C'est actuellement le site internet le plus en vogue dans le monde et, comme d'autres, les Toulousains ont succombé à Facebook. Ce site de réseau social fondé en 2004 aux États-Unis, est celui qui a le vent en poupe dans la Ville Rose comme dans la région. Ainsi, selon Google, pour la région Midi-Pyrénées et sur les douze derniers mois, les recherches concernant Facebook ont augmenté de… 2 550 % ! Le terme « Facebook » se retrouve ainsi en 7e position des mots les plus recherchés derrière Toulouse, Youtube, jeux, Pages jaunes, Orange et météo.

Un vrai raz-de-marée donc qui se traduit très concrètement par la multiplication des groupes thématiques concernant Toulouse.

Actuellement, on en compte plus de 500 qui rassemblent une poignée d'adhérents ou plusieurs milliers de fans selon leur intitulé… et leur sérieux. Car beaucoup de ces groupes permettent de cerner de bien réelles préoccupations exprimées par les citoyens. Ce qu'ont bien compris les élus locaux dont plusieurs - Pierre Cohen en tête et plusieurs de ses adjoints - ont une page personnelle sur Facebook.

Parmi les groupes les plus sérieux, on trouve notamment ceux baptisés « Contre la fermeture du Vélo Toulouse entre 1 heures et 6 heures du matin ! (1 434 membres) ; « Contre la rocade à 90 à Toulouse » (266 membres) ; « Pour que le métro de Toulouse soit ouvert la nuit ! » (6 713 membres). Et une douzaine de groupes réclame l'ouvert ure d'un café Starbucks.

La plupart des groupes sont toutefois dédiés aux étudiants qui se regroupent selon leur école ou leur fac, ou selon leurs lieux préférés de rendez-vous. L'esprit potache n'est d'ailleurs jamais bien loin lorsqu'il s'agit de créer un groupe, ce qui est à la portée de tous dès lors qu'on est inscrit sur Facebook. On trouve ainsi le groupe « Banalisons le short à paillettes à Toulouse », ou encore « Pour la construction d'un chauffage géant à Toulouse », ou encore « 50 000 filles dans ce groupe et je traverse une rue de Toulouse en string » (369 membres, il y a de la marge…).

Groupes potaches donc mais aussi groupes parfois chauvins marquant l'identité régionale. « Pour tous ceux qui trouvent Toulouse plus jolie que Bordeaux… » (2 154 membres) ou encore « Pour que Toulouse devienne la capitale de la France… Marre des Parigooooo » (1 696 membres). Il existe même pour ainsi dire des sous-groupes avec les Aveyronnais de Toulouse, les Albigeois de Toulouse, etc. Mais le plus important reste bien sûr le « Réseau Facebook Toulouse » et ses 16 460 membres.
Célébrités locales

Enfin, les Toulousains de Facebook ont aussi leurs célébrités. le groupe « Fan de la vieille qui hurle dans les rues de Toulouse » dédié à la septuagénaire qui promet l'enfer aux passants qu'elle croise place du Capitole regroupe 4 118 membres. Elle est toutefois largement battue par « Le gars qui chante James Brown dans les rues de Toulouse » qui fédère, en l'ignorant probablement, 7 741 membres…

Passer du virtuel au réel

Nombreux sont les détracteurs de Facebook (ou d'autres réseaux sociaux comme MySpace) qui dénoncent l'enfermement dans un univers virtuel dont seraient victimes ceux qui s'y inscrivent. L'argument semble bien éculé tant l'articulation entre vie virtuelle et vie réelle semble bien pris en compte par les internautes et particulièrement ceux qui appartiennent à la « génération Y », celle qui est née avec un ordinateur dans le berceau.

La preuve ? Les groupes constitués sur Facebook se prolongent souvent par des activités bien concrètes dans la vie réelle. C'est même la vocation première de certains d'entre eux. Un bel exemple s'est d'ailleurs produit à Toulouse. En septembre dernier, le groupe « 5 000 personnes en 1 mois : un pique-nique géant place du capitole-Toulouse » se crée de façon un peu potache à l'initiative de Pauline Gaden. Sauf que le défi fait son chemin et 5 000 personnes s'inscrivent en moins de 15 jours. Le 5 octobre à midi, les convives se retrouvent vêtus en rouge et noir devant l'hôtel de ville. Chacun a apporté son pique-nique et tous se sont promis de réitérer l'opération. Un second pique-nique a été envisagé toujours au même endroit le 2 novembre dernier mais a dû être repoussé. Le groupe initial compte désormais 7 506 membres.

Cette initiative en a inspiré d'autres. Le groupe « Facebook Party in Toulouse » envisage d'organiser LA soirée Facebook des Toulousains et de tous les réunir… au Zénith. Pas moins. L'idée de Yannick Rolland, Benjamin Leitz et Thomas Cauchi, responsables du groupe, a déjà séduit 13 816 membres prêts à participer à cette soirée dont les modalités restent à fixer. Enfin, au-delà de ces initiatives spectaculaires, d'autres, plus discrètes, promeuvent coups de pouces. Comme « Entr'aide utile entre amis facebookeur toulousains » qui propose demande de baby sitter, de covoiturage, d'échanges de billets de spectacles, de bons plans, etc. Bref pour Facebook, le passage du virtuel au réel (et vice-versa) est devenu une activité banale. C'est aussi cela qui explique le succès du réseau.

Le premier touriste de l'espace français devrait être Toulousain. Comme une sorte de clin d'œil de la Ville rose, capitale de l'aéronautique et de l'espace. Dominique Teyssier, patron de la PME Satsys, installée à Pechbusque et spécialisée dans l'aéronautique, sera, en effet, le premier homme de nationalité française à embarquer dans le Space Ship Two, le vaisseau spatial de la société Virgin Galactic. Le Toulousain devrait trouver à ses côtés la bimbo Paris Hilton, héritière de l'empire hôtelier américain. Il est vrai que le tourisme spatial qui connaît un essor impressionnant (voir ci-dessous) est très prisé par les people. Ainsi le pilote de formule 1 Lewis Hamilton vient de promettre à sa fiancée Nicole Scherzinger, un voyage dans l'espace avec Virgin. Mais au contraire des stars du petit ou du grand écran qui recherchent le « coup » médiatique, Dominique Teyssier s'est embarqué dans l'aventure par passion. Le dynamique chef d'entreprise, injoignable hier car en déplacement en Amérique du Nord, confiait ces derniers jours vouloir réaliser un rêve d'enfant. Un rêve qui lui coûtera 200 000 $, soit 144 000 €, pour pouvoir prendre place à bord du Space Ship Two, d'une capacité de huit places. Le vaisseau est arrimé à un dispositif de lancement appelé White Knight Two (WK2, notre photo) qui amènera le vaisseau dans l'espace. La durée totale du voyage doit être de 2 h 30 dont 7 minutes en apesanteur.

Déjà prévus en 2008, ces premiers vols suborbitaux ont pris du retard et les vols d'essais vont se prolonger en 2009. Le premier vol commercial auquel participera Dominique Teyssier devrait donc avoir lieu en 2010 voire en 2011. En cas d'annulation, les 360 passagers déjà inscrits seront remboursés.

Des retards qui n'entament pas l'enthousiasme de Richard Branso, PDG de Virgin, ni son objectif final : la lune. « Comme des millions de gens qui ont grandi dans les années soixante et qui ont vu le premier homme marcher sur la lune, j'ai rêvé que moi aussi un jour je ferai ce petit pas… » déclarait-il récemment.

Bientôt, l'espace pour tous

La passion des foules pour la conquête de l'espace et celle de la Lune - qui a atteint son paroxysme avec le premier homme posant son pied sur notre plus proche satellite le 21 juillet 1969 - devrait connaître un regain d'intérêt si l'on en juge par les initiatives qui envisagent de proposer des vols spatiaux commerciaux.




Il y a bien sûr Virigin Galactic, la société fondée par le milliardaire-aventurier britannique Richard Branson. Dès octobre 2004, le vaisseau Space Ship One gagnait le Ansari X Prize en dépassant les 100 km d'altitude. Virgin Galactic est sans doute la société la plus médiatique et peut-être la plus avancée dans la réalisation de ses vaisseaux.Il y a également fabricant de la fusée Ariane. EADS-Astrium a présenté en 2007 au Bourget, le TBN, un concept de véhicule de tourisme spatial, qui doit ouvrir la voie aux vols spatiaux habités.

Toujours chez les Européens, il y a le véhicule suborbital habité (VSH) de Dassault Aviation. La firme s'appuie sur l'expertise du spationaute Jean-Pierre Haigneré. Le VSH, construit sur fonds européens, se détacherait d'un Airbus A300 sur lequel il serait monté pour rejoindre l'espace.

Côté américain, on trouve Jeff Bezos, le fondateur du site internet Amazon qui a créé sa société Blue Origin.

Rocketplane est une autre société qui veut développer un avion d'affaires équipé d'un moteur-fusée.

Sans oublier les Russes qui, eux, ont une longueur d'avance puisque le premier touriste de l'espace au monde, Dennis Tito, avait embarqué du 28 avril au 6 mai 2001 sur un appareil de l'Agence spatiale fédérale russe (FKA) pour 20 millions de dollars.

Enfin, signe que l'envie d'espace est en plein boom, des vols spatiaux « discount » viennent de faire leur apparition en mois de décembre ! RocketShip Tours - une agence de tourisme spatial californienne s'est associée à Xcor Aerospace pour proposer, à bord du vaisseau de ce dernier (baptisé Lynx) des vols à… 95 000 dollars (68 000 €).



Un spatioport à Montpellier ?

