En 2008, les sites d'e-commerce ont réalisé 14 milliards d'euros de volume d'affaires, en hausse de 20 % sur un an, selon l'étude annuelle de Benchmark Group sur le commerce électronique en France. Pour 2009, l'institut table sur une croissance de 8 %. Pour autant, nombre de Français rechignent à effectuer des achats par internet, effrayés à l'idée de donner leur numéro de carte bancaire. C'est pour eux que Central Télécom, alliée à Ukash, le leader britannique du webpaiement, propose une solution avec la carte Tonéo. Il suffit de se procurer la carte Tonéo dans l'un des 30 000 points de vente (bureaux de tabac, points presse, stations service…), puis de se rendre sur www.toneo3.com pour transformer le crédit de sa carte Tonéo (7,5, 15 ou 50 €) en bon de paiement Ukash. Une fois ce code obtenu, le client peut accéder à des centaines de sites internet (jeux, musique, rencontres…) et dépenser ainsi son crédit Ukash en toute sécurité.

Une petite association qui organise un concert ou une amicale qui propose un spectacle n'ont pas forcément les moyens de créer et gérer toute l'infrastructure d'une billetterie. C'est là qu'intervient Weezevent (www.weezevent.com). Depuis mars 2009, cette société propose la première solution française de création de billetterie en ligne en self-service. « L'ambition de Weezevent est de se positionner comme une solution complémentaire et/ou de substitution aux réseaux traditionnels de distribution de billets de spectacles (France Billet, Tickenet, Digitick) », expliquent les fondateurs. Après avoir créé un compte, l'utilisateur décrit son événement (date, lieu…), configure sa billetterie et peut instantanément commencer à vendre ses billets/places sur Internet en acceptant les paiements par carte bancaire. L'atout de Weezevent : une commission de 2,5 % par billet vendu.

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L' État a lancé jeudi une table ronde pour clarifier la situation sur les éventuels risques sanitaires des radiofréquences.

Bien plus que le Grenelle de l'environnement sur lequel il est calqué, le Grenelle des antennes - officiellement baptisé « Radiofréquences, santé, environnement » - lancé hier par Roselyne Bachelot, s'annonce très délicat. Alors que plusieurs jugements récents ont demandé aux opérateurs télécoms de démonter des antennes et que l'inquiétude grandit notamment dans le Grand Sud, cette table ronde doit répondre à un paradoxe. D'un côté, les Français plébiscitent le téléphone portable et tous ses usages multimédia (SMS, MMS, télévision, internet mobile, etc.) et pestent dès qu'ils ne peuvent capter de réseau ; de l'autre, ils s'inquiètent, légitimement, des conséquences sur leur santé d'un environnement de plus en plus baigné d'ondes radios (cf. infographie).
Paradoxe également pour les opérateurs auxquels l'État impose de couvrir la quasi-totalité du territoire et qui se heurtent à la fronde d'associations de résidents, de parents d'élèves, de collectivités qui freinent l'implantation de nouvelles antennes pourtant indispensables pour répondre aux besoins numériques… Ce casse-tête se complique un peu plus puisqu'il n'existe pas d'études scientifiques incontestables, compte tenu notamment de la « jeunesse » de la technologie mobile mais aussi de méthodologies différentes. De fait les experts sont très partagés et chacun avance ses études, systématiquement controversées.
« Les informations accumulées n'ont jamais montré l'existence d'effets indésirables à court ou à long terme imputables aux signaux produits par les stations de base », dit l'Organisation mondiale de la santé (OMS). « Les antennes de téléphonie mobile entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 000 à 100 000 fois plus faible que les téléphones portables », assure l'Académie des sciences. Mais des cancérologues de renom tirent la sonnette d'alarme ; des personnes « électrohypersensibles » refusent de s'entendre dire que le mal dont elles soufrent serait psychosomatique. Et des associations citent le rapport Bio-initiative (synthèse d'études sur tous types de rayonnement) pour réclamer, comme l'Agence européenne de l'environnement et le Parlement européen, une réévaluation des seuils d'exposition.
De cette table ronde, chacun des participants attend sans doute beaucoup trop et la déception risque d'être grande. Plus encore qu'avec les OGM, l'application du principe de précaution, réclamée hier par plusieurs députés, devra être finement pesée. L'État, qui tranchera fin mai après le travail des ateliers thématiques du Grenelle, devrait opter pour une charte de bonne conduite et la mise en place d'instances de concertation dans chaque préfecture. Et si un moratoire sur l'installation des antennes pourrait être mis en place durant le Grenelle, pour l'heure, la question de la baisse des seuils d'exposition reste en suspens.

