous pourrez expédier vos vidéos à partir du site ou par MMS au 06 20 99 60 00.
You Tube
Créé en février 2005
72 millions de visiteurs par mois
100 millions de vidéos regardées chaque jour
600000 nouveaux clips hébergés chaque jour
67 salariés
46% de parts de marché
Le Mondial de l’Auto qui se tient à Paris démontre plus que jamaisle mariage entre l’informatique et la voiture : tout un stand est réservé, pour la première fois, à l’électronique embarquée. Longtemps annoncées comme étant pour l’auto de demain, les nouvelles technologies sortent de plus en plus vite des prototypes pour la voiture de monsieur tout le monde.
Les voitures se parlent. Tous les constructeurs ont développé des technologies visant à sécuriser la conduite. Les autos se dotent ainsi de nombreux capteurs. Toutes les technologies illustrées ci-contre sont déjà opérationnelles. Mais, surtout, la voiture «communicante» que l’on connaît aujourd’hui – celle dotée du Bluetooth pour le téléphone mobile et d’un récepteur GPS – va connaître un spectaculaire bouleversement avec la possibilité de communiquer… avec les autres voitures et… avec la route.
Concernant le dialogue entre autos (vehicle to vehicle ou V2V), BMW a déjà présenté une berline capable d’avertir les voitures qui la suivent d’éventuelles altérations de la chaussée.General Motors a imaginé «sixième sens»: une lumière clignote dans votre rétroviseur extérieur pour vous avertir qu’une voiture va vous doubler! Reste le problème de l’interopérabilité de tous ces systèmes.
Concernant la communication entre la route et la voiture, l’on connaît déjà l’alerte de franchissement de ligne continue, disponible entre autres chez Citroën. Mais les chercheurs vont plus loin. Aux États-Unis, pays des interminables highway, on réfléchit à des convois routiers de poids lourds guidés par le seul camion de tête. Mieux, il y a déjà eu des expérimentations de bus sans conducteurs; les véhicules étant guidés par des pistes magnétiques intégrées à la chaussée. Le hic, c’est que les investissements dans les infrastructures pour arriver à la voiture sans conducteur seraient très chers.
Internet et télé. Au-delà des questions de sécurité, l’électronique embarquée trouve un champ d’applications pour tout ce qui concerne le confort et l’agrément à bord. Pour faire patienter les chères têtes blondes sur le trajet des vacances, le multimédia vient au secours des parents. d’ores et déjà, le DVD a fait son entrée dans l’habitacle, sous forme de kit bon marché à installer soi-même, ou, mieux, sous forme d’option (les écrans plats LCD sont intégrés aux appuis-tête ou au plafond). Prochainement, c’est la télévision TNT qui va embarquer dans les autos. La technologie est prête. Le constructeur Archos propose déjà un baladeur multimédia capable de capter la télé dans une voiture qui roule. La société française DibCom propose, pour 800 €, d’équiper les voitures avec un décodeur TNT et une antenne afin de capter la TNT – dans les zones couvertes – en roulant jusqu’à 200 km/h. Enfin, ultime étape pour la voiture connectée: internet. Ici, il sera moins question de surfer sur le net et d’envoyer des e-mails – quoique ces usages devraient être possible – mais plutôt de pouvoir télécharger des informations utiles (restaurants, hôtel, parking, stations services), plus détailles et actualisées que celles que peuvent fournir certains GPS.

Le GPS
Véritables stars, les récepteurs GPS portables sont moins chers (dès 19€) et plus performants. Cartographie de la France ou de l’Europe, points d’intérêts, liste des radars : ce sont de véritables compagnons de voyage.
Le Bluetooth
Directement installés par les constructeurs, l’équipement Bluetooth permet de téléphoner en profitant de son système audio. Des kits dès 100€ à installer soi même permettent de faire de même.
Les DVD
En attendant la démocratisation de la TNT, les écrans LCD envahissent les habitacles. Chers lorsqu’ils sont proposés en option par les constucteurs,ils se trouvent en kits (lecteur et deux écrans) dès 230€.