La multiplication des projets de vols suborbitaux commerciaux pose un sérieux problème : d'où faire partir les vaisseaux ? Les plateformes de tir bien connues que sont Baïkonour en Russie, Cap Canaveral en Floride et Kourou en Guyane, ne peuvent pas remplir ce rôle. Il va donc falloir créer des « spatioports », des aéroports de l'espace. Hier, les États-Unis ont autorisé le premier d'entre eux. La Federal Aviation Administration (FAA), qui est l'organisme gouvernemental chargé des réglementations et des contrôles concernant l'aviation civile aux États-Unis, a donné le feu vert, après une étude sur l'impact environnemental, à l'exploitation commerciale du premier port spatial, situé au Nouveau Mexique. Exploité par Virgin Galactic, la société qui doit embarquer le Toulousain Dominique Teyssier, il doit être construit en 2009 et pourrait accueillir 500 passagers par an.

En 2012, un spatioport du même type pourrait voir le jour dans le Grand Sud, près de Montpellier. Des ingénieurs toulousains bénévoles, tous issus du milieu aérospatial et membres de l'Association aéronautique et astronautique de France (3AF) sont en train d'effectuer des études. Pourquoi Montpellier ? Pour la proximité de la clientèle de la Côte d'Azur et pour la présence de la mer dans la direction de laquelle décolleraient les avions. Mais rien n'est encore décidé et la cité languedocienne est en concurrence avec Barcelone.







Non, les jeux vidéos ne sont pas réservés à des adolescents boutonneux rivés sur leur écran. Ce cliché, qui colle encore aux adeptes des consoles, avait déjà été écorné par les trentenaires « adulescents » - contraction d'adolescent et d'adulte - devenus gagas des jeux en réseau. Il est désormais battu en brèche par une nouvelle catégorie d'utilisateurs : les seniors. De là à dire que les mots croisés ou fléchés, le sudoku, le tricot ou le crochet ont du souci à se faire, il y a bien sûr un pas qu'on ne saurait franchir, mais une tendance générale est en train de se dessiner, qui atteste que nos aînés sont de plus en plus séduits par les jeux vidéo.

Un engouement que l'on doit plus particulièrement à Nintendo. Le constructeur japonais a, en effet, ciblé de façon très ingénieuse les adultes pour leur vendre sa console portable DS avec le programme d'entraînement cérébral du Docteur Kawashima. Ce best-seller s'est vendu à 1,85 million d'exemplaires en France et près de 25 millions dans le monde. Dans la même veine, Nintendo a proposé d'autres programmes (Gym des yeux, etc.) qui promettent aux seniors de muscler leurs capacités. Autre succès, toujours au crédit de Nintendo, celui de la console Wii. Cette dernière, qui a bâti sa réputation sur la reconnaissance des mouvements, a même fait son entrée… dans les maisons de retraites. Jouer virtuellement au bowling constitue, en effet, un excellent exercice physique pour nos pépés et mémés. Mais « Jouer, c'est la santé » n'est pas seulement un argument marketing. Plusieurs études scientifiques ont récemment été menées, qui attestent qu'évoluer au sein d'un environnement virtuel permet aux personnes âgées d'améliorer les facultés nécessaires à la réalisation simultanée de plusieurs activités.

Ainsi, deux chercheurs du Beckman Institute ont réalisé des tests sur une quarantaine de seniors divisés en deux groupes. L'un s'est entraîné 20 heures, l'autre non. Des tests ont ensuite été réalisés pour mesurer les réflexes des participants, leur mémoire visuelle à court terme, leur aptitude à passer d'une tâche à l'autre, leur élocution, etc. Le groupe de joueurs a été beaucoup plus performant, ont constaté les chercheurs, qui font remarquer qu'au-delà de la stimulation des capacités intellectuelles, jouer aux jeux vidéos permet aux seniors de conserver le lien avec leurs petits enfants.

L'exclusivité de la commercialisation par Orange de l'iPhone, le téléphone vedette d'Apple, n'aura finalement tenu qu'une année au lieu des cinq escomptées par l'opérateur historique et des trois que souhaitait Apple.

En effet, le Conseil de la concurrence a annoncé mercredi qu'il retirait, "à titre conservatoire", l'exclusivité dont bénéficiait Orange depuis le 29 novembre 2007, date de sortie en France du premier modèle de l'iPhone.

"L'exclusivité d'Orange sur l'iPhone est de nature à introduire un nouveau facteur de rigidité dans un secteur qui souffre déjà d'un déficit de concurrence", écrit le Conseil dans sa décision. Cette mesure est prise "à titre conservatoire", c'est-à-dire en urgence, en raison de la période de Noël, propice aux ventes de téléphones mobiles.

Le Conseil de la concurrence avait été saisi par Bouygues Telecom, qui avait déposé plainte car on lui avait "refusé la commercialisation de l'iPhone". Dans un communiqué, Bouygues indique espérer commercialiser l'iPhone "dans les meilleur délais". "Cette décision est une avancée significative au bénéfice des consommateurs qui pourront dorénavant choisir librement : d’une part, leur téléphone mobile parmi l’ensemble de la gamme proposée sur le marché ; d’autre part, leur opérateur en fonction des meilleures offres disponibles", estime Bouygues Telecom.

Après d'intenses négociations en 2007 entre Orange et Apple, notamment sur les royalties que voulait récupérer la firme californienne (peu au fait du modèle économique français et européen) tant sur l'appareil que l'abonnement, l'opérateur de France Telecom avait remporté la mise face à SFR et Bouygues Telecom.

En dépit de chiffres de vente plutôt moyens (150000 iPhone de première génération contre 400000 attendus, mais plus de 450000 iPhone 3G selon Orange), l'engouement général pour l'iPhone, qui a révolutionné l'usage des smartphones avec un écran tactile multipoint en dépit de carences techniques (mauvais appareil photo, pas de vidéo ni de MMS), ne s'est pas démenti.

Surtout depuis la sortie de la version 3G avant cet été. SFR et Bouygues Telecom ont alors proposé des mobiles concurrents : HTC Diamond, Blackberry Bold puis Storm, Nokia N95 puis N96, Nokia E71, Samsung Player addict. Mais le buzz a toujours été trusté par l'iPhone, à tel point que SFR aurait proposé dernièrement à ses plus fidèles clients prêts à partir chez Orange pourt avoir un iPhone de leur payer la différence entre un iPhone nu acheté par leurs soins chez Orange (près de 700€) et un iPhone commercialisé chez Orange (entre 99 et 149€).


Orange fait appel

La décision du Conseil de la concurrence rebat donc les cartes. Mais elle n'est que provisoire et ce mercredi "Orange prend acte de la décision du Conseil de la Concurrence et fera appel de celle-ci devant la Cour d’Appel de Paris", a indiqué la filiale de France Telecom.

"Orange constate que cette décision place la France dans une situation radicalement différente de celle qui prévaut en Allemagne, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne notamment. [...] La décision du Conseil de la Concurrence remet en cause les efforts consentis par Orange pour développer les usages haut débit mobile en France. Il est d’ailleurs paradoxal que l’opérateur ayant le plus de retard dans le déploiement de son réseau 3G soit à l’initiative de cette plainte", expose Orange. "La décision de ce jour est grave. Elle remet profondément en cause l’économie du marché et notamment les partenariats entre opérateurs mobiles et constructeurs au service des consommateurs et de l’innovation."

Reste à savoir si l'iPhone sera effectivement disponible avant Noël chez les autres opérateurs (SFR, Bouygues) ou les opérateurs virtuels (les MVNO comme M6Mobile, etc.). Il devrait s'écouler plusieurs semaines pour qu'Apple soit en mesure de fournir son iPhone aux concurrents d'Orange.


Seulement 45 % des plus de 60 ans et 17 % des plus de 70 ans disposent d'un ordinateur à domicile selon une étude du Crédoc. Dès lors, c'est bel et bien un vrai marché qui s'ouvre pour des produits high tech simplifiés pour nos aînés. Après Ordissimo qui avait ouvert la voie en 2005 avec une gamme de PC faciles à manier, les grands groupes du secteur s'intéressent de plus en plus à cette catégorie de population, réputée réfractaire aux nouvelles technologies. Orange, qui décline toute une gamme de services dédiés aux seniors, vient ainsi de nouer un partenariat avec e-sidor, une PME qui produit un ordinateur tactile éponyme. Au menu, gros caractères, lecture orale des e-mails, jeux de mémoire, téléassistance, etc. Cette volonté simplificatrice se retrouve également dans la téléphonie. La société suédoise Doro a par exemple développé des téléphones, fixes et mobiles, adaptés aux personnes souffrant de déficiences visuelles ou auditives. Grosses touches, signal visuel, géolocalisation utile pour les malades d'Alzheimer, etc. Reste à savoir si tous les seniors apprécieront ces produits « pour vieux »…

Comment trouver 450 M€ pour compenser le manque à gagner de France Télévisions après la suppression de la publicité sur ses antennes à partir du 5 janvier prochain ; et ainsi honorer la promesse de Nicolas Sarkozy ? Tel est le casse-tête du gouvernement et des députés qui examinent actuellement le projet de loi de réforme de l'Audiovisuel. Un casse-tête qui confine… à la prise de tête tant les amendements au projet de loi apparaissent chacun comme source de polémique.

La taxe de trop ?

Derniers en date, ceux du député-maire (Nouveau centre) d'Agen, Jean Dionis du Séjour, qui propose, dans ses amendements 660 et 771, d'étendre la redevance aux personnes « qui ont contracté un abonnement auprès d'un fournisseur d'accès à internet, incluant un service de télévision » ainsi qu'à ceux qui « reçoivent des chaînes de télévision par un dispositif autre qu'un appareil récepteur de télévision. » Cela concerne donc, d'une part, les personnes abonnées aux offres ADSL triple play des fournisseurs d'accès à internet (internet + téléphone + télé) ainsi que celles qui reçoivent la télévision sur leur téléphone portable ou sur des baladeurs audiovidéo intégrant un tuner TNT.

