Par Antoine Chéron, Avocat associé, www.acbm-avocats.com 

Outre les aspects économiques et sociaux, l’intelligence artificielle suscite de nombreuses interrogations sur le plan juridique.

- Concernant la compétitivité :
 En premier lieu, on notera que le rapport suggère un assouplissement de la législation, à destination des start-ups notamment, afin d’inciter à la recherche et aux expérimentations.
Le rapport prône par exemple la facilitation des tests de logiciel d'intelligence artificielle grâce à la création de "zones franches de l'IA" sur lesquelles "un allègement drastique des formalités administratives du quotidien, des compléments de salaire conséquents et des aides pour l'amélioration de la qualité de vie" seraient proposés.
Il s’agirait donc de se libérer d’un cadre juridique et fiscal trop contraignant, qui décourage la recherche, freinant ainsi la compétitivité de la France.

- Concernant la protection des données personnelles : 
 Le rapport vise également à renforcer la confiance du citoyen dans l’utilisation de ses données, dans un contexte de suspicion. Il s’agirait de renforcer les législations existantes, en garantissant la  transparence et la loyauté dans l’utilisation des données par les algorithmes de l’intelligence artificielle.
On peut citer, à titre d’exemple, la loi pour une République Numérique qui impose à l’Administration d’être totalement transparente lorsqu’elle exécute des traitements algorithmiques.
La nouvelle législation européenne (GDPR) en matière de protection des données personnelles imposera à l’avenir une plus grande transparence si le traitement à vocation à traiter des données personnelles des individus.
 Il conviendra également  de se mettre en conformité au regard du nouveau principe de minimisation dans la collecte de données personnelles.
Le rapport a pour ambition d’aller plus loin dans l’échange de données au niveau national et intra Union européenne. Il préconise en revanche de restreindre les transferts de données hors Union européenne, dans l’optique de limiter la fuite des cerveaux.
Pour cela, il s’agit de faciliter le recours à l’open data, en incitant les entreprises publiques et privées à rendre leurs données publiques, via des plateformes de mutualisation entre le secteur public et le secteur privé.
En matière de santé par exemple, il s’agira de développer des bases de données, plateformes d’accès et d’échange d’informations pour faire avancer la recherche.

- Concernant la protection par les droits de propriété intellectuelle : 
L’intelligence artificielle vise également les enjeux du droit de la propriété intellectuelle, à travers notamment la question de la protection des algorithmes et de leur titularité.
On peut par exemple envisager le recours au secret professionnel, au secret de fabrique ou au droit d’auteur pour protéger sa solution d’intelligence artificielle.

- Concernant le régime de la responsabilité : 
L’une des grandes questions juridiques qui se pose au sujet de l’intelligence artificielle est celle de la détermination de la personne responsable en cas de litige.
Pour donner un exemple, si un robot agissant de manière autonome blesse quelqu’un ou provoque un dommage, qui est responsable ?
On a vu cette question se poser récemment aux Etats-Unis, avec les voitures autonomes qui ont été à l’origine de plusieurs accidents mortels.
Il n’existe pas aujourd’hui de régime juridique propre à l’intelligence artificielle, et aucun fondement juridique n’y apporte de réponse spécifique.
Il s’agit alors de rechercher dans les fondements juridiques préexistants de la responsabilité civile délictuelle des articles 1240 et suivants du Code civil.
La responsabilité civile impose que chacun doit répondre de ses actes. La question qui se pose avec l’intelligence artificielle est celle de la détermination de la personne responsable. Est-ce l’humain à l’origine de l’algorithme défaillant, ou bien le robot ?
Il convient de remarquer que contrairement à l’homme, le robot ne dispose pas de la personnalité juridique, ce qui interdit, selon la législation actuelle, toute possibilité d’indemnisation du dommage par le robot, celui-ci ne disposant pas d’un patrimoine.
Pourrait donc se poser à l’avenir la question de la consécration d’une personnalité juridique propre aux robots, bien que cette réflexion soit encore à ce stade purement théorique.
Le projet de réforme du droit de la responsabilité civile n’envisage d’ailleurs à aucun moment ces enjeux.

- Concernant le fonctionnement de la Justice:
Un autre enjeu juridique de l’intelligence artificielle réside dans la question de la justice prédictive. Peut-il y avoir des algorithmes prédictifs en matière de décisions de justice ?
Le Conseil d’Etat a fait remarquer que si l’intelligence artificielle promet certes des évolutions bénéfiques pour la qualité et l’efficacité de la justice, les progrès de la technologie ne doivent cependant pas masquer des risques pour l’office du juge et l’accès à la justice.
L’open data et la justice prédictive promettent des progrès dont nous devons nous saisir, mais dans le respect des principes fondamentaux de la justice.
Les juges doivent en effet conserver leur liberté d’appréciation et leur indépendance et l’utilisation des algorithmes doit être fondée sur les principes de neutralité et de transparence.



Emmanuel Macron a lancé ce jeudi 29 mars son plan Intelligence artificielle à partir du rapport sur le sujet remis la veille par le député et mathématicien Cédric Villani. Le président de la République veut faire de la France un leader européen et mondial de l'IA et a promis 1,5 milliard d'euros d'ici 2022.

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie a salué les orientations du rapport Villani, notamment de l'annonce, par le président de la République de créer en France des instituts interdisciplinaires d'Intelligence Artificielle (IA) dont la vocation sera de fédérer chercheurs, ingénieurs et étudiants au sein d'établissements publics d'enseignement et de recherche.

 « Le rapport remis au gouvernement par la mission Villani, visant à « donner du sens à l'intelligence artificielle », apporte des perspectives importantes pour que la France prenne toute sa place sur ce sujet stratégique. La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, grâce à l'excellence de ses laboratoires de recherche, de ses formations supérieures et de son tissu industriel, est un acteur reconnu du Big Data et de l'Intelligence Artificielle. Nous sommes d'ailleurs la 1ère Région de France, et la 8ème en Europe, pour l'effort consacré à la R&D.
C'est la raison pour laquelle l'annonce du Président de la République de créer des instituts interdisciplinaires d'Intelligence Artificielle, est une réelle opportunité pour notre région, qui soutiendra les initiatives que ne manqueront pas de prendre les acteurs locaux. Avec un exceptionnel écosystème de l'innovation et de la recherche, notre région a tous les atouts et le potentiel pour accueillir sur son territoire une telle structure.
La Région a par ailleurs déjà engagé avec de nombreux partenaires du monde académique, économique et de la santé, des travaux pour constituer un Datapôle qui pourra être un point d'appui essentiel pour ce projet. Nous souhaitons être au rendez-vous pour contribuer au développement d'une Intelligence Artificielle éthique, respectueuse de la population et de l'environnement, en cohérence avec notre ambition de faire de notre région la première région à énergie positive d'ici 2050 ! », a déclaré Carole Delga. 



Au sein du cluster Robotics Place, les étudiants du CESI vont présenter leurs projets de création d'entreprises.
Les futurs ingénieurs en Systèmes Électriques, Électroniques Embarqués et Mécatroniques du CESI à Labège organisent une journée Conférence Recherche et Innovation.

La CRI est un événement qui fait la promotion des idées innovantes lors d'une journée ouverte au public le mercredi 4 avril 2018.
Elle rassemble différents acteurs de la recherche et de l'innovation de Toulouse, de grands groupes industriels ainsi que des porteurs de projets innovants, des start-up et des ingénieurs à la recherche d'un moment de partage entrepreneurial.
En complément des conférences prévues, de nombreux stands et activités sont proposés : impression 3D, programmation en réalité virtuelle ...

Rendez-vous mercredi 4 avril au Campus du CESI, 16 rue Magellan à Labège, de 8h30 à 20h00


Pour la première fois en Occitanie, le cluster DigitalPlace et BigUp For Startup se fédèrent pour créer et organiser, jeudi 17 mai 2018 à l’Espace Diagora à Labège, une journée inédite dédiée au business innovation.

Dans le cadre de l’Innovation IT Day, événement phare porté par DigitalPlace et soutenu par la Région Occitanie, le Sicoval, Toulouse Métropole, la French Tech Toulouse et la préfecture de Région, valorisant l’innovation numérique sous toutes ses formes, BigUp For Startup apportera le volet business innovant en accélérant la mise en relation entre les Grands Groupes et les Startup/PME innovantes.

Pour sa 2ème édition Occitanie, BigUp For Startup accueille les 12 grands groupes suivants : Actia, Banque Populaire, BVA, Credit Agricole, EDF, ENEDIS, GRDF, La Dépêche, La Poste, Orange, la SNCF et la société générale.

L'édition 2018 de l'Innovation IT Day apportera plusieurs nouveautés et notamment des espaces d'exposition mieux organisés en trois catégories :
– Les projets matures
– Les projets émergents
– Les offres d’appui à l’innovation

Olivier Ezratty sera speaker lors d’une Keynote exceptionnelle, lors de l’Innovation IT Day, qui abordera plusieurs thèmes :

  • Illustrer les dynamiques de l’innovation dans le numérique et monter le potentiel d’innovation à venir.
  • L’explication de l’articulation de l’innovation dans le numérique
  • Les apports des avancées technologiques dans la télécommunication
  • Monter quelques exemples d’innovation récents dans différents domaines.
  • Le déploiement des innovations
  • Proposition d’éléments méthodologiques pour l’amélioration de la capacité d’innovation des organisations.
Cette 5ème édition sera placée sous le thème de « l’humain au cœur de l’innovation technologique ».