Nous sommes cernés partout
Entre la radio, la box internet wifi, les lampes basse consommation, la télé hertzienne, etc. Nous sommes cernés par les ondes radio, dans la rue comme à domicile. Notre exposition aux ondes radio doit être inférieure aux seuils réglementaires en tout lieu (hormis dans le périmètre de quelques mètres interdit au public qui entoure une antenne relais). « Les seuils réglementaires sont de 28V/m pour la radio FM, 31 à 41 V/m pour la télévision, et 41, 58 ou 61 V/m pour la téléphonie mobile » explique l'Association française des opérateurs mobiles (AFOM). Les seuils d'exposition aux ondes radio recommandés par l'OMS et en vigueur en France sont révisés régulièrement. Plusieurs associations plaident pour un seuil contrôlé d'exposition maximal (et non moyen) du public de 0,6V/m pour toutes les ondes. Les opérateurs y sont opposés, estimant ce seuil sans fondement scientifique.


Dans la région, la guerre des antennes
Depuis le début l'année, plusieurs décisions de justice ont condamné des opérateurs à démonter leur antenne relais ou interdit des installations pour risques sanitaires : .Bouygues Telecom à Tassin-la-Demi-Lune le 4 février, SFR à Château-Neuf-du-Pape le 16 février et Orange à Notre-Dame-d'Alençon le 5 mars. Dans le Grand Sud, pas de condamnation pour l'instant mais une mobilisation grandissante. Que ce soit dans les centres villes ou les campagnes, des élus, des associations de riverains, des parents d'élèves s'inquiètent tant pour l'installation de nouvelles antennes que pour la présence d'antennes déjà intallées à côté de leur immeuble, de leur maison, ou de l'école de leur enfant et craignent un «Tchermobile.»
A Montauban, par exemple, une douzaine d'antennes inquiètent les habitants. A Cugnaux, près de Toulouse, la mairie a refusé en mai 2008 à Orange l'autorisation d'implantation d'une antenne non loin d'une école. «Au nom du principe de précaution», expliquait alors le maire Philippe Guérin. A Rodez, les habitants de la résidence Saint-Eloi sont mobilisés. A Albi, une résidante de la cité HLM de Rayssac se bat contre les antennes placées sur le toit de son immeuble et dont les ondes, sont, selon elles, à l'origine de pathologies lourdes. L'association nationale «Robin des Toits», créée en 2004, intervient très souvent sur ces situations locales. Les opérateurs s'appuient de leur côté sur un «guide des relations» avec les communes.
Alors que s'ouvre aujourd'hui la table ronde « Radiofréquences, santé et environnement », plus communément appelée Grenelle des antennes, sur les risques sanitaires des ondes, les utilisateurs de téléphones mobiles vont pouvoir retrouver le sourire. En effet, hier, un vote au Parlement européen a entériné de façon définitive un accord sur la régulation des communications en itinérance en Europe. Autrement dit le fameux « roaming » qui faisait exploser les factures au retour des vacances va être mieux encadré.

Une facture de 46 000 € !

« Cet accord reprend en quasi-totalité la position à laquelle Luc Chatel était parvenu le 27 novembre dernier avec ses homologues européens alors qu'il présidait le Conseil des Télécoms, dans le cadre de la Présidence Française de l'Union Européenne (PFUE) », s'est réjoui le secrétariat d'Etat à la Consommation.
Surtout, ces nouveaux tarifs (voir infographie) vont s'appliquer à partir du 1er juillet prochain et non pas, comme en 2007 pour la baisse et le plafonnement des appels vocaux, après les vacances d'été. Ce que n'a pas manqué de relever la commissaire européenne Viviane Reding, à l'origine de l'initiative. « Juste à temps pour les vacances d'été, les citoyens européens vont maintenant pouvoir voir le marché commun sans frontières sur leurs factures de téléphone », s'est-elle félicitée hier.
Car l'explosion des factures salées - les « bill shock » - a pu atteindre des sommets non pas tant pour les communications vocales que pour l'échange de données informatiques pour l'internet mobile.
La Commission européenne cite l'exemple d'un Allemand qui s'est vu réclamer… 46 000 € par son opérateur pour avoir téléchargé un programme télévisé quand il était en France. Ces dérapages devraient être terminés grâce à un nouveau mécanisme de sécurité. « Pour l'envoi ou la réception de courriels ou la consultation de l'internet sur mobile, il y aura obligation pour les opérateurs de fournir systématiquement et gratuitement à leurs clients un mécanisme permettant d'interrompre la connexion lorsque leur facture avoisine un plafond de 50 € par mois ou que la quantité de données échangées dépasse un certain volume», expliquent les services de Luc Chatel. Les opérateurs ont jusqu'en mars 2010 pour installer ce mécanisme.
C'est « une bonne affaire pour les consommateurs », s'est félicitée la fédération européenne des consommateurs (BEUC), jugeant toutefois qu'il « y aurait moyen de faire mieux » pour l'internet mobile, où « il n'existe pas de prix au détail garantissant aux consommateurs de réellement bénéficier d'une baisse significative des prix ».
Ces nouvelles mesures seront de toute façon réexaminées d'ici mi-2011 pour vérifier que les consommateurs ont bien profité des baisses des tarifs.