Cette nouvelle taxe sera-t-elle la taxe de trop pour les internautes ? Ces derniers paient déjà une taxe au moment de l'achat de leur matériel : c'est l'éco-participation, en vigueur depuis le 15 novembre 2006. Ils paient également une taxe pour la copie privée lors de l'achat de CD et DVD vierges, mais également lors de l'acquisition de clés USB, de disques durs ou de cartes mémoires.

Pour l'UFC-Que Choisir, l'amendement proposé par le député ne lutte en rien contre l'injustice fiscale, comme il le prétend. « Tel qu'il est proposé, cet amendement ne fait pas dans le détail. Il s'applique à tous les détenteurs d'un accès à internet, qu'ils utilisent ou non leur ordinateur pour regarder la télévision. Il s'applique même indifféremment aux abonnés haut et bas débit, alors qu'il est quasiment impossible à ces derniers de regarder la télé via internet vu le faible débit dont ils disposent », explique l'association. « A contrario, d'autres personnes pourront continuer à regarder la télé sur leur ordinateur sans payer la redevance. C'est le cas par exemple de celles qui ont opté pour la toute nouvelle clé TNT Canal Plus. Pas de téléviseur, pas d'abonnement à internet et donc pas de redevance à payer, et pourtant la télé en direct et sans limite sur son ordinateur ! », s'étonne l'UFC.

Reste que cette extension de la redevance pose un réel problème de fond. À l'heure où la France a présenté un plan numérique national pour amener le pays au premier rang des nations connectées en haut débit à internet ; à l'heure où les acteurs télécoms doivent déployer de coûteux réseaux de fibre optique et de téléphonie 4G, à l'heure où les Français s'équipent massivement pour se former et se divertir sur internet, est-il opportun de taxer les internautes dans le seul but de pouvoir diminuer de moitié la taxe qui devait frapper les chaînes privées ?

Les opérateurs télécoms exaspérés
Lors du Digiworld Summit, sommet mondial sur le futur de l'internet, qui s'est tenu à Montpellier fin novembre, un journaliste demandait à Paul Champsaur, président de l'Arcep (le régulateur des télécoms), s'il trouvait normal que les opérateurs télécoms soient taxés pour financer l'audiovisuel public. M. Champsaur a refusé de répondre mais son silence attestait bien de l'exaspération qui gagne le secteur high tech, l'un des plus dynamique de l'économie française. La taxe des opérateurs télécoms - entre 0,5 et 0,9 % de leur chiffre d'affaires - pourrait ne pas être la seule puisque deux autres amendements au projet de loi sur l'Audiovisuel prévoient de taxer les recettes publicitaires de certains sites web. Les « services de communication au public en ligne, et notamment les grands portails internet » pourraient être soumis à une taxe de 3 % au-delà de 10M€ de revenus publicitaires. Le 2e amendement, proposé par Frédéric Lefebvre (UMP) prévoit de taxer les sites qui diffusent les vidéos créées par les internautes comme You Tube ou Dailymotion. « Cet amendement témoigne d'une vision rétrograde d'Internet et met en péril le développement d'un modèle de gratuité pour l'utilisateur », dénonce l'association professionnelle ASIC.

En quelques années les stades sont devenues de véritables bijoux architecturaux et technologiques. Des loges aux vestiaires, de la billetterie aux panneaux publicitaires électroniques en passant par les caméras aériennes utilisées pour retransmettre les grandes rencontres. Et que dire des aménagements extérieurs. Tout a évolué. Tout ? Presque. Le terrain de jeu semblait être singulièrement en retrait. Mais cela pourrait bientôt changer avec la pelouse intelligente actuellement en test aux Pays-Bas. C'est le club de football Heracles Almelo qui est en bénéficie.

Concrètement, une cinquantaine de capteurs a été installée dans une couche de polyéthylène, sous le gazon artificiel. Ces capteurs ont pour objectif de mesurer la pression exercée par les joueurs et de signaler les zones qui ont le plus besoin d'entretien. A l'instar de compteurs kilométriques, les capteurs envoient des informations sur l'état du terrain à l'institut Intron. Ce dernier analyse les données et le logiciel développé détermine si oui ou non un entretien est nécessaire. Cela permet par exemple de répartir au mieux les séances d'entraînement et de faire durer plus longtemps la durée du vie du gazon.

La société TenCate a par ailleurs conçu un nouveau type de pelouse pour Almelo. Elle est composée de deux sortes de fibres synthétique qui facilitent la glisse et réduisent les brûlures de peau lors des tacles.

Capteurs de pression d'un côté, gazon innovant de l'autre ont séduit les instances du football puisque le terrain d'Almelo est homologué par la FIFA - qui pilote le projet - et l'UEFA pour accueillir des matches de haut niveau.

Ligne de but

Mais TenCate ne va pas s'arrêter en si bon chemin. Avec ses partenaires que sont le bureau d'études Oranjewould, le spécialiste des mousses de polyoléfines Sekisui Alveo et le spécialiste des gazons artificiels Edel Grass, la société envisage de truffer sa pelouse d'autres capteurs, notamment de températures avec toujours le même objectif : mieux entretenir le terrain de jeu. Mais tous ces capteurs pourraient être utilisés à d'autres fins, notamment l'aide à l'arbitrage.

Comme cela peut se faire sur les courts de tennis, des détecteurs pourraient aider à l'arbitrage. Placés sur la ligne de but, ils pourraient indiquer si le ballon l'a bien franchie..



Comme chaque année, le moteur de recherche sur internet Yahoo ! - qui est fréquenté par quelque 550 millions d'internautes dans le monde, dont 15,2 millions en France - livre son classement des mots clés les plus recherchés dans neuf pays : Allemagne, Canada, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni, Hong-Kong, États-Unis et Australie. Ce « Buzz 2 008 » permet de décrypter les tendances qui ont fait vibrer les internautes. « Le divertissement est au cœur des envies des internautes, puisque la téléréalité et le sport dominent le classement de l'année 2008 », explique Yahoo ! France. En effet, c'est l'émission Secret Story, diffusée sur TF1, qui a généré le plus de recherches toutes catégories confondues. Pour ce type de programme, internet constitue un prolongement naturel. Une tendance qui se retrouve avec les bons classements de toutes les émissions de télé-réalité (Nouvelle Star, Star Ac', etc.). Le football occupe également une place de choix avec l'OM et le PSG. Et « Plus belle la vie », le feuilleton vedette de France 3 obtient une belle 3e place, conforme, là aussi, à ses bonnes audiences télé.

Parmi les personnalités politiques, la première place revient à Barack Obama, qui a bâti une bonne part de son succès sur une campagne exceptionnelle sur internet. Derrière le cyberprésident américain, on trouve Rachida Dati, Nicolas Sarkozy, Jean Sarkozy et Sarah Palin. La crise financière est le sujet sur lequel le plus de recherches ont été faites dans la catégorie de l'actualité. Côté cinéma, la première française n'arrive qu'en 5e position. Il s'agit de Marion Cotillard, oscarisée pour « La môme. » Mais côté sport et people, les Françaises brillent. Laure Manaudou obtient la première place et Carla Bruni est en tête, loin devant Paris Hilton ou Angelina Jolie.

Le classement complet est disponible sur : http://buzz2008.yahoo.fr

Tous contre l'iPhone. Tel semble être le mot d'ordre que se sont donné les constructeurs de téléphones mobiles pour contrer le mobile vedette d'Apple. En attendant la commercialisation du Nokia N97 (avec écran tactile et clavier) présenté mercredi, c'est le Blackberry Storm qui entre dans la bataille. Depuis hier, le premier téléphone de la marque RIM (Reserach in Motion) avec écran tactile est en vente dans les Espaces SFR au prix de 99€… le même que celui de l'iPhone (avec abonnement Illimythics en sus à 44,90 € mensuel). La Dépêche a pu prendre en main le Storm au cours d'une présentation presse hier. Malgré quelques lenteurs et bugs qu'une mise à jour corrigera sans mal, c'est l'écran qui saute aux yeux. Sa lisibilité est excellente et son clavier « cliquable » révolutionnaire. On appuie sur une icône avec le doigt et on a la sensation d'avoir appuyé sur une vraie touche. Une idée géniale qui devrait séduire les habitués des Blackberry à clavier qui ont fait la réputation de la marque avec le client email. Pour le reste, on a des caractéristiques désormais classiques : 3G +, appareil photo 3,2 MPixels, 1 Go de mémoire, lecteur audiovideo, navigateur web, GPS, bonne autonomie. Seule ombre au tableau : l'absence de Wifi.

Les stations ont commencé à ouvrir leurs pistes. Alors pour aller surfer sur la neige, commencez par surfer sur le net en vous connectant sur Ski info (www.skiinfo.fr), une véritable mine. Le site propose des services exclusifs mis à jour en temps réel par 175 stations en France, et plus de 1000 stations en Europe. On trouve aussi les bulletins neige avec le top 5 de l'enneigement en Europe ; le powder alarm pour toutes les chutes de neige de plus de 20 cm du jour ; le snowfinder, un système qui se base sur des modèles de météo avancés pour fournir des prévisions sur les chutes de neige qui vont se produire dans les 3 jours à venir ; l'historique d'enneigement des stations sur les six dernières années ; et les promos pour des séjours neige.

