Par Rémi Canton , Centre national d’études spatiales (CNES) Dans la Station spatiale internationale, les astronautes réalisent de nombreuses expériences scientifiques – c’est même le cœur de leur activité. Aujourd’hui, Rémi Canton, responsable au Centre national d’études spatiales de la préparation des expériences françaises à bord de l’ISS, nous parle des recherches scientifiques à bord. The Conversation : Sophie Adenot, la nouvelle astronaute française, va partir un peu en avance par rapport à ce qui avait été prévu et devrait rester huit mois à bord d’ISS – ce qui est plus long que la plupart des missions ? Rémi Canton : Oui, le départ de Sophie va peut-être être légèrement avancé à cause du retour anticipé de la mission précédente, en raison d’un problème de santé d’un des membres de l’équipage. La durée de sa mission en revanche n’est pas liée à des raisons scientifiques ou de santé, mais a été fixée par la Nasa qui souhaite rédu...
Un jour peut-être Hollywood en fera un film. En tout cas, la mort et la renaissance du film Polaroid constituent un bien joli scénario. C'est en effet, vendredi prochain à New York avec l'ouverture d'une boutique qui vendra de nouveaux films à développement instantané, que va s'achever une histoire qui avait pourtant bien mal commencé.
En juin 2008, face au développement fulgurant du numérique, la société américaine Polaroid décide de fermer l'usine néerlandaise d'Enschede qui produisait ses films. Alors qu'il ne reste plus que quelques mois pour écouler les stocks, les millions de fans du « Pola », artistes comme amateurs, se désolent et se mobilisent sur internet. C'est justement d'un fan de la première heure que viendra le salut.
L'Autrichien Florian Kaps, qui avait lancé deux sites internet dédiés au Polaroid - la galerie en ligne Polanoid et une boutique de vente d'appareils photos d'occasion PolaPremium - fait le déplacement à Enschede le jour de la fête de fermeture de l'usine avec un projet fou : redémarrer l'activité en créant une start-up baptisée « Impossible project ». Kaps, qui va investir 1,4 million d'euros, arrive à convaincre l'ancien directeur de l'usine, André Bosman, qui amène avec lui une dizaine d'ex-employés. Ces fringants quinquagénaires rachètent alors neuf des dix-sept chaînes de montage, et se lancent une mission… impossible : fabriquer à nouveau des films alors que les produits chimiques d'origine n'existent plus. La start-up doit inventer une nouvelle composition chimique pour ses pellicules. Les nouveaux films ont donc un grain un peu différent des films Polaroid d'origine, mais Kaps a réussi son pari fou. « Impossible » a prévu de produire 3 millions de cartouches en 2010, 9 millions en 2011 et 10 millions les années suivantes ; commercialisées sur le site internet de la société (www.the-impossible-project.com) et dans certains musées.
Mais l'aventure ne s'arrête pas là. En octobre dernier, Polaroid a eu vent de l'exploit de ses anciens employés et les encourage désormais à produire les films SX-70 et 600 (à partir de 18 €). Et la société américaine, qui tente non sans mal de percer sur le marché du numérique, devrait rééditer certains de ses appareils comme le Polaroid 1 000. Un vrai Happy End !
En juin 2008, face au développement fulgurant du numérique, la société américaine Polaroid décide de fermer l'usine néerlandaise d'Enschede qui produisait ses films. Alors qu'il ne reste plus que quelques mois pour écouler les stocks, les millions de fans du « Pola », artistes comme amateurs, se désolent et se mobilisent sur internet. C'est justement d'un fan de la première heure que viendra le salut.
L'Autrichien Florian Kaps, qui avait lancé deux sites internet dédiés au Polaroid - la galerie en ligne Polanoid et une boutique de vente d'appareils photos d'occasion PolaPremium - fait le déplacement à Enschede le jour de la fête de fermeture de l'usine avec un projet fou : redémarrer l'activité en créant une start-up baptisée « Impossible project ». Kaps, qui va investir 1,4 million d'euros, arrive à convaincre l'ancien directeur de l'usine, André Bosman, qui amène avec lui une dizaine d'ex-employés. Ces fringants quinquagénaires rachètent alors neuf des dix-sept chaînes de montage, et se lancent une mission… impossible : fabriquer à nouveau des films alors que les produits chimiques d'origine n'existent plus. La start-up doit inventer une nouvelle composition chimique pour ses pellicules. Les nouveaux films ont donc un grain un peu différent des films Polaroid d'origine, mais Kaps a réussi son pari fou. « Impossible » a prévu de produire 3 millions de cartouches en 2010, 9 millions en 2011 et 10 millions les années suivantes ; commercialisées sur le site internet de la société (www.the-impossible-project.com) et dans certains musées.
Mais l'aventure ne s'arrête pas là. En octobre dernier, Polaroid a eu vent de l'exploit de ses anciens employés et les encourage désormais à produire les films SX-70 et 600 (à partir de 18 €). Et la société américaine, qui tente non sans mal de percer sur le marché du numérique, devrait rééditer certains de ses appareils comme le Polaroid 1 000. Un vrai Happy End !