Imaginez, vous rentrez le soir chez vous et vous installez, fatigué, dans votre canapé. Vous posez votre téléphone portable sur la table basse. Immédiatement celle-ci s'anime et l'écran qu'elle contient affiche en vrac les photos de votre portable prises pendant la journée. D'un doigt, vous les faites pivotez, avec deux, comme sur un iPhone, vous zoomez. Vos enfants se joignent à vous et d'un coup, la table se transforme en tableau magique. Mettre ses doigts partout est bien sûr autorisé pour dessiner avec ses mains. Le soir tombe et en effleurant un angle de cette table-écran, vous faites apparaître la console domotique qui pilote vos volets roulants comme votre éclairage. D'une pichenette, vous faites apparaître le programme de la télé ce soir et la télé se met en route. Avant de passer à table, revision avec les enfants. Le cahier de texte est posé sur la table. Immédiatement reconnu grâce à son code barre, il ouvre le module d'une encyclopédie : images, textes, sons, vidéos sont à disposition.

Une telle table interactive n'est pas de la science fiction, elle existe, s'appelle Surface, et a été présentée ce mardi à Toulouse à l'occasion d'un séminaire Bewise Day Conference qui a réuni quelque 600 personnes dans les salons du stade Ernest-Wallon.

Conçue par Microsoft, Surface a été dévoilée en juin 2007 aux Etats-Unis. Depuis, le géant du logiciel promeut son concept partout dans le monde. En France, dix tables Surface sont en circulation et Bewise en a proposé deux en démonstration dans la Ville rose. Il est vrai que la société toulousaine entretient un partenariat poussé avec le géant de Redmond. "Cela corrrespond tout à fait à notre image d'innovation", s'amusent Yann Faure, Olivier Andolfatto et Pierre-Charles Pappalardo, de Bewise, ravis de voir les réactions que suscitent la table Surface auprès du public, y compris ceux habitués aux appareils high tech.

"Les applications qui peuvent être développées pour Surface sont infinies. Cela va des hôtels aux banques en passant par des endroits publics", explique Pierre-Charles Pappalardo. L'armée française aurait également équipé une de ses salles de commandement d'une table Surface, mais avec une... surface d'affichage beaucoup plus grande que les 30 pouces du modèle standard.

La technologie informatique embarquée par Surface fait appel à un moteur de rendu 3D très performant et un système de caméras infrarouges permettant de localiser toute interaction sur la table. Le plus étonnant reste sans doute la pertinence du projet et sa résistance au temps. L'idée est en gestation depuis 2001 chez Microsoft et, depuis 2007, date de la présentation officielle de Surface, elle n'a pas pris une ride.

Seul hic, le prix. "Entre 10000 et 15000€", précise-t-on chez Bewise. Un prix qui ne devrait que baisser d'autant plus que le tactile va être de plus en plus à la mode ces prochains mois, notamment avec la sortie de Windows 7 au 4e trimestre 2009.



A 10 ans, Bewise voit la vie en rose et va se développer

Aux côtés de Microsoft, Bewise participait depuis 1999 à l'organisation des "Dev Days" en région, des rendez-vous très suivis par les développeurs, les étudiants, etc. En 2007, Microsoft décide de n'organiser son séminaire qu'à Paris. "Cela nous paraissait opportun de maintenir un rendez-vous en région car beaucoup de développeurs n'ont pas le temps ou l'envie d'aller à Paris. Nous avons donc repris l'événement, avec le soutien de Microsoft, en créant les Bewise Day Conferences", explique Olivier Andolfatto, directeur commercial. Et depuis 2007, le succès ne se dément.

Pour cette 3e édition, quelque 600 personnes se sont déplacées, venant de tout le grand sud. 40 experts Bewise et Microsoft se sont tenus à la disposition des développeurs pour présenter les dernières nouveautés Microsoft, au cours de deux réunions plénières, 8 sessions et 25 espaces de démonstration.