Lancée en mars 2005, la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites, n'en finissent pas de séduire les Français. Des Français de plus en plus nombreux au fur et à mesure que se résorbent les zones blanches. Ainsi, dans le Grand Sud, le retard est peu à peu en train de se combler. En effet, depuis le 30 novembre et jusqu'au 19 décembre, 77 nouveaux émetteurs pour la télévision numérique terrestre (TNT) vont être mis en service en France dont 19 dans le Grand Sud (voir infographie). Ces émetteurs compléteront les 55 agglomérations déjà mises en service en 2008. « Ainsi, à la fin de cette année, la télévision numérique terrestre desservira près de 53 millions d'habitants, près de 87 % de la population métropolitaine », se réjouit le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).



La TNT a par ailleurs franchi une importante étape le 30 octobre dernier en inaugurant les programmes en haute définition (HD). Jusqu'à présent, ils n'étaient disponibles que pour les personnes qui reçoivent la TNT via leur box internet, le câble ou le satellite. Cette fois-ci, les programmes en HD sont transmis par voie hertzienne et vont donc toucher plus de téléspectateurs. La couverture de la TNT HD est pour l'instant modeste - Toulouse est couverte - mais elle s'étend jour après jour. Modeste également le nombre de programmes diffusés en HD par TF1, France 2, M6, Canal + et Arte ; car les investissements pour produire de tels contenus sont très importants (caméras, régies, etc.).

NOUVEAU DÉCODEUR TNT

Les chaînes se sont engagées à diffuser au moins 25 % de programmes HD de 16 heures à minuit d'ici fin 2008 ; 30 % d'ici fin 2009

À côté de ces problématiques de diffusion et de production de contenus, se trouve celui de la réception. Car pour recevoir la TNT HD, le décodeur habituel pour la TNT connecté ou intégré à votre téléviseur est incompatible. La TNT classique est à la norme Mpeg-2, la TNT HD à la norme Mpeg-4.

Afin que le consommateur s'y retrouve, le législateur a donc décidé d'imposer la présence des décodeurs TNT HD dans les nouveaux téléviseurs. Deux nouveaux logos garantissent que les télés peuvent afficher du contenu HD (films Blu-ray, jeux de consoles, etc.) et intègrent le bon décodeur TNT HD.

Enfin, l'ultime étape de la TNT se situera le 30 novembre 2011, date de l'arrêt de la diffusion analogique.


Et si on décidait de redécorer sa maison ou son appartement avec des objets, tableaux, sculptures uniques ? C'est la proposition que fait le nouveau site Art DV (www.art-dv.com). Il est le premier site internet entièrement dédié à la vente et à l'achat de décoration murale et met en relation directement les particuliers, artistes amateurs et amoureux de belles choses. Les créateurs en herbe ou confirmés peuvent déposer quatre œuvres sur le site après avoir ouvert un compte. Art DV qui sert d'intermédiaire (mise en relation, édition des bordereaux de livraison) rétrocède 80 % du montant de la vente. Ce concept original a été imaginé et développé par Delphine Vitale, peintre amateur depuis 15 ans, et par sa sœur Isabelle Saladin.

Il est devenu le petit moment de détente à la maison en famille ou au bureau entre collègues. Le site Viedemerde (www.viedemerde.fr) ou VDM pour les habitués, fait un carton sur internet en réunissant les petits et les grands malheurs du quotidien racontés par les internautes. Lancé en janvier dernier sous l'impulsion de Maxime Valette et d'Antoine Descamps à partir d'un canal IRC (tchat), le site propose à tout un chacun de raconter ses déboires. Réunis dans sept catégories (amour, argent, enfants, travail, santé, sexe, inclassable), les histoires sont soumises au vote des lecteurs : «Je confirme, c'est une VDM» ou «Tu l'as bien mérité.» Le site, qui reçoit 250000 visites par jour, s'est prolongé par un livre (Ed. Privé) et vend t-shirts et badges. Un vrai succès.

La France comptait fin septembre 2008 17,125 millions d'abonnés à internet en haut débit dont 16,3 millions par ADSL, le reste essentiellement par câble. Tels sont les derniers chiffres de l'Observatoire de l'Internet haut débit du 3e trimestre publiés par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes. (document PDF ici).

Le nombre d'abonnement a augmenté de 490000 au cours du 3e trimestre soit une hausse de +3%. Sur un an, l'accroissement est de 2,3 millions (+16%).

Le dégroupage progresse

Par ailleurs, le dégroupage progresse. Au 3e trimestre, 289000 accès supplémentaires ont été souscrits. "Le dégroupage total, avec plus de 4,5 millions d’accès représente d’ailleurs plus de la moitié des accès achetés sur les marchés de gros du haut débit par DSL", observe l'Arcep dans son tableau de bord (document PDF ici).

"Cette extension du dégroupage continue de s’appuyer sur les déploiements de réseaux initiés par les collectivités locales et sur l’offre de raccordement des répartiteurs distants « Liaison Fibre Optique » proposée par France Télécom. Au 30 septembre 2008, 3668 répartiteurs étaient ainsi raccordés par les opérateurs alternatifs (Free, SFR, NDLR), couvrant 74% de la population."

Zones blanches : du mieux

Le dégroupage total, grâce auquel les abonnés à internet peuvent se passer totalement d'une ligne classique France Télécom et bénéficier de débits plus importants, a toutefois du mal à se réaliser dans les zones blanches du haut débit. Ces dernières représentent tout de même 550000 foyers, soit 1,7% de la population française.

France Télécom propose toutefois depuis 2007 aux collectivités locales une offre (NRA zone d'ombre) permettant de réduire la longueur des lignes des clients finaux et donc d'augmenter les débits disponibles. france télécom a également calé des offres à destination des opérateurs alternatifs opur qu'ils puissent eux aussi desservir les zones blanches.
Qu'est-ce-que le dégroupage ?
Le dégroupage est une offre de gros de France Télécom régulée permettant aux opérateurs alternatifs d’avoir un accès direct à la paire de cuivre. Ils doivent pour cela avoir installé au préalable leurs propres équipements au niveau des répartiteurs de France Télécom. Ils sont alors en mesure de contrôler l’accès haut débit de bout en bout et de fournir un service différencié de celui de l'opérateur historique.
Le dégroupage existe selon deux modalités :
> le dégroupage partiel où l’abonné conserve un abonnement au service téléphonique classique ;
> le dégroupage total où l’abonné n’a plus d’abonnement au service téléphonique classique.
Entre le 30 novembre et le 19 décembre, 77 nouveaux émetteurs pour la télévision numérique terrestre (TNT) vont être mis en service. Ils complèteront les 55 agglomérations déjà mises en service en 2008.

"Ainsi, à la fin de cette année, la télévision numérique terrestre desservira près de

53 millions d’habitants, près de 87% de la population métropolitaine", se réjouit le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Parmi ces émetteurs, plusieurs sont dans le Grand Sud. En voici la liste. Pour chaque ligne, on lira dans l'ordre le département, la principale ville desservie, le site de l'émetteur et la date de mise en service.

ARIEGE
Lavelanet Agglomération 30/11/2008

AVEYRON
Villefranche-de-Rouergue Agglomération 05/12/2008
Agen-d'Aveyron Agglomération 19/12/2008
Decazeville Agglomération 19/12/2008
Espalion Agglomération 19/12/2008
Laissac Agglomération 19/12/2008
Marcillac-Vallon Agglomération 19/12/2008
Sévérac-le-Château Agglomération 19/12/2008

LOT
Biars-sur-Cère Agglomération 19/12/2008
Figeac Agglomération 19/12/2008
Prayssac Agglomération 19/12/2008
Souillac Agglomération 19/12/2008
Vire-sur-Lot Agglomération 19/12/2008

LOT-ET-GARONNE
Cuzorn Agglomération 30/11/2008
Fumel Agglomération 30/11/2008
Miramont-de-Guyenne Agglomération 30/11/2008
Nérac Agglomération 19/12/2008

TARN
Mazamet Agglomération 30/11/2008

TARN-ET-GARONNE
Golfech Agglomération 30/11/2008


La fibre optique avance doucement mais sûrement en France. Après avoir été au centre des débats du dernier DigiWorld Summit de l'Idate consacré au futur d'internet, la connexion à internet par fibre optique voit les principaux acteurs en France se structurer. Ainsi SFR, après Orange ou Free, a dévoilé ce lundi 1er décembre la 5e version de sa Neufbox, compatible avec la fibre.

Développée en interne, cette box fonctionne quel que soit le type de raccordement en fibre de l'abonné jusqu'à son domicile (GPON ou Poin à Point) et propose, outre un débit de 100Mbit/s en réception (50 en émission) de nombreuses fonctionnalités. Elle dispose de 4 ports LAN, à 1 Gbit/s, sur lesquels peuvent être raccordés indifféremment TV, téléphones ou ordinateur. Sur les deux ports USB maîtres, on peut y brancher des disques dur qui seront immédiatement reconnus sur le réseau domestique. D'ailleurs, le contenu multimédia du disque dur connecté est disponible pour tous les périphériques compatibles avec la norme UPnP AV. Enfin, quatre décodeurs TV peuvent fonctionner simultanément en étant branchés sur la Neufbox.
La Lune n'a pas rendez-vous qu'avec le Soleil, comme le chantait Trénet. Aujourd'hui en fin d'après-midi, elle a rendez-vous avec la planète Vénus pour l'un des plus beaux moments astronomiques, qui plus est observable à l'œil nu.
Le phénomène d'éclipse de Vénus par la Lune commencera à partir de 16 h 45. Alors que le Soleil glissera sur l'horizon ouest, le point brillant de Vénus disparaîtra derrière la Lune entre 16 h 45 et 17 heures. Vénus réapparaîtra ensuite, en bas et à droite du croissant lunaire, à partir de 18 h 15. Pour couronner le tout, Jupiter sera aussi de la partie pour former un triangle céleste de toute beauté.
Ce spectacle sera visible depuis le monde entier, même au cœur des villes les plus éclairées. Si les conditions météorologiques le permettent, le phénomène sera observable à l'œil nu.
Après le Soleil, la Lune et la planète Vénus sont les astres les plus brillants du ciel. La Lune est le plus brillant et le plus petit de ces trois corps célestes. La Lune se trouve à 405 550 kilomètres de la Terre, Vénus à 151 millions de kilomètres et Jupiter à 869 millions de kilomètres. Les trois corps célestes se retrouvent régulièrement mais ils sont souvent trop proches du Soleil et donc pas visibles.
La prochaine « rencontre » entre Vénus, Jupiter et la Lune devrait intervenir dans un peu moins de 44 ans, le 18 novembre 2052, selon les prévisions de Jack Horkheimer, directeur du Miami Space Transit Planetarium.