Alors que Facebook est toujours embourbé dans le scandale Cambridge Analytica (les données de 50 millions d'utilisateurs indûment utilisées et ciblées pour de la communication politique en faveur de Donald Trump), la start-up SendinBlue, spécialisée dans le marketing relationnel, a sondé les Français à quelques mois de l’entrée en vigueur du Règlement Général européen sur la Protection des Données personnelles (RGPD).

40% sont inquiets
La majorité des Français se déclare concernée par la collecte et l’usage de leurs données personnelles. Près de la moitié (40%) affirme même s’en inquiéter tout particulièrement. Toutefois, cette crainte reste relative, puisqu’elle concerne principalement l’affichage de contenus comprenant des photos et des commentaires sur les réseaux sociaux : c’est le cas pour 88% des interviewés, 58% s’en disant même « très préoccupés » Les Français sont nettement moins inquiets quand la collecte de données personnelles se fait dans le cadre de l’envoi d’un email, l’achat d’un bien ou d’un service, la création d’un compte sur le site Web d’une marque ou encore pour échanger par messagerie instantanée. La recherche de renseignements spécifiques (pour un voyage, du shopping…) est l’action qui les inquiète le moins : seuls 28% des interviewés se disent très soucieux de l’usage de leurs données personnelles dans ce cas précis.

Une question de générations
Le rapport au données et à leur partage est toutefois très différent en fonction de lâge selon l'enquête. Ainsi, nativement digitale, la génération des 18/24 ans est, sans surprise, la moins frileuse sur l’éventuel usage qui pourrait être fait de ses données personnelles. Concernant leur navigation sur les réseaux sociaux, dont ils sont les premiers utilisateurs, les millénials sont à peine 1 sur 2 à s’en préoccuper (45%). Il en va de même pour l’ensemble des actions réalisées sur Internet, où ils sont globalement toujours en deçà des autres catégories d’âge. A contrario, les 65 ans et plus, moins familiers avec ce média, expriment une forte inquiétude (64%) quant à la confidentialité des informations qu’ils transmettent en ligne.
Quant aux 35/49 ans, ils s’avèrent les plus soucieux du devenir de leurs données personnelles, lorsqu’ils achètent un bien ou un service (billets de spectacle, vêtements…). Un résultat qui s’explique sans doute par leur pouvoir d’achat plus élevé et donc une propension plus forte à utiliser Internet pour cet usage.


Lancé en 2015, le déploiement du nouveau compteur communicant Linky dans les 35 millions de foyers français suscite toujours une vive polémique que ce soit sur les ondes qui poseraient problème à certaines personnes ou sur les données collectées.

Ce mardi 27 mars, la Présidente de la CNIL (Commission national de l'informatique et des libertés) vient de mettre en demeure la société Direct Energie "en raison d’une absence de consentement à la collecte des données de consommation issues du compteur communicant Linky." La CNIL demande à la socoété de "se conformer à la loi dans un délai de trois mois."

Données collectées sans consentement
"A l’occasion de l’installation du compteur communicant Linky, la société a demandé au gestionnaire du réseau de distribution, la société ENEDIS, de lui transmettre les données de ses clients correspondant à leur consommation journalière d’électricité ainsi que les données de consommation à la demi-heure. Ces données ne peuvent cependant être recueillies qu’après avoir obtenu le consentement des personnes concernées", observe la CNIL, qui avait décidé en octobre 2016 et février 2018 de diligenter des contrôles afin de s’assurer de la conformité de ce dispositif à la loi Informatique et Libertés de 1978.

Ce sont ces contrôles ont conduit à constater un manquement concernant le consentement à la collecte des données de consommations quotidiennes.


Par Marc Désenfant, Directeur général ACTITO France

Avec l’entrée en vigueur du RGPD le 25 mai 2018, un nouveau poste émerge pour veiller à la bonne application de cette nouvelle réglementation : celui de Data Privacy Officer (DPO). Il succède ainsi au Correspondant Informatique et Liberté (CIL) et concerne toutes les entreprises ou organisations amenées à traiter des données personnelles.

Aujourd’hui, relativement à la précédente loi, 5000 Correspondants Informatique et Liberté agissent auprès de 18 000 personnes morales. Dix fois plus de profils de Data Privacy Officer sont nécessaires pour être en conformité avec le RGPD et exercer un véritable contrôle de l’application de la réglementation, en toute indépendance. En attendant que les universités diplôment les premiers DPO, il est primordial de définir le périmètre d’actions de ce poste clé en favorisant son accès à l’information, son indépendance et son autorité.

Quelle sera la place du DPO dans l’entreprise ? Comment sera-t-il formé ? Quelle sera la meilleure organisation pour lui assurer un rôle optimal ? ACTITO France revient sur le rôle et les enjeux de ce nouveau métier qui cristallisent de nombreuses questions.

Data Privacy Officer : le garant de la protection des données dans l’entreprise

Pensé pour être le garde-fou de la protection des données au sein des entreprises, le DPO devra concrètement veiller à la bonne application de la réglementation en interne. Cela suppose un rôle assez large dans l’entreprise, regroupant aussi bien des objectifs informatifs que d’autorité de contrôle. Le DPO incarne donc un point de contact, un intermédiaire avec les autorités. C’est le garant de la protection des données personnelles dans l’entreprise.

Néanmoins, le DPO ne concerne pas toutes les entreprises. L’Article 37 de la réglementation prévoit l’obligation de nommer un DPO pour les entreprises exécutant « des traitements à grande échelle de suivi régulier et systématique des personnes ou de données sensibles ». Le DPO sera ainsi obligatoire pour toutes les entreprises du secteur de la Data au sens large, mais aussi celles qui traitent les données personnelles de leurs  consommateurs à grande échelle. Cela va concerner par exemple les entreprises faisant la collecte des données transactionnelles de leurs clients (donc potentiellement tout le secteur du retail) mais aussi celles qui font le suivi nominatif des visites sur leurs sites internet (comme les media). Toutefois, il est conseillé à toutes les entreprises traitant des données personnelles de nommer un DPO.

Au-delà d’un rôle technique, le DPO fera office de modèle pour démocratiser l’importance de la protection des données personnelles. En mettant ce poste en place sans y être juridiquement contraintes, les entreprises montrent qu’elles placent la protection des données personnelles au centre de leurs préoccupations. Au travers du DPO, la nécessité de protéger les données devient visible dans l’entreprise.

Une fois en place, une de ses missions sera de sensibiliser l’interne à cette importance et de promouvoir les bonnes pratiques pour l’assurer.

Le métier de DPO n’existe pas encore : quel profil pour l’incarner ?

Un DPO doit mobiliser de nombreuses connaissances. Il doit connaître la loi mais n’a pas nécessairement une formation de juriste. Il doit avoir une connaissance assez fine de la sécurité des données sans en être forcément un expert en cyber sécurité. Toutefois, alors qu’une certaine tension existe déjà dans les entreprises à ce niveau, le talent principal du DPO ne se situe pas tant au niveau des hard skills que des soft skills, donc de la pédagogie.

Ce nouveau poste cristallise une position de contre-pouvoir face à des dirigeants et des conseils d’administration : c’est sa capacité à fédérer les équipes autour de la protection des données qui fera d’un profil un bon candidat pour ce poste.

Malgré des masters intégrant des cursus « protection des données », les profils de DPO sont encore très rares, car en cours de formation. Se pose alors la question, pour les entreprises, d’internaliser ou d’externaliser le poste.

Vers une externalisation du DPO

Si toutes les entreprises traitant des données personnelles sensibles ou ayant recours à leur analyse massive doivent intégrer un Data Privacy Officer à leur équipe, le RGPD n’exige pas de temps de travail minimum. En effet, le poste se négocie selon la taille et le besoin des entreprises, qui peuvent aussi bien nécessiter un mi-temps, un temps plein ou même plusieurs DPO : externaliser la fonction auprès d’un tiers (consultants ou cabinet d’avocats par exemple) est envisageable, notamment pour éviter la quête de ces profils encore très rares.

Bien que l’externalisation soit une solution pour les entreprises n’ayant pas les moyens d’engager une personne à plein temps et pour lesquelles la charge de travail ne le justifierait pas, elle présente de réels inconvénients. Il peut être difficile de faire d’un élément extérieur le porte-drapeau de la politique en termes de vie privée.

Par ailleurs, le coût n’est pas à négliger. En effet, compte tenu des honoraires des cabinets spécialisés, le DPO interne peut finalement s’avérer plus économique.

De plus, internaliser le poste est préférable en raison de son rôle fondamental qui est de permettre la prise en compte de la vie privée dans l’entreprise.

Néanmoins, malgré tous les bénéfices que peuvent offrir la synergie et la connaissance des habitudes de travail, donner cette nouvelle responsabilité à un collaborateur déjà présent dans l’entreprise peut provoquer des tensions avec la direction et placer le DPO dans une situation délicate. Ainsi, cela peut potentiellement nuire à l’indépendance indissociable du poste.

Chaque solution présente des avantages et des inconvénients, mais il n’existe pour l’instant aucune solution idéale. Pour les entreprises, la clé se trouve donc dans l’audit : la meilleure option reste celle qui répondra au mieux aux besoins d’une entreprise donnée.