Cette 3e édition marque également le 10e anniversaire de la fondation de Bewise par Yann Faure, Frédéric Colin et David Catuhe. La société qui compte 40 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de 3 millions d'euros, envisage sereinement son développement. Ses objectifs pour 2009 sont un chiffres d'affaires en croissance de +22% avec +15% d'embauches. Implantée également à Aix-en-Provence, la société toulousaine "réfléchit" à une 3e implantation.



Les foyers de Midi-Pyrénées sont de plus en plus nombreux à s’équiper d’outils numériques et les usages liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en train d’exploser, tant chez les particuliers que chez les collectivités. Telle est la conclusion du nouveau Diagnostic de la Société de l’Information en Midi-Pyrénées, réalisé en 2008, par l’Ardesi, l’agence spécialisée du conseil régional, et qui sera rendu public ce jeudi.
Le chiffre clé de ce 4e diagnostic : 54 % des foyers de Midi-Pyrénées sont désormais connectés à internet. Un taux très proche de la moyenne nationale établie à 54,2 %. Cela en dit long sur le volontarisme qui s’exprime dans une région toujours marquée par de nombreuses zones blanches (lire ci-dessous). La Haute-Garonne et les zones urbaines sont bien sûr les locomotives de la région concernant la connexion à internet, mais l’engouement pour les technologies numériques concerne bien l’ensemble de Midi-Pyrénées. Téléphone mobile, ordinateur, lecteur DVD, appareil photo numérique, connexion internet et haut débit : pour chacun de ces postes, les taux d’équipement ont une progression variant de +12 à +48 points en six ans. Outre la communication par e-mail, plébiscitée par 88 % d’entre eux, les Midi-Pyrénéens sont devenus accros au cybercommerce (57 % sont acheteurs). La gestion bancaire en ligne est également un usage clé (60 %) tout comme l’administration électronique (45 %). Une donnée d’ores et déjà prise en compte par les collectivités et les nouvelles municipalités installées en mars 2008.
Car si les citoyens sont devenus des technophiles, les collectivités leur ont largement emboîté le pas. Ainsi, 58 % des 276 Offices de tourisme et syndicats d’initiative ont désormais un site web (+12 points depuis 2006). Fini les petits sites vitrine mal fagoté ; place à des sites plus professionnels, plus accessibles, plus agréables. Il est vrai qu’avec son opération Grands Sites dont la campagne de promotion bât son plein, la Région a montré la voie.
Côté collectivités, seules 16,9 % des communes ont un site, mais cela représente 80 % de la population régionale. En revanche les intercommunalités et les Pays sont davantage présents sur internet sur internet (41 % et 50 %). Le Diagnostic révèle également que l’engouement pour les TIC est réellement transgénérationnel. Ainsi, les seniors fréquentent de plus en plus les lieux d’accès publics à internet, notamment l’excellent réseau des 47 Cyber-bases. Et pour les scolaires, le monde de l’éducation fourmille d’initiatives, en s’équipant notamment de tableaux blancs interactifs (76 au total), de cartable s numériques ou en commençant le déploiement d’Environnement numérique de travail.

Les étudiants fous de Facebook
Pour la première fois, avec l’aide du sondeur BVA, l’Ardesi a réalisé une étude sur l’équipement des étudiants, qui constituent une véritable locomotive dans les usages du numériques. 99 % ont un téléphone mobile, 93 % un ordinateur, 93 % une connexion internet. Les étudiants en école d’ingénieurs sont les plus fortement équipés en ordinateur et accès haut débit. Pour cette génération née avec un ordinateur dans le berceau, le téléphone mobile est le terminal le plus utilisé, notamment pour les SMS (100 %), la prise de photo (84 %) et les MMS (81 %). Trois outils complètement toutefois le mobile : le lecteur MP3 (73 % en sont équipés), l’appareil photo numérique (69 %) le lecteur de DVD (61 %). Le téléchargement ; la musique, la vidéo, les jeux, le cybercommerce sont parmi les usages préférés des étudiants, mais ce sont surtout les réseaux sociaux qu’ils plébiscitent. 56 % fréquentent MySpace, Facebook, etc.