Guide numérique 2008 - À côté des ordinateurs, appareils photos ou consoles, peut-on faire un Noël numérique plus abordable? La réponse est oui avec la multitude de gadgets en vente sur internet. Et le choix est vaste entre toutes les clés USB fantaisie ou tous les gadgets que l'on peut connecter à son PC, du chauffe tasse au lanceur de minimissiles… Mais certains gadgets sont plus ingénieux que d'autres. C'est le cas du Nabaztag (www.nabaztag.com), que propose le français Violet, pionnier des objets connectés à internet. Ce petit lapin se connecte en Wifi au réseau de la maison. Paramétrable sur le site internet du constructeur, le lapin, qu'il faut baptiser, hérite d'un profil à partir duquel on programme une multitude d'actions. Le lapin peut vous servir de réveil, puis vous donner la météo du jour avec ses lumières LED ou en parlant. Il peut vous lire les dernières informations ou diffuser n'importe quel podcast. Il peut diffuser les messages et musiques que vos amis vous envoient par internet et il peut être jumelé avec un autre lapin. Si vous faites bouger les oreilles de l'un, celles de l'autre bougeront aussi. Depuis la 2e version, baptisée Nabaztag/Tag (130 €), le lapin réagit aux puces RFID. Par exemple, si vous agitez devant le lapin votre porte-clés muni d'un autocollant RFID, le Nabaztag/tag peut envoyer un e-mail à vos proches les informant que vous êtes rentré. Et pour ceux qui sont allergiques aux lapins, Violet va commercialiser Mirror, un élégant petit plateau vide-poches livré avec des étiquettes RFID. Du lapin électronique au lapin en peluche, il n'y a qu'un pas que franchit WebKinz (www.webkinz-france.com).

En achetant l'un des animaux proposés (chien, grenouille, etc.) on obtient un code secret qui permet d'accéder, sur internet, à la version électronique de la peluche. Cette dernière évolue alors sur une plateforme analogue au monde virtuel SecondLife. Créées par Ganz, les peluches Webkinz ont déjà conquis l'Amérique en étant élues meilleur jouet aux États-Unis et au Canada.

Plusieurs grands constructeurs d'électronique grand public ont déjà tenté l'expérience, comme Samsung, de réunir dans une maison tous leurs produits en les mettant en scène, mais SFR est le premier opérateur télécom à avoir fait de même. En effet, ce vendredi, le 2e opérateur de téléphonie mobile ferme les portes d'un espace provisoire de 300 m², situé 9 rue Tronchet à Paris au-dessus du Studio SFR ; un appartement dans lequel SFR a présenté sa vision des nouveaux usages.

En 15 jours, quelque 3000 personnes ont pu découvrir et prendre en main les services de demain ; et un site internet dédié (www.appartsfr.com) a été ouvert le 21 novembre.

Cinq espaces étaient agencés : home studio, salle à manger, salon, chambre et bureau. Outre des services qui sont déjà en place et accessibles aux abonnés SFR comme MaSfère (convergence de l'internet de la maison et du mobile), options Services à la personne, SFR a présenté plusieurs services innovants.
Un coach sur le téléphone portable

Citons notamment un e-book (livre électronique), un e-pense-bête (un écran tactile sur lequel la famille crée des notes électroniques), une robe communicante (on prend un appel en approchant sa main de son oreille, le vêtement comportant micro et haut parleur), un pico-projecteur (un vidéoprojecteur de la taille d'un téléphone mobile), le robot Rovio (piloté à distance avec le téléphone portable, sa webcam permet de surveiller son appartement), ou encore Spurty (un coach sportif sur le téléphone mobile fonctionnant avec un cardiofréquencemètre et une ceinture GPS.)

Autant d'innovations qui quitteront bientôt, espérons-le, le champ de l'expérimentation pour passer au stade de la commercialisation active.

Guide numérique 2008 - Le marché des écrans plats, en cette fin d'année, sera marqué par trois faits saillants : l'accélération de la concentration des constructeurs - Hitachi, Thomson ont par exemple disparu - ; la montée en puissance de la haute définition (HD) ; et l'émergence d'un nouveau type de télés qui, connectées à internet, constituent un véritable centre multimédia dans le salon. La concentration tout d'abord a permis de poursuivre la baisse des prix engagée depuis plusieurs années. Aux alentours de 400 €, on trouve facilement des téléviseurs 32'' (82 cm) de grande marque, HD-Ready et embarquant un tuner TNT (obligatoire depuis le 1er décembre 2007). Les modèles Full -HD, toujours en 32'', se trouvent dès 550€. Pour se différencier de la concurrence, les constructeurs jouent sur le nombre de prises Hdmi (la remplaçante de la vieille Péritel), l'épaisseur de l'écran et bien sûr le design. La montée en puissance de la haute définition devrait s'accélérer avec de nouvelles normes.

À partir du 1er décembre prochain, toutes les télés vendues en France devront avoir un tuner TNT HD. L'étiquette HD-Ready sera alors remplacée par HD-TV. L'étiquette Full-HD (qui n'avait rien d'officiel) sera remplacée par HD-TV 1080p. Seuls ces deux logos garantiront la présence du tuner TNT HD et la capacité d'afficher des contenus en HD (chaînes télé, DVD Blu-Ray, etc.). Enfin, les plus récentes télés de la catégorie haut de gamme (1000€ et plus) sont de vrais centres multimédia. Elles savent se connecter au réseau domestique pour, par exemple, diffuser les photos, films ou musiques stockés sur l'ordinateur de la maison ; ou encore afficher sur l'écran même des informations venant d'internet (guide des programmes, actualités, météo, bourse, etc.), comme le propose Samsung avec sa fonctionnalité InfoLine

Guide numérique 2008 - Pour la première fois depuis dix ans, les ventes de téléphones mobiles vont baisser, selon une étude de l'institut Gartner dévoilée ce mardi. Le recul pour 2008 devrait s'échelonner entre 1 et 4% ; une situation due notamment à la crise internationale. Pour sortir de l'ornière, les constructeurs de mobiles misent de plus en plus sur les smartphones, ces téléphones intelligents dont la figure emblématique reste l'iPhone d'Apple. Le mobile à écran tactile est d'ailleurs disponible chez Orange à partir de 99€ (avec un abonnent de 24 mois à partir de 45€/mois). Téléphone, accès à internet, GPS, appareil photo-vidéo, etc. Pour Noël 2008, la tendance est au tout-en-un. Samsung et son Player Addict, HTC et sa gamme Touch, Sony et son Xpéria, Nokia et sa série N, sans oublier les Blackberry dont les derniers modèles visent professionnels et grand public. Les prix vont de 99 à 300€ avec lasouscription d'un abonnement. Mieux vait faire des essai en boutique avant de craquer pour ces bijoux de technologie.

Guide numérique 2008 - Les jeux vidéo se sont résolument départis de leur image d'activité de loisir pour enfants et adolescents. Ils touchent désormais toutes les tranches d'âges de la population. Selon une étude commandée en 2008 par l'ISFE (Interactive Software Federation of Europe) menée dans 15 pays, 40 % des Européens jouent entre 6 et 14 heures par semaine aux jeux vidéo et la France arrive en 2e position. 37 % des Français de 15 ans et plus se déclarent joueurs (+10 points depuis 2004). Enfin en 2007, l'industrie du jeu a vu son chiffre d'affaire croître de +52 % ! Cette progression spectaculaire est à mettre au crédit, notamment des consoles de nouvelle génération qui sont désormais de véritables outils multimédias. Ainsi, selon l'institut GfK, la PlayStation portable (PSP, 198 €) de Sony a battu ses records de vente dans l'Hexagone. Depuis son lancement en septembre 2005, il s'en est vendu 2 millions d'exemplaires. Cette séduisante console à écran tactile a également développé tout un écosystème de jeux et d'accessoires : 8 millions de références. Manettes, volant, GPS, etc. Mais Sony continue le développement de la PlayStation classique, en version 3 (440 €). Ce modèle fixe, branché sur la télé et à internet, est un vrai centre multimédia avec son lecteur Blu-Ray et ses possibilités de vidéo à la demande et d'enregistrement TV.

Du côté de Nintendo, le succès se bâtit aussi avec un modèle portable, la Nintendo DS à double écran tactile (143 €) dont une nouvelle version va sortir, et la désormais célèbre Wii (257 €) avec ses commandes à détecteur de mouvement et ses très nombreux accessoires (dont une planche fitness) qui séduisent ados, familles et même les seniors. Quant à Microsoft, troisième larron du secteur, il continue à développer sa XBox 360 (175 €). Enfin, outre les trois grands constructeurs de consoles, les créateurs de jeux s'intéressent de plus en plus aux téléphones mobiles dont les capacités multimédias de cessent d'augmenter.