Christophe Meyruey, délégué général de l’UIMM MP - Occitanie

Du 26 mars au 1er avril, « l’industrie connectée » est le fil rouge de la 8e Semaine de l’industrie, le désormais traditionnel rendez-vous annuel organisé dans toute la France pour mettre en valeur l’industrie et ses métiers auprès du grand public. Cette thématique, qui reflète les mutations en cours dans nos entreprises, doit être l’occasion d’une prise de conscience : ce que l’on appelle encore l’industrie du futur est en réalité l’industrie d’aujourd’hui, et toutes les entreprises, de la TPE au grand groupe, font face actuellement à la question d’une stratégie de transformation.

Une mutation largement amorcée
De la même manière qu’elles ont bouleversé notre vie quotidienne, nos manières de penser, d’agir et d’interagir, les nouvelles technologies de l’information et de la communication transforment notre façon de produire, de concevoir l’organisation du travail, les relations économiques et en fin de compte l’entreprise elle-même. Si ce n’est déjà fait, chacun devrait se convaincre qu’il ne s’agit pas là d’une prédiction vague ou d’une prospective à un horizon indéfini, mais d’un phénomène en cours, déjà à l’œuvre. Certains secteurs de pointe comme l’aéronautique, le spatial, ou encore l’automobile, sont plus sensibilisés, plus avancés dans leur transformation, mais d’une manière générale, quels que soient leur taille et leur secteur activité, de très nombreuses entreprises font déjà, à la manière de Monsieur Jourdain, l’expérience de l’industrie du futur sans le savoir ou sans le formaliser.
Les grandes caractéristiques de cette nouvelle révolution industrielle née de la révolution numérique sont connues : digitalisation des métiers, robotisation, nouveaux procédés de fabrication comme la fabrication additive, qui permet de réaliser des produits spécifiques à la demande, redéfinition du fonctionnement de l’entreprise… A cela s’ajoute la possibilité d’exploiter les grandes quantités de données générées par les différents outils digitaux, qui modifie la relation avec les clients. Nous n’en sommes encore qu’aux prémices de la valorisation des data, des algorithmes et de l’intelligence artificielle, mais les entreprises sont d’ores et déjà capables de les utiliser pour proposer un suivi, de la maintenance prédictive ou préventive, dans une logique de services et non plus seulement de produits qui redéfinit la notion même d’industrie.
L’ensemble de ces briques technologiques existe déjà. L’enjeu aujourd’hui est que toutes les entreprises industrielles se saisissent du sujet et élaborent une stratégie leur permettant de mener à bien leur transformation digitale. Elles ne sont pas seules pour cela, de nombreux partenaires institutionnels comme BPI, l’UIMM, l’Alliance Industrie du futur, les agences de développement économique, mettent à leur disposition des dispositifs de plus en plus lisibles et structurés, adaptés au fonctionnement des entreprises. Dans le cadre de la French Fab, notamment, les chefs d’entreprise peuvent bénéficier d’un accompagnement financier et stratégique.

Renforcer l’humain par la formation
Et l’homme dans tout cela ? Sa place reste centrale. La transformation industrielle induit indéniablement une transformation des métiers, qui se traduit par la disparition de tâches répétitives ou pénibles à faible valeur ajoutée, et l’apparition de nouvelles fonctions, à l’image des data scientists en charge de la valorisation des données. Mais une chose est certaine : l’usine du futur ne doit pas être et ne sera pas celle de la robotisation à outrance où la machine se substitue à l’homme. La clé de la réussite des process de transformation résidera au contraire dans la complémentarité et les interactions entre l’homme et la machine. C’est d’ailleurs exactement ce qui se passe avec le développement des robots collaboratifs, ou cobots, qui assistent ou « augmentent » les opérateurs industriels sans les remplacer.
Cela pose bien sûr la question de la formation, plus que jamais incontournable pour préparer les salariés à évoluer dans leur pratique et vers ces nouveaux métiers. Dans un environnement en perpétuelle mutation, les entreprises devront former leur personnel plus souvent à de nouvelles compétences ne s’inscrivant pas forcément dans leur cœur de métier, afin de développer leur appétence à apprendre et leur capacité à comprendre le changement pour s’y adapter. Dans ce domaine également, la révolution digitale a fait son œuvre et a décuplé les outils à leur disposition. Plateformes pédagogiques, moocs, serious games, réalité virtuelle, co-construction des apprentissages, personnalisation des rythmes et des programmes, les nouvelles technologies ont complètement modifié le rapport à la formation et à la manière d’apprendre.
On le voit, tout est lié, et la balle est autant dans le camp des entreprises que dans celui des salariés. Mais quoi qu’il en soit, le futur est déjà là.


Au cours des 12 derniers mois, 79% des entreprises interrogées par Balabit dans le cadre de l’étude Unknown Network of Cybersecurity, ont été touchées par une faille de sécurité. L’étude a également révélé que près de 7 entreprises sur 10 (68 %) s'attendent à être touchées par d'autres failles de sécurité cette année et que plus d'un quart d'entre elles s'attend à ce que cela se produise au cours des six prochains mois.

L’étude, menée auprès de 400 professionnels de l’informatique et de la sécurité, en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, souligne également que seulement 42 % des professionnels interrogés estiment que la gouvernance mise en place au sein de leur entreprise leur permet de savoir efficacement qui a accès aux données. Parmi eux, seulement 39% sont convaincus de pouvoir identifier la source d’une faille de sécurité.

« Les utilisateurs privilégiés et plus largement tous les utilisateurs disposant d’accès importants sur le réseau, sont les premières cibles des cybercriminels. Cette menace interne, qu’elle résulte d’un utilisateur malveillant, d’une mauvaise utilisation, ou du piratage par des attaquants externes d’identifiants d’un utilisateur privilégié, préoccupe les responsables de la sécurité. Cela est légitime puisqu’il est avéré que les attaques sont souvent initiées de l’intérieur même du réseau. Il est donc ainsi impératif pour les entreprises de protéger les accès à leurs systèmes informatiques les plus critiques et à leurs données les plus sensibles », indique Julien Cassignol, ingénieur avant-vente France de Balabit.

Menace interne

L’étude Balabit démontre en effet que la menace interne (intentionnelle, accidentelle ou résultant d’un vol d’identifiants) est toujours la principale source d’inquiétude pour les professionnels de sécurité (Ils sont 69% à estimer qu’il s’agit de la menace principale pour leur entreprise !) alors que dans les faits 44% des failles qu’ils ont subies ont effectivement été initiées de l’intérieur.

Il n’est ainsi pas surprenant de constater que pour 80% des répondants l’éducation des employés est essentielle pour renforcer la sécurité du réseau de leur entreprise.



La générosité des Français se fait désormais sur internet. Tel est le constat réalisé par HelloAsso, plateforme de paiement dédiée aux associations basée à Bordeaux et premier témoin de ces nouvelles formes de dons.

Hausse des dons de +272 %
Entre 2014 et 2017, le soutien, via le paiement sur internet, des Français au monde associatif a augmenté de +272 % ! Selon le rapport publié par la Fondation de France, “Panorama national des générosités”, près de 40 millions de Français donnent au profit d’organismes divers, 60% d’entre eux en faveur d’une association. HelloAsso concentre plus d’un million de ces donateurs pour plus de 40 000 associations. Elle leur a permis de collecter 30 millions d’euros en 2017.

"Passant de 13,7 millions d’euros en 2014 à 37,4 millions en 2016, la générosité française exprimée via les plateformes web ne cesse de se développer et ouvre un nouveau champ des possibles aux associations", estime HelloAsso.

Accompagner les petites associations à collecter des dons 
"L’objectif est d’accompagner les associations françaises, quelles qu’elles soient (maison de quartier, associations sportives ou d’intérêt général, fédérations ou clubs du 3ème âge...), dans leur collecte de dons mais aussi dans la gestion de l’ensemble de leurs paiements en ligne. Au-delà du don, sur HelloAsso, le recouvrement des cotisations et la billetterie représentent 40% des apports financiers des associations », précise Thomas Guillochon, directeur du développement chez HelloAsso.

Chaque année, entre 1500 et 2000 nouvelles associations rejoignent la plateforme HelloAsso qui a structuré un réseau d’experts partout en France.



Par Antoine Chéron, Avocat associé, www.acbm-avocats.com

La politique de modération du réseau social Facebook est une fois de plus contestée, en raison de la suppression, la semaine dernière, de la représentation de « La liberté guidant le peuple » de Delacroix.
Le célèbre tableau était utilisé pour assurer la promotion en ligne de la pièce de théâtre « Coups de feu rue Saint-Roche », à l’affiche à Paris.

La censure de cette publication a fait l’objet de vifs débats.
Ce n’est en effet pas la première fois que les modérateurs du réseau social sévissent contre la reproduction de tableaux de maîtres.
Au titre des œuvres mondialement connues et dont la reproduction a été interdite sur Facebook, on compte notamment « L’origine du Monde » de Gustave Courbet, un nu de Modigliani ou encore la Vénus de Willendorf.

