Par Léo-Paul Barthélémy , Université de Lorraine Certains parient sur l’issue de tel ou tel événement sportif. D’autres sur l’évolution à court terme d’un indicateur économique largement suivi. D’autres encore – parfois les mêmes – engagent des sommes importantes sur des questions nettement plus discutables d’un point de vue moral, comme la prise d’une ville en Ukraine par l’armée russe. Les sites permettant ce type de paris sont en plein essor. Un marché prédictif n’est pas tout à fait un site de paris. C’est un dispositif de spéculation collective dans lequel des participants achètent et vendent des contrats indexés sur la réalisation d’un événement futur précisément défini (« X aura lieu avant telle date », « Y gagnera l’élection », etc.). Le prix de ces contrats fluctue en fonction de l’offre et de la demande : plus un événement est jugé probable par les participants, plus le contrat associé est recherché et plus son prix augmente. À la...
De la même façon que les réseaux sociaux sur internet avaient joué un rôle important dans le mouvement de contestation de la ré-élection de Mahmoud Ahmadinejad en Iran, ils constituent une caisse de résonnance aussi inédite que puissante dans la révolte populaire qui secoue aujourd’hui la Tunisie. Face au régime, la génération Facebook est devenue le fer de lance de la mobilisation et de l’information, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Si le président Ben Ali a toujours sûr censurer la presse et jeter une chappe de plomb sur l’information, il apparaît débordé face à un mouvement très déterminé. La jeunesse tunisienne rends compte heure par heure de la situation.
Des photos sont postées sur Twitter (mot-clé #sidibouzid ou #tunis) , Posterous ou sur Facebook, des vidéos sont téléchargées sur YouTube. Souvent courts et de mauvaise qualité car provenant de téléphones portable, ces films témoignent en tout cas de la réalité des manifestations, de la répression, des blessés soignés dans les hôpitaux. Sur le portail www.nawaat.org, où un dossier multimédia complet est consacré à Sidi Bouzid (la ville d’où est parit la révolte), les analyses côtoient les témoignages et les appels à la mobilisation. Les billets sont sans équivoque : «Indignez-vous», «Pourquoi je ne crois pas Ben Ali», «Ne laissez pas Ben Ali fuir!» A la question de savoir quelle doit être la sortie de crise, un sondage sur le site est sans équivoque : la révolte à 45% ; la désobéissance civile à 27%.
Des photos sont postées sur Twitter (mot-clé #sidibouzid ou #tunis) , Posterous ou sur Facebook, des vidéos sont téléchargées sur YouTube. Souvent courts et de mauvaise qualité car provenant de téléphones portable, ces films témoignent en tout cas de la réalité des manifestations, de la répression, des blessés soignés dans les hôpitaux. Sur le portail www.nawaat.org, où un dossier multimédia complet est consacré à Sidi Bouzid (la ville d’où est parit la révolte), les analyses côtoient les témoignages et les appels à la mobilisation. Les billets sont sans équivoque : «Indignez-vous», «Pourquoi je ne crois pas Ben Ali», «Ne laissez pas Ben Ali fuir!» A la question de savoir quelle doit être la sortie de crise, un sondage sur le site est sans équivoque : la révolte à 45% ; la désobéissance civile à 27%.