Depuis mardi 26 septembre, date d’ouverture de madepeche.com, vous avez été des milliers à vous connecter pour faire partager vos informations,vos passions,vos bons
plans, vos coups de coeur ou vos coups de gueule ; donnant ainsi corps à une communauté de Dépêchenautes enthousiastes, curieux et dynamiques. Plusieurs d’entre vous nous ont interrogés par e-mail sur le fonctionnement du site. Nous vous rappelons que toutes les contributions sont acceptées, d’où qu’elles viennent, et, pour peu qu’elles soient conformes à notre charte de publication, elles seront publiées sur ce site internet et, le cas échéant, dans les éditions papier de La Dépêche du Midi avec le logo de madepeche.com. Les équipes de La Dépêche multimédia
améliorent jour après jour le site et très prochainement vous disposerez d’un
moteur de recherches et de la possibilité d’envoyer des vidéos.En attendant,n’hésitez surtout pas à nous envoyer vos photos et à parler du site autour de vous. Car madepeche.com, c’est vous.
L'ordinateur personnel (PC) vient de fêter ses 25 ans cet été; et le web d'internet ses 15 ans. Il est pourtant un anniversaire presque passé inaperçu: celui du disque dur, matériel pourtant capital dans l'industrie de l'informatique et plus encore des loisirs numériques, notamment pour les baladeurs MP3, lecteurs vidéo portables ou fixes, GPS, etc.C'est le 13 septembre 1956 qu'IBM - encore lui - commercialise le Ramac (Random Access Method of Accounting and Control). À l'époque, les plateaux magnétiques sur lesquels sont inscrites les données informatiques mesurent... 24 pouces (60,96 cm)! Le Ramac en utilise une cinquantaine.Pour faire fonctionner l'appareil, mieux vaut disposer de place, de beaucoup de place. Il faut une pièce entière pour contenir tous les équipements. Un bureau est quasiment intégré dans la machine pour les manipulateurs.
200000 fois plus puissant
Depuis cette date, que de chemin parcouru. En terme de miniaturisation tout d'abord.Les disques durs qui se trouvent dans les ordinateurs ont des plateaux de 3,5, 2,5 ou 1,8 pouces et Toshiba comme Hitachi, des géants du secteur proposent des disques durs descendant jusqu'à 0,85 pouce! L'évolution a aussi, et surtout, concerné les capacités de stockage. En 1956, le Ramac propose... 5 Mo. Une capacité gigantesque pour l'époque et qui le restera très longtemps puisqu'au début des années 80, les premiers disques durs «domestiques» ne dépassaient guère cette valeur.
Aujourd'hui, l'on trouve facilement, sur des PC d'entrée de gamme des disques durs de 80 Go soit 16000 fois plus puissant que le Ramac et une petit clé USB de 1 Go de la taille d'un briquet se trouve facilement à... 15€.
Cette course à la capacité de stockage s'explique par les données que chacun de nous produit, sans cesse plus nombreuses au fur et à mesure que se conforte l'ère du tout numérique. Photos, musique MP3, vidéo DivX, jeux vidéos, programmes informatiques, etc. Les besoins sont immenses. Hitachi a d'ailleurs annoncé cette semaine qu'il produirait d'ici la fin 2006 un disque d'une capacité de 1 teraoctet (1000 Go soit 200000 fois plus que notre vieux Ramac).
La recherche va d'ailleurs bon train pour décupler les capacités actuelles et d'autres technologies vont apparaître comme les disques souples, holographiques ou les mémoires flash (sans pièces en mouvement); des projets impliquant des protéines sensibles à la lumière ouvrent des perspectives inespérées.
Mais il restera toujours à résoudre l'épineuse question de la conservation des données dans le temps et leurs utilisations futures. L'on sait que des données gravées sur un CD-ROM ont une durée de vie de cent ans environ. Mais une récente étude a démontré que le moyen le plus fiable pour conserver ses données était la tablette d'argile de l'Antiquité.N'étais-ce pas là, finalement, le premier des disques dur?
Une fois de plus, le trublion de l’internet français, Free, a jeté un pavé dans la marre, cette semaine, en annonçant qu’il commercialiserait un accès à internet à très haut débit (50 à 100 Mbits/s) dès le premier semestre 2007 à Paris puis dans certaines villes de banlieue et dans certains quartiers de grandes villes de province.