La polémique a fleuri concernant les règles du réseau, lequel pose des règles très strictes en matière de nudité.
Il est en effet interdit de diffuser une image de nudité sur le réseau social.
Il s’agit toutefois de se demander si la représentation de nus dans l’art doit être censurée au même titre que des photographies de personnes privées ou connues, dont l’interdiction est justifiée à la fois par l’impératif de protection de l’image de la personne contre une utilisation non autorisée, et par la protection du jeune public.
Il semble en effet assez incohérent d’appliquer les mêmes interdictions à ce qui peut être considéré comme une atteinte à la vie privée de la personne, et une représentation artistique – d’autant plus quand il s’agit d’une œuvre mondialement connue - qui participe du patrimoine culturel.
En outre, on peut aller jusqu’à se demander si de telles interdictions ne constituent pas des atteintes au droit moral de l’artiste.

En effet, quelle est la prérogative d’un réseau social sur la diffusion ou l’interdiction de diffusion d’une œuvre qui bénéficie de la protection par le droit moral ?
Le Code de la propriété intellectuelle précise bien qu’une fois l’œuvre tombée dans le domaine public, sa représentation est libre. Dès lors, comment Facebook peut-il supprimer une publication contenant ladite œuvre ?
Bien que Facebook ait présenté ses excuses suite à la censure de « La Liberté guidant le peuple » et rétabli la publication, en expliquant que parmi la quantité de publications faisant l’objet de vérifications de la part des modérateurs, certaines suppressions injustifiées étaient liées à des erreurs, il n’en reste pas moins que ces erreurs sont de plus en plus fréquentes, posant ainsi la question de la promotion des œuvres d’art sur les réseaux sociaux.



Par Florian Douetteau, CEO, Dataiku 

Face au virage du numérique, les médias recherchent un nouveau modèle économique. L'exploitation des données à leur disposition semble être la voie empruntée par nombre d'entre eux. L'analyse prédictive, propulsée par l'intelligence artificielle, vient renforcer cette tendance.

Les médias face au virage du numérique
À la fin du XXe siècle, les médias ont connu un âge d'or, avec une concurrence limitée et deux cibles identifiées : le lecteur et l'annonceur. L'avènement du numérique est venu bouleverser l'équilibre économique des médias, qui doivent désormais faire face à une audience volatile, à la concurrence de nouveaux acteurs, apparus avec internet, et à une baisse des abonnements. Dernier exemple de ce bouleversement : le passage du quotidien britannique The Guardian au format tabloïd pour tenter d'endiguer les pertes financières du journal, qui n'a pourtant jamais eu autant de lecteurs avec 150 millions de visiteurs uniques par mois sur sa version numérique.

La data au coeur du modèle économique des médias
Face à ces difficultés, c'est l'adaptabilité, à travers le recours aux technologies d'intelligence artificielle, qui permettra aux médias de réussir leur transformation numérique. Grâce au trafic qu'ils génèrent — paradoxalement, les médias traditionnels ont vu leur lectorat augmenter :  90 millions pour le New York Times et jusqu'à 230 millions pour le Daily Mail — les médias disposent d'une énorme quantité de données ; soit une véritable mine d'or, au moment où la monétisation du Big Data devient un enjeu crucial dans la plupart des secteurs économiques. Certains médias ont pris conscience de l'importance d'exploiter leurs données mais la plupart d'entre eux n'exploitent, pour le moment encore, qu'une petite part de la capacité réelle de leurs données. Débloquer cette capacité nécessite de l'organisation et du changement.

L'analyse prédictive : un puissant levier d'optimisation
L'analyse prédictive pourrait être la solution pour optimiser l'analyse de données. Il s'agit de la méthode analytique la plus aboutie, servie par des technologies de pointe comme l'intelligence artificielle et renforcée par le Machine Learning, cette capacité des programmes à apprendre par eux-mêmes pour améliorer la pertinence de leurs résultats. L'analyse prédictive permet d'optimiser la valeur ajoutée extraite de l'analyse des données brutes, à travers trois améliorations majeures :
En liant les données fragmentées (pages vues, historiques, commentaires) l'analyse prédictive offre une vision globale des pratiques et des goûts des consommateurs. Cela permet d'optimiser la production et la publication de contenu, renforçant ainsi l'attractivité du média et prévenant la perte de clientèle.
En basant l'analyse sur l'historique des données, la prédiction en temps réel des tendances et des comportements permet d'anticiper les actions des consommateurs. Résultat : de meilleures recommandations de contenu et des publicités personnalisées, qui augmentent la conversion client et donc l'attractivité des médias pour les annonceurs. 
Grâce à la gouvernance des données, le traitement automatisé et évolutif des données réduit le temps passé à dupliquer le travail. Ces workflows, que l'on peut reproduire, permettent à l'équipe data d'être plus innovante et de gagner en productivité.

L'analyse de données, au coeur du futur modèle économique des médias ? 
Par la connaissance globale et exploitable des consommateurs qu'elle apporte, l'analyse prédictive permet de proposer des contenus plus pertinents, et un meilleur ciblage publicitaire. En basant leur modèle économique sur l'analyse prédictive des données, les médias optimiseront les revenus qu'ils tirent des ventes et des abonnements. Le rapport 2017 de la Goldsmith University of London : Réinventer la Fidélité : comprendre le comportement du consommateur à l'ère de l'expérience[4], fait ainsi état de 68% des consommateurs se déclarant fidèles aux marques qui leur proposent une expérience adaptée à leurs goûts et préférences.
L'analyse prédictive permet également aux médias d'accroître leurs revenus publicitaires. Les médias traditionnels ont en ceci l'avantage qu'ils peuvent capitaliser sur leur notoriété et leur audience, pour attirer les meilleurs annonceurs.

Trouver un nouveau modèle économique et assurer leur autosuffisance est essentiel à l'indépendance des médias. Cette indépendance est d'autant plus importante qu'elle permet à la presse de continuer à garantir une information de qualité, et de maintenir son rôle de contrepouvoir. Au XXIe siècle, plus qu'un défi économique, c'est un défi démocratique, que la technologie, à travers l'intelligence artificielle, peut permettre de relever avec succès.


La crise Cambridge Analytica / Facebook agite massivement le web et les réseaux sociaux depuis près d'une semaine. La contestation se matérialise avec le hashtag #DeleteFacebook.

Face au scandale mondial Cambridge Analytica qui touche Facebook, certains utilisateurs ont pris l’initiative de communiquer sur la suppression de leur compte Facebook, espérant inciter un mouvement de masse..

Le Hashtag  #DeleteFacebook, apparu mardi 20 mars, a dépassé les 41 000 mentions en anglais sur cette seule journée, a constaté Digimind, société spécialisée dans la veille des réseaux sociaux.

Si le hashtag est essentiellement diffusé sur Twitter (94% des mentions), de nombreux médias (plus de 700), dont le NY Times hier, ont relayé ce mouvement de protestation, touchant au final plus de 4 millions d’internautes sur la seule journée de mercredi.
En France, le hashtag #deletefacebook n’a été mentionné pour l’instant que 1500 fois.

Des leaders  d’opinion comme Brian Acton, cofondateur de l’app WhatsApp rachetée par Facebook en 2014, ont rallié le mouvement #DeleteFacebook.


Ces chiffres, qui peuvent paraître faibles au regard des 1,4 milliard d’utilisateurs actifs chaque jour, témoignent néanmoins de la mise en place de la première protestation aussi radicale (la suppression d’un compte Facebook, au-delà du boycott), traduisant un véritable malaise face à ce “piratage” massif de données personnelles et une prise de conscience concrète.

Signe que le mouvement interpelle, des hashtags ”frères” apparaissent comme #deletefacebooknow  #deleteyourfacebookaccount #boycottfacebook  ou encore #facebookdatabreach


L'éditeur de solutions antivirus bien connu, Symantec, publie ce jeudi 21 mars la 23e édition de son rapport annuel sur les cybermenaces (ISTR). Le rapport analyse les données issues du réseau international d’intelligence de Symantec (le Symantec Global Intelligence Network), le plus important réseau civil de surveillance des menaces, qui comprend 126,5 millions de capteurs dans le monde et couvre 157 pays et territoires.

Nouveau type de menaces

Alors que les ransomware deviennent coûteux pour les cybercriminels et donc moins rentables, et que l’activité est saturée, un nouveau type d’attaques s’ajoute à l’arsenal des pirates et génère de nouvelles sources de revenus pour ces derniers : le cryptojacking.

"Le cryptojacking est une nouvelle forme de menace pour la cybersécurité et la protection des données personnelles. L’appât du gain continu chez les cyber attaquants présente un danger pour les particuliers, les équipements et les entreprises, qui risquent de voir leurs ressources monétaires détournées de leurs systèmes. Les cyber attaquants n’hésitent pas à s’infiltrer aussi bien dans les ordinateurs personnels que dans les plus grands centres de données", explique Laurent Heslault, Directeur des stratégies sécurité chez Symantec France.

"Sans avoir besoin de compétences poussées en information et grâce à quelques lignes de code, les cybercriminels peuvent désormais profiter des ressources dont disposent les particuliers et les entreprises grâce à la puissance de traitement de calcul liée aux processeurs, afin de procéder à des attaques de cryptojacking. Les services de minage de cryptomonnaie peuvent ralentir les équipements, entraîner une surchauffe des batteries et, dans certains cas, rendre les systèmes inutilisables. De leur côté, les entreprises sont susceptibles de constater des interruptions de réseau et une intensification de l’utilisation des processeurs, ce qui alourdit les coûts liés à l’infrastructure réseau", explique Symantec.

