Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
L’IA changera les programmes et la façon dont les profs interagissent avec les étudiants. Shutterstock Par Andreas Kaplan , ESCP Europe Le MIT a récemment annoncé qu’il consacrera 1 milliard de dollars à l’étude de l’intelligence artificielle. La plupart des établissements d’enseignement supérieur à travers le monde ne peuvent s’aligner sur de tels investissements. L’IA n’en changera pas moins la façon dont ils enseignent et interagissent avec les étudiants, et influencera les contenus à enseigner. L’avenir se conjugue au présent L’IA appliquée à l’éducation n’est plus un scénario de science-fiction. Jill Watson , le supercalculateur d’IBM, remplit déjà à merveille le rôle d’assistant numérique auprès d’étudiants du monde entier. Ses réponses sont tellement convaincantes que certains étudiants de Georgia Tech n’ont jamais réalisé qu’un ordinateur leur répondait. Gradescope offre un autre exemple de substitution avancée. Il s’agit ...