Guide numérique 2008 - La photo numérique arrive en cette fin d'année à un tournant. Les Français sont désormais massivement équipés en appareils photo numériques (APN). Tant et si bien que le marché des APN accuse une baisse de -4,6 % sur les neuf premiers mois de l'année selon l'institut GfK. En contrepartie, ce vaste marché de la photo numérique - 5 millions d'appareils par an - évolue avec une montée en gamme. Les Français ont envie d'aller plus loin dans leur façon de faire des photos. Un engouement qui profite aux appareils reflex à objectif interchangeables. GfK chiffre à +20 % en volume et +25 % en valeur la vente de tels appareils. Les constructeurs l'ont bien compris, qui tous ont sorti des modèles grand public de leurs reflex jusqu'à présent réservés aux photographes professionnels. Pour ce Noël 2008, les rayons vont donc accueillir des modèles plus compacts, plus légers, souvent fournis en pack avec un ou deux objectifs, permettant la visée sur l'écran LCD arrière comme un compact et, surtout, plus abordables. Ainsi Pentax mise gros sur son K-m. Pour 475 €, on obtient un reflex de 10,2 Megapixels, pesant 525 grammes avec un objectif 18-55 mm. Chez Canon, l'EOS450D, appareil similaire s'affiche à 570€ et chez Nikon, le D60 dans un pack similaire s'emporte à 470€. Sony, Fuji, Olympus disposent aussi de beaux modèles. Cette baisse des prix sur les reflex permet de faire de belles affaires du côté des compacts, notamment ceux qui permettent de filmer en HD comme le Samsung NV100HD (300€). Et pour ceux qui hésitent entre compact et reflex, pourquoi ne pas tenter les bridges ? À mi-chemin, entre 250 et 750€, ils offrent la compacité, les réglages tout automatique et des amplitudes de zoom stabilisés du grand-angle au téléobjectif.

Guide numérique 2008 - L'informatique se réinvente sans cesse. La preuve ? Le duel classique entre ordinateur portable et ordinateur fixe s'est vu bousculé par l'arrivé d'un troisième larron : le mini-PC. La mode a été lancée par le Taïwanais Asus avec son EEE. Ce qui ne devait être qu'un marché de niche réservé aux étudiants ou aux seniors s'est révélé un vrai succès dans lequel se sont engouffrés tous les constructeurs d'ordinateurs. Le mini-PC ou netbook est un mini-ordinateur de moins de 1 kg fonctionnant sous Windows XP ou Linux. Dépourvu de lecteur-graveur de DVD, il dispose néanmoins d'une webcam, d'un disque dur ou d'un disque flash, d'un écran de 7 à 10 pouces, de connexions sans fil Bluetooth et Wifi et, surtout d'un prix très doux : de 180 à 580 € (pour un modèle luxueux). Mieux, certains modèles sont sponsorisés par Orange ou SFR qui les livrent avec une clé USB 3G, afin d'être connecté à internet où que l'on soit. À côté de ces netbooks qui s'annoncent comme les stars de Noël, la baisse des prix des portables se poursuit. Les modèles à écran de 17 pouces ont le vent en poupe avec d'excellentes machines autour de 500€. Les ultraportables (dont les netbooks sont des versions très allégées) jadis si chers ont également vu leur prix baisser. Et les machines fixes ? La mode est à l'intégration de l'ordinateur dans le moniteur qui sert aussi de télé. Apple propose ainsi de magnifiques iMac avec des écrans de 24 pouces (1 600 €) permettant l'affichage de contenus en haute définition. Mais l'innovation vient de Hewlett-Packard. Ce dernier vient de commercialiser un tout-en-un à écran tactile. En attendant Windows 7, le Touchmart sous Vista se pilote entièrement au doigt. Une belle expérience à partir de 1 500€.

Invité à s'exprimer en clôture du DigiWorld Summit 2008, le sommet mondial sur l'internet du futur organisé à Montpellier par l'Idate, Paul Champsaur, président de l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) a détaillé jeudi les grands chantiers du secteur des technologies de l'information et des télécommunications : la fibre optique et l'internet mobile.

Sur la fibre optique dont il a beaucoup été question durant le sommet - avec l'exemple de la Corée du Sud, pays invité - Paul Champsaur estime que "la France est dans une situation confortable." "Chaque pays européen est un cas particulier. La boucle locale de France Télécom est d'excellente qualité, ce qui permet de faire de la FTTH (fiber to the home)", assure le président de l'Arcep.

Le gendarme des télécoms intervient sur une régulation horizontale et verticale. Sur la première, cela concerne la possibilité de permettre à chaque opérateur (Free, Orange, SFR...) de déployer sa fibre. "Il y a de la place pour plusieurs opérateurs" estime Paul Champsaur. Sur la partie verticale (les immeubles), c'est une régulation symétrique qui s'applique. C'est-à-dire qu'entre l'entrée de l'immeuble et votre appartement, il doit y avoir un seul tuyau mutualisé. "Cela est plus compliqué que prévu car il y a des choix technologiques dfférents", explique le président de l'Arcep, faisant allusion aux choix divergents de Free et d'Orange.

Reste que pour que la France se dote, comme la Corée, de l'accès généralisé à l'internet à ultra haut débit, il va falloir des investissements. En pleine crise financière, Paul Champsaur estime toutefois que ces investissements ne doivent pas être faits par l'Etat pour éviter tout risque d'un mauvais choix technologique.
Internet mobile européen

Sur l'internet mobile, Paul Champsaur se réjouit de voir arriver une harmonisation européenne. En effet, les fréquences télé hertziennes qui se libèrent avec l'arrivée de la télé numérique (ce qu'on appelle le dividende numérique) pourront être utilisées pour l'internet mobile. Et cette situation va toucher plusieurs pays européens.

L'Arcep va également lancer l'an prochain une consultation publique pour l'attribution des fréquences du dividende et celles d'expansion. Objectif : permettre l'émergence de la 4G, la téléphonie mobile de 4e génération qui offrira un vrai haut débit mobile.

Le Digiworld Summit 2008, sommet mondial sur le futur d'internet, qui se tient à Montpellier depuis mercredi 19 novembre à l'initiative de l'Idate, ne traite pas seulement des usages nouveaux mais aussi des infrastructures.

Ces dernières sont mises à l'épreuve particulièrement avec le boom de la vidéo sur internet. Le succès de Youtube ou de Dailymotion est là pour le démontrer. "Il va falloir répondre aux nouveaux besoins en bande passante" estime Vincent Bonneau, de l'Idate. La dernière enquête Use-IT de cet institut montre que la consommation vidéo va tendre vers 4 heures par jour.

Pour Akamai, qui gère un quart du trafic internet mondial, les perspectives sont vertigineuses. "Aujourd'hui, nous avons 400 millions de vidéos encodées à 300 kbp ce qui représente 1 Tbps. Dans dix ans, il y aura 2 milliards de vidéos encodées à 7,5 Mbps ce qui représentera 1000 Tbps", explique Julien Coulon, directeur général d'Akamai, qui pointe un réel problème d'engorgement : le "middle mile", c'est-à-dire la partie du réseau entre les serveurs et les consommateurs. D'un côté les capacités de serveurs pour contenir des vidéos en haute définition sont prêts (les capacités ont été multipliées par 20) et de l'autre, les internautes sont prêts aussi à visionner ces vidéos (les connexions sont 50 fois plus rapides).

Au centre, la croissance de 6% des capacités ne suivent pas. Akamai propose de se situer sous le goulet d'engorgement pour déployer des centaines de serveurs. Ainsi, les internautes disposent d'un serveur près de chez eux, ce qui leur garanti une bonne bande passante.

Une bonne solution pour désengorger les tuyaux, mais le problème reste entier, surtout que personne ne veut payer ce désengorgement. Dès lors, on pourrait assister à une monétisation des vidéos, notamment de nouvelles formes de publicités greffées avant, après ou pendant les vidéos qui font le bonheur de millions d'internautes.

L'invitée d'honneur du sommet mondial sur l'internet du futur, le DigiWorld Summit 2008, organisé à Montpellier par l'Idate depuis mercredi, est la Corée du Sud. Un invité particulièrement approprié car ce pays est, pour parodier un slogan publicitaire, l'autre pays d'internet.

Les infrastructures coréennes sont, en effet, sans communes mesures avec ce que nous connaissons en France. Alors que Francis Lorentz, président de l'Idate déplore que les lignes ADSL de l'Hexagone peinent à dépasser des débits de 10 Mbits/s, en Corée on dépasse allègrement les 100 Mbits/s. 15 millions de personnes sont abonnées au haut débit sur un total de 48 millions d'habitants. 13 millions de personnes disposent de la télé numérique sur leur mobile et 41 millions de Coréens disposent de l'internet sur leur mobile. Des chiffres vertigineux. D'autant plus que le très haut débit en mobilité est déjà une réalité avec la norme Wibro.

Avec un tel débit, les usages d'internet dont nous ne connaissons que les débuts se sont accelérés. Ainsi le site participatifs OhMyNews, dont Madepeche.com est la petite soeur, rassemble 60000 journalistes citoyens qui écrivent plus de 70% des textes de ce site d'actualité réputé fondé en 2000 sur internet... et qui se décline en édition papier !

A partir de OhMyNews et de bien d'autres sites participatifs (comme Afreeca), les Coréens inventent de nouvelles formes de démocratie comme l'a raconté ce mercredi à Montpellier Yong-Kyung Lee, député coréen. Par exemple, pour refuser l'entrée en Corée du boeuf hormoné américiain, les Coréen se sont mobilisés via internet. Des images des manifestations monstres ont été diffusées en direct sur internet grâce aux centaines de photophones dont raffolent les Coréens, le débat a irrigué de nombreux forums et vivifié la démocratie sur une question de santé.