L’an passé, la montée en flèche de la valeur des crypto-monnaies (comme le Bitcoin) a déclenché une ruée vers l’or parmi les cybercriminels, qui entendent profiter d’un marché volatile. Les détections de service de minage installés sur des terminaux ont progressé de 8 500 % en 2017. L’Hexagone concentre 5,9 % du volume total des attaques de cryptojacking, se classant ainsi au 4e rang mondial (et au 2e rang européen).

La France 9e pays le plus attaqué par les pirates

Alors que les Etats-Unis, la Chine et l’Inde occupent à nouveau les trois premières places du classement mondial des pays où la cybercriminalité est la plus active, la France chute d’une place et se place au 9e rang mondial.

L’Hexagone confirme sa place dans le top 10 et maintient sa position au 4e rang européen (derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni). Tous types de menaces confondues, la France enregistre une légère baisse de pourcentage de cyber attaques sur un niveau mondial, passant de 2,35 % à 2,21 % entre 2016 et 2017 – contrairement aux Etats-Unis, à la Chine, la Russie ou encore l’Allemagne.

En ce qui concerne les ransomwares (l'ordinateur est débloqué si l'utilisateur verse au pirate une rançon), la France chute de la 11e à la 17e place dans le classement mondial des pays les plus actifs pour ce type de cybermenaces. .

Multiplication des attaques sur les mobiles

Les attaques sur mobiles continuent d’augmenter avec une progression de 54 % du nombre de nouvelles variantes de logiciels malveillants en 2017. Durant l’année, Symantec a bloqué en moyenne 24 000 applications mobiles malveillantes par jour. Une progression qui s’explique par un faible taux d’adoption des dernières mises à jour de la part des utilisateurs. Les attaquants profitant ainsi de l’utilisation d’anciens systèmes d’exploitation : à titre d’exemple, seulement 20 % des appareils sont à jour avec, utilisant la dernière version d’Android, et seulement 2,3 % possèdent la dernière mise à jour mineure.

La protection des données des utilisateurs est également mise à mal par des applications mobiles appelées grayware, qui ne sont pas entièrement malveillantes mais peuvent se révéler menaçantes avec pour dommage la fuite du numéro de téléphone (63 % des applications de ce type) ou encore la localisation du téléphone (37 %). Le problème est loin d’être réglé puisque leur nombre de logiciels grayware a augmenté de 20 % en 2017.

Par ailleurs, les ransomware constituent une vraie menace sur mobile, certains utilisent même la reconnaissance vocale forçant les victimes à dévoiler à l’oral leur code de déverrouillage plutôt que de rentrer manuellement sur le téléphone.

Le rapport de Symantec est consultable ici


Selon nos confrères de Midi Libre, l'Idate Digiworld, le think tank européen spécialisé dans l’économie numérique basé à Montpellier, n'organisera pas cette année son traditionnel rendez-vous Digiworld Summit. La 40e édition de cet événement du secteur du numérique devrait migrer à Paris et se dérouler le 28 novembre prochain à la Maison de la Mutualité de Paris autour du thème du "Pygytal".

Pionnier pour décrypter les enjeux du numérique
En déménageant à Paris, le Digiworld Summit va peut-être gagner davantage en visibilité à l'international. Car cet événement né à Montpellier il y a 39 ans est devenu un rendez-vous important des télcos, puis de façon plus large des acteurs du numérique. Sous l'impusion d'Yves Gassot, son ancien directeur général jusqu'en 2016, le Digiworld Summit a su attirer de nombreux grands patrons de la Silicon Valley comme des pays asiatiques et s'achevait toujours par les interventions très attendues du patron de l'Arcep et du secrétaire d'Etat au numérique.

Les sessions plénières, les tables rondes thématiques ont souvent été pionnières pour aborder et décrypter les grands enjeux du numérique comme l'internet du futur, les smart cities, l'envol numérique de l'Afrique, le jeu vidéo, le big data, le haut débit fixe et mobile, les nouveaux usages, etc.

L'Idate au fil des ans est devenu un  modèle unique en Europe, qui combine les compétences d'une équipe de consultants et d'analystes de haut niveau réalisant des missions de conseil et des services de veille internationale sur les grands thèmes structurant des secteurs du numérique.

Un nouvel événement au printemps

L'Institut Idate devrait toutefois créer un événement à Montpellier, la Digiworld Spring Session, qui se tiendrait les 31 mai et 1er juin prochains. Ce nouveau rendez-vous se tiendrait non plus au Corum mais au Domaine de Verchant.

La confirmation officielle de ces changements devrait intervenir d'ici quelques jours.

Il s'agira aussi pour les partenaires institutionnels de dire quel avenir ils envisagent pour la Digiworld week, cette semaine foisonnante de rencontres de l'écosystème numérique régional qui se tenait au moment du Digiworld Summit à Montpellier.


Par Samy Benarroch, président d’Arca Conseil

Face à l’utilisation croissante des données personnelles des personnes physiques par les entreprises, l’Union européenne a fait le pari de protéger leur utilisation en la sanctuarisant de façon assez inédite.

Ainsi, le Règlement général sur la protection des données qui entrera en vigueur le 25 mai prochain, crée de nouvelles obligations pour toute entreprise manipulant des données personnelles, ainsi que ses sous-traitants. La mise en conformité à cette réglementation représente pour les entreprises un véritable défi nécessitant de procéder à un changement de culture en matière de gouvernance des données personnelles.

Le RGPD tend à responsabiliser les acteurs économiques, incités à entrer dans  l’ère de la compliance en matière de données personnelles. Les entreprises devront s’autoréguler à travers la mise en œuvre de mesures techniques et opérationnelles garantissant un traitement des données respectant la vie privée et les nouveaux droits garantis par le RGPD aux citoyens européens : droit à l’oubli, droit à la rectification et droit à la portabilité des données.

Concrètement, les entreprises auront à identifier elles-mêmes les potentiels risques que représentent leurs modes de traitement et prendre les mesures appropriées pour assurer la sécurité des données personnelles. Ces mesures seront contrôlées a posteriori par la CNIL qui verra, par là même, son pouvoir de contrôle renforcé et pourra infliger une amende administrative de 20 millions d’euros ou bien équivalent à 4% du chiffre d’affaires annuel mondial de l’entreprise.

A moins de 80 jours de l’entrée en vigueur de cette réglementation historique, quels chantiers les entreprises doivent-elles mettre en œuvre ?

Chantier n°1 : la tenue d’un registre des données 
Les entreprises devront répertorier toutes les données à caractère personnel collectées au sein d’un registre des traitements. Ce dernier devra indiquer les finalités pour lesquelles ces dernières sont utilisées, l’emplacement de ces données, et préciser la liste des personnes autorisées à y accéder, ainsi que les mesures garantissant leur sécurité. Toutes les données qui ne seront plus nécessaires au regard des finalités initiales devront être supprimées. Dans ce cadre, un nouveau rôle voit le jour, celui du Data Protection Officer ou responsable de la protection des données, garant du respect du RGPD au sein de l’entreprise.

Chantier n°2 : le respect du consentement libre et éclairé en matière de recueil des données personnelles
Le consentement tel que défini par la RGPD devra être libre, éclairé et univoque. Autrement dit, il ne pourra pas être « noyé » parmi des conditions générales de vente, ou donné « en cochant une case lors de la consultation d’un site internet ». Les entreprises devront donc informer les utilisateurs de ces nouvelles modalités et mettre en place de nouveaux procédés pour recueillir leur consentement.

Chantier n°3 : la mise en place d’étude d’impact pour certains types de traitements de données
Le RGPD impose la réalisation d’une étude d’impact pour tous les modes de traitement présentant « un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques ». Cette étude devra évaluer les risques que représente le traitement des données, notamment au regard de la vie privée, et ainsi permettre la mise en place des mesures de sécurité adéquates. L’étude d’impact s’impose notamment quand le traitement des données produit des effets juridiques ou affecte particulièrement une personne physique.

Chantier n°4 : la mise à niveau des mesures garantissant la sécurité des données
Les entreprises restent libres de choisir les mesures appropriées pour garantir la sécurité des données. Le règlement offre néanmoins quelques pistes en énumérant des mesures parmi lesquelles la pseudonymisation (opération visant à remplacer une donnée personnelle par un pseudonyme), ou le chiffrement.



Quel bénéfice tirer du RGPD ? 

Le défi est de taille, mais revêt de nombreuses opportunités. A l’heure où l’utilisation des données personnelles est source de nombreuses inquiétudes au sein de la société, fort est à parier qu’à l’avenir les clients accorderont davantage leur confiance aux entreprises respectant cette réglementation. En ce sens, la conformité au RGPD constituera peut-être à terme un véritable avantage concurrentiel. Il ne s’agit donc pas uniquement d’un enjeu réglementaire, mais bel et bien d’un point stratégique en matière d’image et de développement, dont les entreprises doivent se saisir au plus vite !


Le groupe Iliad, maison mère de Free, présente ce mardi 13 mars les résultats annuels de Free, 4e opérateur télécoms français.

"Six ans après son entrée sur le marché mobile, le groupe est l'un des principaux opérateurs de communications électroniques en France avec plus de 20 millions d'abonnés, dont 13,7 millions d'abonnés mobiles et plus de 6,5 millions d'abonnés Haut Débit et Très Haut Débit fixe", s'est félicité le groupe de Xavier Niel.