«Fracture numérique : une lutte constante»

«Cette 4e édition du diagnostic, qui représente 80600€ sur notre budget, est un travail capital pour mesurer les pratiques et fournir les éléments de réflexion aux élus, basés sur nos forces et nos faiblesses», explique Jean-Paul Lareng, directeur de l’Ardesi. Des faiblesses ? Midi-Pyrénées n’en manquaient pas, elle qui est l’une des région les plus vastes de France avec sa ribambelle de zones blanches. De fait la fracture numérique entre ceux qui sont connectés et ceux qui ne le sont pas est peut-être plus criante ici qu’ailleurs. Jean-Paul Lareng ne dira pas le contraire, lui qui, pour 200mètres près, n’a pas accès à internet à haut débit dans son village situé pourtant à 40 km de Toulouse et doit se contenter du bas débit. «A Toulouse, pour trois fois moins cher, j’aurais un débit 100 fois supérieur», explique le directeur de l’Ardesi, qui pointe là la galère que rencontrent encore les résidents en zones blanches. Une réalité qui serait presque occultée par le taux de 97,29% de la population couverte en ADSL.
«C’est un paradoxe : la fracture numérique se réduit et augmente en même temps. C’est une course, une lutte constante que nous menons», explique Jean-Paul Lareng. De fait les collectivités de la région investissent massivement dans les réseaux haut débit pour résorber les zones blanches. Ces initiatives publiques portées par laRrégion, les Départements, les communes et qui s’appuient sur tout le volant disponible des technologies (Wifi, Wimax, satellite, fibre optique, etc.) ont permis d’augmenter le dégroupage, «puisque 42,12% de la population en 2007 peut accéder à une offre dégroupée contre 39,53% en 2007.» Plus de 200 communes, par exemple, ont répondu depuis le 1er octobre dernier au projet Midi-Pyrénées Numérique. Dans Tarn, la SEM e-Téra a couvert plusieurs municipalités et les départements de l’Ariège et de l’Aveyron font montre d’un dynamisme remarquable. Le Gers en revanche reste « le seul déparement sur lequel aucune offre dégroupée n’existe à ce jour, en dépit d’initiatives publiques sur Auch.»

Europeana (www.europeana.eu), la bibliothèque numérique européenne, avait sans doute été lancée prématurément en novembre 2008, croulant sous quelque 20 millions de requêtes. Après plusieurs mois de fermeture, la voilà de nouveau de retour dans une version améliorée et enrichie. Europeana découle d'un partenariat entre 100 institutions renommées et représentatives du patrimoine européen, dont Le Louvre pour la France. Pilotée par une fondation installée aux Pays-Bas, Europeana propose 4 millions d'objets numériques en consultation gratuite : images (tableaux, cartes, photos…), textes (livres, journaux, lettres…), sons (musique, émissions de radio…) et vidéo (films, émissions télé…). D'ici la fin de l'année 10 millions de documents seront disponibles, que l'on pourra sauvegarder dans un espace « Mon Europeana. »

En surfant sur la toile, chacun de nous laisse de nombreuses traces qui peuvent nous jouer des tours…

C'était en décembre dernier. Un jeune homme de 29 ans a eu la surprise de découvrir dans la confidentielle revue « Le Tigre » un portrait très fouillé de sa personne. Ses amis, ses voyages, ses goûts musicaux, son parcours professionnel et amoureux… Tout ou presque y était. Vertigineux. D'autant plus qu'à aucun moment il n'avait rencontré un journaliste de la revue. La publication a, en effet, expliqué la démarche qui était la sienne pour réaliser son premier « Google portrait » : « On prend un anonyme et on raconte sa vie grâce à toutes les traces qu'il a laissées, volontairement ou non sur internet. » L'objectif a dépassé toutes les espérances et suscité un emballement médiatique inédit. Pour la première fois peut-être, les internautes, aussi insouciants que friands de buzz, se sont rendus compte que tels des Petit Poucet du XXIe siècle, ils laissaient derrières eux des traces dont l'utilisation peut facilement se retourner contre eux.

Des traces si nombreuses que les bases de données de l'État de type Edvige contre lesquelles les internautes se sont justement mobilisés pourraient paraître bien pâles. Car les données utilisées par Le Tigre ont été laissées volontairement par sa « victime ». Partager ses photos sur FlickR, retrouver ses camarades de classe sur Copains d'avant, raconter ses voyages sur un blog ou entretenir son réseau sur Facebook, etc. Ces sites web sont si pratiques qu'on y laisse sans ciller et en confiance photos, adresses e-mail, numéros de téléphone, CV et, bien sûr, les peines et les joies de la vie qui en disent long sur nous. Une mine de données que tout un chacun ou presque peut consulter. Vos amis, vos concurrents, la police et, bien sûr, les entreprises. Dans un marché de l'emploi tendu, taper dans Google ou sur un site spécialisé comme 123People le nom d'un candidat est désormais monnaie courante. Gare à vous si le recruteur tombe sur une photo où l'on vous voit un rien éméché lors d'un anniversaire arrosé. Ou si, déjà embauché, vous critiquez trop souvent votre société. Et même si vous ne fréquentez pas le web, vous pouvez être cité dans un billet de blog ou apparaître sur la photo dûment légendée d'un profil Facebook que vous ne connaissez pas…

Aux États-Unis, où la collecte de données nominatives fait l'objet d'un juteux marché, des sites spécialisés se chargent de restaurer votre réputation électronique en supprimant les documents indésirables sur le net. En France, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), tire le signal d'alarme. Alex Türk, son président, plaide pour un droit numérique à l'oubli et prépare activement une proposition d'établissement de normes internationales sur la vie privée et la protection des données personnelles. D'ici là, à chacun d'être vigilant sur ce que l'on dévoile de soi sur le Net.