Un milliard d’euros
Pour constuire ce nouveau réseau de boucle locale en fibre optique (FTTH, fiber to the home) qui suppose de tirer des câbles jusque chez l’abonné, Free va investir par tranches successives rien moins qu’un millard d’euros d’ici 2012 – 300 millions d’euros d’ic ifin 2007 – afin d’être en mesure de raccorder les 4 millions de prises (10 millions de Français soit 15% de la population) éligible à cette offre. L’opérateur, filiale d’Iliad, entend d’ores et déjà couvrir l’ensemble de l a Capitale d’ici deux ans. Ce projet très coûteux – 1500€ par client raccordé ! – financé sur fonds propres et le maintien du même tarif que pour l’ADSL (29,99€ par mois) a surpris la Bourse. Lundi, jour de l’annonce, le titre d’Iliad avait perdu 11,89€ avant de se rétablir. Dans un entretien aux Echos, Xavier Niel, PDG-fondateur et principal actionnaire d’Iliad, s’est dit convaincu du bienfondé de sa stratégie, évoquant un retour sur investissement d’ici quatre ab. «Le haut débit, c’est le sens de l’histoire... C’est un investissement qui va durer au bas mot un demi-siècle», assure le PDG. Free a par ailleurs fait deux autres annonces. D’une part, le nouveau réseau FTTH sera ouvert à la concurrence avec une offre de gros. D’autre part, l’opérateur alternatif – au travers d’une Fondation Free ambitionnant de lutter contre la fracture numérique – proposera aux résidants des immeubles connectés en fibre optique, moyennant une caution de 100€, une offre gratuite tripleplay (internet bas débit à 32 ou 64 kbits/s, chaînes TNT, téléphone sans abonnement).L’internet à très haut débit annoncé par Free n’est toutefois pas une première. A Paris, France Telecom mène des expérimentations ; de même que Citéfibre (www.citefibre.com), et Erenis (www.erenis.fr), qui a actualisé son offre après l’annonce de Free.A cela s’ajoute le projet du maire PS Bertrand Delanoë de faire de Paris une «capitale numérique» à l’instar d’autres grandes villes de la planète mais aussi, plus près de chez nous, à Pau dont le projet est exempaire. Free collaborera d’ailleurs au projet municipal parisien. Car l’internet à très haut débit va monter en puissance dans les mois à venir. Selon l’organisme FTTH Council Europe, 167 sites en Europe déploient des réseaux FTTH. Et l’Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications en Europe (Idate) prévoit 3,5 millions d’européens connectés par fibre optique d’ici 2008.
Très haut débit : quels usages ?
À quoi peut bien servir d’avoir un débit de 50 voire 100Mbits/s contre actuellement – pour les Français les plus chanceux – 28 Mbits/s ? Cette question rappelle celle que l’on se posait lors du passage entre le bas débit RTC et l’ADSL. Un article paru sur Internetactu s’est penché sur cette question par le prisme du marché japonais. Le pays du soleil levant comptait, en effet, 4 millions d’abonnés via la fibre optique fin 2005 et 17,7 millions au haut débit classique. Selon une étude menée par quatre chercheurs, il apparaît que 62 % du trafic consiste en des échanges d’utilisateur à utilisateur (messagerie, échanges peer-to-peer de fichiers audiovisuels, etc.). Logique puisque le FTTH offre un débit montant égal au débit descendant.Lors d’un colloque organisé fin 2004 à Montpellier, le FTTH Council Europe avait esquissé les usages à venir à l’horizon 2010. À domicile : la possibilité d’utiliser plusieurs PC connectés sans perte de débit, la multidiffusion de la TV ou de films en haute définition (un film de 2h30 se téléchargera en moins de 5 minutes), des applications vidéosurveillance, de visiophonie, etc. Dans le domaine médical les applications de télémédecine pourront mieux se développer.