Au 31 décembre 2017, Free disposait de 24% de part de marché Haut Débit et Très Haut Débit fixe et de 19% de part de marché mobile.

Free Mobile couvre désormais 86% de la population en 4G et 94% en 3G. L'une des particularités de l'opérateurs est que 60% des abonnés en 4G ont une consommation moyenne mensuelle parmi les plus élevées en Europe à 8,4 Go de données.

5 milliards d'euros de chiffre d'affaires

"Le groupe poursuit sa croissance rentable sur l'année 2017, réalisant un chiffre d'affaires de près de 5 milliards d'euros, en hausse de 5,6% par rapport à 2016", indique le groupe Iliad, qui soulige la progression à deux chiffres du résultat opérationnel courant (+16%) à 862 millions d'euros et du résultat net récurrent qui progresse de près de 20% en un an.

Free souligne également les investissements qu'il a concentrés sur le déploiement des réseaux Très Haut Débit fixe et mobile. En 2017, il a investi 1 482 millions d'euros (hors fréquences) dans ses infrastructures fixes et mobiles en France, mais également 314 millions d'euros en Itale où il s'est implanté.


Pour le 200ème anniversaire du retour de Napoléon de son exil sur l'île d'Elbe. Le monument, créé par le célèbre sculpteur français Emmanuel Frémiet en 1867, situé dans le village de Laffrey, a été scanné intégralement en 3D par la société toulousaine IMA Solutions grâce à sa technologie Artec 3D.

La tâche a été commandée par le Musée de la Révolution Française de Vizille, dans le but de préserver une copie 3D du monument pour la postérité et de préparer une copie 3D du monument pour une exposition célébrant le 200ème anniversaire du retour de Napoléon de son exil sur l'île d'Elbe. "J'ai déjà scanné des œuvres représentant des chevaux et chaque fois, je pense : c'est une des choses les plus difficiles à scanner en raison des jambes et des autres zones cachées", explique  Benjamin Moreno, le PDG d'IMA Solutions.  "Dans le passé, j'ai utilisé d'autres équipements de scan 3D tels que des têtes laser montées sur des bras et je peux dire que seule la technologie Artec est capable de réaliser un scan 3D de ce type d'œuvre d'art à la volée ou dans des conditions environnementales difficiles."

12 jours de travail 

Avant que Benjamin Moreno ne face l'acquisition de scanner Artec 3D Eva et Spider, sa société utilisait des scanners laser 3D. La surface du monument de Napoléon était assez grande, Benjamin Moreno a développé sa propre stratégie de scan pour le projet : "j'ai divisé mon travail en 18 zones en prenant soin d'avoir des zones de recouvrement assez grandes pour l'alignement en post-production."



Le scan a pris deux jours au total et la post-production environ 10 jours de plus à cause de la grande quantité de données : 57GB. Pour le profilage, Benjamin Moreno a fait une fusion précise avec une résolution de 1 mm pour chacune des 18 sessions de scan. Chacune comportait environ 25 millions de polygones, il les a décimées à 1,5 millions de polygones. Il a alors effectué un alignement non rigide et une fusion précise à 1mm, ce qui a réduit le nombre de polygones à 20 millions.
Enfin, il a utilisé des images texturées pour appliquer une texture au modèle géométrique obtenu.


IMA Solutions produit normalement trois sortes de modèles 3D pour ses clients : un modèle principal en haute définition pour la visualisation pré-calculée et l'étude du patrimoine culturel, un modèle 3D optimisé pour l'impression 3D, et un modèle optimisé pour les moteurs de rendu 3D en temps réel.

"Le musée est vraiment content du résultat, surtout parce qu'ils peuvent maintenant manipuler le modèle 3D virtuellement et voir le monument de n'importe quel angle en un clic de souris" se félicite  Benjamin Moreno.


L’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, le gendarme des télécoms) vient de publier son observatoire du marché des services fixes à haut et très haut débit – abonnements et déploiements – au 4ème trimestre 2017. Le déploiement et l’adoption de la connexion à internet par la fibre (Ftth) progressent sensiblement.

3,3 millions de foyers ont la fibre
Au 4ème trimestre 2017, la croissance du très haut débit est majoritairement portée par la hausse du nombre d’abonnements FttH qui s’accroit de  355 000 par rapport au trimestre précédent et de 1,1 million au cours de l’année 2017, à comparer aux augmentations de 500 000 et 720 000 en 2015 et 2016 respectivement. Fin 2017, le nombre d’accès en fibre optique de bout en bout s’élève à 3,3 millions de lignes.



751000 lignes de plus en un trimestre
Côté déploiements, le rythme du déploiement des réseaux FttH augmente par rapport au 4ème  trimestre 2016 et au trimestre précédent, et s’établit à +751 000 lignes sur le trimestre,  ce qui constitue la valeur trimestrielle la plus élevée et marque la progression continue du déploiement FttH.

Les acteurs doivent toutefois encore intensifier leurs efforts pour atteindre les objectifs de couverture qu’ils se sont fixés. Au 31 décembre 2017, 10,2 millions de locaux étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 34 % en un an. Au total, à la fin du 4e trimestre 2017, 17,7 millions de locaux étaient éligibles à des services à très haut débit, toutes technologies confondues, dont 11,8 millions en dehors des zones très denses.





Rakuten Aquafadas, expert en édition numérique, en contenu interactif et en création d'applications, s'est installé dans de nouveaux bureaux baptisés ce vendredi 2 mars “Rakuten Crimson House Montpellier “ et situés au Parc Club du Millénaire.

Créé il y a 12 ans, Rakuten Aquafadas est aujourd’hui l’une des start-up les plus performantes de la région occitane. À ses débuts, l’entreprise était spécialisée dans la création d’applications et la numérisation dans les domaines de la presse et de la bande dessinée. Aujourd’hui, elle aide les entreprises à adopter une communication mobile et numérique, grâce à des logiciels de création d’applications et de contenu interactif. Rakuten Aquafadas est actuellement le plus grand centre de Recherche et de Développement de Rakuten Europe.

L’entreprise était précédemment basée à Cap Omega, puis au MIBI - deux incubateurs de start-ups. Aujourd'hui, un nouveau chapitre s’ouvre avec ce nouvel espace de travail ouvert et conçu pour favoriser l’épanouissement des personnes et des idées, comme le veut la philosophie de tous les bureaux «Rakuten Crimson House».

"La FrenchSouth.digital représente 200 compagnies du secteur digitale dans la région. L’installation de Rakuten à Montpellier est pour nous un signal important et s’appuie sur le partenariat existant avec le Japon. L’histoire de Rakuten et d’Aquafadas renforce ces liens et ouvre de nombreuses possibilités de développement", a expliqué Pierre Deniset, président de la FrenchSouth.Digital.


L'AFUTT (Association Française des Utilisateurs de Télécommunications) vient de publier ce mercredi 7 mars les résultats de son observatoire des plaintes et insatisfactions dans le secteur des télécommunications, a reçu 3,2% de plaintes de plus en 2017 qu'en 2016. "La progression est faible après deux années de forte hausse, mais la diversité des litiges et l'absence de progrès dans leur résolution restent préoccupants", explique l'association.

Ce sont les litiges de facturation qui dominent les plaintes des utilisateurs avec les complications qui peuvent s'ensuivre (exemple : refus de paiement, mise en recouvrement puis contentieux, résiliation, perte de numéro). "Parmi les causes : d'incessantes offensives commerciales en situation de concurrence exacerbée, qui se traduisent par un manque de clarté des offres et de la tarification, ainsi que le manque de lisibilité des factures", précise l'AFUTT.



La qualité promise loin de la réalité

En ce qui concerne la qualité technique du service, la continuité d'accès, la couverture ou le débit, le niveau perçu par les utilisateurs reste "globalement médiocre", selon l'AFUUT. "Les écarts entre le niveau de qualité attendu (promis) et le niveau de qualité servi (perçu) deviennent de moins en moins tolérables avec le développement massif des usages."



Enfin, en matière de relation client, d'après les descriptions sommaires des utilisateurs plaignants, les opérateurs ont encore de grandes marges de progrès à faire. Ils semblent parfois « dépassés » et en difficulté pour résoudre correctement et rapidement les problèmes, qu'ils soient d'ores techniques ou commerciaux.




Les Français sont de plus en plus accros aux vidéos à la demande selon une étude publiée ce mardi 6 mars par Médiamétrie. "En 2017, 37% des internautes de 6 ans et plus déclarent avoir fait appel au moins une fois à un service de VOD (Video On Demand - location ou achat de vidéo à l’acte) ou avoir déjà utilisé – en étant abonné ou non – une offre de SVOD (Subscription Video On Demand - Service de vidéos à la demande par abonnement). C’est 11 points de plus qu’en 2016", explique Médiamétrie, précisant que "29% des internautes déclarent avoir acheté une vidéo ou utilisé un service de SVOD au mois une fois au cours des 12 derniers mois. Avec 20% d’internautes utilisateurs, la SVOD contribue fortement à cette dynamique".

Alors que plusieurs plateformes se sont lancées dernièrement comme Amazon Prime, et que d'autres pourraient se lancer en France comme l'américain Julu, Médiamétrie note que "malgré l’arrivée de nouveaux entrants reconnus, on note une stabilité de la notoriété des services : 37% des internautes citent spontanément le nom d’une plateforme de VOD ou SVOD."