Conseils : comment vous protéger

Il faut distinguer deux types de traces : celles qui concernent votre navigation internet ; et celles qu'on laisse volontairement sur les sites web sur lesquels on s'inscrit.

Navigation. Les premières sont enregistrées chez votre fournisseur d'accès à internet, chez les sites web qui vous envoient des cookies, ou dans la mémoire cache de votre propre ordinateur. On peut toutefois surfer anonymement en utilisant des sites qui vont masquer vos traces comme Anonymizer.com. On peut aussi activer les options «InPrivate» de la dernière version d'Internet Explorer qui n'enregistrent aucune trace sur les disques et bloquent les sites trop curieux.

Partage. Concernant les données laissées sur des sites comme FlickR ou Facebook, il ne faut pas hésiter à entrer dans la rubrique paramètres pour régler la confidentialité public-privé des données que l'on poste. Enfin, même si les sites web insistent, on n'est pas obligé de compléter entièrement son profil.


Les Infostratèges préservent votre e-réputation

La société Les Infostratèges, créée par Fabrice Molinaro et Didier Frochot, est spécialisée dans la gestion de l'information stratégique sur internet pour les particuliers comme pour les entreprises.

Pourquoi s'adresse-t-on à vous ? Les personnes qui font appel à vos services le font-elles de façon préventive ou à la suite d'un problème qu'elles ont rencontré ?

Didier Frochot et Fabrice Molinaro. Il y a deux cas de figure. D'une part les clients qui sont déjà dénigrés sur le Net et qui souhaitent voir disparaître les propos hostiles tenus à leur encontre. D'autre part, certaines entreprises "exposées" sont conscientes qu'elles courent un risque d'image et nous demandent d'intervenir à titre préventif. Dans un cas comme dans l'autre, nous mettons en œuvre des méthodes éprouvées, basées sur l'expertise humaine, loin des solutions tout technologiques. Nous avons lancé depuis quelques semaines un partenariat avec la société canadienne Filteris, qui, elle aussi, base ses méthodes sur l'expertise vivante pour analyser scientifiquement les valeurs et contre-valeurs véhiculées sur le Net.
Notre offre commune Capital-Image Web est aujourd'hui la plus complète et la plus riche du marché.
Rappelons qu'une récente étude signale que 67% des dirigeants d'entreprises sont inquiets pour leur réputation sur Internet, conscients des conséquences négatives sur leur performance économique.
Pour répondre à ces nouveaux défis, nous prenons en compte tous les aspects de la gestion d’image sur le Web depuis l'audit, l'optimisation, jusqu’à la sécurisation et la pérennisation de ce Capital-Image Web.

Quelles sont les ressources en ligne que l'on vous demande de retirer en général ?

Il peut s'agir de propos constituant un délit de diffamation ou d'injure. Il faut savoir que des allégations mensongères, même proférées sous forme dubitative ou de sous-entendus peuvent constituer le délit de diffamation. Les propos peuvent aussi constituer un dénigrement des produits ou des services d'une entreprise. Dans ce dernier cas le préjudice d'image, voire de perte de chiffre d'affaires est évident.
Dans tous les cas, notre action consiste à agir très vite (dans les heures qui suivent), donc à l'amiable, plutôt que d'attendre que la justice intervienne. Sur Internet, des propos hostiles peuvent se répandre en quelques heures de manière d'autant plus nuisible qu'ils sont relayés par un grand nombre de sites. Il importe donc d'agir dès les premières heures pour stopper leur propagation au plus vite. Nos
approches amiables, basées sur des argumentaires juridiques incontestables, nous permettent d'obtenir le retrait des propos hostiles dans 95% des cas. La synergie juridique-technique constitue le cœur de notre valeur ajoutée.
En revanche, si le client veut obtenir un indemnisation du préjudice qu'il estime avoir subi, il devra agir en justice après coup.

Les entreprises sont de plus en plus soucieuses de leur e-réputation. S'adressent-elles à vous ?