Imaginez votre petit dernier se saisir de votre téléphone portable flambant neuf... pour s’en servir comme d’unballon de foot ! Patratras, la coqueplastique s’est cassée etsousle choc,le circuit électronique est séveremment endommagé. Plutôt que d’envoyer le portable pour 3 semaines de réparations, calmement, vous vous connectez sur le site internet dufabricant, sélectionnez le bon modèle puis téléchargez deux fichiers. Vous allumez votre imprimante 3D et quelques minutes plus tard,vous récupérez...une coque toute neuve. Le second fichier est dirigé vers une seconde imprimante qui va «graver» un circuit imprimé pour remplacer celui qui a rendu l’âme. Scénario de science fiction ? Pas tout à fait : ces technologiques existent (les imprimantes en trois dimensions) ou sont en passe de se concrétiser (l’impressiondes circuits électronoiques) et vont exploser dans les années à venir.C’est ce que les Américains appellent la Do it yourself economy, c’est-à-dire l’économie du «Faîtes-le vous-même.»
APPLICATIONS EN MÉDECINE
Concernant les imprimantes 3D, véritables «micro-usines», le marché est déjà solidement installé et permet, à un coût,certes encore élevé, de produire des pièces métalliques ou en plastique. «La fiabilité et la précision de ces outils sont telles que l’armée américaine en Irak utilise un Mobile Hospital,ou MPH(un hôpital mobile de réparation de pièces), comportant des imprimantes 3D pour réparer sur place, sans attendre l’envoi des pièces de rechange, des pièces métalliques essentielles aux véhicules de transport ou aux armements.Les unités MPH ont déjà produit en Irak et au Koweit plus de 13000 pièces de rechange», explique Joël de Rosnay*.
Après les militaires, toujours en pointe,le monde de l’industrie y vient aussi. Cela va du petit cabinet d’études-ingénierie qui veut rapidement produire un protype jusqu’aux grands groupes,automobiles par exemples,pour la production de petites pièces de série.
Le monde médical voit également dans l’impression 3D une révolution aussi importante que la télémédecine, notamment pour la fabrication de prothèses ou d’implants.
Pour l’heure, les constructeurs des imprimantes 3D, dont les moins encombrantes ont la taille d’un petit réfrigérateur sont chères (plus de 20000$). Le marché qui va croître de 31% en 2005 à 1 milliard de dollars est trusté par les américains : 3D Systems, Stratasys et ZCorp. Les Européens s’y mettent et dans les années à venir, la miniaturisation des machines et la baisse des prix sera inévitable. Chacun pourra alors véritablement créer jouets, supports divers,etc.
Philippe Rioux
*«La révoltedu pronetariat.Des massmédia au média des masses» par Joël de Rosnay. Ed. Fayard. Le livre est également en ligne à l’adresse : www.pronetaires.com

Comment ça marche ?
«Pour usiner une pièce métallique, explique Joël de Rosnay, une buse projette une poudre métallique,couche par couche, sur un support mouvant, tandis qu’un laser, suivant les mouvements de la buse, soude au fur et à mesure la pièce en formation.La buse et le laser sont commandés par un logiciel recevant,parexemple, depuis internet les commandes numériques nécessaires, correspondant au plan de la pièce. Pour du plastique, la plateforme mouvante descend dans un bain de plastique liquide, qui est polymérisé par couches successives sous l’effet d’un laser.
Le 12 août 1981, l’américain IBM proposait le premier Personal computer (PC) ; un ordinateur compact et puissant qui a ouvert la voie à l’informatique d’aujourd’hui... et de demain.

Ce samedi 12 août n’évoquera sans doute rien à beaucoup d’entre nous et, pourtant, il s’agit d’une date anniversaire clé dans l’histoire du progrès technologique. Il y a 25 ans, en effet, la firme américaine IBM lançait son premier Personal computer (ordinateur personnel), ouvrant la voie à la révolution micro-informatique dans le monde. Certes, des tentatives pour proposer des micro-ordinateurs avaient déjà eu lieu, aux États-Unis et même en France (lire ci-dessous), mais lorsque Big Blue – un géant du secteur, spécialisé dans les ordinateurs connectés à un serveur central – se lance sur ce nouveau marché avec toute sa puissance de frappe, tout change.