"Les VODistes sont en général sur-équipés en écrans et sur-abonnés à des offres payantes. Ils ont par ailleurs une pratique très régulière d’autres activités audiovisuelles comme le cinéma, ou le visionnage de vidéos en tout genre (gratuite/payante sur internet, DVD, enregistrées voire piratées).

Plateformes : +13% en un an
25% des internautes se déclarent actuellement utilisateurs de SVOD, soit une progression de 13 points en un an.

Le profil des SVODistes s’élargit avec la diffusion progressive des usages dans la population. Comptant davantage de femmes, il s’agit d’un public hyper-connecté et plus abonné à une chaine payante que l’ensemble des internautes. Il présente également une affinité forte avec les pratiques vidéos, quel que soit l’écran utilisé. Enfin, la SVOD est un service qui se partage. 3 personnes en moyenne déclarent en effet utiliser un même service de SVOD au sein du foyer.

L'engouement pour les séries
Les SVODistes de 15 ans et plus sont particulièrement "série-addicts" avec de véritables pratiques boulimiques : 92% regardent plusieurs épisodes à la suite et 83% pratiquent le « Binge watching ». Au total ce sont plus de 11 séries différentes qui sont regardées en moyenne par utilisateur chaque année, dont plus de 7 qui le sont sur une plateforme en exclusivité.

Par ailleurs, les accros aux séries ont intégré dans leurs pratiques l’ensemble des fonctionnalités disponibles sur les plateformes avec, en tête, la reprise de lecture, l’accès multi-écrans et le partage de comptes.




The Software Alliance a publié mardi 6 mars l’édition 2018 de son classement Global Cloud Computing Scorecard, une étude phare évaluant les politiques relatives au Cloud Computing à travers le monde. La France occupe la huitième place sur 24 économies informatiques leaders, et perd trois places par rapport au classement de 2016, un signe que l’environnement législatif et réglementaire du Cloud Computing en France reste inchangé.

En 2018, la majorité des pays poursuivent les améliorations mais certains marchés prennent davantage de retard. L’Allemagne remporte la première place du Scoreboard, du fait de ses politiques nationales en matière de cybersécurité et de la promotion du libre-échange, suivie de près par le Japon et les États-Unis. Formant le bas du classement, on retrouve un petit groupe de nations n’ayant pas réussi à adopter l’approche internationale : la Russie, la Chine, l’Indonésie et le Vietnam.

Les conclusions clés du Scoreboard comprennent :

  • Les politiques avancées en matière de confidentialité et de sécurité creusent l’écart entre les pays leaders et les marchés se laissant distancer. Les pays poursuivent l’actualisation et l’optimisation de leurs régimes de protection des données, le plus souvent de manière à permettre les flux de données transfrontaliers. Quelques pays, cependant, n’ont toujours pas adopté de lois adéquates en matière de confidentialité. 
  • Les marchés émergeants continuent à prendre du retard quant à l’adoption de politiques liées à l’essor du Cloud, entravant ainsi leur propre croissance. Les exemples comprennent les réglementations imposant des obstacles significatifs aux fournisseurs de service sur le Cloud, les exigences de localisation des données, et le manque de mesures de cybersécurité. 
  • Les déviations aux régimes et accords internationaux largement adoptés freinent les marchés clés. Les normes, certifications et tests acceptés à l’échelle internationale contribuent à l’amélioration de l’environnement de sécurité pour le Cloud Computing, mais tous les pays ne reconnaissent pas ses bonnes pratiques comme étant conformes aux normes locales. 
  • Les quelques pays ayant adopté les politiques de localisation en payent le prix fort. Les exigences de localisation des données font office d’obstacle au Cloud Computing, entrainant des impacts financiers négatifs sur les marchés locaux. 
  • L’emphase accrue sur les prédispositions informatiques et le déploiement de l’Internet donne des résultats intéressants. La capacité des pays et entreprises à tirer parti du Cloud Computing pour leur croissance nécessite l’accès à un réseau puissant. Alors que la grande majorité des pays poursuivent leur travail d’amélioration de l’accès internet, la réussite de ses efforts reste très aléatoire.
  • En examinant le cadre législatif et réglementaire de 24 pays, la Scorecard vise à fournir une plateforme de discussion entre législateurs et fournisseurs de services sur le Cloud. Ce dialogue peut aider au développement d’un régime de lois et de réglementations harmonisé à l’échelle mondiale, facilitant le Cloud Computing.
  • « La Scorecard est un outil pouvant aider les pays à autoévaluer de manière constructive leurs politiques et à déterminer les étapes suivantes permettant l’augmentation de l’adoption du Cloud Computing », a déclaré Victoria Espinel, Présidente-Directrice générale de BSA | The Software Alliance. « Le Cloud Computing permet à tout un chacun d’accéder à des technologies auparavant disponibles seulement aux grandes entreprises, ouvrant la voie vers une connectivité et une innovation accrues. Les pays adoptant le libre flux de données, mettant en œuvre des solutions de pointe en matière de cybersécurité, protégeant la propriété intellectuelle et établissant une infrastructure informatique continueront à récolter les fruits du Cloud Computing aussi bien pour les entreprises, que pour les citoyens. »


Le classement complet des 24 pays et les conclusions détaillées sont disponibles sur www.bsa.org/cloudscorecard


Le règlement général européen sur la protection des données (RGPD) va entrer en vigueur le 25 mai prochain et constitue parfois pour les PME un vrai casse-tête. Comment les accompagner ? Et pourquoi pas par un chatbot, un assistant virtuel. C'est ce que proposent les Toulousains Inbenta et Altij, respectivement spécialiste des solutions sur-mesure de chatbots et cabinet d’avocats spécialisé en nouvelles technologies.

Dans le cadre de ce partenariat, Altij offre son expertise juridique afin d’alimenter la base de connaissances du chatbot . Inbenta France fournit sa technologie, qui répond automatiquement et instantanément, 24h/24 & 7j/7, aux questions, craintes et doutes formulés par les utilisateurs.

L’assistant conversationnel RGPD est intuitif et intelligent. Il permet des interactions en langage naturel. Les utilisateurs lui parlent comme s’ils conversaient avec un conseiller humain, grâce au Traitement Automatique du Langage (TAL).

"Notre initiative s’adresse à tous les professionnels en lien avec le sujet de la conformité  RGPD, souligne Maître France Charruyer, Associée Fondatrice du cabinet ALTIJ. Nous leur  diffusons un premier niveau d’information sur le RGPD et les guidons pas à pas dans le  traitement des données personnelles qu’ils seront amenés à gérer.  La donnée est une valeur patrimoniale de l’entreprise. Cette valeur va augmenter si les  données sont de qualité, exploitées de manière licite et bien protégées. Le RGPD est une  opportunité pour l’entreprise !"


Une enquête menée en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne sur le rapport des consommateurs à leur identité numérique révèle qu'ils sont une majorité à s'inquiéter de partager trop d'informations personnelles en ligne. 3 sondés sur 5 connaissent mal leurs droits, voire pas du tout.

L'enquête a été menée par ComRes Global pour le compte de ForgeRock, société experte en gestion d'identité numérique. Elle révèle que 53% des 8 000 sondés (en France, 48%) s'inquiète d'avoir partagé trop d'informations personnelles en ligne. Un tiers des parents (30%) craint d'avoir partagé trop d'informations sur leurs enfants.

 Un autre enseignement de l'étude est le manque de sensibilisation quant au volume d'informations disponibles en ligne :

En France, 48% des sondés affirment ne pas connaître la quantité de données disponibles à leur égard, et beaucoup sous-estiment cette quantité :


  • 76% des adultes sondés utilisent Internet pour acheter des produits et services, mais seulement 49% d'entre eux pensent avoir partagé les données relatives à leur moyen de paiement ;
  • Près de la moitié des consommateurs (49%) pense que Facebook détient des informations qui permettent de savoir s'ils ont des enfants ou non ;
  • Seuls 22% pensent que Twitter a accès à des informations permettant de déterminer leurs affinités politiques ;
  • Seuls 37% des consommateurs croient qu'Instagram a accès aux données de localisation de ses utilisateurs ;
  • 20% des consommateurs estiment même que Facebook n'a accès à aucune donnée personnelle relative à ses utilisateurs.


Un franc rejet des marques qui partagent les données de leurs utilisateurs

En France comme dans les autres pays, les utilisateurs s'inquiètent de voir leurs données partagées avec des tiers. Seuls 26% sont prêts à partager leurs données personnelles afin de profiter d'offres personnalisées, contre une majorité (50%) qui ne souhaite pas que leurs données soient partagées avec des tiers, et ce quelle que soit la raison. À peine 15% affirment être susceptibles de vendre leurs données personnelles à un tiers.

« Ce sondage révèle les craintes des consommateurs, qui ne savent pas à quel point leurs données personnelles sont partagées en ligne, ou comment elles sont utilisées par des tiers, » affirme Eve Maler, Vice-Présidente Innovation & Technologies Emergentes auprès du CTO de ForgeRock. Elle ajoute : « À choisir, la majorité préférerait partager moins d'informations. Cela doit alerter les entreprises, qui sont nombreuses à s'appuyer sur la data client pour piloter leur activité et augmenter leurs revenus. Les organisations doivent prendre en compte ces préoccupations, renforcer la confiance et la loyauté de leurs consommateurs en leur donnant plus de visibilité et de contrôle sur la manière dont leurs données sont collectées, gérées et diffusées. »

Les entreprises profitent de la donnée : elles en sont donc responsables.