Oui bien sûr, depuis 5 ans que nous pratiquons l'e-réputation - avant même que le terme existe -, nous avons pu constater que, de quelques dizaines de missions les premières années, nous voyons les demandes s'accroître significativement. Aujourd'hui, les chefs d'entreprise les plus vigilants ont le souci de nous confier leur veille image sur le Net, avec alerte immédiate dès que des propos litigieux sont diffusés.
Toutefois, les demandes ne proviennent pas uniquement du monde de l'entreprise. Aujourd'hui, chacun d'entre nous peut se sentir concerné par les enjeux associés à son identité numérique. On le voit notamment avec le cas de ces internautes qui - par imprudence - ont laissé certains témoignages de leur vie privée sur le réseau sans se rendre compte que ce genre de traces pouvaient avoir des conséquences sur leur avenir professionnel. Mais il y a également les élus qui ne sont pas à l'abri de propos diffamatoires sur Internet de la part d'opposants très déterminés.
Aujourd'hui, les demandes proviennent aussi bien des entreprises et des particuliers que des élus et des collectivités locales.

Les principaux réseaux sociaux

Facebook
Réseau social
200 millions de membres, 9 en France

FlickR
Partage de photos
3 milliards de clichés stockés

Copains d'avant
Réseau social français
10 millions de membre

Skyrock blog
Plateforme de blogs française
23 millions de membres

Viadeo
Réseau social professionnel
6,55 millions de membres dont 2 en France

Twitter
Plateforme de microblogging
6 millions de membres

Windows Live Messenger
Messagerie instantanée
18,4 millions d'utilisateurs en France
L'internet mobile auquel donne accès, entre autres, l'iPhone a le vent en poupe. 7 millions de Français l'utilisent (10 % des clients) ; ils devraient être 18 millions en 2012 selon l'Idate. Mais le revers de la médaille, ce sont parfois des factures particulièrement salées. Si l'on n'a pas le bon forfait illimité ou si ce dernier ne dispose pas des bonnes options activées, l'oubli de déconnecter son téléphone après avoir réalisé une courte consultation du web mobile, peut s'avérer dramatique avec des factures au prix fort, parfois des centaines s d'euros. Une récente étude de 60 millions de consommateurs avait d'ailleurs souligné les limites des forfaits dits « illimités » et l'Association française des utilisateurs des télécoms (Afutt) a indiqué qu'en 2008, les réclamations concernant les factures avaient augmenté de 32,6 % en un an, notamment parce que les clients ne savaient pas que tout n'était pas compris dans leur forfait internet mobile.

Luc Chatel, secrétaire d'État à la consommation, a donc souhaité au début du mois que les opérateurs mettent en place « avant l'été 2009 », « des dispositifs d'alerte et de blocage de la facturation dès lors qu'un montant critique de dépense d'internet mobile est dépassé. »

Lundi, les opérateurs se sont dits prêts à mieux informer leurs clients. Orange, pour qui ce sujet arrive en tête des motifs d'insatisfaction de ses clients, propose déjà un dispositif en cas de dépassement de 35 euros du forfait, via un SMS, avant un éventuel appel d'un conseiller. SFR alerte quant à lui ses nouveaux clients seulement pendant les quatre premiers mois quand ils dépassent leur forfait de 20 euros. Mais il a aussi prévu d'envoyer des SMS d'avertissement aux futurs possesseurs d'un iPhone ou d'un téléphone équipé du logiciel Android de Google. Chez Bouygues Telecom en revanche, aucun système d'alerte n'est en vigueur actuellement mais une réflexion est en cours.

L'iPhone, le désormais célèbre smartphone d'Apple, s'offre comme une seconde sortie officielle en France ce mardi. En effet, longtemps chasse gardée d'Orange qui en avait négocié l'exclusivité pour cinq ans en 2007 avec la société de Steve Jobs, le téléphone mobile vendu à 810 000 exemplaires est disponible dès ce mardi chez SFR, puis à partir du 29 avril chez Bouygues Télécom. Telle est la conséquence de la décision du Conseil de la concurrence du 17 décembre, confirmée par la cour d'appel de Paris en février dernier, de casser l'exclusivité de l'opérateur historique ; une exclusivité qui, selon les sages, empêchait entre autres une baisse des tarifs.

De ce côté-là, cela risque d'être un peu la douche froide. Si Bouygues n'a pas encore dévoilé ses tarifs, ceux pratiqués par SFR sont quasi identiques à ceux d'Orange : 99 € ou 199 € selon le modèle d'iPhone avec abonnement. L'association de consommateurs UFC-Que Choisir, qui s'était associée à la saisine du Conseil de la concurrence, s'est dite hier « déçue » mais pas « surprise » de cette uniformité des tarifs que l'on explique chez SFR par les structures de coût de l'iPhone.