La puissance marketing d’IBM pour convaincre les entreprises de s’équiper de ces nouveaux ordinateurs, certes mastocs de nos jours mais autrefois si petits, et sa puissance technologique – ses laboratoires de recherche sont parmi les meilleurs mondiaux – conduisent à un succès immédiat : un million de machines vendues en quatre ans.
IBM a su également s’adjoindre les talents de deux start-up naissantes qui sont aujourd’hui des poids lourds de l’industrie informatique: Intel, qui fabrique les microprocesseurs, et Microsoft qui invente le MS-DOS.
Dans la bataille pour imposer ses machines, IBM opte pour une stratégie inverse de celle d’Apple: il accorde des licences à d’autres fabricants. Dès lors apparaissent des «compatibles PC» estampillés Compaq, Hewlett-Packard, etc., mais aussi des «sans marques» aux prix défiant toute concurrence.
Les PC et compatibles s’arrogent alors la quasi-totalité du marché informatique. IBM tentera un temps de revenir sur sa politique de licence en lançant les PS2, mais la mécanique est en route : le géant s’est bel et bien fait dépasser par ceux-là mêmes qu’il a créés et fait grandir. Ultime coup du sort, en mai 2005, IBM est contraint de céder sa division PC à… Lenovo, un industriel chinois qui devient 3e fabricant mondial. Mais si aujourd’hui il y a un milliard de PC dans le monde et qu’il s’en vend 230 millions par an, c’est bien à IBM qu’on le doit.
Philippe Rioux

Une épopée en quatre actes
L'avant PC. Avant l’arrivée du PC d’IBM, le marché informatique fourmille de pionniers. En 1973, R2E, société française, propose le Micral-N, premier micro-ordinateur au monde. La même année, le géant Xerox lance l’Alto. Suivent le TRS-1 de Tandy, le PET de Commodore, le ZX81 de Sinclair. Mais le meilleur représentant de ces micro-ordinateurs reste l’Apple II, lancé en 1978.
PC et compatibles. L’arrivée de l’IBM PC en 1981 bouscule l’industrie et la structure. Dès 1982, les «compatibles PC» apparaissent et sont parfois meilleurs que l’original, même si le «test de compatibilité» est toujours de mise dans les revues spécialisées. Côté Apple, en 1984, c’est le Macintosh qui révolutionne le dialogue homme-machine avec une interface graphique à base de fenêtres et d’une souris. Une interface à fenêtre qu’adopte Microsoft avec son premier Windows en 1985. Parallèlement, la France lance, en 1984, son plan informatique pour tous (IPT). C’est le temps des Thomson TO7, TO7-70, MO5, MO6, etc. Le résultat sera décevant au final mais des générations d’élèves ont pu être sensibilisées à l’informatique. Enfin, à côté des PC et des Thomson s’est développé un marché pléthorique avec des ordinateurs Commodore (Amiga), Amstrad (CPC, etc.), Atari (ST) qui, branchés sur les téléviseurs des foyers, font entrer le jeu et parfois la programmation dans les familles.
Multimédia et portables. Au début des années 90 s’engage une course à la puissance qui se poursuit encore de nos jours : un doublement de la puissance tous les 2 ans selon la 2e loi de Moore… Cette puissance se met au service de nouvelles applications audio et vidéo. Le multimédia, jusqu’alors réservé aux professionnels, arrive à la maison avec les CD-ROM. À côté de ces ordinateurs fixes multimédias, les ordinateurs portables se multiplient : plus puissants, plus légers mais encore très chers, ils restent cantonnés au monde de l’entreprise. Côté logiciel, Microsoft propose Windows 95 qui donne aux PC l’ergonomie des Mac.
Internet et numérique. En 1995, le réseau internet s’ouvre au grand public en France. Une autre révolution se dessine, celle du réseau mondial autour duquel toute l’industrie électronique et informatique va s’articuler. L’émergence de l’internet haut débit (ADSL) accompagne le tout numérique : fichiers texte sur son ordinateur ou diffusés par e-mail ou par blog ; fichiers audios avec le fameux MP3 et sa kyrielle de baladeurs au premier rang desquels la star d’Apple, l’iPod ; fichiers vidéo avec la possibilité de filmer, créer et diffuser ses vidéos sur le net ; fichiers images avec la fin de la photo argentique. Sans oublier internet sur les organiseurs ou les téléphones
portables.