Les consommateurs ont l'impression que l'utilisation de leurs données profite davantage aux entreprises qu'à eux-mêmes : 41% des personnes interrogées estiment que leurs données personnelles servent surtout, voire exclusivement, les intérêts de l'entreprise à qui elles les confient. En comparaison, ils ne sont que 17% à estimer que ces données sont utilisées principalement pour le bénéfice des consommateurs.

En France, ce constat est à nuancer puisque seuls 29% estiment que leurs données personnelles servent surtout aux entreprises ; et 29% trouvent qu'elles sont utilisées principalement pour le bénéfice des consommateurs.

Mais dans tous les cas, les sondés considèrent que les entreprises sont responsables de la protection des données de leurs clients. En France, pour 9% d'entre eux à peine, ce sont d'abord les individus qui en sont les responsables, contre 50% qui estiment que cette responsabilité incombe à l'entreprise qui stocke les données. Par ailleurs, seuls 17% des sondés seraient prêts à payer pour récupérer des données volées.

 Les consommateurs envoient un signal d'alerte aux entreprises qui partageraient leurs données sans leur consentement :


  • 51% des sondés sont prêts à cesser d'utiliser les services de l'entreprise si cette dernière partage leurs données sans leur permission ;
  • 46% retireraient, ou supprimeraient toutes leurs données stockées chez cette société ;
  • 45% recommanderaient à leur famille et amis de ne plus utiliser cette entreprise ;
  • Un tiers (29%) engagerait une procédure judiciaire ;
  • 30% informeraient la police, et 27% demanderaient une réparation financière.



Si c'est gratuit, alors c'est vous le produit : en matière de données personnelles, les banques plus fiables que les réseaux sociaux.

Les banques et les organismes de cartes de crédit sont désignés comme étant les plus fiables pour détenir des données personnelles.

En France, 76% des consommateurs déclarent leur faire confiance pour stocker et utiliser leurs données personnelles de manière responsable. Amazon est également considéré comme fiable, puisque les deux tiers des consommateurs (66%) font confiance au géant du e-commerce pour gérer leurs données personnelles.

Les réseaux sociaux sont plus clivants : Facebook et Twitter par exemple, totalisent respectivement 45% et 43% de sondés déclarant leur faire confiance pour gérer leurs données personnelles de manière responsable.

Il existe une forte corrélation entre les entreprises en qui les sondés font confiance, et le sentiment de contrôle qu'elles peuvent leur accorder : les banques et les sociétés émettrices de cartes de crédit (53%), Amazon (49%), ou encore les opérateurs de téléphonie mobile (51%) ont été désignés comme accordant le plus de contrôle aux utilisateurs. Tandis que seuls 39% des sondés déclarent se sentir en contrôle de leurs données sur Facebook et 23% sur Twitter.

« Si c'est gratuit, alors c'est vous le produit. L'adage a gagné du terrain chez les consommateurs », explique Eve Maler. « Avec les banques et les e-commerçants les consommateurs ont une relation transactionnelle sans équivoque. Tant qu'ils consomment des biens ou des services, ils savent qu'ils sont considérés comme des clients. Les réseaux sociaux, en revanche, leur offrent des expériences sans contrepartie financière : c'est avec leurs données qu'ils payent le service. Si les entreprises étaient plus transparentes sur leurs modèles (repose-t-il sur la vente, l'attention des utilisateurs ou bien leurs données ?) alors les consommateurs comprendraient mieux les risques qu'ils encourent pour leur vie privée. Ils pourraient adapter leurs comportements et leur niveau de confiance en conséquence. »

Les usagers ne connaissent pas leurs droits

Bien que les consommateurs soient préoccupés par la façon dont leurs données personnelles sont gérées et partagées, seule une minorité sait comment les protéger :


  • Un tiers seulement des consommateurs (32%) sait comment supprimer les informations personnelles qui ont été partagées en ligne ;
  • 57% affirment ne rien savoir ou presque de leurs droits concernant les données personnelles partagées en ligne ;
  • Moins d'un tiers (26%) sauraient dire qui est responsable en cas de vol ou fuite de leurs données personnelles.
En Europe, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entre en vigueur cette année. Il renforce les droits relatifs au stock et au partage des données personnelles des consommateurs. Malgré cela, deux tiers des français (69%) affirment ne jamais avoir entendu parler de la législation, ou ne rien savoir de cette dernière.

"Notre étude révèle le fort besoin d'information sur la façon dont les données personnelles sont gérées et partagées en ligne. Les nouvelles réglementations, telles que le RGPD, visent à redonner au public le contrôle de leurs données, mais il est très clair que les consommateurs ne sont pas conscients de leurs droits et que beaucoup ne se sentent pas maîtres de leur identité numérique. L'industrie doit se réunir avec les pouvoirs publics pour sensibiliser les consommateurs sur les droits et protections mis en place. Sans cela, le public perdra confiance dans les marques qu'il rencontre en ligne, ce qui nuira au chiffre d'affaires et à la réputation", explique Eve Maler.


Alors que l’édition 2018 du Mobile World Congress s'est achevée jeudi soir, Digimind analyse les marques et tendances les plus remarquées sur le web et les médias sociaux lors du salon phare du mobile. La marque Samsung et ses smartphones occupent la première place du podium, la 5G s’impose comme une tendance incontournable tandis que TheICollection, Phonandroid et BF TechServices confirment leurs positions en tant qu’influenceurs majeurs.


Les marques qui dominent les discussions



Samsung dévoile les Galaxy S9 et... les AR Emojis
Sur les médias sociaux, Samsung domine les conversations avec 16% de parts de voix. La marque coréenne a suscité de nombreux commentaires avec la conférence dédiée au Galaxy S9/S9+ ainsi qu’avec des échanges sur le DexPad et des interrogations et conjectures sur un futur Galaxy S10. Enfin, ses  “AR emojis”, ses emojis dynamiques  en réalité augmentée ont été largement partagés sur Instagram.


Chez Nokia, le vintage l’emporte sur le haut de gamme
Nokia se place en 2ème position. L’ancienne marque star du mobile, dont la communication et commercialisation sont gérées par HMD, a présenté de nouveaux modèles (Nokia 6 2018 et Nokia 7 Plus). Elle a aussi joué sur la nostalgie avec le Nokia 8110 4G, sorte d’anti-smartphone retro. Ce modèle vintage a suscité le plus de commentaires pour la marque, devant le tout nouveau produit haut de gamme Nokia 8 Sirocco.

Huawei brille avec l’IA
A la 3ème place, le chinois Huawei concentre les conversations avec des actualités diversifiées : le Huawei Matebook Pro, un ultrabook avec écran bord à bord, des fuites sur le Huawei P20 présenté le 23 mars et le fameux Huawei RoadReader qui a retenu l’attention : la conduite d’une Porsche via un smartphone et l’utilisation de l’intelligence artificielle.


Les produits en vedette



Les très attendus Galaxy S9 et S9+ captent un quart des conversations sur les produits lors du MWC 2018. La marque coréenne a créé l’événement avec sa conférence dès le dimanche précédent l’ouverture officielle du salon en présentant ce produit qui ambitionne de devenir son porte-drapeau et, surtout, un concurrent direct des iPhone 8. La présentation des AR Emojis a renforcé le buzz pour le grand public.

Loin derrière, 10% des conversations concernent la gamme Sony Xperia XZ2 avec les Xperia XZ2 et XZ2 Compact, modèles avec lesquels Sony modifie le design et les finitions de ses smartphones haut de gamme.

Symbole de la puissance de la notoriété de la marque, Apple réussit à se placer en 3ème position des produits commentés, sans présenter de nouveaux produits. Tous les messages commentent en effet les rumeurs sur de nouveaux iPhone X. En effet, d'après plusieurs médias américains, l'entreprise  de Cupertino préparerait trois nouveaux modèles pour la rentrée 2018, dont « l'iPhone le plus grand jamais produit ».
Autre raison de la présence du smartphone dans de nombreuses conversations : les nombreux clones chinois de l’iPhone X.



Les grandes tendances du salon



La 5G occupe près d’un tiers des conversations sur le MWC 2018
La première place est occupée par les réseaux 5G, qui représenteront 14%  des connexions d’ici 2025 et près d'un milliard d'abonnés à l'horizon 2023, comme le précise le rapport "Mobile Economy" de la GSMA, publié à l'occasion du Mobile World Congress et Ericsson.

En effet, la plupart des marques présentes proposent des applications pour cette norme, depuis les smartphones (débit multiplié par 10) aux voitures connectées en passant par le pilotage de drone rendu possible grâce à des temps de réactivité plus performants que le cerveau humain.

L’Intelligence Artificielle

La seconde tendance technologique, qui sonne comme une évidence tant elle est commentée et analysée depuis deux ans, est l’Intelligence Artificielle. Si le concept reste souvent abstrait, le MWC a donné l’occasion de montrer des applications concrètes voire spectaculaires : la Porsche conduite à distance via un smartphone Huawei, la reconnaissance de sujets pour le réglage de l’appareil photo chez LG, l’assistance vocale en sont des illustrations marquantes.

Les experts estiment d’ailleurs que d’ici la fin 2018, plus aucun smartphone haut de gamme ne sera dépourvu de son unité d’IA.