Protection des données : de la journée mondiale aux avancées européennes

 

data

Le 28 janvier 1981, le premier traité international contraignant sur la protection des données personnelles était ouvert à la signature à Strasbourg. La Convention du Conseil de l’Europe pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel, également appelée « Convention 108 », constituait alors un premier texte fort, ouvrant un espace juridique commun pour quelque 55 pays. 41 ans plus tard, cette date est devenue la Journée mondiale pour la protection des données et c’est peu dire qu’en quarante ans, les données se sont multipliées, devenant un or numérique qui a fait la fortune de géants comme Google, Facebook ou Amazon.

L’objectif principal de cette journée est donc de sensibiliser le public sur les défis en matière de protection des données face à toutes les tentatives de vol, de manipulation ou d’escroquerie, et d’informer chacun sur ses droits et la manière dont ils peuvent être exercés.

L’Europe a infligé 1,25 milliard d’euros d’amendes

À cet égard, l’Europe peut se targuer d’être un modèle dans le monde, notamment grâce à son règlement RGPD, qui, depuis le 23 mai 2018, offre aux citoyens européens la protection de leurs données et des outils pour sanctionner les dérives. « En 2021, le montant total des amendes infligées aux entreprises du secteur de la Tech dans le cadre du RGPD européen a atteint 1,25 milliard d’euros. Avec un énorme écart de 180 millions d’euros en plus comparé à l’année 2020 », observe Brian Spanswick, responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) chez Cohesity, qui note que « la semaine de la protection des données est un excellent rappel de l’importance de la protection de la confidentialité et de la sécurité des données, ainsi que du respect des exigences de conformité et de gouvernance telles que le RGPD.»

Ces nouveaux textes plus protecteurs pour les Européens espèrent répondre aux craintes qui s’expriment de plus en plus. Pour près d’un Français sur trois, la question de la souveraineté numérique est un enjeu prioritaire pour les prochaines années selon une vaste enquête OpinionWay-Calif parue cette semaine. 79 % disent leur inquiétude quant à la protection de leurs données personnelles.

En présentant le programme de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, Emmanuel Macron entend consolider la protection des données personnelles des Européens notamment avec une « loi sur les données ».