Ce qui nous attend
La puissance sans cesse croissante associée à une miniaturisation toujours plus poussée a déjà permis des prouesses. Aujourd’hui, de nouveaux usages apparaissent qui, tous, sont au service de la convergence numérique.
Côté poste de travail informatique se profilent – forcément – des configurations plus vitaminées et de nouveaux systèmes d’exploitation (Léopard, Windows Vista). Côté mobilité, les smartphones (téléphones intelligents tels le Blackberry) ont le vent en poupe et sont marqués par une vive concurrence car ils représentent à la fois la porte d’entrée de l’internet mobile (avec des débits enfin corrects) mais aussi de la télévision numérique mobile, attendue en 2007. La télévision qui sera marquée par la vidéo à la demande (VOD) en haute définition. Côté internet, les réseaux sans fil WiFi se multiplieront, offriront des débits plus rapides et, avec le WiMax, de plus longue portée. Les applications du Web 2.0 (blogs, échanges de photo, de vidéo, réseaux sociaux) vont se multiplier elles aussi. De nouveaux appareils ludiques et connectés à internet (comme le lapin Nabaztag en photo) vont également apparaître. Les puces RFID (lecture sans contact comme dans le dernier passeport) offriront aussi des possibilités en biométrie. Enfin côté laboratoires, on mise beaucoup sur les nanotechnologies et sur de meilleures interfaces hommes-machines (reconnaissance des odeurs, des expressions, etc.). Les robots reviennent aussi en force.

Billet
Imprévisible
Par Philippe Rioux
En 1943, Thomas Watson, PDG-fondateur d’IBM décrétait : « La demande mondiale en ordinateurs n’excédera pas cinq machines. » 38 ans plus tard, IBM lançait, le 12 août 1981, son PC dont les successeurs se vendent à hauteur de 230 millions de machines par an. Autant dire que l’informatique est bien le domaine où il faut se garder de faire des pronostics. Et à l’heure où les technologies se fondent dans notre environnement, où les contenus sont devenus aussi importants que les contenants, et que la société est celle de l’information, nul doute que l’informatique reste plus que jamais aussi passionnante qu’imprévisible.

Un ordinateur sous la barre des 300€
En 1981, le premier PC d’IBM coûtait la bagatelle de 1565 US$ ! Aujourd’hui, un PC d’entrée de gamme – qui permet un usage bureautique, internet et multimédia basique – se négocie quelque 300 à 400€. Démocratisation. On mesure là l’extraordinaire démocratisation de l’outil informatique. La France n’est pas en reste. Aux premiers rangs des pays européens connectés à internet, l’Hexagone a connu en 2005 un réel boom des ventes. Toutefois, ce début 2006 marque un tassement dans les ventes : les livraisons de PC ne sont en hausse que de 2,4 % selon l’institut Gartner ; donc nettement moins que la moyenne européenne (+6,6%). 300 € le fixe. Cette rentrée 2006 risque donc, plus encore que les précédentes, de voir fleurir de nouvelles offres dans les rayons des supermarchés et sur internet avec un objectif clair : l’ordinateur de marque sans l’écran sous la barre des 300€. 600 € le portable. Si les acteurs gardent au secret leurs offres, on sait déjà que Packard-Bell – un constructeur qui a très tôt visé les familles – proposera chez Carrefour et Auchan son Istart 2086 pour 299€. Pour ce prix, on aura un processeur AMD Sempron 3 000 +, un disque dur de 120 Go, 256 Mo de mémoire vive et un graveur de DVD. Basique mais évolutif. Pour 100€ de plus, Packard-Bell proposera une configuration plus musclée. Pour les portables d’entrée de gamme, la grande distribution table sur une fourchette de prix allant de 600 à 700€. Internet : des affaires. Sur les boutiques en ligne, on mise sur des portables à moins de 500€. Fins de séries de grandes marques, déstockage sont aussi l’occasion de bonnes affaires. Ne pas hésiter à comparer en utilisant des moteurs spécialisés (kelkoo, etc.).