Par Léo-Paul Barthélémy , Université de Lorraine Certains parient sur l’issue de tel ou tel événement sportif. D’autres sur l’évolution à court terme d’un indicateur économique largement suivi. D’autres encore – parfois les mêmes – engagent des sommes importantes sur des questions nettement plus discutables d’un point de vue moral, comme la prise d’une ville en Ukraine par l’armée russe. Les sites permettant ce type de paris sont en plein essor. Un marché prédictif n’est pas tout à fait un site de paris. C’est un dispositif de spéculation collective dans lequel des participants achètent et vendent des contrats indexés sur la réalisation d’un événement futur précisément défini (« X aura lieu avant telle date », « Y gagnera l’élection », etc.). Le prix de ces contrats fluctue en fonction de l’offre et de la demande : plus un événement est jugé probable par les participants, plus le contrat associé est recherché et plus son prix augmente. À la...
Les salariés sont nombreux à contourner leur service informatique : 40 % d’entre eux utilisent en effet leur propre smartphone pour le travail et 69 % affirment que leurs technologies personnelles sont plus performantes que celles disponibles au bureau. C’est ce que révèle la nouvelle étude « La génération appli » lancée par le fournisseur de solutions de communications professionnelles Fuze.
L’étude de Fuze, qui analyse les attentes technologiques sur le lieu de travail à travers une enquête réalisée auprès de 5000 salariés et 2500 adolescents en Europe, révèle l’ampleur du « Shadow IT », c’est-à-dire la tendance consistant à apporter ses propres équipements au bureau, qu’ils soient ou non approuvés par les services informatiques. En dehors de leur téléphone mobile, 28 % des salariés français se servent de leur ordinateur portable personnel au travail, tandis que 19 % apportent leur propre tablette.
Il en va de même pour les logiciels et applications : de nombreux salariés ne tiennent pas compte des règles mises en place par le service informatique et installent des outils personnels non validés pour un usage professionnel. C’est ainsi que 32 % utilisent la messagerie instantanée, 25 % passent régulièrement des appels vidéo et 21 % stockent des données dans le cloud, le tout sans l’aval de leur service informatique.
La génération appli
"Les départements informatiques à travers Europe sont confrontés à un dilemme : améliorer les technologies employées dans leur entreprise ou bien se faire court-circuiter", explique Luca Lazzaron, SVP Opérations internationales pour Fuze.
"A la différence des salariés d’il y a dix ou quinze ans, ceux de la génération appli n’hésitent pas à adopter leurs propres technologies. Ils ont grandi entourés d’ordinateurs portables, d’iPhone et d’applications Internet, et l’idée d’installer une application pour exécuter une tâche leur vient tout naturellement. Ils ne voient pas dans les départements informatiques de la sécurité ou de la cohérence, mais des lenteurs bureaucratiques et des barrières superflues. »
« Les entreprises doivent accepter l’évolution des attentes de leur personnel. Cela passe par la fourniture des plus récentes technologies pour faire en sorte que les jeunes salariés – et en fait tous les salariés – puissent travailler à leur guise mais dans le cadre d’un environnement informatique maîtrisé et sécurisé. Tant qu’ils n’auront pas trouvé un moyen terme, les services informatiques continueront d’être contournés par la nouvelle génération. »