Pour Do Kyun Song, de l'opérateur KCC, la Corée est en train de vivre réellement la convergence numérique qui est "moteur de la croissance économique". Les Coréens doivent alors maintenant non plus développer l'accès au net mais inventer des formes de régulation pour faire face aux problèmes de sécurité mais aussi à ceux de la fracture numérique.
Le Digiworld Summit 2008 s'est ouvert mercredi matin à Montpellier en présence de centaines d'experts du monde entier qui planchent sur l'internet du futur. Organisé par l'Idate (Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe) qui fête là sa 30e conférence internationale, ce sommet mondial a fait le point, mercredi matin, sur la situation du secteur des technologies de l'information et de la communication.

Pour Francis Lorentz, président de l'Idate, la crise financière actuelle peut être une menace et une opportunité pour le secteur. "Après l'éclatement de la bulle internet en 2001, le secteur est mieux préparé", estime M. Lorentz, qui voit de nombreuses raisons d'espérer.

Le marché du premier équipement n'est pas satisfait partout, notamment dans les pays en voie de développement, internet apparaît de plus en plus comme indispensable, la génération Y (celle dont les membres ont toujours connu internet) passe du statut de consommateur à celui de producteur, etc. "Les TIC sont un gisement de création de valeur. L'internet est au coeur du monde qui se construit", analyse M. Lorentz, qui estime qu'il faut "transformer la croissance informationnelle en croissance économique"

Les conférences suivantes qui se tiennent jusqu'à jeudi vont détailler les nouveaux concepts qui vont se développer dans les années à venir : l'internet mobile, le cloud computing, l'accès à très haut débit par fibre optique.

Si pour certains observateurs, l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis ouvre une nouvelle ère dans les relations internationales, elle marque également, dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), une nouvelle étape. Jamais auparavant un candidat n'avait autant utilisé internet dans sa campagne électorale, jamais auparavant les citoyens ne s'étaient autant informé, n'avaient autant interagi avec le candidat. A bien des égards, cette campagne exceptionnelle démontre qu'internet est pleinement entré dans nos vies et que le réseau militaire né au début des années 60 est devenu LE réseau qui sous-tend de plus en plus nos activités.
Mais demain ? Comment va évoluer internet ? Après le web 2.0 qui a remis au centre du jeu l'utilisateur, quelles seront les applications qui vont émerger ? L'internet des objets ? La connexion permanente par fibre optique à très haut débit ? De nouvelles pratiques politiques, économiques, technologiques ? Qu’est-ce qui va avoir le plus d’impact dans les transformations de l’écosystème d'internet ? Et la gouvernance de l'internet va-t-elle réellement émerger ?

C'est pour répondre à ces questions sur l'internet du futur qu'est organisé à partir de ce mardi soir et jusqu'à jeudi à Montpellier le DigiWorld Summit, un sommet mondial sur le monde numérique dont le maître d'oeuvre est l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe). Cette entreprise française, créée en 1977 et qui fête donc là sa 30 conférence internationale, est spécialisée dans l'analyse stratégique concernant l'industrie des média, de l'informatique et des télécommunications.

L'exemple de la Corée du Sud

Durant trois jours, des experts du monde entier vont débattre sur le futur d'internet. "Le DigiWorld Summit, conçu comme une véritable plate-forme internationale de débats et de discussions,
sera l'occasion de revenir sur les principaux évènements qui ont marqué l'année 2008 ou qui constituent des enjeux-clés pour les années à venir", expose l'Idate, qui a pour invité d'honneur la Corée du Sud. "C'est l'un des pays les plus avancés dans les domaines de l’Internet fixe et mobile, avec un marché très innovant, des acteurs industriels de taille mondiale et une politique publique active et ambitieuse", assure les organisateurs. Il est vrai que les Sud-coréens ont une longueur d'avance, eux qui surfent en ultra haut débit et dont les mobiles, connectés à internet de longue date, fourmillent d'applications (télé, paiement, etc.). Et de grands acteurs de l'électronique grand public (Salsung, LG), apparaissent comme moteur dans l'innovation.

Le sommet mondial va proposer de nombreux rendez-vous génériques et thématiques (jeux vidos, fibre optique, mobiles, médias) mais aussi économique puisque la région Languedoc-Roussillon organise en parallèle le 1er Forum International d'Affaires DigiWorld Summit.

Enfin, Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, sera présent à l'inauguration du sommet. Gageons que le ministre et ses équipes trouveront dans les nombreuses interventions des participants matière à compléter le plan France numérique 2012 dont les 154 mesures ont laissé sur leur faim les acteurs du secteur des TIC.
Avant de partir en vacances ou pour un week-end, 44 % des Français (soit 13,4 millions de personnes) ont eu le réflexe internet en 2007. Pour acheter leur séjour, à bon prix bien sûr, sur les sites des voyagistes. Mais aussi pour se renseigner sur leur destination. Dans ce cas, ils se connectent sur les sites web institutionnels que sont ceux des offices de tourisme, des municipalités, des départements ou des régions. Ce cyber-tourisme qui vient en prélude au tourisme réel est devenu un enjeu capital pour les collectivités territoriales.
Mieux répondre à la demande des futurs touristes internautes : tel est tout le sens des 4es rencontres nationales du e-tourisme institutionnel qui s’ouvrent ce lundi à Labège, près de Toulouse. Organisées par l’Agence régionale pour le développement de la société de l’information (Ardesi), une structure de la Région Midi-Pyrénées, ces rencontres vont réunir quelque 500 participants.
Carrefour très attendu par les professionnels, ces rencontres vont se décliner sur deux jours en plusieurs rendez-vous et ateliers dont la remise de trophées. Il sera notamment question de la façon dont on peut tirer parti du web 2.0 : présence sur les réseaux sociaux comme Facebook, utilisation des applications de cartographie comme GoogleMaps, mise en œuvre de bornes internet innovantes comme celles, tactiles, de la société toulousaine Intuiface.
Le comité régional du tourisme du Nord-Pas de Calais expliquera comment il a intégré le succès de « Bienvenue chez les Ch’tis » et deux invités d’honneur étrangers feront part de leur expérience et de leur stratégie : le Québec et la Belgique.
Si l’international et l’innovation sont au cœur de ces rencontres, les initiatives de la Région Midi-Pyrénées seront aussi mises en avant. Martin Malvy a d’ores et déjà lancé une action particulière en direction des Offices de tourisme pour renforcer leur présence sur internet. Mais c’est la numérisation progressive de l’ensemble du patrimoine régional qui retient l’attention. D’ici dix ans, les images et l’histoire de la région seront accessibles à tous sur le web et constitueront un formidable outil de promotion.


Pour suivre les rencontres en direct
L'Ardesi a mis en place tout un dispositif :

Quel est le comportement des jeunes européens âgés de 18 à 25 ans face aux technologies de l'information et de la communication (TIC) ? C'est sur cette question qu'ont planché Sophie Pernet-Lubrano et ses équipes de l'Idate (Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe) dans le cadre du programme Use-IT. "Depuis plus de cinq ans déjà, l’Idate a mis en place et développé une analyse originale des nouveaux usages des applications convergentes", commente Sophie Pernet-Lubrano. "Nous avons souhaité cette année mieux connaitre les modèles de consommation des jeunes européens afin de comprendre comment leurs nouveaux comportements se diffuseront à l’ensemble du marché."

Un mobile plus un portable

Parmi les nombreux enseignements de cette étude émerge une certitude : le téléphone mobile est au coeur des nouveaux usages. Pour l'Idate, la configuration standard de ces jeunes Europées est : un mobile plus un portable. Deux tiers des répondants possèdent, en effet, un ordinateur portable. Autre tendance : le succès rapide des nouveaux terminaux que sont les mobiles tactiles (de type iPhone) et les net-books (les mini-PC).

La voix reste en tête des usages

En dépit de ces nouveaux terminaux multimédias, "la voix reste le mode de communication dominant", constate l'Idate. Mieux, le taux de croissance de la voix est d'environ 4% en France et touche tous les types d'usagers, adolescents, fans des messageries instantanées comme des réseaux sociaux.
Mais cette croissance de la voix s'accompagne de deux mutations : on se parle davantage avec un mobile qu'avec une ligne fixe ; et si on utilise une ligne fixe, il y a de plus en plus de chance pour que cela soit de la voix sur internet (VoIP). On voit là l'influence des forfaits de téléphonie illimitée proposés par les box internet (Freebox, Livebox, etc.).

L'email et les SMS

Un autre basculement repéré par l'Idate se produit au moment de l'entrée dans la vie active. Ce passage "stimule les communications asynchrones." Ainsi l'email et les SMS prennent le pas sur la messagerie instantanée et les réseaux sociaux, ces derniers demandant effectivement d'avoir plus de temps disponible.

Les réseaux sociaux ont cependant profondément modifié la communication en y apportant de nouvelles formes.

Ainsi, les outils de messagerie instantanée (Microsoft Live Messenger, Yahoo messenger, AIM) sont en perte de vitesse au profit des réseaux sociaux qui, tous, se sont dotés de modules de tchat performants. Dernier en date Google qui propose de la vidéoconférence à l'intérieur même de sa messagerie Gmail...

De nouvelles formes de communication

Autre forme nouvelle de communication : le "mur à mur." Initié par Facebook, il s'agit d'offrir sur son profil un espace sur lequel ses contacts viennent "taguer" des messages, des photos, des vidéos. Microsoft l'a bien compris et Steve Ballmer a d'ores et déjà annoncé que les prochaines évolutions des outils Live comprendraient une page de profil aux caractéristiques similaires à celle de Facebook.