Ces tarifs, certes élevés, ne devraient toutefois pas atténuer l'engouement des Français pour ce mobile à écran tactile. Quelque 250 000 clients de SFR se sont inscrits sur le site web de l'opérateur pour être tenu au courant de la sortie de l'iPhone.

Bien que ses caractéristiques techniques ne soient pas du dernier cri, le téléphone d'Apple a bâti sa réputation sur sa facilité et son confort d'utilisation, notamment pour surfer sur internet. de fait, aux États-Unis, 50 % des connexions au web mobile se font à parti d'un iPhone ; et Apple, novice de la téléphonie il y a deux ans, se classe au 4e rang des constructeurs de smartphone, un créneau qui tire tout le secteur. Surtout, Apple capitalise sur son AppleStore, sa bibliothèque de milliers d'applications gratuites ou payantes.

C'est d'ailleurs bien sûr les services que va se jouer une nouvelle guerre. Orange et SFR ont ainsi déjà dégainé l'un après l'autre la TV sur iPhone. Et d'autres services devraient suivre.


"Notre objectif est de 800000 ventes d'ici fin 2010"

Depuis ce mercredi 8 avril, SFR commercialise l'iPhone. Le 2e opérateur mobile français a organisé mardi soir des avant-premières pour fêter l'arrivée du mobile d'Apple. Rencontre à l'Espace SFR de la place Esquirol, à Toulouse, avec Jérôme Richez, directeur des relations extérieures de SFR pour le Sud-Ouest.

Pourquoi faire des avant-premières pour l'iPhone ?

SFR a souhaité faire de la commercialisation de l'iPhone un moment festif en proposant des animations dans 9 Espaces SFR en France, ce mardi de 17 heures à 22 heures. 1000 de nos clients parmi les plus fidèles ont été conviés à cette soirée pour découvrir et acheter le mobile ; 80 à Toulouse. Cet événement est un beau moment de partage. Nos équipes prennent de le temps de discuter avec nos clients.

L'iPhone était-il très attendu par vos clients ?


Oui d'autant plus que SFR a été le premier à se positionner sur l'internet mobile avec ses forfaits Illimythics. Sur notre site web, nous avons recueilli 250000 inscriptions de personnes intéressées par l'arrivée de l'iPhone chez SFR. C'est vraiment un bel engouement. De plus, bien que nous ne commercialisions pas l'iPhone jusqu'à présent, nous avions constaté que 50000 clients utilisaient un iPhone sur notre réseau. Tout cela nous rend très optimiste sur les ventes du mobile d'Apple et nous tablons sur 800000 ventes d'ici fin 2010.

Comment se sont passées les relations avec Apple ?

Dès que l'exclusivité de vente de l'iPhone a été cassée, nous avons bien sûr immédiatement pris contact avec Apple. Nos relations sont excellentes car entre SFR et Apple, il y a des affinités culturelles, une vision commune de l'innovation technologique. C'est en raison de ses bonnes relations que nous avons pu sortir si tôt l'iPhone.

Propos recueillis par Philippe Rioux
Comment répondre à l'insolent succès de l'encyclopédie gratuite et collaborative Wikipédia qui affiche 13 millions de visiteurs uniques par mois ? Pour Larousse, l'an passé, la conquête du web s'est faite avec un site faisant cohabiter du contenu produit par l'éditeur et des articles rédigés par les internautes. Pour Microsoft, autre stratégie : le repli. Le géant de Redmond a annoncé fin mars qu'il jetait l'éponge en fermant toutes ses activités relatives son encyclopédie Encarta. Dans ce contexte, les dictionnaires Le Robert aborde le web en lançant des formules payantes. Le Grand Robert, Le Petit Robert et le dictionnaire bilingue Robert & Collins sont désormais accessibles sur www.lerobert.com. Deux formules, trois et douze mois, et des prix allant de 9 € à 48 € pour un accès d'un an.

Et si le bonheur que l'on a en se mariant rejaillissait au-delà du cercle familial ? Et si ce bonheur devenait un moment de solidarité ? C'est en se posant ces questions en 2006 que Xavier Labouret et Eric Lassus ont fondé Ameliste (www.ameliste.fr). Ameliste propose de multiples services interactifs pour concevoir sa liste de mariage. Surtout, le site offre aux jeunes mariés un ensemble de services aptes à répondre à leur engagement humanitaire et environnemental : possibilité de faire des dons à des associations caritatives, rubrique conseils pour organiser un mariage vert, sélection de cadeaux éthiques et bios… Ameliste, a été primée en 2007 par le Fidep pour l'originalité du concept, compte atteindre son objectif : un mariage = une association soutenue parmi celles qui sont partenaires.