Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...
Médiamétrie vient de publier son étude annuelle "Année Internet 2017". Une mine de données qui permettent de mieux cerner le comportement des Français. Fin 2017, on comptait en France près de 52 millions d’internautes chaque mois (83% de la population) et 42,2 millions au quotidien. En 10 ans, la population internaute a progressé de 40%. 92% des foyers ont au moins un écran L'an passé, 92% des foyers en France sont équipés d’au moins un écran internet : smartphone, tablette ou ordinateur. Et s’il reste encore 17% de non connectés, Internet est devenue une activité quotidienne pour une large majorité : 2/3 des Français se connectent tous les jours et le temps passé sur la toile est d’1h28 par jour et par personne avec des disparités entre les individus. Les CSP+ et les 25-49 ans tirent la consommation vers le haut avec respectivement 2h15 et 2h12 de surf quotidien. De plus, il existe de vrais aficionados du web puisque les 15% des Français les plus consommateurs co...