Enfin, pour les nouvelles formes de communication, le micro-blogging a fait une réelle percée avec Twitter. Ce nouvel outil qui permet d'envoyer des sortes de SMS sur le web se développe à vitesse grand V. Très utilisé lors de la dernière présidentielle américaine, il a suscité un écosystème et des applications permettent d'ores et déjà de mixer ce qui vient de twitter,de son blog, de sa messagerie instantanée, etc.

Ce besoin d'être en permanence connecté à sa communauté a été parfaitement mis en évidence par l'étude de l'Idate qui prévoit logiquement un développement de l'usage des mobiles et notamment des emails mobiles

Le moins que l'on puisse dire est que pour la livraison de son A380, Airbus ne fait pas les choses à moitié. Ainsi, l'avionneur a créé un site web special entièrement dédié à la livraison de son appareil vedette : www.a380delivery.com. Après Singapore airlines, ce site a mis à l'honneur la compagnie australienne Quantas qui a reçu fin septembre dernier son premier appareil.

De nombreuses photos et pas moins de 16 vidéos constituant un vrai feuilleton ont été mises en ligne sur le site web d'Airbus. Mais le plus spectaculaire reste pour l'internaute la possibilité de découvrir un A380 comme il ne l'a jamais vu. En effet, le site propose des photos panoramiques sphériques époustouflantes réalisées par un photographe toulousain, Benjamin Ziegler. On peut ainsi découvrir l'extérieur de l'A380 de Quantas, la cabine de première classe, celle de la classe affaire, celles des deux classes économiques et le cockpit. On navigue dans ces photos prises à 360° en utilisant la souris de son ordinateur.

Infographiste 3D et photographe freelance, Benjamin Ziegler s'est fait, entre autres, une spécialité de ces photos panoramiques sphériques. Ce n'est pas la première fois qu'il saisit l'intérieur d'un Airbus puisqu'il a déjà traité la cabine d'un A320 et celle d'un A340. La méthode s'applique aussi parfaitement aux paysages (Corse, Ariège, etc.).

"Pour réaliser ces photos panoramiques sphériques, il n'y a pas d'appareil photo miracle, même s'il en existe qui coûtent très cher", s'amuse Benjamin Ziegler. Le Toulousain utilise donc un reflex classique. "Je prends une dizaine de photos sous divers angles puis je les assemble par informatique", explique le photographe. "Finalement, ce n'est pas la prise de vue qui demande le plus de temps mais le traitement", explique Benjamin Ziegler, qui s'intéresse à ce type de photos depuis 7 à 8 ans. Pour le travail sur l'A380 de Quantas, i laura fallu 4 à 5 jours de travail.



> Le site de Benjamin Ziegler : www.bziegler.com

> Le site d'Airbus pour la livraison de l'A380 : www.a380delivery.com

> L'A380 de Quantas sous toutes ses coutures : www.a380delivery.com/qantas/panos/tour/tour/index.html

Dans les années 80, l'engouement pour la domotique - la gestion informatisée de la maison - laissait espérer une entrée majeure des ordinateurs dans les familles. Las ! La complexité des systèmes et leur coût ont mis à mal ces projets. Depuis ont émergé de nouvelles normes (X10, etc.), des matériels plus abordables et plus facilement connectables aux réseaux informatiques domestiques bâtis sur les box (Freebox, Livebox, Neufbox, etc.). Mais on attendait encore l'outil simple autour duquel toute la famille se réunirait. La société française MyDay apporte une première réponse originale avec un cadre numérique intelligent.

Alors que ces petits écrans qui permettent d'afficher les photos numériques ont le vent en poupe, MyDay innove en proposant un cadre numérique survitaminé. L'écran de 10,2 pouces est ainsi tactile. Doté d'une mémoire interne de 1Go, il se connecte par Wifi au réseau de la maison et s'il affiche bien sûr le contenu multimédia habituiel (photo, vidéo, musique), il va beaucoup plus loin en proposant des applications inédites. Le cadre MyDay dispose ainsi d'un agenda familial partagé, d'une liste des courses transmissible par SMS et permet de se connecter avec d'autres cadres MyDay.

"MyDay se verra agrémenté de constantes évolutions comme la météo, l'horoscope ou l’affichage de l'info trafic par flux RSS et intégrera bientôt un véritable navigateur internet", explique la société qui lancera son appareil le 27 novembre 2008 à la Fnac Digitale Odéon à Paris.

Pour l'heure, le prix du cadre n'a pas encore été communiqué mais avec un tel appareil, MyDay offre sans nul doute une alternative ludique, pratique et abordable à l'installmation d'un PC qui aurait les mêmes fonctions.

Payer sa baguette de pain, son ticket de parcmètre, sa boisson à la machine à café, son ticket de métro avec son téléphone mobile est déjà une réalité dans plusieurs pays, notamment asiatique. Cette technologie de paiement sans contacts dite NFC (comme les cartes de métro) doit bientôt arriver en France au début de l'année prochaine. Les terminaux mobiles et les lecteurs de puce sont fin prêts; les banques et les opérateurs télécoms aussi et les Français qui ont participé, ces derniers mois, aux diverses expérimentations plébiscitent le procédé.

Le 26 mai dernier le Forum des services mobiles sans contact a été lancé par le gouvernement et en ce début novembre une nouvelle étape vient d'être franchie au point de vue technique. En effet, SFR, la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), Trusted Logic et Trusted Labs viennent de démontrer la faisabilité industrielle de l'hébergement d'applications de type bancaire dans la carte SIM. Autrement dit, la carte SIM devient aussi sûre que la carte bancaire que nous connaissons ; ce qui ouvre aux portables la voie de paiements sécurisés.

"Cette avancée technologique confirme la pertinence de la carte SIM en tant que support sécurisé pour l’hébergement en toute confiance de tout type d'applications et permet notamment d'envisager sereinement la poursuite des pilotes NFC sur le paiement mobile", expliquent les acteurs qui ont réalisé une démontration dans le cadre du salon Cartes 2008.
Vers la carte universelle ?

Jean-Louis Mounier, Directeur Général Innovation et Service Factory de SFR, confie être satisfait du travail réalisé en à peine 4 mois en collaboration avec Trusted Logic et Trusted Labs. « Ceci démontre la viabilité industrielle de la carte SIM comme support de tout type de services dématérialisés dont les services bancaires."

"La carte et l'application sont évaluées conformément au profil de protection par composition proposé dans le cadre du groupe de travail « Payez Mobile » en réponse aux exigences de sécurité émises par les banques et les autorités de certification compétentes. Le principe de composition, adopté par le profil de protection, permet de préserver la validité des certificats obtenus lors du chargement de nouvelles applications certifiées. Il permet également d’héberger des applications non certifiées, comme les applications liées à la billettique transport ou à des programmes de fidélité. Celles-ci sont validées par un laboratoire tiers indépendant et téléchargées sur une plate-forme Java Card™ certifiée, sans remettre en cause les certifications obtenues." détaillent les quatre acteurs de cette évolution qui préfigure une carte universelle, à la fois de paiement, de téléphonie, de fidélité.

La télé n'en finit pas de se conjuguer au numérique. Après le lancement, en 2005, de la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites plébiscitées par les Français ; après le lancement, le 30 octobre dernier de la TNT haute définition (HD) avec les premiers programmes dans ce format sur TF1, France2, Canal +, Arte et M6, voilà que la télévision franchit une nouvelle étape ce samedi.

A 10 heures, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, et Éric Besson, secrétaire d'État au développement de l'économie numérique déclencheront à Coulommiers (Seine-et-Marne) le compte à rebours pour le passage à la télévision 100 % numérique.
Aide financière

Concrètement, depuis les débuts de la télévision, les chaînes hertziennes diffusent leurs programmes par un signal analogique. Les ondes arrivent directement sur les antennes râteaux. Avec la TNT, le signal est numérisé, il est toujours capté par les antennes râteaux mais est ensuite décodé par un décodeur TNT (chaque téléviseur vendu depuis le 5 mars 2008 en est obligatoirement équipé). Les chaînes qui diffusent selon les deux méthodes vont progressivement abandonner la diffusion analogique. Décidée en 2007 par la loi Télévision du futur, cette petite révolution va s'étaler dans le temps et dans l'espace. L'extinction de la diffusion analogique se fera ainsi progressivement jusqu'au 30 novembre 2011 et elle se fera par région (celles de France 3).

Pour organiser ce passage de l'analogique au numérique un Groupement d'Intérêt Public dont les membres sont l'État et les chaînes historiques, a été créé. France télé numérique (FTM) a pour mission, d'informer le téléspectateur, de lui expliquer les procédures, de l'assister techniquement, de l'aider financièrement (un fonds de 83M€ a été prévu pour les ménages modestes).


L'État va aider les Français à passer au tout numérique

L'État a prévu 218 M€ et les chaînes historiques devraient apporter 120M€ de plus pour un « dispositif national d'accompagnement du public vers le tout numérique. » À partir du 31 mai 2009, une campagne nationale d'information débutera dans les médias et dans les rayons TV de la grande distribution. Un site internet (www.matelenumerique.fr) répond d'ores et déjà aux questions des Français, qui auront également à leur disposition un numéro de téléphone. Enfin des ambassadeurs du numérique (antennistes, etc.) accompagneront les personnes âgées ou handicapées. L'État a prévu 100M€ pour cela.

Si vous captez déjà la TNT, l'abandon de l'analogique ne changera rien pour vous. Si le 30 novembre 2011, votre zone n'est toujours pas couverte par la TNT, vous pourrez quand même en bénéficier, soit avec votre fournisseur d'accès à internet par ADSL, soit avec la solution TNTSat, qui se compose d'une parabole pointée sur le satellite Astra à 19.2°Est et d'un décodeur dédié).